il MÉMOIRES PRESENTES PAR DIVERS SAVANS A L'ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES DE L'INSTITUT DE FRANCE. £, Qù li-Vj^ MÉMOIRES PRÉSENTÉS PAR DIVERS SAVANS A L'ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES DE L'INSTITUT DE FRANCE, ET IMPRIMES PAR SON ORDRE. SCIENCES MATHEMATIQUES ET PHYSIQUES. TOME DEUXIÈME. IMPRIME PAR AUTORISATION DU ROI A l'imprimerie royale. 1830. j . »A\ ESSAI SUR LES MYODAIRES. Z . Savans étrangers, J ESSAI SUR LES MYODAIRES, Par le Docteur J. B. ROBINEAU - DESVOIDY , de Saint-Sauveur (Yonne). CHAPITRE PREMIER. Lj Académie royale des Sciences, dans la séance du 2 octobre 1826, vota l'impression de mon Essai sur les Myodaires du canton de Saint-Sauveur , département de l'Yonne. Pour repondre dignement à cet honneur, j'ai dû revoir mon travail en totalité , l'assurer sur de plus larges bases , et pro- fiter des critiques de la Commission du Rapport. J'avais prévu, ce qui est arrivé , que je travaillais sur un sujet sans fin. Les naturalistes n'exigeront donc pas de moi une perfection dont l'idée s'éloigne à mesure qu'on étudie davantage. Pour s'ex- pliquer la quantité d'individus que je décris, on saura que j'ai eu à ma disposition les principales collections de Paris. Je dois à MM. Am. Le Peletier de Saint - Fargeau , Audinet- Serville et Blondel , la connaissance d'un grand nombre d'es- pèces de Paris avec des détails sur les habitudes de quelques- unes. M. Carcel m'a communiqué le résultat de ses chasses A* 4 ESSAI SUR LES MYODAIRES. dans les anciennes provinces du Dauphiné et de l'Anjou. J'ai obtenu de M. G. Cuvier l'obligeante permission de décrire les espèces exotiques envoyées au muséum du Jardin du Roi par les voyageurs de cet établissement. Enfin la plus riche et la plus intéressante collection de Myodaires que je con- naisse, celle que M. Latreille aimait à augmenter depuis tant d'années , la collection de M. le comte Dejean , m'a été ouverte avec cette complaisance et ces attentions particulières qui font tant d'honneur à ce célèbre entomologiste. De toutes parts on s'est donc empressé d'être utile à la science. Mais , avant d'en- trer en matière, je prie MM. Latreille et de Blainville de recevoir le témoignage public de mes remercîmens pour le zèle, les conseils et les sages critiques dont leur habileté re- connue n'a cessé d'encourager mon travail. Les insectes que je nomme Myodaires, et qui forment l'objet de ce travail, appartiennent à l'ordre des Diptères [ Aivne^t. , Diptem ] , établi par Aristote et conservé par Linné, et à l'ordre des Antliates [Anthata ] de Fabricius. Ils sont compris dans une portion des Diptères Sarcostomes [ Sarcostoma ] , ou plutôt Chétoloxes [ Chetoloxœ] du profes- seur Duméril, dans une portion des Diptères Athéricères [ Atherïcem ] de M. Latreille. Ils correspondent à la presque totalité de la tribu des Muscides [ Muscida ] de ce dernier naturaliste et du professeur Lamarck, tribu adoptée et con- servée par Fallen en Suède et par Meigen en Allemagne. Sans entrer dans un détail plus étendu, je les définis ainsi : Larve molle, apode, à stigmates respiratoires situés le long du corps ; à bouche munie de deux petits crochets ver- ticaux : ne paraissant subir aucune mue par déchirure ou changement apparent de peau. Nymphe immobile, en coque sphéroïdo-allongée, ou en barillet ; s'ouvrant en devant pour l'issue de l'insecte parfait. L'insecte parfait offre une trompe tantôt nulle , ou presque CHAPITRE PREMIER. $ nulle; tantôt membraneuse, re'tractile, coudée en son milieu, bilabiée en son sommet, et ne contenant que deux filets; tantôt solide dans toute son étendue , et quelquefois bicoudée. Elle a toujours deux palpes supérieurs ; rarement deux ou quatre palpes inférieurs membraneux ou solides. Larva mollis , apoda ; cum stigmatis aëriis per corporis lon- gitudinem ; ore biuncinato , unciculis perpendicularibus ; qua nul- lam videtur suture mutationem per dchisccutiam aut per segnteriti exterioris renovationem. Puppa immota; sp/iaro'ido-elongata , ceu dolioiiformis ; sese anticè aperiens pro imaginis exitu. Imago cum proboscide nunc titilla, aut ferè nul/a; nunc mem- branacea , retractili , in medio geuiculata , ad apiccm hilahiatn , et binas tanthm setas mandibulares continente ; nunc tôt à solidà , et interdum bi-geniculata. Semper cum duobus pa/pis superioribus , rariùs cum duobus quatuorve inferïoribus palpis manifestis , mcm- hranaceis aut solidis. Cette définition distingue nettement ces insectes dans la section des Diptères Chétoloxes, où l'on ne pourrait les con- fondre qu'avec la famille des Syrphies , qui , outre plusieurs autres caractères , ont quatre suçoirs contenus dans la trompe, et dont les larves offrent des organisations bien différentes. Resserrée dans ces rapports de larve, de nymphe et d'in- secte parfait, cette série d'animaux n'en est pas moins la plus nombreuse du règne zoologique. Je ne puis prévoir l'étendue qu'elle ne manquera point d'acquérir. Son étude philoso- phique présente les plus grandes difficultés, puisqu'elle exige une connaissance exacte de la botanique et de la zoologie. Je ne fais donc que jeter les premières bases de cette histoire. Je donne à l'ensemble de ces insectes le nom de Myodaires [Myodariœ, nom qui dérive depuTa, musca , et deïSbç,, forma], 6 ESSAI SUR LES MYODAIRES. parce qu'ils ont tous des rapports plus ou moins directs avec le Musca domestica et le Musca vomitorïa de Linné. Cepen- dant il ne faudrait pas en conclure qu'ils sont tous formés sur un même type. La nature n'a jamais autant varié les formes , les organisations et les habitudes que dans ces petits animaux , qui jouent dans le système de la création un rôle d'une bien plus haute importance que celle qu'on a coutume de leur attribuer. Dans un Traité particulier , je m'étendrai sur les diverses manières dont l'homme a étudié ces insectes ; je rapporterai les divers essais tentés pour les classer entre eux, et je don- nerai de plus grands détails sur leurs mœurs, ainsi que sur les différentes parties de leur organisation. Néanmoins je ne m'interdis pas ici les généralités nécessaires à l'exposition des sections et des tribus. Afin d'entrer promptement en matière, je me hâte de présenter quelques aperçus sur les caractères employés dans ma méthode. La tête offre six régions principales: le front; la face; la région inférieure ; la région postérieure. Les yeux forment les deux régions latérales. i . Le front [frons ] , ou la région frontale, s'étend de la partie postérieure de la tête à la base des antennes , et d'un œil à l'autre œil. Il se divise en trois parties : La partie la plus postérieure et celle qui ordinairement a le moins d'étendue , est située derrière les stemmates, et porte le nom de vertex [ verte.x ]. La partie stemmatique , ou les stemmates [ stem mata ], placée entre le vertex et ie vrai front, consiste en une petite pièce ordinairement demi-circulaire , où les yeux lisses sont implantés. Le front, le vrai Jront [ frons ] , s'étend d'un œil à l'autre , et de la région stemmatique à la base des antennes. CHAPITRE PREMIER. Il offre sur son milieu deux pièces ordinairement adossées et colorées, assez régulières: ce sont [es, frontaux [ fronta/ia]. A la partie antérieure du front, dans un triangle plus ou moins prononcé vers l'origine des frontaux, on remarque deux pièces plus ou moins développées , et qui parviennent même à séparer les frontaux et à s'intercaler entre eux dans toute leur longueur. Ce sont les inter-frontaux [interfronta/ia ]. Les parties latérales du front sont formées, ainsi que je le dirai , par le prolongement des optiques. La région frontale est ordinairement plus développée sur les femelles que sur les mâles. 2. La face [faciès ] est la région qui s'étend plus ou moins verticalement de la base des antennes à l'épistome , et transversalement d'un œil à l'autre œil; c'est à tort que les entomologistes allemands la nomment hypostomc [ liypostoma]. Cette région se compose de diverses parties distinctes qui méritent d'être spécialement caractérisées. La portion médiane offre deux fossettes [fovea] verticales ou obliques qui servent de support aux antennes dans le repos. Ces fossettes, faites de deux pièces souvent très-dis- tinctes , forment quelquefois une cloison par l'adossement de leurs côtés internes ; alors elles imitent une petite crête plus ou moins aiguë à leur point de jonction. Le long du côté externe de chaque fossette s'étend une pièce plus ou moins développée, plus ou moins ciligère, qui part de la base des antennes, longe le bord de la face, prend un peu plus de volume vers son angle antérieur , et porte un gros cil avec une sorte de moustache, due à d autres cils moins forts. Ces deux pièces, qui portent le nom de faciaux [facia/ia ] , sont souvent ciligères le long des bords du péristome. Les médians [ mediana ] sont des pièces ordinairement ESSAI SUR LES MYODAIRES. triangulaires, souvent un peu colorées, et susceptibles d'ac- quérir un certain développement , qu'on remarque entre les faciaux et les pièces du pourtour de l'œil , un peu au-dessus des pièces latérales du péristome; ils ne montent jamais jus- qu'à la base des antennes. Je nomme optiques [ optica ] les pièces plus ou moins bom- bées qui entourent l'œil sur la face , montent jusqu'à la base des antennes , s'étendent jusqu'au vertex et jusque derrière l'œil. Souvent ils forment vers les antennes la crête aiguë, ou l'angle qui sépare le front d'avec la face. Ils sont ordi- nairement piligères, surtout à la région frontale; plusieurs observations tendent à me faire croire que , vers l'angle frontal , ces pièces optiques sont manifestement séparées. Si ce fait vient à se confirmer, on aura les optiques fron- taux [optica frontis] et les optiques de la face [ optica faciei]. Ces optiques correspondent à une portion des joues [ gêna ] des auteurs. 3 . La région inférieure , située entre la face et la région postérieure, offre une cavité où la base de la trompe et la plupart de ses muscles prennent leur attache , et où la trompe se retire ordinairement pendant je repos. Cette cavité, que je nomme péristome [ peristoma ], est formée de deux pièces latérales qui se soudent en avant et en arrière. J'appelle épistome [epistoma] son bord antérieur , qui en haut se soude avec les fossettes , et se développe souvent en bec. Cet épistome affecte diverses formes qu'il importe beaucoup de remarquer : sur quelques genres , il est manifestement formé par deux pièces. Les faciaux longent latéralement les pièces du péristome, et souvent ils y sont ciliés. Les latéraux [ lateralia ] sont les deux pièces ordinairement assez développées et faciles à distinguer , que l'on voit sur les CHAPITRE PREMIER.

das. Alae angustiores. Corpus oblongum , neenon et fili- forme; bruneo-flavescens , flavi- l cans. ILarvae in plantis humidis, littora- libus, aquaticis. S V. PHYTOMYD-rE. ' Chetum quasi inarticulatum. i Calypta nulla. | Nervus transversus, ut ad Mesomy- das. I Corpus politum , delicatulum , sae- piùs filiforme ; nigro-nitidum , ni- gro-flaveolum. Larvae in plantis et fructibus , in- terdum et in putridis. S I. CALYPTERAT/E. ' Chetum distincte triarticulatum. Calypta majora. Nervus transversus cellula? yC semper manifestus. I Corpus brève, grossum;nigrum, ni- gro-nitidum , nigro-ferrugineum. Larva: in fimetis, radicibus, cadave- ribus ; insectorumque larvis. S II. MESOMYDyE. Chetum obscure triarticulatum. Calypta jam minora. Nervus transversus cellula: y C haud manifestus. Corpus médium ; nigrum , nigro- griseum, nigro-cinereum. Larvae in foliis, radicibus, stipi- tibus et fungis. .S VI. NAPjEELLE/E S Vil. ACIPHORE^E. ' Chetum quasi inarticulatum; ter- tio antennae articulo sapiùs orbi- culari. I Calypta nulla. Frons et faciès saepiùs quadratas. . Corpus parvum , atro-brunicans. Larvse in putridis vegetalium ani- maliumque. .S IX. MUCIPHOREyt. ' Chetum quasi inarticulatum. I Calypta utpote nulla. ' Nervus transversus ccllulae y C nullus. Corpus parvum, delicatum; fla- vescens, pallidulum. Larvœ in succisputridisvegetalium animaliumque. Chetum quasi inarticulatum. Calypta utpote nulla. Nervus transversus, ut ad Meso- mydas : alae solitô variegatas. Corpus médiocre; nigro-pallidu- lum. Anus feminarum solide stylarus et exterior. Larva; in gallis corticalibus plan- tarum. S VIII. MICROMYO/E. Chetum simple*. Calypta quasi nulla. Nervus transversus cellula? yC nullus. Corpus parvum; bruneum, bru- neo-fiavum , flavum , flavo-pal- lidum. Terebra feminarum interior. Larvae in floribus, seminibus , et in erucis. Première Famille. LES CALYPTÉRÉES. Prima Gens. CALYPTERAT/E. Myigenam naluram immensam profitebor. Antennes descendant ordinairement jusqu'à l'épistome, sou- vent allongées. Chète manifestement triarticulé. Trompe membraneuse ou solide. Cuillerons larges , doublés. Ailes robustes. La cellule yC ordinairement ouverte avant le sommet de l'aile ; quelquefois pétiolée ; quelquefois presque api- cale , la nervure transverse étant alors droite ou convexe en dedans. Corps plus ou moins gros. Les mœurs des larves sont différentes. Les insectes partait; mènent une vie errante. Antennce solito ad epistoma porrectœ , sœpiùs elongatœ. Chetum distincte triarticulatum. Proboscis membranacea aut coriacea. Calypta latiora, duplici squamâ. Alœ validœ : cellula y C sœpiùs ante alarum apicem aperta , interdum petiolata ; nonnunquam fer} apicalis , nervo transverso tune recto aut interne convexe Corpus plus minusve grossum. Larvarum mores varii. Imagines vagantes. Le chète triarticulé, les cuiilerons larges, les ailes n'ayant pas la cellule y C vraiment apicale : tels sont les véritables caractères de cette famille. Le volume et les proportions bien soutenues du corps , fa largeur de la tête et de la face, les ailes robustes, propres à un vol rapide, les teintes assez fortement prononcées, une vie plus active, peuvent encore être cités comme des carac- tères faciles à saisir. Les antennes, le chète, les formes de l'abdomen et des organes sexuels, offrent une foule de diffé- rences qu'on ne peut signaler qu'à l'article particulier de chaque tribu, et même de chaque genre. 22 ESSAI SUR LES MYODAIRES. Cette famille se continue naturellement avec les Méso- mydes, qui n'en diffèrent que par des caractères moins for- tement de'veloppe's , et surtout par la cellule y C des ailes, qui est toujours apicale , sans nervure transverse de conjonc- tion , et encore par des cuillerons qui finissent par s'atrophier. Les Calyptèrèes n'ont aucun point de contact avec les sept autres familles. La cellule y C de leurs ailes s'ouvre presque toujours avant le sommet de l'aile ; elle n'est jamais entièrement api- cale : sa nervure transverse peut alors être droite, et même un peu convexe en dedans. Des cuillerons larges, assez épais, à double squame, re- couvrent les balanciers , et donnent à cette famille le nom de Calyptèrèes [ Calyptenitœ , mot qui dérive de >y(.Àw7r,a>, je couvre]. Il serait difficile d'assigner un caractère plus étendu, plus positif et plus en harmonie avec les habitudes des in- sectes qui la composent. Chacune des tribus offre ensuite un aspect particulier qu'il est facile de saisir à l'œil nu. Je le répète, les caractères généraux doivent nécessaire- ment être fondés sur les organes du vol , et en particulier sur les cuillerons, qui offrent un développement qu'on cherche- rait en vain dans les autres familles , et qui assurent aux Calyptèrèes la puissance du vol. Cette grande propriété nécessite les ailes les plus robustes, les mieux soutenues par de fortes nervures et les plus capables de résister au choc de l'air ambiant, ou de fendre ses flots si imperceptibles. II faut encore un corselet constitué sur des formes assez larges pour contenir des muscles puissans, rapides dans leur action , et pour renfermer une plus grande quantité d'air respiré qui en allège la pesanteur. Les Calyptèrèes possèdent ces condi- tions à un haut degré; mais, comme elles ont la tête volumi- neuse , la nature leur donna un contre-poids dans leur abdo- men, ordinairement épais, et susceptible, par l'air qui le LES CALYPTEREES. 23 gonfle, de s'équilibrer avec la partie antérieure du corps. La tête elle-même est creusée pour recevoir beaucoup du liquide respiratoire. Ainsi lancé dans l'atmosphère, le corps d'une Calyptérée s'y soutient avec une facilité tout-à-lait remar- quable , puisqu'il est lui-même tout rempli de cette substance légère, au milieu de laquelle il se balance en paix, il forme divers jeux. En même temps, il annonce sa présence ou son arrivée par l'énergie d'un fort bourdonnement, qui n'est que le résultat de l'air incessamment chassé à l'extérieur par les expirations de l'abdomen à travers des trachées membra- neuses et sonores. Ainsi tout se tient dans l'organisation , et la nécessité d'un fait conduit directement aux nécessités d'or- ganes qui produisent ce même fait. Comme les Calyptérees seules ont un vol robuste, il en résulte que les cuillerons, leur premier caractère, jouent un grand rôle dans cette sorte de mouvement. Par leur concavité inférieure , ils contribuent , dans leur extension, à diminuer le poids du corps, à le sou- tenir d'une manière plus assurée, et à le faire nager. Comme leurs squames sont doubles, et susceptibles entre elles d'un certain éloignement, elles ne servent que mieux de points de support. Les parties membraneuses situées à la base de l'aile viennent encore ajouter à leur action. L'insecte n'a donc plus avec ses ailes qu'à fendre l'obstacle aérien : les cuille- rons suspendent le corps, qui peut alors aisément opérer l'acte d'une respiration énergique, accélérée et bruyante. La puissance du vol cesse avec celle des ailes et avec la diminu- tion des cuillerons. Les Calyptérées tiennent sans contredit le premier rang parmi les Myodaires pour le volume du corps , la perfection des organes et leplus grand développement des mouvemens et des facultés. En elles, tout concourt à leur assurer l'empire sur les autres races, qui tentent en vain de s'en approcher, et qui ne font réellement qu'offrir les copies plus ou moins X\ ESSAI SUR LES MYODAIRES. pales d'un bel original. Qui oserait, en effet, comparer une Télidomyde ou une Lordatie avec la Macromye et les Échi- nomyes? Dans celles-ci, tout est force, agilité, plénitude d'existence : les premières ne savent que nous donner l'idée d'une matière animée, ayant peine à se mouvoir, et ne pa- raissant qu'une ébauche de l'organisation. Les plaines de l'air sont le domaine des Calyptérées , et le doux miel des fleurs a coutume de pourvoir à leurs besoins. Libres comme l'élé- ment qu'elles habitent et qui fait leur force, elles se trans- portent d'un endroit à l'autre selon leur caprice ; elles volent , elles se reposent, elles planent, elles bourdonnent au gré du doux sentiment qui les agite. En tous lieux elles rencontrent les matières qui doivent recevoir les germes de leurs amours. Plusieurs femelles ont le singulier privilège de fendre l'air d'un vol rapide avec le léger fardeau d'un amant qui les tient étroitement embrassées, et qui, sous la nue, prolonge les plaisirs de l'hymen. D'autres portent les membres de leur nouvelle famille dans leurs flancs, les nourrissent long-temps des liquides de leur propre corps, et ne les confient à l'exis- tence aérienne que lorsqu'ils peuvent eux-mêmes se soustraire aux nombreux périls du dehors. Que dire de ces races éton- nantes et si multipliées qui reçurent l'ordre de pénétrer dans la profondeur souterraine des nids d'Hyménoptères puissans, et de punir par le trépas de la nouvelle génération le bri- gandage de ses pères? Quel homme n'a écouté avec sensation le bruit harmonieux de ces mouches qui , sur l'heure de midi, animent l'aride solitude, et nous invitent, sous la fraîcheur des bois , aux douceurs du sommeil ? Je n'ai jamais pu consi- dérer les chœurs de danse si vifs et si enjoués des Clyties et des Hyafomyes sans porter une sorte d'envie à leur félicité, que les inquiétudes ne semblent point avoir le droit de trou- bler. LES CAI, YPTEREES. 2 5 Prima Gens. CALYPTERAT^, X. Chetum sœpiùs nudum. / a. zoobi/e. Larva: parasita?. /." Tribus. 0£STR!DE/£. La». 11." Tribus. En'TOMOBI/E. B. BOTANOBIvt. Larva botanophagae. /." Trihs. Phasiane/e. XX. Chetum saepiùs plumosum. C. SARCOBl/E, COPROBI/L VI VI PAR Th. I." Trihs. MAi RopoDE/fc. II" Tribus. THERAMYD/t ///." Trihs, Mvsc.m/E, A. ZOOBIES, ZOOBI/E. Les insectes de cette division vivent aux dépens des qua- drupèdes herbivores, ou dans i'inte'rieur du corps des insectes des divers ordres. Leur histoire offre le plus vif intérêt. Ils forment deux tribus : I. Les (Estridées. (Estride/e. II. Les Entomobies. Entomobi/e, 2 . Savnns étrangers l6 ESSAI SUR LES MYODA1RES. l M Tribu. LES (ESTRIDÉES. /." Tribus. (ESTRIDE/E. Latr. Lamarck. Les Œstridées, Myodaires qui vivent aux dépens des Qua- drupèdes herbivores, appartiennent réellement à ma famille des Calyptérées, section des Zoobies. Comme elles n'ont pa« été' de ma part l'objet d'un travail spécial , je me contente d'in- diquer leur place, ainsi que les genres établis : Gasterophilus , ŒLstrus , Cephtilemya , Hypoderma, Ccphcnemya, Cuterebra. II. e Tribu. LES ENTOMOBIES. //." Tribus. ENTOMOBI/E. R. D. Le troisième article des antennes ordinairement le plus long et ordinairement prismatique. Le chète a premiers articles souvent développés , et à dernier article presque toujours nu ou à peine tomenteux à la loupe. Les larves vivent dans les larves d'autres insectes , et souvent dans les insectes mêmes. fer'tîus antennarum articulus solito longior , soliloque prismaticus. Chetum primis articulis sœpiùs elongatis, ultimo articula fere semper nudo , ccu vix ad lentem tomentoso. Larvœ vitam agunt in a/iis insectoruin larvis, vel et in ipsis ima- ginibus. > Le dernier article du chète, presque toujours nu, est peut- être le seul caractère général et distinct de cette tribu de Calyptérées : encore ce même article est-il manifestement tomenteux sur quelques genres. La nature semble nous avoir interdit à ce sujet l'espoir d'une définition rigoureusement exacte. Les insectes de cette tribu affectent une foule de formes LES ENTOMOBIES. 2" différentes, selon leurs diverses séries. Chacun de leurs or- ganes présente également de très-grandes modifications ; mais ils sont, en général, d'une certaine taille, et ils ont les mou- vemens alertes. Leurs antennes et leur chète sont inarticulés d'une manière plus prononcée que sur toute autre tribu. Leurs habitudes ont exigé des organisations plus robustes, et sou- vent des facultés instinctives capables d'exciter notre surprise. Goedart s'aperçut le premier que plusieurs mouches sortent de chenilles ou de chrysalides : mais il ne comprit point ce phénomène. M. lk ' Mérian et Albin en ont figuré quelques espèces qui avaient vécu dans des Lépidoptères. Réaumur fit connaître les espèces parasites des chenilles du marronier et de celles du pin. De Geer en distingua ensuite sept à huit autres espèces, qui, dans la méthode de Fabricius , formèrent le musca larvarum et le musca puparum. Mais on sentit bientôt la nécessité de travailler sur un plan plus vaste; et Meigen, sans aborder franchement les difficultés de cette étude, vient de décrire, dans son genre Tachina et dans les genres voisins, une très-grande quantité de Myodaires parasites. On ne doutait donc point de l'existence des larves de mouches dans les chenilles : mais ce fait, jusqu'alors suscep- tible d'être contesté pour les autres ordres d'insectes, se con- firme chaque jour davantage et acquiert une nouvelle latitude. On commence aussi à connaître l'origine positive de plusieurs genres qu'on n'avait encore rencontrés qu'à l'état parfait. Pour m exprimer en deux mots , un nouvel ordre d'animaux réclame notre attention : ici tout semble se réunir pour piquer notre curiosité et stimuler l'ardeur de nos recherches. Une mouche fécondée découvre et reconnaît la chenille qui lui est dévolue en partage : elle s'approche , dépose sur elle des œufs qui s'agglutinent; il en sort bientôt des vermis- seaux, dont les crochets déchirent l'enveloppe extérieure de la chenille, et pénètrent dans ses flancs pour y dévorer la d" 28 ESSAI SUR LES MYODAIRES. substance graisseuse qui était destinée à la nourriture secrète de la chrysalide. Ils y prennent tout leur accroissement , et ils ne quittent leur victime que pour passer à l'état de nymphe. Nulle retraite ne peut soustraire les chenilles à ces redoutables ennemis : celle même de la Noctuelle, qui mine le tissu médullaire du Typha, devient la proie d'une grosse Phryxé. H est certain que la chenille du Cucullia Vcrbasd est dévorée par une Échinomye et une Latreillie. Réaumur et de Geer ont écrit que chaque chenille ne contient pas plus de trois à quatre vers destructeurs : j'ai la preuve que plus de quatre-vingts Sturmies sont provenues, chez M. Serville, de la chrysalide d'un Sphinx Atropos ; M. Carcel a vu des Phryxés sortir du Sphinx Lïgustri à l'état parfait. M. Léon Dufour a dernièrement décrit l'espèce qui vit dans le corps du Cassida vïridïs. Il m'annonce d'une manière positive que le Pcntatoma grisea a pour parasite la larve de i'Ocyptera bicolor d'Olivier. Une observation très-intéressante de M. le comte de Saint-Fargeau constate que mes Myobies se nourrissent dans les Coléoptères emmagasinés pour les larves des Cerceris. Mon Arabette du Philanthe dévore l'a- beille que cet Hyménoptère fouisseur destinait à sa postérité. Je présume que la fausse chenille du Tenthredo Ribesii re- cèle souvent l' Arabette argyrocéphale. J'ai fréquemment pris d'autres Arabettes , et surtout mes Mégères, dans les conduits de Crabrons , qui n'enfouissent que des Myodaires. Alors ces Entomobies ont reçu des formes coniques pour se glisser sous les terrains sablonneux. Je possède en ce moment des larves qui détruisent celles du Diplolèple du chêne dans leurs cellules épaisses et opaques. Enfin je possède également des nymphes d'une espèce vivant dans une Noctuelle, qui sont remplies d'une grande quantité de larves d'autres Myodaires plus petites. On a donc les preuves évidentes que les Entomobies se LES ENTOMOBIES. 2p nourrissent de Diptères, d'Hyménoptères, d'Hémiptères et de Coléoptères. La science n'en a encore signalé ni dans les Névroptères, ni dans les Orthoptères, qui ne doivent pas manquer d'en contenir. J'ai vu des Araignées mortes percées d'un trou , et à côté d'elles j'ai vu des coques de Myodaires dont je n'ai jamais pu me procurer l'espèce. Ordinairement le ver de l'Entomobie pénètre dans 1 inté- rieur de sa proie par un petit trou placé sur le premier seg- ment du corselet. Il ne vit que du tissu adipeux, tissu que la nutrition de l'insecte nourricier renouvelle sans cesse. Les différentes ruses que les Entomobies mettent en œuvre pour assurer la ponte de leurs œufs, méritent toute l'attention du zoologiste philosophe. Ainsi les Entomobies [ê»,o/x.ov, insectum; filoç, vira] sont les Myodaires qui vivent dans le corps des insectes. Chaque ordre, chaque famille, chaque tribu d'insectes paraît être la proie d'une section particulière de ces Entomobies : on ne s'étonnera donc point de la quantité d'individus que je dé- cris , ni du grand nombre de séries que je suis contraint d'ex- poser. J'ignore les résultats numériques que cette tribu pourra présenter : mon imagination ne s'en fait même pas une idée. Trop de documens me manquent pour me flatter d'offrir un travail réellement digne de la science : je ne fais que poser des jalons, recueillir quelques légers matériaux, qui, avec le (emps et sous des mains plus habiles, formeront les diverses parties d'un ensemble plus rationnel et mieux approfondi. Pour traiter convenablement ce sujet, l'historien devra rem- plir les conditions suivantes : i .° Avoir une connaissance exacte des diverses séries ento- mologiques ; 2. Pouvoir préciser la spécialité des individus ; 3. Avoir une grande connaissance de la larve, de la nymphe et de l'insecte parfait ; ^o ESSAI SUR LES MYODA1RES. 4. Connaître les mœurs des insectes et leurs habitations. 5. II ne devra point se laisser effrayer par le nombre des espèces, qui sembleront t'clore sous sa main; mais il devra les noter d'une manière spéciale, afin de bien se convaincre des différences qu'elles peuvent présenter entre elles. Lorsqu'il aura ainsi collationné un grand nombre d'es- pèces, notre historien jugera que les Entomobies jouent un rôle immense dans la nature, et donnent lieu aux réflexions d'une haute philosophie. Il sera peut-être appelé à prononcer avec certitude sur ces questions, qu'il m'est permis d'entre- voir , mais que je suis incapable aujourd'hui de résoudre d'une manière satisfaisante. 1." Les Entomobies d'un ordre donné d'insectes n'appar- tiennent-elles qu'à cet ordre? vivent-elles aussi sur un autre ordre ! 2. Existe-t-il des différences notables entre les caractères des sections d'Entomobies , selon les ordres d'insectes qui les nourrissent ? 3. Les séries d'Entomobies ne varient-elles pas sur un ordre d'insectes, suivant les séries que ce même ordre pré- sente? 4. Certaines séries privilégiées d'insectes échapperaient- elles aux Entomobies ? y" Existe-t-il, en certains cas, une espèce distincte d'En- lomobie pour chaque espèce distincte d'insecte? 6." La même espèce d'insecte ne peut-elle nourrir plusieurs espèces différentes d'Entomobies ? 7. Existe-t-il des espèces d'Entomobies propres à la larve , et d'autres espèces propres à l'insecte parfait de la même espèce? 8.° Certains ordres d'insectes ne nourriraient-ils des Ento- mobies que sous leur état de larve, tandis que d'autres ne les nourriraient que sous leur état parfait? LES£NTOMOBIES. j! Je laisse aux naturalistes le soin de présumer les résultats de ces questions. Je n'ai voulu que prouver la nécessité d'en- visager ces races sous leurs véritables points de vue ; car on ne saurait les considérer d'une manière trop large. Dans l'état actuel de leur histoire , on ne saurait les diviser et les sub- diviser en groupes trop nombreux. Je suis éloigné de con- naître toutes les Entomobies de nos contrées, puisque chaque jour j'en rencontre des espèces nouvelles. Combien ne m'en reste-t-il pas à découvrir! Et qui oserait soupçonner ce que les climats étrangers en recèlent? Pourtant leur quantité est déjà devenue si accablante, que leur étude a impérieusement exigé l'examen approfondi de chaque espèce. Comme les recherches les plus minutieuses m'ont fourni des caractères d un abord difficile, mais positifs, mais nécessaires à l'esprit qui veut poursuivre la nature jusqu'en ses derniers retranche- mens, j'ai le droit.de réclamer l'indulgence pour les divisions et les genres que j'ai cru avoir signalés. Chaque jour j'ai vu les bases de mes divisions se conso- lider et mes genres s'enrichir en espèces. L'histoire des Ento- mobies n'est que dans sa première enfance; mais, j'ose har- diment l'assurer, elle verra encore augmenter ces mêmes di- visions et ces mêmes genres. Ainsi j'ai opéré sur d'autres bases que mes prédécesseurs : me fera-t-on un crime d'avoir déjà essayé de traiter ce sujet selon toute la latitude qu'il comportera? J'ai conservé les genres antérieurement établis ; mais j'ai impitoyablement fait main-basse sur une foule d'espèces déjà décrites, parce que je ne les ai point vues , ou parce que leur description aurait pu m'induire en erreur, puisque leurs vrais caractères se trouvent rarement exposés. 3^ ESSAI SUR LES MYODAIRES. Première Section. LES MACROMYDES. Prima Stirps. MACRO MYD^E. ( Mc£?s, gros. ) R. D. Antennes descendant presque jusqu'à l'épistome ; le deuxième article aussi long ou plus long que le troisième, qui , ordinaire- ment comprimé sur les côtés , affecte diverses formes. Chète nu , à second article ordinairement allongé. Front ordinairement carré , quelquefois rétréci sur les maies : péristpme allongé; épistome un peu saillant; trompe presque en- tièrement solide. Cellule -, C toujours ouverte avant le sommet de l'aile. Corps gros , épais , velu , hérissé , a teintes noires , noir- fauve , noir-jaunâtre , et à teintes jaunes. Les larves connues vivent dans les chenilles. Antamœ ferè ad epistoma porrec tœ ; secundus articulus œquali longitudine , aut longior tertio sœpiùs lateribus compressa, et poly- morphe. Chetum nudum , secundo articulo sœpiùs elongato. Frons solitb quadrata, interdum ad mares angustior : perlstoma elongatum , épis tomate /éviter prominulo; proboscis ferè tota solida. Cellula yC semper aperta ante apican alarum. Corpus grossit/// , crassum , pilosum , hirtu/n : atrum , atro - fulvum , atro-flaxescens , fiavum. Larvœ observatœ vivunt in erucis. Les diverses formes du troisième article des antennes , la longueur ordinaire du second article du chète, le corps gros, épais , he'rissé, la cellule y C toujours ouverte avant le som- met de l'aile, sont des caractères qui, faciles à saisir, feront toujours distinguer nettement cette section. Ces insectes, qui sont les plus puissans des Myodaires , se rencontrent sur les terrains arides , calcaires , et sur les rieurs de nos grandes Ombellifères. Ils font entendre un fort bourdonnement durant le vol. Les larves connues vivent dans les chenilles. Les proportions relatives des deux derniers articles de LES ENTOMOBIES. 33 l'antenne partagent jusqu'à présent cette série en deux groupes géographiques distincts. Les espèces qui ont le troisième ar- ticle plus court que le deuxième, vivent sous les climats tem- pérés ; mais celles qui ont ce même article de la longueur du deuxième , n'ont encore été rapportées que des régions tor- rides. Les teintes de ces insectes offrent de grandes différences dans leur intensité, selon les pays qu'ils habitent. I. Genre DEJEANIE, DEJEANIA. R. D. Le deuxième article antennaire un peu plus long que le troi- sième , qui est très-convexe en dessus ; le deuxième article du chète double du premier. Péristome plus allongé que large , à épistome légèrement sail- lant; faciaux non ciligères; palpes labiaux raides , saillans, dirigés en avant , presque aussi longs que la trompe; corps large, hérissé de poils très-raides. Secundus antennœ articulas paulà longior tertio supernè convexiore ; secundus cheti articulas primo bilongior. Peristoma magis elongatum quant latum , épis tomate leviter promi- nente ; facialibus non ciligeris ; palpis labialibus longe excedentibus , anticè directis , solidis , ferè longitudine proboscidis ; càrpore latiore , pilis asperioribus hirto. Ce genre , que je dédie à M. le comte Dejean , se distingue essentiellement par la longueur de ses palpes labiaux , qui sont raides et dirigés en devant. Je n'en connais encore que deux espèces. r. Dejeania brasiliensis. R. D. Antennis nigris ; jrontalibus rubris ; corpore hirto; altimis abdo- minis segmentis atris ; alis fuliginosis. Longueur % 8 à 9 lignes; largeur, 4- à 5 lignes. Frontaux rouges; antennes noires : une petite ligne brune de chaque côté du front; face d'un blanc flavescent ; palpes labiaux flavescens ou un peu bruns; corselet couvert d'un duvet blanc-jaunâtre; écusson, les 2. Savans étrangers. F 5-4 ESSAI SUR LES MVODA1RES. trois premiers segmens de l'abdomen fauves , les deux derniers d'un beau noir : chaque segment offre une ligne transversale de poils raides ; cuillerons d'un flavescent qui brunit; ailes noirâtres. Cette espèce a été rapportée de la capitainerie de Guara- tuba, au Brésil, par M. Aug. Saint-Hilaire. 2. Dejeania capensis. R. D. Similis. Frontalibus Jlavis ; antennis jiavo-fulvis ; tertio abdominis segmento ad latera et ultimis segmentis fulvescenti-bruneis ; alis basi flavescentibus. Taille du D. brasiliensis ; frontaux jaunes ; antennes jaune- fauve ; face blanche ; palpes un peu plus courts , flavescens ; cor- selet, abdomen hérissés , flavescens ; les côtés du troisième segment et les derniers segmens fauve-brun ; une tache noire plus large sur le milieu du dos du quatrième segment , à son point d'insertion ; le dessous du corps est plus blanc; pattes jaunes; cuillerons assez blancs : ailes assez claires, mais flaves à la base et le long du limbe. Elle a été rapportée du cap de Bonne-Espérance par feu de Lalande. II. Genre JURINIE, JURINIA. R. D. Caractères du genre Dejeania : les deux derniers articles an- tennaires presque égaux en longueur; le troisième comprimé sur les côtés, assez convexe en dessus et droit en dessous. Palpes labiaux dépassant à peine le pérrstome; corps épais, à teintes métalliques et à cils moins raides. Characteres generis Dejeanix; antennœ postremi duo articuli fere aquali longïtudine ; tertius lateribus compressus , plus minusve suprà convexus et infrà rectus. Palpis labialibus vix peristoma excedentibus ; corpus crassum , metalllcum ; cilis minus asperis hirtum. Je dédie à la mémoire de feu Jurine, de Genève, ce genre, que le dos convexe du troisième article antennaire fait aisé- ment distinguer au milieu de sa tribu. Les palpes labiaux LES ENTOMOBIES. 3 5 non prolongés le différencient nettement des Dejeanies. J'en décris plusieurs espèces que leurs teintes métalliques indiquent comme propres aux climats chauds. Il est certain qu'une forte loupe montre leur chète tomenteux. I. JURINIA METALLICA. R. D. Antennœ articulis bruneo-julvis : fronte albescente ; corpore piceo ; calyptis et alis nigro-fuliginosis. Longueur, 8 lignes; largeur, 4 lignes. Articles antennaires rougeâtres : le dernier brun en dessus; frontaux d'un rougeâtre brun; front et face d'un blanc soyeux; corselet et pattes noir-de- poix ; écusson et abdomen d'un beau noir métallique rougissant un peu; ailes et cuillerons entièrement lavés d'un noir fuligineux. Cette espèce a été rapportée de la Caroline par feu Palisot de Beauvois et par M. Bosc. 2. JURINIA BRASILIENSIS. R. D. Antennis et fronte nigris ; alis /éviter fuliginosis. Taille du J, metallica. Front et antennes noirs; face d'un blanc soyeux légèrement jaunâtre ; palpes un peu fauves ; corselet et écusson noirs, saupoudrés de cendré obscur; abdomen hérissé, très-noir en dessous, noir rougeâtre en dessus; cuillerons noi- râtres; ailes lavées d'une légère teinte noirâtre. Cette espèce a été rapportée de la capitainerie des Mis- sions, au Brésil, par M. Aug. Saint-Hilaire. 3. JURINIA ATERRIMA. R. D. Similis. Corpore aterrimo , non rubescenti ; calyptis a/bescentibus. Longueur, 6 lignes 1/2. Même port; dernier article anten- naire noir; cotés du front bruns; face d'un blanc soyeux tirant sur le jaune; corselet, écusson, pattes noirs; abdomen très-noir, lisse et métallique; cuillerons blanchâtres ; ailes un peu fuligineuses. Cette espèce a été rapportée de la Caroline par feu Palisot de Beauvois. E* 36 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 4. Jurinia BOSCII. R. D. Similis. Abdomen rufo-bruneum , lineâ dorsali nigra. Longueur, 6 lignes. Frontaux brun - rougeâtre; premiers ar- ticles antennaires fauves : le dernier brun-fauve; palpes flaves; face , cotés du front, d'un soyeux blanc jaunâtre ; corselet atre , avec un peu de grisâtre; écusson, abdomen fauve-brun, avec une ligne noire sur le dos des segmens; pattes très-noires; cuillerons noi- râtres; ailes fuligineuses , surtout à la base. Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc. 5. Jurinia gagatea. R. D. Antennis nigris; thorace griseo-bruneo ; abdomine nigro-gagat&o ; calyptis et a lis fuliginosis. Longueur, 5 lignes. Antennes noires; frontaux rougeâtres; cotés du front d'un blanc brun ; face blanche; corselet garni d'un gris brun assez prononcé; abdomen hérissé, d'un beau noir-jais; cuillerons et ailes noirâtres. Cette espèce a été rapportée du Brésil par M. Aug. Saint- Hilaire. 6. Jurinia indica. R. D. Antennis nigris ; abdomine testaceo-pellucido, duobus postremis segmentis nigris ; calyptis et alis nigerrimis. Longueur, 7 lignes; largeur, 4 lignes. Antennes, cotés du front noirs; frontaux brun-rougeâtre; face blanche; corselet noir, avec le commencement de plusieurs lignes d'un gris cendré ; abdomen testacéo-diaphane, avec les deux derniers segmens noirs; pattes noires ; cuillerons et ailes très-noirs. Cette espèce, qui se voit dans la collection de M. Dejean, a été rapportée des Indes orientales. 7. Jurinia scutellaris. R. D. Priori similis. Scutello pallidulo ;femoribus bruneo-fulvis ; calyptis paulisper minus nigris. Cette espèce , semblable au J. indica, en diffère par des lignes LES ENTOMOBIES. 37 grisâtres qui s'étendent sur tout le corselet; par son écusson pâle; par les premiers segmens de l'abdomen un peu plus pâles; par ses cuisses d'un brun fauve , et par ses cuillerons un peu moins noirs. Trouvée à l'ouest de Guaratuba, au Brésil, par M. Aug. Saint-Hilaire. 8. JURINIA CHRYSJCEPS. R. D. Similior J. aterrimse. Tota picea-gagatea ; primis antennaruw articulis fulvis ; fronte et facie aunis nitidis ; calypta fusca; alœ atratœ. Longueur , 5 lignes. Tout-à-fait semblable au J, aterrima. Tout le corps d'un noir-jais plus métallique ; premiers articles anten- naires et palpes fauves; front et face d'un beau doré; cuillerons noirs; ailes lavées de noir. Cette espèce a été rapportée du Brésil. O. JURINJA LEUCOSTOMA. R. D. Picea; antennis subrubris ; facie leucophœâ ; alis subclaris : ca- lyptis a/bis. Longueur, 5 lignes 1/2. Frontaux jaune-fauve; antennes fauves, avec un peu de brun au dernier article ; palpes flavescens ; face d'un blanc soyeux; cotés du front un peu jaunâtres ; tout le corps noir , avec un peu de gris sur le devant du corselet; pattes noires : cuillerons très-blancs ; ailes assez claires. Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc. ÎO. JURINIA FULVIVENTRIS. R. D. Subrotundata ; primi quatuor abdominis articuli lateribus julv'ts pedibus nigris ; alis fuliginosis , basi flavescentibus. Longueur, 5 lignes 1/2. Forme sub-arrondie ; frontaux rouge- pâle ; premiers articles antennaires bruns et fauves , le dernier noir ; face d'un blanc soyeux un peu jaunâtre; côtés du front d'un blanc un peu brun; corselet et écusson gris ; les quatre premiers seg- mens de l'abdomen fauves , avec une ligne noire sur le milieu du dos : les derniers segmens garnis de reflets cendrés , avec leur 38 ESSAI SUR LES MVODAIRES. milieu interrompu par la ligne dorsale, qui est d'un noir fauve; pattes noires; cuiilerons blanchâtres; ailes fuligineuses, jaunâtres a la base. Cette espèce a été rapportée de la capitainerie de Rio- Grande, au Brésil, par M. Aug. Saint -Hilaire. Elle com- mence à avoir de grands rapports avec plusieurs Macromvdes de nos contrées. I I. JCRINIA TESTACEA. R. D. Antennœ primis duobus art'iculis fulvis , ultimo nigro ; scutclL et tribus primis segmentis abdominis flavescente-pellucidis ; pedes pal- liai fiavescentes. Longueur, 5 lignes 1/2. Les deux premiers articles antennaires fauves, le dernier noir; frontaux rougeâtres; cotés du front noirs ; face d'un blanc un peu jaunâtre; corselet saupoudré d'un duvet gris un peu flavescent ; écusson , les trois premiers segmens de l'abdomen jaune-pâle diaphane , avec quelques nébulosités sur les segmens : les derniers segmens d'un beau noir; pattes d'un pâle flavescent; cuiilerons d'un flave brunissant; ailes noircies. Cette espèce a été rapportée de la capitainerie de Rio- Grande, au Brésil, par M. Aug. Saint-Hilaire. 2. JURINIA AURIFACIES. R. D. Paulo minor ; fronte etfacie auratis ; calyptis paulisper flavioribus. Tout-à-fait semblable au J. testacea ; un peu plus petite; front et face dorés; le duvet du corselet est jaune-doré; on ne voit point de nébulosités sur les premiers segmens de l'abdomen ; cuiilerons un peu plus flavescens. Cette espèce a été rapportée du Brésil par feu de Lalande. III. Genre DUMÉR1LLIE, DVMERILLIA. R. D. Tous les caractères des Jurinies; le troisième article antennaire comprimé sur les côtés, plus large vers le sommet, coupé droit en devant. LES ENTOMOB1ES. 39 Palpes spatules au sommet. Omnino Juriniarum characteres ; tertius antennœ articulas late- rlbus compressus , latior ad apicem , antic'e reçu incisas. Palpis apice spatulatis. Ce genre, que je dédie au professeur Duméril , est par ses palpes aux Macromydes exotiques ce que la Fabricie est à nos espèces indigènes. La forme du troisième article anten- naire le distingue encore nettement des Jurinies. I. DVMERILUA RU B IDA. R. D. Amcnnis, palpis, flavo-fulvis ; facic fiavâ ; thorax tomentoso-jiavc- ccns ; abdomine rubido pilis rigidis nigris ; calyptis brunicanti-fa- vescentibus. Longueur, 4- à 5 lignes. Antennes et palpes d'un jaune fauve; face jaune ; corselet couvert d'un duvet jaunâtre , avec des lignes d'un brun obscur; abdomen d'un rouge lie-de-vin, avec des poils raides et noirs; cuisses et tibias d'un rouge pâle; cuillerons d'un jaune brun; ailes enfumées. Cette espèce, qui provient du Brésil , fait partie de la col- lection du comte Dejean. IV. Genre PELETIERIE, PELETERIA. R. D. Le deuxième article antennaire plus long que le troisième , qui , arrondi en dessus et en devant, semble former une tête de mar- teau ; le second article du chète plus long que le premier. Les autres caractères du genre Jurinia : mais corps peu hérisse et plus cylindrique. Antennœ secundus articulas paulisper longior primo convexo an- tice et supernc , instar capitis mallei ; secundus cheti articulus primo bilongior. Reliqui generis Jurinise characteres : at corpore parùm hirto. magisque cylindriço. Je consacre ce genre à M. Amédée Le Peletier de Saint- Fargeau, connu par la publication de plusieurs travaux 4o ESSAI SUR LES MÏODAIRES. d'entomologie. La forme de ses antennes semble d'abord le rapprocher des Dejeanies ; mais, à l'exception d'un corps un peu moins hérissé et un peu plus cylindrique, il offre la plupart des caractères des Juriniés. J'en tonnais quatre es- pèces propres aux contrées chaudes. i. Peleteria javanica. R. D. Cylindrifor'mïs , nigra; ulthno abdominis segmento rubricantt. Longueur, 6 à 7 lignes. Corps cylindriforme, noir; les deux premiers articles antennarres fauves , le dernier noir ; frontaux rou- geâtres; cotés du front noirs; face blanche; corselet légèrement saupoudré de cendré; quelques reflets albides sur l'abdomen, dont les derniers segmens sont rougeâtres; cuillerons blancs; ailes claires, un peu sales à la base. Cette espèce se- trouve étiquetée, dans la collection de M. Dejean, comme venant de Java. 2. Peleteria Leschenaldi. R. D. Similis. Ultima abdominis segmenta sericeo-aurata. Longueur, 6 lignes. Frontaux fauves; côtés du front brunis- sans ; premiers articles antennaires d'un brun fauve , le dernier noir; face blanche; corselet et écusson garnis d'un duvet gris jaunâtre; abdomen très-noir; les deux derniers segmens garnis d'un duvet à reflets dorés , ou simplement gris ; pattes noires ; cuil- lerons d'un blanc un peu sale; ailes noirâtres, flavescentes à la base. Cette espèce a été rapportée de Surinam par feu Lesche- nauld. J'en connais un individu tout-à-fait semblable, qui provient de la Caroline. ;. Peleteria Lalandii. R. D. Similis. Tertius antennœ articulus paulo minus malleijormis ; ultimis abdominis segmentis nigro -fuliginosis ; calyptis albidio- ribus. Semblable au P. leschenaldi: elle en diffère par ses deux LES ENTOMOBIES. 4 1 premiers articles antennaires plus fauves et par le troisième moins en marteau , par les deux derniers segmens abdominaux d'un noir de suie , par ses cuillerons plus blancs. Cette espèce a été rapportée du Brésil par feu de Lalamle. 4. Peleteria abdominal/s. R. D. Subrotunda ; facie aureâ; thorax et anus nigra ; abdomen rujuin. Longueur, 6 lignes. Forme cylindrico- arrondie; face dorée; côtés du front noirâtres ; antennes , palpes , d'un jaune fauve ; le dernier article antennaire noir ; frontaux fauves ; corselet et écusson d'un noir luisant; abdomen fauve; anus noir; pattes noires; cuil- lerons blancs ; ailes assez claires , flavescerites à la base. Cette espèce a été rapportée de Sicile. V. Genre FAURELLE , FAURELLA. Absolument tous les caractères du genre Jurinia : mais le se- cond article antennaire plus long que le troisième , qui est aussi un peu moins convexe sur le dos. Péristome un peu plus allongé, un peu plus étroit; palpes un peu saillans; corps un peu moins épais, à teintes noires et rouges. Omnino characteres generis Juriniae ; at secundus antennœ arti- culus longior tertio, paulô minus convexo superne. Péris toma paulb angustius ; palpis /éviter excedentibus ; corpus paulb minus crassum, nigro-rubricans. La Faurelle, qui préfère nos contrées méridionales, offre tous les caractères d'une Jurinie , dont elle diffère essentielle- ment par sa face bombée et par son second article anten- naire déjà plus allongé. Elle conduit aux Dumérillies, avec lesquelles on doit se garder de la confondre. 1. Faurella meridionalis. R. D. Primis antennœ articulis rubris ; abdomen ad trium segmentorum latera rubrum , lineâ dorsali nigra; pedes atri. Longueur , 6 lignes 1/2. Premiers articles des antennes rouges , 2 . Savons étrangers. F ■[2. ESSAI SUR LES MÏODAIRES. le dernier noir; côtés du front bruns; face d'un blanc soyeux pas- sant au jaunâtre; corselet et pattes très-noirs; écusson rougeâtre; le premier segment de l'abdomen noir, les trois suivans rouges, avec une large bande dorsale noire et quelques légers reflets trans- verses albides; anus noir; cuillerons blanc-de-lait; ailes d'un jaune sale à la base , à disque lavé de jaunâtre. Cette espèce se trouve, dès les premiers jours du prin- temps, dans les champs du midi de la France. VI. Genre FABRICIE , FABRIC1A, R. D. Tout-à-fait les caractères du genre Echinomye : mais le dernier article antennaire un peu plus cunéiforme , et le second article du chète un peu plus petit. Epistome plus saillant ; palpes saillans , dilatés vers le sommet ; corps assez épais, à teintes noires et jaunes. Omnino characteres Echinomyarum : sed ult'unus antmnœ articulus paulb magis cuneiformis ; secundus cheti articulus brevior. Epistoma sat rostriforme ; palpis ad apiccm latioribus et exceden- tibus ; corpus crassum , coloribus cœsiis et fiavicantibus. Malgré tous les caractères qui unissent ce genre aux Echi- nomyes, le second article du chète un peu plus court, les palpes un peu dilatés vers leur sommet, l'épistome plus ros- triforme, l'en distinguent d'une manière tranchée. Je le dédie .t la mémoire de Fabricius. i. Fabricia ferox. Meig. M use a perox , Panz. civ. , 20. Tac h. ferox, Meig. n.° 2. Musca ROT UN DATA, Harris, tab. IX, fig. 2. Nigra ; ab domine ' pèllûcido-ferriiginïo ; vittadorsali sinuatâ nigrâ; antennis pedibusque nigris ; palpis clavatis ; abdominis margine hue- rait pallide testaceo. Meig. Longueur, 7 lignes. Antennes et pattes noires; cotés du front brunissans; face jaune-soyeux; palpes jaune-de-rouille; corselet noir, a lignes d'un grisâtre obscur; abdomen transparent, jaune- LES ENTOMOBIES. 4j testacé ; chaque segment ayant une large tache noire sur ta lon- gueur du dos, ce qui forme une ligne souvent interrompue; anus noir; cuillerons d'un blanc un peu jaunâtre; ailes flavescentes à la base et le long de la côte. Cette espèce paraît exister sur toute la France : elle n'est point très-commune. Harris l'a trouvée en Angleterre. VII. Genre ÉCHINOMYE, ECHINOMYA. Duméril. Le deuxième article antennaire au moins deux fois aussi long que le troisième , qui sur les mâles est en palette un peu lenticu- laire, tandis que sur les femelles il est en carré long, un peu élargi au sommet; le second article du chète au moins double du premier, et souvent un peu arqué. Front plus étroit sur les mâles; faciaux ciligères le long du pé- ristome; épistome un peu saillant; corps subarrondi, à teintes noires et fauve testacé. Secundus antcnnarum articulas saltem bilongior tertio, ad marcs ferè compresso-lenticulari , et ad feminas quadrato longiusculo pau- lisper ad basim dilatato ; secundus cheti articulus saltem prima bilongior, et sœp'c arcuatus. Frons jam angustior ad mares ; facialia ciligera per péristoma ; epistoma leviter protninulum ; corpus subrotundatum , nigrum etfulvo- testaceum. Le troisième article antennaire, beaucoup plus court que le deuxième, et en palette lenticulaire, c'est-à-dire, com- primé sur les côtés , arrondi en haut et en bas , quoique coupé presque droit sur les mâles, tandis qu'il est en carré long sur les femelles , distingue éminemment ce genre au milieu de ses voisins. Ses palpes sont filiformes. M. Duméril lui donna le nom d'Lc/ii/iomye [ g^ïvoç , hérisson ] , à cause des poils raides du corps. Ordinairement les pattes 'des femelles sont plus allongées que celles des mâles. On connaît déjà un assez grand nombre d'espèces, dont aucune ne paraît appartenir aux climats vraiment chauds. 44 ESSAI SUR LES MYODAIRES. J'ai la certitude que ia larve d'une espèce vit dans la chenille du Cucullia l 'erbasci. A. Corps noir, sans testacé. I. ECHINOMYA GROSSA. Dumér. M use A GROSSA, Linn. Ta CHINA GROSSA, Meig. Atra ; n'itida; capite alarumque basi flavis ; squamis fuscis. Longueur, 9 lignes; largeur, 4 à 5 lignes. Premiers articles antennaires rouges, le dernier noir, ainsi que les pattes; tête d'un beau soyeux doré ; corps d'un beau noir , et hérissé ; cuillerons noi- râtres; ailes jaunes à la base et le long de la côte extérieure. Une variété assez rare à i'abdomen, obscurément fauve sur les côtés. Cette espèce se trouve à Paris ; le mâle est très-rare. Il serait curieux de savoir dans quelle chenille vit sa larve. 2. ECHINOMYA PICEA. R. D. Fronte nigricante ; corpore nigro -ni tente ; calyptis flavescentibus. Longueur, 5 à 6 lignes. Les deux premiers articles antennaires d'un rougeâtre pâle , le dernier noir ; front noirâtre ; face d'un pâle brunissant; corselet noir, légèrement saupoudré de brun; l'écusson du mâle offre un peu de rougeâtre ; abdomen et pattes d'un noir luisant; cuillerons d'un blanc un peu jaunâtre; ailes jaunâtres à la base et le long de la côte extérieure. Cette espèce , qui se trouve dans la collection du comte De- jean , provient de la Nouvelle-Ecosse. 3. ECHINOMYA LAPILLI. R. D. Facie auratâ; corpore nigro-piceo ; abdomen macula obscure fu/va in utroque latere secundi segmenti. Port et taille de VE, picea ; frontaux bruns ; côtés du front noirs ; premiers articles antennaires brun-fauve; face dorée; tout le corps d'un beau noir-de-poix luisant ; une petite tache d'un fauve obscur sur les côtés du second segment de l'abdomen; pattes noires; cuil- lerons flavescens ; ailes fiaves à la base et le long du limbe. Cette espèce , qui fait partie du Muséum royal , a e'té rap- portée de Terre Neuve par M. Lapilaye. LES ENTOMOBIES. 4 S B. Corps noir, avec du fauve testacé. 4. ECHINOMYA I.EFB.BVREI. R. D. Frontalibus , primis antennce articulis , pedibus fulvis ; jacie argen- tea ; thorax dorso bruneo obscure aneo , scapulis fulvis , scutel loque ferrugineo ; abdomine fulvo-nitentc , lineâ dorsali nigrû , tribusque fasciis albide aurulantibus tessellato ; calyptis a/bis. Longueur, 7 à 8 lignes. 2 Frontaux, les deux premiers articles antennaires , pattes d'un beau fauve; face argentée; les médians rosés; le dernier article antennaire noir; côtés du front dorés ; dos du corselet brun-cuivreux obscur; épaules fauves et la poitrine noire; écusson ferrugineux; abdomen d'un beau fauve, avec une ligne dorsale noire et trois fascies chatoyantes d'un blanc un peu doré; cuillerons blancs; base des ailes flave. Cette belle espèce a été rapportée de Sicile par M. Alex. Lefebvre. 5. ECHINOMYA ERRANS. R. D. Scapulis bruneo- testaceis ; scutello testaceo ; abdomine testaceo- fulvicanti ; femoribus et plantis aigris. Longueur , 7 lignes. Face d'un blanc jaunâtre ; frontaux rouges , ainsi que les deux premiers articles antennaires ; corselet noir-gri- sâtre, avec les épaules d'un brun testacé; écusson testacé; abdomen testacé-fauve , avec une ligne longitudinale de taches noires con- Huentes sur le dos; cuisses et tarses noirs ; tibias fauves , les deux antérieurs un peu bruns; cuillerons blanchâtres; ailes jaunes à la base et le long de la cote. Cette espèce doit vivre dans le midi de la France. MM. De- jean et Carcel en possèdent chacun un individu. 6. ECHINOMYA NIGRICORN1S. R. D. Subrutunda ; fronte et facie Jlavis ; antennis, pedibus, nigris ; thorax cœsius , scutello rubricanti ; abdomen testaceum, lineâ dorsali mgrâ medio interruptâ; ano nigro. Ce bel insecte a la forme et la taille de VEch.fera ; il est un peu plus subarrondi. Face et front jaunes ; antennes , pattes, noires; cor- selet noir-de-pruneau , avec i'écusson rougeâtre ; abdomen testacé, 46 ESSAI SUR LES MVODAIRES. ayant sur le dos une ligne longitudinale noire, interrompue dans son milieu; anus noir; cuillerons blancs; ailes flavescentes. Je n'en connais qu'un individu, qui appartient à M. Car- et I , et qui paraît avoir été trouvé à Paris. 7. ECHINOMYA RUBRICORNIS. R. D. Primis antennœ articulis rubrh ; thorax , abdominis latera rufo- rubiginosa ; femoribus nigris ; tlbiis et tarsis bruneo-rufis. Longueur , 6 lignes. Les deux premiers articles antennaires rouges , le dernier noir ; côtés du front noirâtres ; frontaux fau\ es ; face d'un soyeux un peu doré ; corselet noir-de-pruneau , avec des lignes grisâtres ; écusson fauve ; abdomen jaune-ferrugineux , avec des reflets albides vers l'insertion des segmens et une large tache noire sur le milieu du dos de chaque segment; anus noir; cuisses noires; tibias et tarses d'un brun fauve; cuillerons blancs; aile-, flavescentes à la base et un peu le long de la cote. Cette espèce, assez rare à Paris, se rencontre plus parti- culièrement 'sur les collines arides; dans les contrées méridio- nales, elle acquiert de plus fortes proportions. 8. ECHINOMYA RUBESCENS. R. D. Antennis et pedibus nigris ; abdomen fulvescens, albide tessella- tum , lineâ dorsali nigrâ ; facie argenteâ. Longueur, 6 lignes. Antennes et pattes noires; frontaux d'un jaune d'ocre; cotés du front brunissans; face d'un blanc soyeux argenté ; corselet noir , faiblement rayé de gris-cendré ; écusson rougeâtre ; le premier segment de l'abdomen noir, les trois suivans rougeâtres et à. reflets albides , avec une large ligne longitudinale noire sur le dos; cuillerons blancs; ailes claires, d'un jaune sale h la base. Cette espèce, qui n'est pas très-commune , se trouve, vers la fin de l'été , sur nos collines calcaires ; rarement dans les bois. 9. Echikomya fera. Linn. Fabr. Dumér. Mtig. Nigricans ; abdominis lateribus testaceo-pellucidis , vittâ dorsali nigrâ ; antennis pedibusaue ( femina ) ferrugineis ; ultimo anten- LES ENTOMOBIES. j- narum articula fanoribusque ( mas ) nigricantibus ; calyptis sub- flavis. Longueur , 5 a 6 lignes. Frontaux fauves; face et côtés du iront dorés; corselet noirâtre, rayé de gris-jaunâtre sur le dos; ses cotés, sur les femelles , sont d'un testacé fauve qu'on ne remarque pas sur les mâles; écusson ferrugineux-pâle; abdomen testacé-pâie sur les mâles , plus pâle sur les femelles , avec une ligne dorso-longi- tudinale noire et des reflets flavescens; cuiilerons jaunâtres ou jaune-fauve; ailes flaves à la base et le long de la côte; antennes, pattes, d'un testacé fauve : mais le dernier article antennaire est ordinairement noir; les cuisses des mâles sont noirâtres. Cette espèce est commune sur les fleurs des Ombeiliferes. 10. ECHINOMYA INTERMEDIA. R. D. Similis Ech. fene. Calyptis albis ; abdominis lateribus testaceis. Cette espèce ressemble beaucoup h Y Ech. fera : mais elle en diffère par ses teintes d'un testacé plus fauve , et surtout par se- cuillerons , qui sont toujours blancs. On ia trouve ordinairement sur les terrains arides et so- laires. Elle varie beaucoup pour la taille. I I. ECHINOMYA TESSELLATA. Fabr. Meig. Paulà m inor Ech. fera. Antcnnis subnigris : abdomen testaceo-tes- sellatum ; iemoribus niaris. Longueur, 5 lignes. Les deux premiers articles antennaires fauves avec un peu de brun , le dernier noir; frontaux rouges; cotés du front noirs; face un peu flavescente; corselet noir, avec un peu de cendré; à peine un peu de testacé vers l'angle humerai; écusson brun - testacé ; abdomen jaune- testacé, avec des reflets albides transvers.es et une ligne dorso-longitudinale noire qui s'étend sous l'abdomen; cuisses noires; tibias fauves; tarses d'un fauve noir; cuiilerons très-blancs; ailes jaunes à la base et le long de la côte. Cette espèce ofrre plusieurs variétés. On la trouve, surtout en automne, sur les terrains arides. 4$ ESSAI SUR LES MYODAIRES. 12. ECHINOMYA VERNALIS. R. D. Facie argenteâ ; abdomen testaceo-pallidum , albidi tessellans , lineâ dorsali nigrâ ; calyptis a/bis. Longueur, 4 lignes. Face argentée; côtés du front bruns; fron- taux rougeâtres; premiers articles antennaires fauves; corselet noir, avec des lignes d'un cendré obscur : ses côtés sont quelque- fois testacé-pâle; écusson ferrugineux; abdomen d'un testacé pâle ou fulvescent , avec des reflets transverses albides et une ligne dorsale noire; cuisses noires; tibias fauves; cuillerons blancs; ailes flaves à la base et le long de la côte. Cette espèce se trouve plus particulièrement au printemps . sur les fleurs du Mcspihs oxyacantha. 13. ECHINOMYA PUNCTATA. R. D. Similis Ech. vernali , pautb major ; abdomine fulvescente , lineâ tongitudinàli punctorum nigrorum. Semblable à \'E. vernalis , un peu plus grosse; frontaux et pre- miers articles antennaires d'un fauve obscur; face argentée; côtés du front d'un brun argenté; dos du corselet noir, avec un peu de cendré ; épaules rougeâtres , ainsi que l'écusson ; abdomen fauve- testacé, avec une ligne de quatre points noirs sur le dos, et trois fascies transverses d'un albide chatoyant; cuillerons blancs; ailes rlavescentes ; cuisses quelquefois noires, mais ordinairement d'un brun fauve, ainsi que le reste des pattes. Cette espèce a été rapportée de Sicile par M. Al. Lefebvre. 14. ECHINOMYA TESTACEA. R. D. Minor Ech. vernali ; facie auratâ ; abdomine flavo-testaceo, lineâ dorsali nigrâ ; pedibus testaceis ; calyptis ftavis. Longueur, 3 lignes. Frontaux rougeâtres ; côtés du front, face dorés; abdomen d'un jaune testacé h reflets , avec une ligne dorso- longitudinale noire; pattes testacées : quelquefois le sommet des cuisses est noir; cuillerons jaunes; ailes jaunes à la base. On trouve cette espèce à Paris : elle y est très-rare. LES ENTOMOBIES. 4? I 5. ECMNOMYA LATERAL/S. R. D. Nigra ; pi/osa : abdomine lateribus secundi tertiicjue segmenti tes- taceo-diaphanis. Longueur, 6 lignes. Corps noir, garni de poils villeux d'un brun gris ; antennes noires ; face d'un gris brunissant , médians rougeâtres; écusson testacé-pâle; le second et le troisième seg- mens de l'abdomen d'un testacé diaphane sur les côtés ; cuisses noires; tibias et tarses jaune-fauve; cuillerons blanchâtres; ailes jaunes à la base. Cette espèce se trouve à Paris. 16. ECHINOMYA CUCVLU^E. R. D. MUSCA LURIDA, Fabr. TACHINA LURIDA. Meig. Similis Ech. laterali : piloso-fulvescens. Cette espèce , qui est le Musca lurida de Fabricius , ressemble beaucoup à YEc/i. lateralis : mais elle est plus velue , avec des villosités plus rousses; le testacé de l'abdomen est également plus fauve. Elle est éclose , en mars , de la chrysalide du Cucullïa ( Noctua Linn. ) Verbasci. Albin l'avait déjà figurée; il l'avait également obtenue de la même chrysalide. VIII. Genre SERVILLIE , SERVILLIA. R. D. Antennes de moyenne longueur : le deuxième article un peu plus long que le troisième, qui est un peu arrondi au sommet; le second article du chète triple du premier. Front resserré; face un peu oblique; péristome allongé, avec l'épistome saillant; corps subarrondi, couvert de poils, à teintes brunes et fauves; la cellule j-Couverte avant le sommet de l'aile, avec sa nervure transversale cintrée. Antennœ mediœ longitudinis ; secundus articulas paulo longior tertio paulisper lateribus compressa , paulisper apice subrotundo : secundus cheti articulus primo trilongior. 2 . Sapant étrangers. G 5° ESSAI SUR LES MYODAIRES. Frons angusrior ; peristoma elongatum , epistomate prominulo . / n /éviter obliqua; corpus subrotundum, pilosum , bruneo -fulvesccns : ce llula y C ante alœ apicem aperta, nervo transverso arcuato. Ce genre offre la plupart des caractères de mes Échino- myes ; mais le deuxième article antennaire est moins long, et le troisième n'est jamais en palette sur les femelles. i. Servillia ursina. R. D. Mouche brune, à bandes blanches. GeoffV. Tac h in A ursina. Meig. Subrotunda , brunicans ; fulvescenti- pilosa ; abdomine cingulis tribus albcscaitibus ; alis basi jlavescentibus , puncto medio. Longueur, ; à 7 lignes. Front noirâtre; face brune; premiers articles antennaires d'un brun fauve ; corps noirâtre , couvert de poils flavescens; trois légères lignes transverses blanchâtres sur l'abdomen; cuillerons blanchâtres ; ailes jaunâtre-saie â la base , avec un petit point discoïdal ; écusson et tibias d'un fauve pâle- clair. Cette espèce varie singulièrement pour la taille des indi- vidus. Elle ouvre la scène entomologique; car je l'ai fré- quemment trouvée dès le milieu du mois de mars. Elle fait entendre un fort bourdonnement durant son vol. Elle habite de préférence les bois sablonneux et humides. 2. Servillia pilosa. R. D. Similis S. ursinae ; primis antennœ articulis fulvis ; minus tomen- tosa ; abdomine nigriore. Semblable au S. ursina : mais le corps est garni d'un duvet beaucoup moins dense, et blanchâtre; premiers articles antennaires fauves; dos de l'abdomen plus noir. On trouve cette espèce dans les bois des collines. j. Servillia subpjlosa. R. D. Similis S. ursinie : minus pilosa ; nigrior ; lateribus abdominis diaphano-fulvis ; alis basi squalide jlavescentibus ; calyptis albis. LES ENTOMOBIES. ^1 Longueur, 6 h y lignes. Taille du S. ursina , mais moins large; tout le corps est d'un brun noirâtre , avec des poils plus petits , beaucoup moins nombreux et peu colorés ; premiers articles de l'antenne fauves , ainsi que le corselet ; face d'un brun albicant ; l'abdomen offre également deux ou trois lignes transverses blan- châtres, mais les côtés des premiers segmens sont d'un fauve diaphane; tibias et partie des tarses fauves; cuillerons très-blancs; ailes jaunâtres à la base, à disque lavé de flavescent, avec un petit point noir. Cette espèce vit à Paris. II. e Section. LES ANTHOPHILES. //." Stirps. ANTHOPHILsZ. R. D. Caractères des Macromydes ; mais le deuxième article anten- naire plus court que le troisième , qui est prismatique et coupé droit au sommet. Corps plus allongé , ou cylindriforme ; teintes d'un brun gris , avec du fauve. Larves inconnues. Characteres Afacromydarum ; at secundus antennœ articulas bre- vior tertio prismatico , et ad apicem recte gnciso. Corpus magis elongatum aut cylindriforme ; bruneo-griseuui et pa u lisper fu Ivescens. Larvœ ignotœ. Ces insectes diffèrent essentiellement des Macromydes par la proportion des derniers articles antennaires et par la forme toujours prismatique du dernier. Un corps cylindri- forme, plus allongé, plus gris et moins noir, les fait dis- tinguer de suite. On ignore les habitudes de leurs larves ; mais les insectes parfaits se trouvent plus particulièrement en automne sur les fleurs des Ombeilifères. Ils ne font pas entendre de bour- donnement durant le vol. 52 ESSAI SUR LES MYODAIRES. Il peut se faire que la mouche représentée par de Geer (i) soit une Linnémye , qui vivrait ainsi dans les chenilles de noctuélites. I. Genre LINNÉMYE, LINN^EMYA. R. D. Antennes descendant jusqu'à l'épistome; le deuxième article à peine plus court que le troisième, qui est comprimé sur les cotés, coupé droit en devant, et un peu plus large vers le sommet; le second article du chète au moins double du premier. Front large sur les deux sexes; face presque verticale; faciaux ciligères le long du péristome, et nullement le long des fossettes: péristome étroit , allongé , à épistome un peu prononcé; palpes courts et ténus; partie inférieure de la trompe presque entière- ment solide ; la nervure transversale des cellules y et v-7r%, frange.) R. D. Antennes descendant jusqu'à l'épistome , ordinairement épais- sies; le second article du chète long, et souvent comme brisé dans son articulation avec le troisième. Face non gonflée ; trompe molle ou solide, bicoudée sur un genre; corps ordinairement rapetissé, noir-grisâtre, friable; la cellule y C le plus souvent ouverte vers le sommet de l'aile, avec sa nervure transverse droite, qui manque sur les Acties. Antennœ ad epistoma porrectœ , sœpihs incrassatœ ; seçundus cheti articulus solitù longitudine tcrtii , et in arthritide quasi fractui. racic non huccatâ, ; proboscis manbranucca aut coriacca, ad Sy- phonas bigeniculata ; corpus scepiùs parvum , nigro-griseum .fragile : ccllula y C s api ïts ad a/arum apicem aperta , nervo transverso recto : hic nervus deestad Actias. Les Thryptocérées , ou Entomobics à ehètc brisé, forment un groupe bien distinct à côté des Gonides , qui orirent déjà le développement du second article chétal. Ici ce même article LES ENTOMOB1ES. 83 peur devenir aussi long que le troisième. Il paraît ordinaire- ment coudé au point d'articulation. Ces insectes, par leur petite taille, par leurs teintes et par l'ensemble de leurs corps, ont tous un aspect analogue : mais l'observation reconnaît bientôt qu'ils diffèrent essentiellement entre eux. Leur trompe peut être membraneuse ou solide ; elle peut même être bicoudée. Un genre n'offre sur les ailes aucune trace de la nervure transverse de la cellule y C. De Geer a suivi le développement des larves du Syphona geniculata, qui vivent dans des chenilles de Noctuellite. La plupart de ces insectes sont difficiles à se procurer. I. Genre GERMARIE, GERMARIA. R. D. Antennes longues, cylindriques; le troisième article triple du second; le second article du chète presque aussi long que le troi- sième, et comme brisé à son point d'articulation. Front et face larges; face non bombée; corps cylindrico-ar- rondi, noirâtre, avec des lignes et des reflets cendrés. La cellule yC ouverte avant le sommet de l'aile, et à nervure transverse concave en dehors. Antennis elongatis , cylindrids ; tertius articulas secundo trilongior ; secundus articulus cheti œquâ longitudine tcrtii , arthritide pnfractâ. Fronte facicque latis ; facie non buccatâ ; corpus cylindrico-rotun- datum , nigricans ; vittis tessellisque cinereis ; cellula y C tinte ala apicem aperta, nervo transverso externe concavo. Si l'on négligeait un caractère aussi important que celui du chète, les Germaries feraient le passage naturel des Réau- muries aux Latreillies. 1. Germaria latifrons. R. D. Cylindriformis ; frontalibus , primis antennes articulis , julvis aut fulvescentïbus ; facie argenteâ ; corpus ccesio-nigricans , cinereo vitta- tum , et tessellans ; alœ basi subflavescente. Longueur, 3 lignes 1/2 à 5 lignes. Cylindriforme; frontaux. $4 ESSAI SUR LtS M YOD AIRES. premiers articles antennaires , fauves , ou jaune-fauve ; un peu di brun sur les cotes du front; face et front argentés; corps noir- luisant, avec des lignes cendrées sur le corselet et de larges fascies cendrées chatoyantes sur l'abdomen ; cuillerons blancs; ailes claires . un peu flavescentes à la base. Cet insecte est assez rare. II. Genre OSMÉE, OSM/EA. R. D. Caractères des Germaries : mais le troisième article antennaire un peu concave en dessus. Face plus oblique; péristome presque écrasé, un peu trans- versal. La cellule yC va s'ouvrir droit au sommet de l'aile G. Germarice characteres ; tertius antennœ articulus don lévite) concavo. Facie obliquiore; peristomate compressa, velut trànsverso ; cel- lula y C ad apicem alœ aperta. Ce petit genre réunit la plupart des caractères des Ger- maries. Il s'en distingue principalement par son péristome presque transversal , par son dernier article antennaire un peu concave en dessus, et surtout par la cellule yC, qui s'ouvre directement au sommet de l'aile. I. OSMj£A grisea. R. D. Frohtalia et faciès grisea-; antennis pëdibusque nigris ; abdomen nigrum , tribus fasciis griseo dlbicante tessellahtibus. Longueur, 3 lignes 1/2. Corps un peu déprimé; frontaux gris ; face grisâtre; cotés du front bruns; antennes et pattes noires; le second article du chète long, un peu cintré; corselet brun, lavé d'un peu de gris; abdomen noir, avec trois fascies transverses d'un gris albide, et à reflets; cuillerons blancs; ailes claires, quoiqu'un peu sales. Cette espèce, très-rare, a été trouvée le long d'une haie. III. Genre NÉÈRE , NE.ERA. R. D. Caractères des Germaries et de l'Osmée : le second .initie antennaire un peu plus long; le troisième moins long, non r LES ENTOMOBIES. b) cylindrique , mais un peu élargi sur les côtés : le second article du chete long, arqué, comme brisé. Face un peu moins oblique; péristome carré; taille plus petite: teintes noirâtres. Germariarum et Osmeœ characteres : atsecundus antennœ articulus pau/b longior ; tertius paulo minor, non cylindricus , sed lateribus paulisper latior : secundus cheti articulus longus , arcuatus , veluti fractus. Faciès paulo minus obliqua ; peristoma quadratum ; corpus breviu 1 niaricans. o - Ce genre réunit la plupart des caractères de l'Osmée : mais le second article antennaire un peu plus long, le troisième un peu plus court, la face moins oblique, le corps plus petit, l'en distinguent d'une manière tranchée. Le second article du chete est arqué et comme brisé. I. NEs£RA 1MMACULATA. R. D. Fronte etfacie albo-nigricantibus ; antennis pedibusque atris ;fron- ralia rubra ; abdomen niçrro-nitidum , tribus fasciolis transversis albi- du lis. Longueur, 2 lignes 1/2. Frontaux rougeâtres; front et face d'un blanc soyeux noirâtre; antennes et pattes d'un beau noir; corselet noir, un peu semé de cendré; abdomen noir-brillant, avec trois légères fascies transverses d'un blanc obscur; cuillerons trè>- blancs; ailes très-claires, sans tache. J'ai trouvé cette espèce le long d'une haie à Saint-Sau- veur. Elle n'est pas commune. IV. Genre ACTIE , ACTIA. R. D. Tous les caractères du genre Néère ; mais la cellule > Cdes ailes non complète , par l'absence totale de la nervure transverse. Neœrarum characteres ; at cellula yC alarum non intégra , nervo transverso déficiente. Le caractère de la nervure transverse, qui manque à la 26 ESSAI SUR LES MYODAIRES. ceiiuie yC des ailes, est d'une trop grande importance parmi les Entomobies pour que je doive le négliger. Du reste, ce tjenre offre les autres caractères des Néères. I. ACTIA CINGULATA. R. D. Nigricans ; thorax dorso cinerascente ; abdomen lœve, incisuris a Ibis ; frontalibus basi rufescentibus ; alœ limpidœ , nudoe. Longueur, i ligne 1/2. Corps noirâtre ou noir; côtés de la face d'un brun cendré ; base des frontaux rougeâtre; dos du corselet gris cendré ; abdomen lisse , avec les incisions des segmensalbides; cuillerons assez blancs; ailes claires et nues. J'ai trouve un seul individu de cette espèce à Montmo- renci , dans les premiers jours de mai. 2. ACTIA PILIPENN1S. R. D. Similior priori : abdomen incisuris paulo minus albidis ; nervo lon- gitudinal'! cellulœ S~B et cellulce y C piligero. Tout-à-fait semblable à \ A, cingulata : les lignes albides de l'abdomen un peu moins prononcées; la nervure longitudinale du milieu de l'aile garnie de plusieurs poils sur le dehors de l'aile. J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. V. Genre CÉROMYE, CEROMYA. R. D. Caractères des Néères : mais le troisième article antennaire pris- matique ; le second article du chète paraît également brisé. Face verticale; péristome presque carré; teintes grises avec un peu de fauve ; corps un peu déprimé. G, Neœrœ characteres : at tertius antennœ articulus prismaticus ; secundus cheti articulus pariter fractus. Faciès verticalis, peristomate ferï quadrato ; corpus leviter depres- sum , griseo-fulvcscens. Sur l'Osmée, le troisième article antennaire est plus long, cylindrique; sur la Néère, il est un peu aplati sur les côtés : LES ENTOMOBIES. 87 ici il est cylindrique. En outre, la face est verticale; le corps est un peu de'primé, avec des teintes grises. Ces insectes ont la plus grande ressemblance avec les Syphones. 1. Ceromya erythrocera. R. D. Frontalibus antennisque fulvis ; faciès roseo-albida ; corpus griseo- brunicans ; pedibus pallide fulvis ; tarsis bruni is; a/ce clarce. Longueur, 3 lignes. Frontaux et antennes fauves; côtés du front et face fauve-blanc ; corps gris-brun ; les segmens de l'ab- domen plus bruns à leur insertion; pattes fauve-pâle; tarses bruns; cuillerons blancs ; ailes claires. Cette espèce, qui est rare, a été trouvée par M. de Saint- Fargeau et par M. Blondel. 2. Ceromya abdominalis. R. D. Faciès albid'c grisescens ; frontalia rubra; antennœ brunece ; prima abdominis segmenta fulvescentia , postrema grisea ; pedes bruneo-fer- ruginei ; tarsis nigris. Longueur, 2 lignes 1/4. Frontaux rouges; antennes brunes: côtés du front et face d'un blanc soyeux grisâtre; corselet brun- grisâtre; les premiers segmens de l'abdomen rougeâtres, les der- niers gris; la base de chaque segment offre une petite fascie noi- râtre; pattes d'un brun ferrugineux; tarses noirs; cuillerons très- blancs ; ailes assez claires. Jai trouvé cette espèce sur les feuilles d'une haie. Elle est très-agile. 3. Ceromya rubrjfrons. R. D. .Vlinor ; faciès argentea ; frontalibus , primis antennœ articu/is . rubris ; pedes nigri; abdomen nigro-nitidum , albidè tessellatum. Longueur , 2 lignes. Côtés du front et face argentés ; frontaux , premiers articles des antennes , rouges , le dernier noir , ainsi que les pattes; corselet noir-grisâtre; abdomen noir-brillant , avec trois légères fascies transverses et albides h reflets; cuillerons blancs: ailes claires. Cette espèce se trouve également sur les feuilles des haies. 88 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 4. Ceromya testacea. R. D. Tota testacea ; thorax nigricans. Longueur, 2 lignes. Toute testacée; corselet noirâtre, avec un peu de cendré; tarses bruns; antennes épaisses; ailes claires. Cette espèce m'a été communiquée par M. Macquart , de Lille. 5. Ceromya microcera. R. D. Similis C. rubrifronti ; antennis nigris ; secundo cheti articulo a breviore ; thorax cinereus ; abdomen nigro-nitens , albo bifasciatum. Longueur , 2 lignes. Antennes noires; le second article du chète peu allongé; frontaux rougeâtres; face blanche; corselet garni d'un court duvet gris ; abdomen noir-luisant , avec deux petites lignes transverses blanches ; pattes noires; cuillerons et ailes clairs. J'ai trouvé cette espèce aux environs de Paris. VI. Genre CERANTHIE, CERANTHIA. R. D. Caractères des Néères et des Céromyes : mais le troisième ar- ticle antennaire un peu arrondi en dessous et aigu vers le sommet. Corps cylindriforme. Characteres Neœrœ et Ceromyarum ; at tertius antennœ articulus paulisper infrà convexus et ad apicem acutus. Corpus cylindriforme. Les Céranthies paraissent d'abord n'être que des Céromyes à corps cylindriforme : mais les considérations du troisième article antennaire en font un véritable genre. Ces insectes sont excessivement rares. 1. Ceranthia fulvipes. R. D. Cy/indrica; faciès alba ; antennœ et corpus nigro-nitenti ; abdomen leviterfulvum ad latera secundi segmenti ; pedesfulvi. Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindrique; front un peu jaunâtre; face blanche; antennes et corps d'un noir luisant , avec un peu de LES ENTOMOBIES. 89 fauve sur les cotés du second segment abdominal ; pattes fauves ; tarses noirs. J'ai trouvé cette espèce , en juin , sur le Leucanthemum chry- santhemum d'un pays calcaire. 2. Ceranthia podacina. R. D. Priori similis ; paulo crassior : abdomine nigro-nitente. Semblable au C. fulvipes ; un peu plus épaisse : point de fauve au second segment abdominal. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur, au mois d'oc- tobre. VII. Genre APHRIE , APHRIA. R. D. Le troisième article antennaire n'est que le tiers plus long que Je second ; le second article du chète plus court que le troisième. Péristome plus long que farge ; division inférieure de la trompe , solide; corps cylindrique, noir ou noir-fauve. La cellule >< C s'ouvre avant le sommet de l'aile. Tertius untennœ articulas paulo longior secundo; secundus cheti articulas tertio brevior. Péris toma longius quàm latum ; pars inferior proboscidis coriacea ; corpus cylindricum , nigrum vel nigro-fulvum ; cellula yC ante alœ apicem aperta. La longueur du péristome, les proportions des articles antennaires, l'ouverture de la cellule y C , le corps allongé, cylindrique, suffiraient pour distinguer nettement ce genre des Céromyes et des Céranthies : mais la division inférieure de la trompe, qui est solide, vient former ici un caractère de haute importance. Ces insectes sont très-rares. I. APHRIA ABDOM1NALIS. R. D. Cylindrica ; jacies argentea ; corpus nigrum ; thorax griseo-cinereus ; abdomen primis duobus segmentis fulvis ad latera. X . Savans étrangers. M yo ESSAI SUR LES MYODAIRES. Longueur, 3 lignes i/4- Cylindrique; frontaux jaunâtres; face d'un blanc d'argent; corps noir; du gris cendré sur le corselet; les deux premiers segmens de l'abdomen fauves sur les cotés : chaque segment offre une ligne transverse d'un blanc chatoyant vers son origine. Le seul individu que je possède a été trouve, en sep- tembre, sur un terrain sablonneux et en talus, criblé de trous d'Hyménoptères. M. Serville en possède aussi un indi- vidu. 2. Aphria Servillii. R. D. Cylindrica ; frontaïibus , primïs antennœ articulis , fulvis ; abdomen fulvum ; ultimo segmenta nigricante. Taille de l'A. abdominalis. Frontaux , premiers articles anten- naires, fauves, le dernier noir; côtés du front noirs; face blanche, un peu rosée; trompe noire; corselet noir avec du cendré; abdomen fauve, avec une très-légère fascie albide transverse ; le dernier seg- ment noirâtre; pattes noires; cuillerons blancs; aires claires, fla- vescentes le Ions de la côte. Le seul individu que je connaisse fait partie de la collec- tion de M. Serville. VIII. Genre SYPHONE , SYPHONA. Meig. Bucentes. Latr. Tous les caractères du genre Céromye : mais trompe solide et bicoudée. Omnes Ceromyarum characteres : at proboscis corïacea et bigeni- culata. De Geer, sous le nom de Musc a genkulata, a décrit une espèce dont la larve vit dans les chenilles d'une Noc- tuelle du Chou. Cette espèce se distingue éminemment de toutes celles qu'il a pu observer, par sa trompe allongée, solide et bicoudée, ou deux fois repliée sur elle-même. Il n'hésita point à la laisser parmi les mouches. LES ENTOMOBIES. 91 Depuis de Geer, M. Lafreille, ayant égard aux seuls carac- tères de la trompe, plaça cette espèce dans sa tribu des Conopsaires , et en fit le genre Bucentes [ pique-bœuf] , nom qui ne lui convient nullement : aussi Meigen le changea-t-il avec raison contre celui de Syphona, que j'adopte; mais cet auteur persista à ne le point ranger parmi les Myodaires, où ses formes, son organisation et ses habitudes lui assignent sa véritable place. Ces insectes ne sont pas rares parmi les herbes des prés et des champs. 1. Syphona geniculata. Meig. Al use A GENICULATA. De Geer. B ucentes GENICULATUS.L3.1r. Lam. Ferruginea ; vittâ frontali concolore. Meig. Longueur , 2 lignes. Premiers articles antennaires d'un brun fauve; frontaux fauves; trompe noire; face flavescente ; corselet brun, rayé de grisâtre; abdomen d'un ferrugineux peu prononcé, avec du brun, surtout vers l'anus, et trois lignes transverses un peu jaunâtres; pattes fauve -pâle; cuillerons flavescens; ailes assez claires.' Cette espèce est assez commune. 2. Syphona cinerea. Meig. Bucentes ci nereus. Latr. Cinerea; vittâ frontali ferruginea. Meig. Longueur, 2 lignes â 2 lignes 1/2. Un peu plus grosse que le S. geniculata ; corps couvert d'un duvet gris un peu pulvérulent; frontaux, premiers articles antennaires, fauves; un peu de fauve obscur à la base de l'abdomen, sur lequel on aperçoit quatre ou six petits points noirâtres; cuisses et tibias fauves; tarses noirs; cuillerons un peu jaunâtres; ailes assez claires. Cette espèce n'est pas rare. M* 02 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 3. Syphona analis. R. D. ( An Syphona analis! Meig. ) Pana ; thorax bruneo-grisescens ; abdomine jiavescente ; ano nigro. Longueur, 1 ligne 1/3. Petite, effilée; front jaune; antennes noires; corselet brun, saupoudré de gris ; abdomen jaunâtre, avec f'anus noir; cuisses et tibias d'un jaune pâle. Cette espèce a été' trouvée par M. Carcel. 4- Syphona pusilla. R. D. Parva ; grisescens ; antennis bas] , pa/pis pedibusque testaceis. Longueur, 1 ligne 1/4. Cette petite espèce a beaucoup d'ana- logie avec les espèces précédentes : mais la petitesse de sa taille et ses teintes plus grises l'en distinguent suffisamment. On la trouve aux environs de Paris. VI. e Section. LES BRACHYCEREES. Vl.° Stirps. BRACHYCERATAZ. R. D. Antennes courtes; chète ordinairement tomenteux, à premier', articles courts. Tête plus ou moins conique ; péristome rétréci , avec l'épistome ouvert dans la face; corps conique , à teintes grises et cendrées; la cellule yC ouverte bien avant le sommet de l'aile , avec sa nervure transverse toujours convexe en dehors. Antennœ abbreviatœ ; chetum sœpiùs tomentosum , pr'imis articula brevioribus. Capite plus minusve conico ; peristomate angustato , epistomate in ipsa facie aperto vel inciso ; corpus conicum , griseum et cinerascens ; cellula y C an te alœ apicem aperta, nervo transverso semper convexo externe. Cette série comprend de petits insectes faciles à distinguer à leurs formes coniques et à la brièveté de leurs antennes ; LES ENTOMOBIES. 93 leur péristome est très-rétréci; ieur chète est ordinairement sale , et ses premiers articles sont courts : on ne peut donc les confondre ni avec les Thryptocérées ni avec les Arabettes. Leurs ailes et leurs cuillerons sont organisés pour un vol rapide. Ces insectes déposent leurs œufs dans les nids des Hymé- noptères fossoyeurs : aussi a-t-on coutume de les trouver le long des talus sablonneux , qui sont percés par ces Hyménop- tères. Leur histoire est très-curieuse. I. Genre MILTOGRAMME, MILTOGRAMMA. Meig. Caractères indiqués. Chète nu , avec le second article un peu allongé. Epistome échancré plus avant dans la face que sur les autres genres. Characteres prœcitati. Chetum nudum , secundo articula longius- culo. Epis tomate m agis inciso aut aperto in facie quàm ad sequentia gênera. I. MILTOGRAMMA F ASCI AT A. Meig. Frons sublutea ; antennes subfuscce ; faciès albida ; corpus nigri- cans ; thorax cinereo sparsus ; abdomen tessellis bruneis et cinereis ; calypta alba. Longueur, 4 lignes. Antennes d'un brun fauve; front flavescent ; face albide; corps noirâtre ; corselet saupoudré de cendré; abdomen garni de reflets bruns et de reflets cendrés; pattes noires; cuillerons très-blancs; ailes assez claires, jaunâtres à la base. Cette espèce est très-rare à Paris. 2. MILTOGRAMMA PUNCTATA, Meig. Similis priori; an tennis ni gris ; abdomen griseo-sericeum , quatuor lineis longitudinalibus punctonan nigrorum ; alis clarioribus. Longueur, 3 lignes 1/2 à 4 lignes. Tout-à-fait semblable au (}4 ESSAI SUR LES MYODAIRES. Al. fasciata. Antennes noires; abdomen d'un gris soyeux cha- toyant, avec quatre lignes longitudinales de points noirs; ailes un peu plus claires. J ai plusieurs fois observé cette espèce, cpi fait entendre un fort bourdonnement durant son vol. 3. MlLTOGRAMMA PARASITA. R. D. Crisea ; freinte antenrvsque ochraceis ; facie albicante ; abdomen nigricanti punctatum ; calyptis subobscurls. Longueur, 3 lignes. Corps couvert d'un duvet gris. Front et antennes jaune-d'ocre ; face albicante; l'abdomen a des lignes cha- toyantes de points noirâtres ; cuillerons un peu obscurs. J'ai pris cette espèce à Saint-Sauveur. II. Genre MÉGÈRE, MEGIRA. R. D. Caractères du G. Afiltograrnme. Chète tomenteux à la loupe, et à premiers articles très-courts. Face assez oblique; tête et corps coniques; taille petite; teintes grises, pulvérulentes; la cellule y C très-éloignée du sommet de l'aile, ses deux nervures réunies au sommet : même elle peut offrir un très-court pétiole. G. Miltogrammae characteres ; chetum ad lentem subtomentosum , primls articulis brevioribus. Facie obliqua ; capite corporeque griseo-pulvernlentis , conicis ; sta- tura minor ; ce l lui a yC procul ante a /arum apicem clausa, ob nervorum duorum conjunctionem : cellula ipsa apice tune brevirsime petiolato. Les Mégères forment un genre particulier d'insectes faciles à distinguer par leur corps conique et pulvérulent , par leurs antennes raccourcies. Leurs mœurs sont curieuses. Llles se trouvent dans les endroits habités par les Hyménoptères fos- soyeurs, pénètrent dans leurs souterrains, et y déposent leurs «tuts. Elles sont d'une très-grande agilité. LES ENTOMOBIES. 05 I. MEGsERA DIRA. R. D. MlLTOGRAMMA CONICA. Meig. Griseo-pulverulans ; facie albicante ; abdomen lineis punctorum nigrorum ; calypta albide obscura ; crurïbus tibiisque fulvescentibus. Longueur, 2 lignes 1/2. Conique; tout le corps gris - jaune pulvérulent; premiers articles antennaires un peu fauves; quatre lignes de points noirâtres à l'abdomen; cuillerons d'un blanc un peu obscur ; cuisses et tibias en partie fauves. C'est l'espèce la plus commune des environs de Paris. 2. AfEGsEPA ATROX. R. D. Simïllima M. dire; facie fronteque albicantibus ; pedibus et an- tennis nigris. Tout-à-fait semblable au M. dira; antennes et pattes noires ; face et côtés du front d'un blanc plus brillant; les points de l'ab- domen plus obscurs; cuillerons et ailes plus clairs. Cette espèce n'est pas commune. 3. MEGMRA CRUDELIS. R. D. Simillima M. atroci ; fronte et facie albo-argenteis ; abdomen inci- suris argenteis. cT Tout-à-fait semblable au M. atrox ; front et face d'un beau blanc d'argent; les incisions des segmens abdominaux d'un blanc argenté. J'ai pris cette espèce aux environs de Versailles. 4- 4l£Gs£RA FERA. R. U. Minor M. dira ; facie albâ; an tennis pedibusque nigris ; abdomen obscurum. Semblable aux espèces précédentes ; plus petite : face blanche ; antennes et pattes noires ; dos de l'abdomen brun-obscur. Cette espèce est rare. 00 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 5. MEGs£RA INI M ICA. R. D. Parva ; griseo-cinerea ; facie frontïsque lateribus albo-nitidis ; antennis pedibusque nigris ; abdomen bruneo maculatum. Longueur, 1 ligne 1/2. Petite; corps gris-cendré; antennes et pattes noires ; face et côtés du front d'un blanc luisant. Le dos de l'abdomen offre des lignes de taches noirâtres un peu obscures. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. III. Genre AMOBIE, AMOEIA. R. D. Antennes courtes; premiers articles du chète courts. Front étroit sur les deux sexes , quoiqu'un peu plus large sur la femelle ; face triangulaire ; corps conique , noir , rayé de cendré ; cellule y Couverte avant le sommet de l'aile , et h nervure trans- verse convexe en dehors. Antennœ abbreviatœ ; chetum primis artïculis brevibus. Frons anvusta in utroque sexu , etsi paulb latior in femina ; facie triangulari ; corpus conicum, nigrum , cinereo vittatum ; cellulayC tinte alœ apicem aperta, nervo transverso externe convexo. La face peu oblique, peu élevée, le front resserré sur les deux sexes , les teintes plus noires , la cellule y C ouverte avant le sommet de l'aile, empêchent aisément de confondre ce genre avec les Mégères, dont il a les habitudes. 1. Amobia conica. R. D. Muscae domesticae aspectus ; nigra ; thorax cinereo vittatus ; ab- domen utroque segmente trifaric albidum ; facie in femina albidâ; in mare faciei frontisque lateribus albid'c aurulcntis ; calyptis alisquc limpidis. Longueur, 3 lignes. Port d'une mouche ; corps noir; des lignes cendrées sur le corselet; chaque segment de l'abdomen offre une ligne transverse formée de taches triangulaires d'un blanc cendré ; face des femelles blanche : ses côtés et ceux du front sont d'un blanc doré sur les mâles; cuillerons et ailes clairs. Cette espèce est assez rare. Elle peut varier pour la taille. LES ENTOMOBIES. 07 VII. e Section. LES GRAOSOMES. VII.' Stirps. GRAOSÔM&. Antennes descendant jusqu'à Pépistome , et colorées ; chète tomenteux, et à premiers articles indistincts. Face un peu verticale; épistome toujours manifeste; trompe solide ou membraneuse; palpes supérieurs grêles; pattes grêles, fragiles; corps cylindrique , à teintes grises et flavescentes ; la cel- lule y Couverte jusqu'au sommet de l'aile, et à nervure transverse droite. Antennœ ad epistoma porrectœ , coloratœque ; chetum subtomento- sum , primis articulis indistinctis. Faciès paulisper verticalis , epistomate semper manifesta ; proboscis aut membranacea aut coriacea , palpis superioribus gracilibus ; pedes graciles , fragiles ; corpus cylindricum , griseo-favicans ; cellula yC in ipso alœ apice aperta, nervo transverso recto. Les insectes qui forment cette section doivent, dans la mé- thode naturelle, suivre les Thryptocérées , dont ils rappellent les formes et les teintes, mais dont ils diffèrent essentielle- ment par leur chète. On les distinguera toujours des Brachy- cérées à leur épistome plus prononcé. Mais il sera beaucoup plus difficile de ne pas les confondre avec la première section des Macropodées , qui n'en diffèrent que par des pattes un peu plus allongées, par des médians un peu plus développés et par un chète un peu plus tomen- teux. Je le répète, ces caractères sont difficiles à saisir ; et il importe beaucoup de ne les point négliger, si l'on veut éviter de graves erreurs. J'ai souvent rencontré ces insectes sur des terrains habités par des Hyménoptères fossoyeurs. M. Amédée de Saint- Fargeau a étudié les habitudes d'une Myobie qui vit dans des Charansonites enfouis pour une autre race. Il est à regretter 2 . Savons étrangers. N 98 ESSAI SUR LES MYODAIRES. que cet habile entomologiste ne puisse préciser cette cu- rieuse espèce. Le corps de ces insectes est très-facile à se briser et à se détériorer : aussi je donne à leur section le nom de Graosômes \_yçj-u> , rumpo ; /A,cL , corpus]. I. Genre HÉBIE, HEBIA. R. D. Le troisième article antennaire quadruple du deuxième. Face oblique; faciaux ciligères. Tertius antennarum articulas secundo quadrilongior. Faciès obliqua , facialibus ciligeris. Il serait facile de confondre ce genre avec les Myobies : mais les caractères que je lui assigne l'en séparent d'une ma- nière nette et précise. 1. Hebia flavipes. R. D. Griseo-cinerascens ; facie albâ ; antennis pedibusque favo-fulvis. Longueur, 2 lignes 1/2. Ç Corps garni d'un duvet gris-cendré; à peine trois petites lignes transverses brunes sur l'abdomen ; front brun et jaune-fauve ; race blanche ; antennes et pattes jaune-fauve ; tarses bruns; ailes assez claires. Cette espèce est excessivement rare II. Genre MYOBIE, MYOBIA. R. D. Le troisième article antennaire seulement double du deuxième. Trompe moitié solide et moitié membraneuse; teintes grises et flavescentes. Tertius antennce articulas secundo solùm bilonaior. O Proboscis simul coriacea etmembranacea ; colores grisei ,flavicantes : I. MYOBIA FRAG1LIS. R. D. Grisescens ; primis antennœ articulis , pedibus , primis abdominis segmentis , rufo-lutescentibus. LES ENTOMOBIES. 90 Longueur, 3 lignes 1/2. Cylindrique; face blanche; corselet noirâtre, saupoudré de gris cendré obscur; premiers articles anten- naires , cuisses et tibias, palpes, d'un fauve un peu jaunâtre; ab- domen d'un fauve un peu jaunâtre , mais brun-obscur sur les der- niers segmens; cuillerons blancs; ailes claires , flavescentes à la base. Cette espèce n'est pas commune. 2. Myobia sublutea. R. D. Facie argenteâ ; thorax dorso-sublutms , bruneo-cinereus pleuris et pectore; abdomen Jiavescens. Longueur, 3 lignes 2/3. Un peu plus grande que le AI. fra- gi/is; face argentée; frontaux d'un rouge brun; premiers articles antennaires rouges ; corselet jaune sur le dos et brun-cendré sur les côtés et en dessous; abdomen d'un flave terne; cuisses et tibias d'un fauve flave; tarses bruns ; cuillerons blancs; ailes légèrement flavescentes à la base et le long de la côte. Cette espèce a été prise à Angers. 3. AIyobia ruficrus. R. D. De xi a ruficrus. Meig. Cylindrica ; griseo-pulverulans ; primis antennœ articulis, femo- ribus tibiisque fulvo-favescentibus. Longueur, 3 lignes. Cylindrique; tout le corps d'un gris pulvé- rulent; face et côtés du front albides; premiers articles anten- naires, cuisses et tibias, d'un fauve jaunâtre; ailes un peu jaunâtres à la base. Le mâle , un peu plus petit , est un peu fauve-diaphane sur les côtés des premiers segmens de l'abdomen. Cette espèce est. la plus commune. 4- AIyobia cinerascens. R. D. Priori simillima ; thorax cinereus. Tout-à-fait semblable au Al. ruficrus ; corselet cendré. J'ai trouvé cette espèce à Paris. N* I0 ESSAI SUR LES MÏODAIRES. 5. MrOBIA NANA. R. D. Similis M. cinerascenti ; minor : abdomen lateribus nonfulvis. Longueur, 1 ligne 2/3. $ Semblable au M. cintrascens ; beau- coup plus petite. L'abdomen n'a point de fauve sur les côtés de ses premiers segmens. J'ai trouvé cette rare espèce à Paris. 6. Myobia nitens. R. D. Nigro-grisescens ; abdomine nigro-nitente , tessellis griseo-obscuris. Longueur, 2 lignes 1/2. $ Face et cotés du front d'un blanc brunâtre; corselet noirâtre , rayé de gris brun; abdomen noir-lui- sant , avec des fascies d'un gris brun; premiers articles antennaires , cuisses et tibias flavescens; ailes assez claires. J'ai trouvé cette espèce à Paris. Elle est excessivement rare. III. Genre LESKIE, LESKIA. R. D. Tous les caractères du genre Myobie ; le troisième article anten- naire triple du deuxième , qui est plus court ; teintes jaunes. Myobiarum omnes characteres ; ultimus antennarum articulus tn- longior secundo breviore ; colores lutescentes. L'insecte qui forme ce petit genre devra toujours être dis- tingué d'une manière spéciale. Il ne peut réellement entrer dans aucun des genres connus ; mais on pourra le faire passer parmi les Macropodées. 1. Leskia flavescens. R. D. Cylindrica ; flavescenti - aurulans ; thorax dorso brunicante ; aie paulisper lutescentes. Longueur, 4 lignes. Cylindrique; d'un jaune doré; un peu de gris brunâtre sur le dos ou sur les côtés du corselet ; les segmens du milieu de l'abdomen d'un blanc diaphane à leur base; tarses bruns; ailes claires, un peu lavées de jaunâtre, surtout à la base. Cette espèce est rare. LES ENTOMOBIES. IOI IV. Genre FISCHÉRIE, FISCHERIA. R. D. Le troisième article antennaire triple du second. Trompe solide : teintes rouges et cendrées. Tertius antennce articulas secundo trilongior, Proboscis coriacea, coloribus rubris et cinereis. L'insecte qui forme ce genre peut facilement être confondu avec les Aphries, dont il a le port, les formes et les teintes ; mais son chète tomenteux n'est point brisé, et n'offre que des premiers articles très-courts. Je dédie ce genre à M. Fischer , célèbre entomologiste russe. I. FISCHERIA BICOLOR, R. D. Cylindrica ; fronte facieque albis ; thorax cinereus ; abdomen ru- bescens, incisuris cinereis; primis antennce articulis , frontalibus . pedibus , fulvo-flaves centibus ; alœ limpidœ. Longueur, 3 lignes. Face et côtés du front blancs; frontaux, premiers articles antennaires, pattes, d'un fauve jaunissant ; trompe et palpes jaune-pâle; corselet tout saupoudré de cendré; abdomen d'un rougeâtre flavescent, avec les incisions et le dos du quatrième segment cendrés ; cuillerons blancs; ailes claires. Cet insecte très-rare a été trouvé en France. V. Genre MÉLIE , MEL1A. R. D. Antennes raccourcies , ne descendant pas jusqu'à l'épistome. Péristome à bords latéraux arrondis , a épistome non développé ; teintes d'un noir cendré; la cellule yCdes ailes sans nervure trans- verse. Antennce abbreviatce , non ad epistoma porrectœ. Péris toma marginibus subrotundis , epistoma te non prominulo; colores nigro-cinerei ; cellula yC alarum sine nervo transverso. L'absence de la nervure transverse à la cellule yC des ailes suffirait pour distinguer nettement ce genre dans sa 102 ESSAI SUK LES MÏODAIRES. section , si les bords arrondis du péristome et la brièveté des antennes ne nous fournissaient pas encore d'autres caractères. Ces insectes se trouvent principalement sur les fleurs des Ombellifères et parmi les plantes des lieux humides. i. Melia albipennis, R. U. Nigro-cinerea ; primis antennœ articulis bruneo-fulvis ; alis albo- lacteis. Longueur, 2 lignes 1/2. Corps noir-jais, saupoudré de cendré; premiers articles antennaires d'un brun fauve; médians fauves; ailes d'un blanc de lait. Cette espèce n'est pas rare à Paris. YIII. e Section. LES FAUNIDES. VIII.' Stirps. FAUNIDA. Antennes longues, descendant jusqu'à l'épistome; les deux pre- miers articles ordinairement courts , le troisième trois et quatre fois plus long, cylindrique ou prismatique; premiers articles du chète ordinairement courts. Face très-oblique, avec les faciaux ordinairement ciliés; épis- tome non saillant; corps cylindriforme , ou cylindrico-conique , à teintes d'un noir mélangé de gris. Les larves vivent ordinairement dans les chenilles. Antennœ elongata , ad epistoma porrectœ ; primi articuli sapins brevissimi, tertio trilongiore aut quadrilongiore , prismatico autcylin- drico ; primis cheti articulis brevioribus. Fades obliquior; jaciatibus se/ito ciligeris ; epistoma non promi- nulum ; corpus cylindriforme, aut cylindrico-conicum , nigrum , griseo vittatum, Plerœque larvée vivunt in erucis. Les Faunides sont faciles à distinguer des sections précé- dentes ; mais il est très-difficile de ne pas les coniondre avec celles qui suivent. L'obliquité de leur face, leur corps moins LES ENTOMOBIES. 103 épais, plus cylindrique ou conique, doivent marcher sur ia première ligne de leurs caractères distinctifs. On peut encore noter leurs antennes ordinairement plus longues et leurs fa- ciaux le plus souvent ciligères. Nous verrons que les Tachines , au moins sur un sexe , ont les yeux presque contigus : ce fait n'a pas lieu sur cette section. Ces insectes, nombreux en genres et en espèces, souvent très-difficiles à distinguer, nous prouvent avec quel soin il faut tenir compte des caractères les plus légers, si l'on veut parvenir à quelque exactitude. Notre climat en fournit une grande quantité ; et les moeurs des larves sont connues pour la plupart des genres. Elles vivent presque toutes dans les chenilles , surtout dans celles des Bombycites et des Noctuel- lites ; celles d'une série vivent dans les souterrains des Hymé- noptères fouisseurs. I. Genre BELVOISIE , BELVOSIA. R. D. Antennes assez courtes et peu épaisses; le deuxième article presque aussi long que le dernier; premiers articles du chète courts. Caractères des Latreillies, face plus large et plus aplatie; fa- ciaux n'ayant que quelques cils le long des fossettes. Antennœ brevïores , graci/iores ; secundus articulas longitudine ter- ni ; primis cheti articulis brcvissimis. Latreilliarum characteres ; facie latiore , magisque compressa; facialibus vix ci/igeris. Ce genre, que je dédie à la mémoire de feu Palisot de Beauvois, semble offrir tous les caractères des Latreillies : mais il en diffère par sa face tout-à-fait aplatie, par son deuxième article antennaire plus long , et par ses faciaux , qui n'offrent que quelques cils. 1. Belvosja bjcincta. R. D. Frontalibus rubricantibus ; fronte nigrâ ; facie albescente. Corpus aterrimum ; abdomen ^onâ duplici aurulentâ ; alis atratis. IC>4 ESSAI SUR LES MYODA1RES. Longueur, /lignes; largeur, 3 lignes 1/2. Front noir et fron- taux rougeâtres; face blanchâtre; antennes brunes ; corselet poilu, noir-mat ; écusson noir-rougeâtre ; abdomen d'un beau noir lui- sant , avec deux zones flavescentes ; cuillerons très-noirs , ainsi que les pattes; ailes très-enfumées. Cette belle espèce a été rapportée de la Caroline et des Antilles. II. Genre LATREILLIE, LATREILLIA. R. D. Antennes descendant jusqu'à l'épistome ; les deux premiers articles très-courts; le troisième long, cylindrique. Chète raide, avec les deux premiers articles très-courts. Front large , transversal ; face large , oblique , souvent comme aplatie; faciaux ayant des cils raides le long des fossettes; péris- tome presque carré ; corps cylindriforme ; la cellule yC s'ouvrant avant le sommet de l'aile. Antennœ ad epistoma porrectœ ; primi duo articuli brevissimi ; tertius valdè longior , cylindricus, Chetum strictum , primis duobus articulis brevissimis, Fronte latiore , transvcrsâ ; faciès lata , obliqua , sœpe veluti compressa ; facialia validis ciliis per foveas munita ; peristoma quasi quadratum ; corpus cylindriforme ; alarum cellula yC ante apicem aperta. Les antennes plus longues, avec les premiers articles très- courts, la face oblique, comme comprimée, le front trans- versal , distinguent nettement ce genre de la Belvoisie et des genres voisins. Je le dédie à mon illustre maître, M. Latreille. Une espèce est sortie de la chrysalide du Cucullia ( Noctna ) Verbasci. 1. Latreillia bifasciata. AIUSCA BIFASCIATA. Fabric. n.° 53. Afagna ; faciès alba ; antennis ni gris ; thorax et abdomen atra , vald'e pi/osa ; versus anum fasciœ duos aureœ ; pedes nigri. Longueur, 7 lignes. Corps épais, cylindrico-arrondi ; frontaux noirâtres; côtés du front d'un blanc brunâtre; face blanche; LES ENTOMOBIES. I O 5 antennes brunes ; corselet très-noir en dessus , un peu rougeâtre en dessous; écusson noir-rougeâtre; le premier segment de l'abdomen noir, ainsi que le deuxième ; le troisième formé par une zone noire et par une autre zone plus large, d'un jaune doré; le qua- trième est tout-à-fait semblable. Anus noir; pattes noires; cuillerons fuligineux; ailes trigones , assez fortement lavées de noir. Le mâle est un peu plus petit. Cette belle espèce se trouve aux Antilles, dans la Virginie et la Caroline. On l'a aussi rapportée du Brésil. 2. f.ATREILLIA UNIFASC1ATA. R. D. Primi duo antennœ articuli Ju/vi : faciès argentea ; corpus nigrum , ano flavo-aurato ; pedes nigri ; calypta alba. Longueur, 5 lignes. Corps cylindrico-arrondi; frontaux et pre- miers articles antennaires jaune-fauve, le dernier article noir; bouche jaunâtre; côtés du front brunâtres; face d'un blanc ar- genté; corps noir; corselet rayé de cendré; abdomen ayant des reflets cendrés un peu jaunâtres, et l'anus jaune-doré; pattes noires; cuillerons blancs; ailes assez claires , à base noirâtre. Cette espèce, qui fait partie de la collection du comte De- jean , a été rapportée de Philadelphie. 3. Latreillia campestrjs. R. D. Frontalia nigra; antcnnis , pedibus , nigris ; corpus nigrum , ab do- mine albo-grisescenté-trifasciato ; a lis claris. Longueur, 5 lignes. Frontaux d'un noir de velours; front et face d'un blanchâtre un peu brun; face oblique; antennes, pattes, noires; corselet noir, rayé de gris; abdomen d'un beau noir-jais, avec trois bandes transverses d'un blanc grisâtre sur le dos; cuille- rons blancs; ailes fortes, assez claires, veinées, et jaunâtre-saie à la base. Cette espèce , qui est rare , a été trouvée sur les fleurs de 1 ' Imp erato ri a silvcstris. A- Latreillia albifrons. R. D. Priori similis ; frons et faciès argenté œ ; scutellum ad apicem rujescens ; abdominis Jasciœ /éviter albidiores ; alis leviterjuliginosis, Z . Savans étrangers. O lOfj ESSAI SUR LES MYODAIRES. Semblable au L. campestris ; front et face d'un blanc soyeux argenté; corps d'un noir un peu moins brillant; corselet moins rayé de gris; sommet de I'écusson rougeâtre; les fascies de l'ab- domen un peu plus blanches et à reflets; ailes légèrement lavées de fuligineux, avec un petit point au milieu du disque. Cette espèce, également très-rare, a été trouvée sur les fleurs de ['Heraçlœum spondylium , à Saint-Sauveur. 5. Latreillia Lalandii. R. D. Corpus nigro-cinerascens ; antennis bruneis ; scutello obscure ju/vo . pedibus nigris ; alis basi sordidis. Taille des espèces précédentes. Frontaux d'un rougeâtre obscur; antennes brunes; cotés du front noirs; face argentée, avec les médians rougeâtres; corselet noir, obscurément rayé de cendré ; écusson d'un fauve obscur; abdomen noir, garni de reflets cen- drés; cuiilerons blancs; ailes sales à la base. Cette espèce, qui fait partie du Muséum d'histoire natu- relle , a été rapportée du cap de Bonne-Espérance par feu de Lalande. 0. Latreillia testa cea. R. D. Frontalia , primi antennœ articuli , subrubra ; faciès flavescens ; corpus ftavo - testaceum , ab domine albidc tessellante ; tibiis palli- dulis ; alœftavescentes. Longueur, 5 lignes. Frontaux, premiers articles antennaires, rouges ou rougeâtres ; cotés du front , face , jaunâtres , ainsi que le corselet; abdomen testacé avec quelques lignes albidules; la base des derniers segmens et une ligne le long du dos, noires; pattes brunes; tibias pâlissans; cuiilerons blancs; ailes lavées de jaunâtre. Cette jolie espèce ne paraît pas très-rare à Paris. 7. Latreillia hirta. R. D. Cylindrica ; frons et faciès argentés ; primi antenna' articuli fulvi- cantes ; scutellum ad apicem rubidum ; abdomen nigrum , tribus fasciis griseo-aureo-tessellantibus ; pedes nigri LES ENTOMOBIES. IO7 Longueur, 4 lignes i/4- Frontaux, premiers articles anten- naires rougeâtres , le dernier noir, ainsi que les pattes; front et face d'un blanc satiné argenté; corselet noir, mélangé de gris cendré; sommet de l'écusson rougeâtre; abdomen noir, avec trois larges fascies transverses d'un gris doré chatoyant; cuillerons très-blancs ailes claires , un peu sales h la base. J'ai pris cette espèce sur les feuilles d'une haie. 8. Latreillia CUCULLIsE. R. D. Frontis latera et faciès alba ; frontalibus rubescentibus ; thorax niger, griseo lineatus ; abdomen griseo-cinereo-trifasciatum. Longueur, 3 lignes 1/2. Côtés du front et face blancs; frontaux rougeâtres; antennes, pattes, noires; corselet noir, rayé de gris; trois fascies de reflets gris-cendré sur l'abdomen; ailes flavescentes à la base. Je ne décris ici qu'une espèce avortée , sortie de la chrysa- lide du Cucullid ( Noctua ) Verbasci. 9. Latreillia silvestrjs. R. D. Antennœ griseo - bruneœ ; faciès roseo-argentea ; abdomen /éviter minus tes se II ans. Similis priori. Longueur, 4 lignes. Frontaux rougeâtres; front et face d'un blanc satiné argenté. A une certaine lumière, la face paraît un peu rosée. Antennes d'un gris brun ; corselet noir , varié de gris cendré; sommet de l'écusson ferrugineux; abdomen un peu moins chatoyant que sur l'espèce précédente. J'ai trouvé cette espèce dans les bois de Saint-Sauveur. 10. Latreillia aiinor. Similis L. silvestri ; minor. Antennœ niçrrce ; faciès rosea. Semblable au L. silvestris ; le tiers plus petite. Frontaux rouges ; médians rosés ; antennes noires. J'ai trouvé cette espèce sur la commune de Rogny. 08 ESSAI SUR LES MYODAIRES. III. Genre SALIE, SALI A. R. D. Tous les caractères du G. Latreillic : mais le deuxième article de l'antenne est le tiers du troisième pour la longueur. Front un peu moins transverse; face un peu moins oblique. Omîtes characteres G. Latreillia: : at secundus antennœ articulus tertiam partent ultimi œtjutit. hronte paul'o minus transversa ; facie pau/ô minus obliqua. On serait d'abord tenté de prendre ces espèces pour des Latreillies : mais le développement du deuxième article an- tennaire et la face presque verticale ne tardent point à les faire différencier. On peut aussi noter qu'elles sont plus cylin- driques. Ces espèces sont rares. Une d'entre elles vit dans la che- nille du Bombyx trifolii. i. Sali a bombycivoRa. R. D. Nigro-grisescens ; facie argenteâ ; scutello fulvo ; ano rubricanti : a/is basi /éviter fuliginosis. Longueur, 6 lignes. Face et côtés du front argentés; antennes noires, presque verticales; corselet noir, rayé de grisâtre; écusson fauve; abdomen noir avec quelques reflets cendrés; anus fauve; cuillerons blancs; ailes un peu fuligineuses à la base. Cette espèce est sortie de la chrysalide du Bombyx trifolii. Fabr. [ Le petit Minime. Geoff. ] 2. Sa lia velox. R. U. Antcnnis , pedïbus , aigris ; facie argenteâ ; frons lûtes cens ; thorax griseo vittatus ; abdomen nigro-nitens , triplici fasc'tâ cinereo-grises- cente-tessellatâ ; alis basi sordidiusculis. Longueur, 5 lignes. Frontaux d'un brun rougeàtre ; antennes, pattes, noires; face argentée; front un peu jaune; corselet noir, fortement rayé de gris; écusson d'un rougeàtre obscur; abdomen LES ENTOMOBIES. I OQ noir-luisant , avec trois fascies assez larges, d'un cendré grisâtre ei à reflets; cuillerons blancs; ailes claires, sales à la base. J'ai trouvé cette espèce au bois de Boulogne. 3. Salia echinura. R. D. Cylindrica , nigra ;frontalia bruneo-fulva ; antennœ nigrœ ; thorax griseo lineatus ; scutellum fulvum ; abdomen lateribus /éviter fulvis , et griseo-cinereo-trifasciatum ; pedes nigri ; anus maris appendiculatus , pilosus. Longueur, 6 lignes. Cylindrique; frontaux brun -fauve; an- tennes noires; face, côtés du front, d'un argenté un peu brun; corselet noir, fortement rayé de gris cendré; écusson fauve; ab- domen noir, cylindrique, avec trois fascies assez larges d'un gris cendré , et un peu de fauve sur les côtés du deuxième et du troi- sième segmens; anus du mâle appendiculé, velu; pattes noires; cuillerons blancs; ailes d'un jaunâtre sale h la base. Cette rare espèce, qui fait partie de la collection du comte Dejean , doit avoir été trouvée en France. 4- Salia c irrata. R. D. Antennœ nigrœ ; faciès argentea ; frontalia rubescentia ; scutellum apice fulvescente ; abdomen nigrum , griseo-albicante-trifasciatum. Longueur , 4 lignes. Antennes noires ; frontaux rougeâtres ; côtés du front d'un argenté un peu brun; face argentée; corselet noir, fortement rayé de gris flavescent; sommet de l'écusson rou- geâtre; abdomen noir, avec trois fascies d'un gris albide; pattes noires; cuillerons blancs; ailes claires, un peu jaunâtres à la base. Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean. 5. Salia erythrocera, R. U. Cylindrica ; prirnis antennœ articulis rubris ; thorax nigro-gris es- cens ; abdomen atro-nitidum , tribus fasciis griseo-flavescentibus. Longueur, 3 lignes. Cylindrique; côtés du front et face blancs; frontaux, premiers articles de l'antenne, rougeâtres, le dernier et les pattes noirs; corselet noir, saupoudré de brun; écusson noir ; 1IO ESSAI SUR LES M YOD A INES. abdomen noir-brillant, avec trois fascies d'un gris cendre- un peu jaunâtre; cuillerons blancs; ailes claires. Je n'en ai trouvé qu'un individu sur le canton de Saint- Sauveur en Forterre. 6. Salia nigricornis. R. D. Priori similis ; minor. Primis antennes articulis nigro-rubescen- tibus. Longueur, 2 lignes. Semblable au S. erythrocera; face et côtés du front blancs; frontaux rouges; les premiers articles antennaires d'un brun rougeàtre; corselet noir avec un peu de grisâtre; ab- domen noir-luisant , avec trois fascies chatoyantes grisâtres : il est un peu déprimé; cuillerons blanchâtres; ailes claires. Le seul individu que je possède a été' trouvé, en juillet, sur les collines calcaires de la Forterre. 7. Salia Blondeli. R. D. Minor ; primis antennœ articulis favo-fulvis ; abdomen griseo fia- vicante tessellans ; calyptis leviter flavescenfwus. Longueur , 2 lignes. Premiers articles antennaires jaune-fauve ; les fascies de l'abdomen sont d'un gris jaune sale; cuillerons un peu flavescens. C'est la plus petite espèce que je connaisse. Elle fait partie de la collection de M. Blonde). 8. Salia metallica. R. D. Thorax nigricans , griseo lineatus ; abdomen meta/lice nigricans, meisuris subfiavescentibus , primis antennœ articulis fulvis ; calyptis subalbis. Longueur, 2 lignes 1/2. Ç Frontaux d'un brun obscur; face et côtés du front d'un blanc grisâtre; premiers articles antennaires fauves; corselet noirâtre, rayé de gris; abdomen noirâtre-métal- lique, avec des lignes d'un blanc flavescent aux incisions des seg- mens; cuillerons blanchâtres; ailes assez claires, un peu sales h la base. J'ai trouvé cette espèce aux environs de Paris. LESENTOMOBIES. MI IV. Genre ATHRYCIE, ATHRYCIA. ( a priv. ; s*>}£, pi/us. ) R. D. Tous les caractères des Latreillies : mais le second article an- tennaire plus long et nu ; chète plus court , ayant le second article plus long. Faciaux non ciliés le long des fossettes; corps noir, cylin drico-allongé. Omnes Latreilliarum characteres : at secundus antennœ articulw: paulà longior et dorso nudus ; chetum brevius secundo articule lon- giore. Facialia per jbveas non ciligera ; corpus atrum , cylindrico-elon- gatum. Les Athrycies ont les plus grands rapports avec les La- treillies : mais leur corps plus allongé, leur chète plus resserré, leur second article antennaire un peu allongé et nu sur le dos, et surtout leurs faciaux non ciliés le long des fossettes , les en distinguent nettement , ainsi que des Salies. Ces insectes ont encore de plus grandes analogies avec les Lydelles, qui, outre d'autres caractères, ont le second article antennaire légèrement velu sur le dos. Les Athrycies sont rares. i. Athrycia erythrocera. R. D. Cylindrica, atra ; facie alb'idâ ; primis antennœ articulis rubr'is ; calyptis a/bis. Longueur, 4 lignes 1/2. Cylindrique; front et face d'un blanc argenté; frontaux d'un brun incane; palpes, les deux premiers articles antennaires, d'un jaune flave; le dernier article, pattes, noirs; corselet noir, mélangé de cendré; abdomen noir, avec trois légères fascies à reflets blancs ; cuillerons blancs; ailes claires, un peu flavescentes à la base. J'ai trouvé cet insecte à Saint-Sauveur. Il existe aussi a Paris. 112 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 2. Athrycia flavescens. R. D. Simiiior A. erythrocene. Frons lutescens ; a/a parumper clariores. Semblable à VA. erythrocera. Front jaunâtre; ailes un peu moins flavescentes et à disque moins diaphane. J'ai trouve cette espèce au bois de Boulogne , au mois de juin. V: Genre LYDELLE, LYDELLA. R. D. Antennes descendant jusqu'à l'epistome; Je second article un peu long, villeux; le second article du chète double du premier. Face n'ayant que des cils légers à la base des faciaux; cellule yC ouverte avant le sommet de l'aile, avec sa nervure transverse cintrée. An tennis ad epistoma porrectis ; secundus articulas paulisper elon- gatus , pilosus ; secundus cheti articulus primo bilongior. Facie ,facialil/us basi /éviter cihgerls ; ccllula yC ante apicem ala aperta , nervo transverso arcuato. Ce genre, très-voisin des Phorocères, s'en distingue par ses faciaux , qui n'ont que des cils légers à leur base ; par son deuxième article antennaire plus long, sa face plus oblique, son chète resserré comme sur l'Athrycie , et son front plus large. Le second article du chète, double du premier, le différencie des Platymyes. L'Athrycie a la face plus verticale, les antennes plus grêles, et la nervure transverse de sa cel- lule y C de l'aile est droite. La larve d'une espèce est sortie de la chrysalide de ['Hydro- camp'a urticalis. Je soupçonne une autre espèce, que je n'ai jamais pu déterminer à cause de ses accidens , de vivre dans la chenille du Zyga/ia 'Philipendulœ. i. Lydella grisescens. R. D. Cylindriformis ; niara ; crriseo-aurulante lineata et tessellans : y •> go facie argenteâ ; alis basi fuliginosis. Longueur, 4 lignes. Cylindriforme; face argentée; côtés du LES ENTOMOBIES. I I 3 front d'un argenté un peu brunissant ; antennes , pattes , noires ; corselet noir rayé de gris; abdomen noir-brillant , avec trois fascies transverses d'un noir doré, et un peu de fauve sous les côtés du second segment ; cuillerons blancs ; ailes claires , flavescentes à fa base. Cette espèce vit à Paris. 2. Lydella agrestis. R. D. Cylindrica ; nïgra ; griseo-cinerascente lineata et tessellans. Longueur, 3 lignes 1/4. Cylindrique; face argentée; côtés du front d'un blanc brun ; corselet noir rayé de gris cendré ; ab- domen noir-luisant , avec trois fascies transverses d'un cendré un peu obscur ; antennes et pattes noires ; cuillerons blancs ; ailes claires , un peu flavescentes à la base. On trouve cette espèce sur les fleurs. 3. Lydella njtida. R. D, Omnino similis L. agresti : corpus nigro-nitidum. Tout-à-fait semblable au L. agrestis : le corps est d'un noir qui reluit. Cette espèce fait partie de la collection de M. Blondel. 4- Lydella dubia. R. D. Similis L. agresti : facie bruniore ; abdomen cinereo-grisescente tessellans ; secundus antennœ articulas brevior. Taille et port du L. agrestis : face et côtés du front d'un blanc brunissant; les fascies chatoyantes de l'abdomen sont d'un cendré un peu grisâtre ; cuillerons très-blancs ; le second article anten- naire moins long. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 5. Lydella hydrocampje. R. D. Cylindrica; nigro-nitens ; vix cinerascente tessellans ; calyptis a/bidè flavescentibus ; alis quàm levissime fuliginosis. Longueur, 3 lignes. Assez cylindrique; face argentée; frontaux, 2. . Savans étrangers. p i l | ESSAI SUR LES MVODAIRES. antennes, noirs; corps noir-luisant, n'ayant des lignes cendré- obscur que sur le corselet; l'abdomen offre trois fascies cendré- obscur; cuillerons ordinairement d'un blanc jaunâtre; ailes très- légèrement fuligineuses. Cette espèce est sortie de la chrysalide de XHydrocampa urticalis. 6. lYDELLA CAMPESTRIS. R. D. Similis L. grisescenti; minor : cinereo lineata; abdomïnis secun- dum segmentum non lateribus subfulvum. Longueur, 3 lignes. Port et formes du L. grisescens ; face ar- gentée; corselet noir, rayé de cendré; abdomen noir, avec trois fascies de reflets d'un cendré un peu grisâtre; cuillerons blancs; ailes claires , à peine un peu flavescentes à la base. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur ; elle vit aussi à Paris. 7. Iydella myo/dsea. R. D. Omnino similis L. campestri; paulo minor : jrons lateribus pau- lisper brunior ; abdomen cinereo-flavescente fasciatum. Longueur, 2 lignes i/i. Tout-à-fait semblable au L. cim- pestris ; un peu plus petite : côtés du front plus bruns; abdomen noir-luisant , avec trois fascies transverses d'un cendré un peu jau- nâtre. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 8. Lydella pallidipalpis. R. D. Val de affînisL. nigricorni; minus cylindrica : cœsia , cinereo vit hit, 1 et tessellans ; palpis pallidis. Longueur, 2 lignes 1/2. 5 Corps noir un peu luisant, rayé de cendré sur le corselet; trois fascies cendrées sur l'abdomen, qui est moins cylindrique que celui du L, nigricornis ; face argentée ; palpes entièrement pâles; ailes un peu sales h la base. Cette espèce a été trouvée aux environs de Lille par M. Macquart. LES ENTOMOBIES. Ilj O. LYDELLA NIGRICORN1S. R. D. Cylindrlca ; antennis paulisper crassatis ; nigra , cinereo obscuro tessellans ; alis paulisper flavescente lavatis. Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindrique; antennes un peu rac- courcies, un peu plus épaisses; face argentée; côtés du front d'un blanc brunissant; corps noir, légèrement glacé et rayé de cendré ailes h disque très-légèrement flavescent. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 10. Lydella floricola. R. D. Cylindrlca; nigra; cinereo lineata et tessellans ; 'facie bruneo vix albescente ; alœ subsordidœ. Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindrique; noire, à lignes et à re- flets cendré blanc; antennes brunes; face d'un brun h peine blan- châtre; cuillerons blancs; ailes un peu sales. J'ai trouvé cette rare espèce à Paris. 1 1 . Lydella fulvipes. R. D. Nigra; cinereo vittata et tessellans ; facie frontisque lateribus argenteis ; femoribus et tibiis bruneo juives centibus. Longueur, 3 lignes 1/2. Corps noir; frontaux rougeâtres; face et cotés du front d'un blanc argenté ; corselet rayé de cendré ; abdomen ayant trois fascies transverses cendrées; cuisses et tibias d'un beau fauve obscur; cuillerons blancs; ailes claires, un peu sales à la base. J'ai trouve cette espèce aux environs de Paris. 12. Lydella scuteli aris. R. D. Cœsia ; cinereo vittata et tessellans ; facie albâ ; scutello apict secundique abdominis segmento lateribus fulvis. Longueur, 3 lignes 1/4. $ Antennes, palpes et pattes noirs; face blanche; frontaux un peu rougeâtres; corps noir-de-pruneau, avec des lignes cendrées sur le corselet et trois fascies de reflets d'un cendré un peu gris sur l'abdomen; écusson et cotés du second ,>* Il6 ESSAI SUR LES M YOD AIRE S., segment abdominal rougeâtres.; cuillerons Lianes; ailes claires, un peu sales à la base. Cette espèce , originaire de Lille , m'a été communiquée par M. Macquart. VI. Genre OLINDE , OLINDA. R. D. Caractères des Lydelles et port d'une Phorinie. Antennes des Lydelles; chète très-court et tomenteux; faciaux non ciliés ; corps non déprimé. La nervure transverse de la cel- lule y C des ailes est concave en dedans. Lydellarum characteres et Phoriniarum aspectus. Lydellarum antennœ; chetum brevissimum , manifeste tomentosum ; facialibus nudis ; corpus non depressum. Nervus transversus eel- lulœ yC alarum interne concavus. I. Olinua brasiliensis. R. D. Cylindrica ; facie fronteque lateribus aureis ; antennis pedibusque nigris ; thorax vittatus , et luteo-auridanti-tomentosus ; abdomen ni- grum , tribus fasciis transversis luteo-auratis ; alœ fusco lavatœ , et nervis validis. Longueur, 6 lignes. Cylindrique; face et côtés du front dorés ; antennes et pattes noires ; corselet rayé, et garni d'un duvet jaune un peu doré; abdomen noir, avec trois fascies transverses jaune- doré; cuillerons blancs; ailes lavées de noirâtre, et à fortes ner- vures. Cette espèce , rapportée du Brésil par M. Auguste Saint- Hilaire, fait partie du Muséum royal. VIL Genre PLATYMYL, PLATYMYA. R. D. Caractères des Lydelles. Le second article du chète très-court. Faciaux n'ayant de légers cils qu'en bas; corps un peu déprimé ; péristdme presque carré; la cëlltde yC un peu plus près du sommet de l'aile , avec sa nervure transversale droite , et non cintrée. LES ENTOMOBIES. 1)7 Lydell'arum characteres. Secundus chetï articulus brevissimus. Peristoma quadratum facia/ibus tenuibus ciliis et so/ùm adbasim ciligeris ; corpus depressum ; cellula yÇ paulo vicinior alarum apici , nervo transverso recto , non arcuato. La longueur des antennes, l'obliquité de la face, la forme du péristome , indiquent de véritables Lydelles : mais la brièveté du second article chétal, les faciaux à peine ciligères à leur base", le corps assez déprimé , la nervure transverse de la cellule yC de l'aile, qui est droite, offrent une réunion de caractères suffisante pour établir un genre, qui présente en- core de grandes analogies avec les Phryxés. i. Platymya rubescens. R. D. Satis depressa; faciès alba ; palpls , primis duobus antennes arti- cu/is, abdomine subtus , fulvescentibus ; thorax griseo-ftavescenre lineatus; abdomen griseo-Jlavescente trilineatum ; calyptïs fiavescen- tibus. Longueur, 5 à 6 lignes. Assez large, un peu déprimée; face, côtés du front, blancs; les deux premiers articles antennaires d'un brun fauve , ainsi que les palpes ; corselet noir , rayé de gris un peu jaunâtre ; abdomen noir , avec trois fascies d'un gris jaunissant ; ses côtés, et surtout le dessous, offrent du rougeâtre; cuillerons flavescens; ailes claires , mais noires à la base et le long de la côte. Cette espèce, qui fait partie du Muséum d'histoire natu- relle, a été rapportée de la province de Guaratuba , au Brésil , par M. Auguste Saint-Hilaire. 2. Platymya mstivalis. R. D. Depressa; nigra ; cinereo lineata ; faciès brunea , lateribus albi- cans ; calyptis alisque claris. Longueur, 2 lignes. Déprimée; d'un noir un peu luisant; cor- selet obscurément rayé de cendré ; deux bandes d'un cendré albide sur le travers de l'abdomen ; face brune , avec ses côtés albicans ; cuillerons et ailes clairs. J'ai trouvé cette espèce en été à Saint-Sauveur. 110 ESSAI SUR LES MYODAIRES. Platymya Blondeli. R. D. }• Depresso-subrotunda ; nigra ; cinereo obscuro lineata; faciès late- ribus argenteis ; alis basifavescentibus. Longueur, 2 lignes 1/2. Un peu subarrondie; noire; corselet obscurément lave et rayé de cendré; abdomen ayant trois légères lignes transverses albides; face argentée sur les côtés; base des ailes Havescente. , Cette espèce est très-voisine des Ophélies : mais elle n'a que quelques cils le'gers à la base des faciaux. Elle a été trouvée par M. Carcel. VIII. Genre PHORINIE , PHORINIA. R. D. Caractères des Lydelles et des Platymyes : mais le deuxième article antennaire plus court; le second article du chète au moins triple du premier. Front peu large; face ciliée le long des fossettes; corps cylin- drique. Lydellarum et Platymyarum characteres : at secundus antenna artïculus brevior ; secundus cheti articulus primo trilongior. Frons angustata ; faciès ciligeris facialibus ; corpus cylindricum. Le second article du chète, triple du premier, distingue nettement ce genre des Lydelles , qui n'ont que de légers cils à la base des faciaux, avec un front large : ce front plus étroit et la face plus ciligère le différencient des Platymyes. Ces insectes ont un port assez gracieux. 1. Phorinia aurjfrons. R. D. Cylindrica ; nigra; griseo-flavescente lineata; fac'u alba ;fronti lateribus favescent . Longueur, 3 lignes. Cylindrique; d'un noir luisant; antennes . pattes, noires; race blanche; cotes du front jaunes; corselet raye de gris rlavescent; abdomen avant trois zones d'un gris dore; LES ENTOMOBIES. I 19 cuillerons' blancs; ailes claires, un peu plus obscures à la base et le long de la cote. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 2. Phorinia gracilis. R. D. Cylindrica ; nigro-nitens ; cineras cens ; fions lateribus albicans. Longueur, 2 lignes 2/3. Cylindrique; d'un noir luisant; face et côtés du front blancs; corselet rayé de gris cendré; abdomen ayant trois fascies transverses cendrées; cuillerons blancs ; ailes assez claires, un peu obscures vers la base. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 3. Phorinia micromera. R. D. Similis P. gracili; minor : ab domine nigro - nitente , ulbide tri- fasciato. Semblable au P. gracilis ; le quart plus petite : le second ar- ticle du chète plus court; abdomen noir-luisant, avec trois fascies blanches ; un peu de flavescent à la base. Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel. 4. Phorinia Macquarti. R. D. Simillima P. micromera:; facie albâ ; fronte vix flavescenn , abdomen fasciis jlavescentibus ; alœ limpidœ. Longueur, 2 lignes. Corps noir, à peine un peu rayé de gris cendré sur le corselet; face blanche; front un peu jaunâtre; les fascies de l'abdomen assez dorées ; ailes claires. Cette espèce, trouvée aux environs de Lille, m'a été com- muniquée par M. Macquart. 5. Phorinia minor. R. D. Simillima P. aurifronti ; pau/o minor : corpus griseo - aurulenU lineatum. Tout -à -fait semblable au P. aurifions; mais un peu plus petite : les côtés du front, les lignes du corselet et celles de l'ab- domen, sont d'un jaune doré. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 120 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 6. Phorinia borealis. R. D. Minor ; nigra ; cinereo vittata et f as data; facle bruneo-albicante , frontali angulo prominulo ; alœ l'unpidœ basi subflavcsccntc. Loagueur, ligne 1/2. D'un noir luisant; corselet un peu rayé de cendré; trois fascies cendrées et chatoyantes sur l'abdomen; face d'un brun albicant; base des antennes plus ou moins cachée par l'angle frontal; ailes claires , un peu flavescentes à la base. Cette espèce, trouvée à Lille, m'a été communiquée par M. Macquart. IX. Genre OPHÉLIE, OPHELIA. R. D. Tous les caractères du G. Araba , mais front moins large ; angle frontal moins prononcé; cils des faciaux un peu moins raides; abdomen un peu moins conique. Arabarum charactcrcs , at frons paulo angustior , facie minus ungulatâ ; facialia ciliis minus rigidis ; abdomine minus conico. Les Ophélies ne sont qu'un démembrement des Arabettes : mais, comme il importe de signaler les véritables Arabettes en raison de leurs habitudes, j'ai cru devoir attacher quelque importance aux faibles mais constantes différences que les Ophélies présentent. Leur front est moins large; l'angle qu'il forme avec la face est moins saillant, d'où la face est un peu moins oblique; ses cils ne sont pas si raides. Une espèce est éclose de la nymphe du Smcrynthus Popuh. 1. Ophelia agi lis. R. D. Cylindriformis ; nigra ; facie argcnteâ; abdomine cinereo-grises- cente tesscllato. Longueur, 3 lignes. Noire; face argentée; antennes et pattes noires; corselet rayé de cendré; abdomen ayant trois fascies trans- verses de reflets d'un cendré soyeux gris; cuillerons blanchâtres; ailes un peu sales à la base. J'ai trouvé cette espèce à Saint- Sauveur. LESENTOMOBIES. 121 2. OPHELIA F EST IV A. R. D. Similis O. agili : facie argenteâ ; abdomine minus depresso , cinereo vix grisescente tessellato ; calyptis a Ibis. Semblable à l'O, agilis ; un peu plus grosse : côtés du front argentés ; abdomen plus arrondi , avec des fascies un peu moins larges et d'un cendré un peu moins gris ; cuillerons blancs. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 3. OPHELIA GRACILIS. R. D. Nigricans ; abdomine nigro-nitido , griseo-favescente trifasciato ; scutello apice subferrugineo ; alis basi sordidis. Longueur, 3 lignes 1/4. Cylindriforme ; face verticale et blanche , ainsi que les côtés du corps ; frontaux fauves ; antennes , pattes', noires; corselet saupoudré de gris; pourtour de l'écusson ferrugineux; abdomen noir-brillant , avec trois fascies ou zones transverses d'un gris un peu jaunâtre; cuillerons blancs; ailes assez sales à la base. J'ai trouvé cette jolie espèce à Saint-Sauveur. 4. Ophel/a lutescens. R. D. Omninb similis O. gracili : calyptis leviter fiavescentibus , scu- tello nis.ro. Tout-a-fait semblable à YO. gracilis : écusson noir; les fascies de l'abdomen un peu plus flavescentes; cuillerons un peu fla- vescens. Cette espèce fait partie cfe-la collection de M de Saint- Fargeau. 5. OPHELIA CI N ERE A. R. D. Similis O. festivae : abdomine cinereo-albido tessellato. Tout-à-fait semblable à \'0. festiva : les fascies chatoyantes de l'abdomen sont d'un cendré albide, et non d'un cendré grisâtre. Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean. 2 . Savant étrangers. Q 122 ESSAI SUR LES M YOD AIRES. X. Genre BLONDELIE , BLONDELIA. R. D. Caractères des Ophélies; mais les faciaux n'ont que des cils petits et qui ne montent que jusqu'au milieu de la face; la ner- vure de la cellule yC de l'aile est droite; teintes noires. Characteres Opheliarum ; ai faciaïui ciliis parvis et ci //géra solùm ad faciem mediam ; nervus transversus cellulœ yC alarum reclus : colores niari. o Ce sous-genre, dédié à M. Blondel , entomologiste de Versailles , ne diffère des Ophélies que par les deux carac- tères indiqués, et qui ne sont pas d'une grande importance. Il serait peut-être plus voisin des Phorocères : mais il s'en dis- tingue par la brièveté du deuxième article chétal. I. BLONDELIA NITIDA. R. D. Cylindrica ; nigro-nitida ; facie albide nigricante ; abdomen obscure trif as dation. Longueur, 3 lignes. Corps cylindrique , noir-brillant ; froni et face d'un noir blanchâtre ; trois légères fascies transverses d'un albide obscur sur le dos de l'abdomen ; cuillerons blancs ; ailes relevées , assez claires , un peu sales a la base. Cette espèce, qui n'est pas très-commune, se trouve à Saint-Sauveur et à Paris. 2. BLONDELIA A^pOMlNAUS. R. D. Nigro-nitida ; abdomine nigro-fulvescente. Longueur, 3 lignes. Frontaux brun-rougeatre; antennes noires; cotés du front et face argentés ; corselet un peu lavé de cendre; abdomen à reflets cendrés, blancs et noirs; la majeure barde des segmens paraît fauve à une certaine lumière; cuillenms blancs; ailes un peu sales à la base. Cette espèce fait partie de la collection dé M. Carcel. LES ENTOMOBIES. 123 3. Blondelia PALLIDIPALPIS. R. D. Cylindriformis ; atro-nitida ; thorax griseo-cinerascens ; pal pis apice pallidis. Longueur, 4 lignes. Cylindriforme ; d'un noir luisant; fron- taux, antennes, pattes, noirs; palpes d'un fauve pâle au sommet; face d'un blanc argenté un peu brun; corselet rayé et saupoudré de gris cendré ; abdomen noir-jais brillant , avec les incisions légè- rement cendrées; cuillerons blancs; ailes assez claires, un peu sales à la base. J'ai trouvé cette espèce à Paris sur les fleurs du Daucus carotta. 4- Blondelia fasciata, R. D. Nigm-nitens ; cinereo-lineatti et tcsscllans ; palpis aigris. Longueur , 4 lignes. Cylindriforme ; d'un noir luisant ; palpes hoirs ; front brun ; corselet rayé de blanc cendré ; abdomen avec trois fascies chatoyantes albides ; cuillerons blancs ; ailes claires , un peu flavescentes a la base. J'ai trouve cette espèce à Paris sur les fleurs de l'Hera- ilœuni spondyhum. XI. Genre RHINOMYE . RHINOMYA. R. D. Tous les caractères du G. Blondélie; mais les cils faciaux de la face sont plus nombreux et un peu plus rardes; le péïïstome allongé offre un épistome demi-circulaire et un peu saillant; la cellule ■} C est fermée avant le sommet de l'aile. G. Blondelhe dh'afacteres ; t facialia paulo inagis ciligera per foveas ; peristoma elongatum , epistomate semi-circulari , /éviter prominulo ; cellula yC ante apicem clausa. Outre les caractères des cils faciaux, du péristome et de l'épistome, ce sous-genre se distingue encore des Biondélies par sa cellule yC ', qui ne reste point ouverte , mais qui se terme avant le sommet de l'aile ; ce qui le rapproche beau- coup des races à corps noir et à cellule y C pédiculée. 12 | ESSAI SUR LES MYODAIRES. i. Rhinomya gagatea. R. D. Cylindrica ; nigro-nitida ; faciès alba ; abdomen albid'e tessellatum. Longueur, 3 lignes 1/2. Forme et port du B. n'aida; épistome un peu en bec; corps d'un beau noir luisant; face et côtés du front blancs ; des reflets blancs à l'insertion des segmens abdomi- naux ; cuillerons blancs; ailes un peu sales. Cette espèce unique fait partie de la collection de M. de Saint-Fargeau. Elle est de Paris. XII. Genre LYDINE , LYDINA. R. D. Antennes assez longues , descendant jusqu'à l'épistome ; le deuxième article du chète plus long que le premier; le troisième est évidemment tomenteux à une forte loupe. Front carré , noir-brillant ; face presque verticale , à faciaux nus; péristome en carré un peu allongé; épistome non saillant; cuille- rons devenant moins larges; ailes tendant à devenir plus étroites; la cellule yC un peu ouverte avant le sommet, avec sa nervure transverse un peu cintrée; corps cylindriforme , noirâtre-luisant. Antennœ sat longœ , usque ad epistoma porrectœ ; secundus cheti articulas primo longior, tertius manifeste tomentosus ad lentem. Frons quadrata, atro-nitens ; faciès vertical is , facial ibus nudis ; péris toma quadrato-longiusculum ; épis tomate non prominulo ; calyptis jam minoribus ; alœ jam angustiores ; cellutâ yC ante apicem leviter subaperta, nervo transverso levissime arcuato ; corpus cylindriforme , nigricante-nitidum. Ce genre, qui appartient évidemment à cette section, se rapproche des Blondclies et des Rhinomyes par la longueur de ses antennes. Il conduit aux Séricocérées. I. LYDINA NITIt>A. R. D. Cylindrica ; nigricante-nitida ; antennœ longiores ; a lis b Tout le corps noir-jais luisant; optiques et front d'un noir métallique; face noirâtre; antennes épaisses ; cuillerons et base des ailes jaunes. Cette intéressante espèce m'a été communiquée par M. Mac- quart, de Lille. XIII. Genre ÉRYNNIE, ERYNNIA. R. D. Presque tous les caractères du G. Blondélie : antennes allongées ; chète nu , à premiers articles courts. Face oblique; faciaux un peu ciligères ; péristome carré; corps conique, noir-brillant; cellule yC de l'aile légèrement pétiolée. Characteres G. Blondelis : antennis elongatis ; cheto nudo, primis articulis brevioribus. Faciès obliqua ; facialia /éviter ci/igera ; peristoma quadratum : corpus conicum , nignun ; ccllula y C alœ petiolata. La plupart des caractères de ce genre tendent à le rap- procher du genre Blondélie; mais la cellule yCde l'aile, qui est manifestement pétiolée, le distingue nettement, sans que j'aie besoin d'insister sur d'autres points. 126 ESSAI SUR LES MÏODAIRES. i. Erynnia nit/da. R. D. Parva ; conlca ; nigra ; calyptis alisque claris. Longueur, i ligne 2/3. Conique; corps noir-brillant , avec un peu de cendré sur le corselet; face argentée; cuillerons et ailes très-clairs. Je n'en possède qu'un individu, trouve, en septembre, sur le talus d'un terrain sablonneux et criblé de trous d'Hy- ménoptères. XIV. Genre WAGNÉRIE, GAGNER/A. R. D. . Premiers articles du chète courts. Face très-oblique; faciaux ciligères; péristome un peu trans- versal ; corps d'un beau noir luisant ; la cellule y C de l'aile avec un long pétiole. Primii cheti articulis brïyiorihui. Faciès obliqua , facialibus ciligeris ; peristomatc tevitêr transverso ; corpus gagateo-nitidum ; ccllula yC alarum longo pétiole. Ce genre , qui appartient à cette section , semble offrir les plus grandes analogies avec les Erébies, dont ses antennes et sa face le distinguent manifestement. Le long pétiole de la cellule yC de ses ailes empêchera toujours de le confondre avec quelque autre genre que ce soit. 1. Wagneria gagatea. R. D. Cylindriformis ; tota gagateo-nitïda, facic vix albtsïente ; fions lateribus nigro-metallicis. Longueur, 3 lignes 1/4. $ Cylindriforme; tout le corps d'un beau noir-jais luisant; côtés du front d'un noir métallique; à peine un peu de blanchâtre à la face; cuillerons et ailes clairs. Le seul individu que je connaisse a été trouvé sur les col- lines calcaires du canton de Saint-Sauveur, parmi des plantes en fleur. LES ENTOMOBIES. I27 XV. Genre ARABETTE , ARABA. R. D. Antennes descendant jusqu'à I'épistome ; les deux premiers articles très-courts, le troisième long, cylindrique; chète apical, à premiers articles très-courts. Front assez large ; angle frontal très-prononcé ; optiques argen- tés; face oblique; faciaux ciligères ; péristome carré, à ëpfstome non saillant; corps conique , couvert d'un duvet gris cendré, gris pulvérulent; la cellule yC de l'aile ouverte bien avant le sommet, avec la nervure transverse cintrée. Antentitv ad epistoma porrectœ : primis articulis breviss'unis , ultimo longo , cylindrico ; chetum apicale, primis arûculis breviss'unis. Frons satis lata , angulose prominula in facie ; opticis métal lice ar- genteis; faciès obliquior , facialibus ciligeris ; corpus conicum , grises- cens, griseo-tessellans ; cellula yC anie alœ apicem aperta , nervo tramverso arcuato. La forte saillie de l'angle frontal, l'obliquité de la face, le corps conique, à teintes grises, la teinte argentée des optiques, font aussitôt reconnaître les espèces de ce genre. On pourrait les confondre avec les Ophélies; mais tous les .caractères énoncés sont beaucoup moins prononcés sur ces dernières , qui d'ailleurs ne paraissent pas avoir les mêmes habitudes. La face est peu oblique sur les Phorinies ; le deuxième article du chète des Lydelles est plus long que le premier; enfin les Phorocères ne sont pas ciligères sur toute l'étendue des faciaux. J'appelle l'attention des naturalistes sur l'existence et sur les mœurs de ces insectes, qui vivent aux dépens des larves des Hyménoptères fossoyeurs , et qui sont de vrais parasites. Dans les endroits sablonneux, taillés à pic, exposés au soleil, où les races des Scoliètes, des Pompyliens, des Sphégides, chassent et creusent leurs conduits souterrains, l'observateur zélé parvient à découvrir de petites Myodaires , au corps conique, aux teintes aussi grises que le sol, d'une prodigieuse agilité, qui ne s'abattent jamais que sur la terre déjà remuée 128 ESSAI SUR LES MYODAIRES. par d'autres insectes, qui suivent d'un vol constant et inten- tionné ces puissans Hyménoptères, s'acharnent à leur pour- suite, et ne les quittent point avant de savoir où déposer les fruits de leurs amours. A peine ces Hyménoptères se sont-ils débarrassés de leurs proies vivantes, à peine sont-ils sortis de cette retraite chérie, que l'Arabette y pénètre et se hâte d'y pondre avant que le trou soit fermé. C'est pour une postérité ennemie que ces Hyménoptères ont fait des maga- sins : car la larve des Arabettes se développe bientôt , et empêche ainsi la véritable larve de se nourrir. On dirait que la femelle Hyménoptère a conscience de cet ennemi. Plusieurs fois je l'ai vue s'agiter, je l'ai entendue bourdonner à l'aspect de cette frêle Arabette : jamais je ne l'ai vue lui donner la mort; au contraire, il arrive souvent que la Phifanthe, si redoutable aux Abeilles, que le Pompyle, si fort et si agile, fuient honteusement devant ces petites mouches, qui n'ont que leur opiniâtreté pour armes et que leur faiblesse pour défense. Les Crabrons et les Oxybèles, qui approvisionnent leurs larves de Myodaires Chorellées, sont plus particulièrement poursuivis par les Arabettes, qui ainsi vivraient aux dépens de Myodaires, et même d'Hyménoptères, ainsi que le prouve \'Ar. Philantlù. M. le comte de Saint-Fargeau a observé l'espèce qui vit dans les souterrains du Bembex rostrata ; mais il n'a point con- servé les individus. i. Araba fastuosa. R. D. Tachina fastuosa. Meig. Nigra : fronce ce facie argenceis ; ulcimis abdominis segmentes albido-argcnCeis ; ails macula nlgrâ ad coscam. Longueur, 2 lignes 1/2. Conique; noire ; front et face d'un argenté métallique ; les deux avant-derniers segmens de l'abdomen LES ENTOMOBIES. 1 2CJ d'un blanc argenté; cuillerons blancs; ailes claires, avec une tache noire sur le tiers supérieur de la côte inférieure. Cette espèce appartient au midi de la France. On com- mence à ia trouver aux environs de Lyon. Il paraît qu'elle préfère les endroits arides, granitiques. Elle fait partie de la collection de M. Dejean et de M. Serville. z. Araba Philanthi. R. D. Conica; grises cens , griseo-cinerascente cesse tlans ; facie argenteo- mecallica ; froncis laceribus argenceo-brunicosis ; cdlypcis a/bis. Longueur, 3 lignes. Conique; face d'un argenté métallique , qui brunit un peu sur les côtés du front ; frontaux , antennes , pattes, noirs; corselet grisâtre, rayé de brun; abdomen à reflets bruns et gris un peu cendrés; cuillerons blancs; ailes claires , un peu flavescentes a la base. Je me suis souvent amusé à considérer les manœuvres de cette espèce pour entrer dans la galerie du Philanthus apivorus . d'où je la retirais ensuite. 3. Araba argyrocephala. R. D. Tachina argyrocephala. Meig. Similis Ar. Philanthi ; paulominor : angulus froncalis insuper lace argenceus. Cette espèce, semblable a X Ar. Philanchi, s'en distingue aisé- ment par ses optiques , qui , au-dessus des antennes et à la partie antérieure du front, forment deux larges plaques argentées très- brillantes, presque contiguës. Elle est un peu plus petite, et son abdomen est couvert, non de reflets gris-cendré, mais de reflets un peu plus gris et brunissans. On la trouve fréquemment, dès le mois d'avril, sur les jeunes feuilles du groseillier, avec le Tenthredo Ribesii. Je l'ai également prise dans des trous d'Hyménoptères fossoyeurs. 2 . Stii'tins étrangers. R '3° ESSAI SUR LES MVODAIBES. 4. ARABA MINUTA. Simillima Ar. argyrocephalae ; parva; alis clarïs. Longueur, 1 ligne 1/2. Tout-à-fait semblable à V Ar. argyroce- phala ; ailes claires. Cette espèce a été trouvée par M. le comte de Saint- Fargeau. ,-. Arasa leucocephala. R. D. Tachina leucocephala. Meig. Simillima Ar. Philanthi ; paulo minor : abdomtne nigro-nitidiore . griseo obscure tessellato. Cette espèce, tout-à-fait semblable à X Ar. Philanthi, est un peu plus petite; son abdomen est d'un noir luisant un peu cui- vreux, avec des reflets d'un gris un peu plus obscur. Elle est commune sur les talus sablonneux percés par les Hyménoptères. 6. Araba obscura. R. D. Simillima Ar. leucocephala;: abdomine m agis grisescente ; alis paulisper obscuris. Semblable à V Ar. leucocephala : les reflets de l'abdomen sont plus larges, plus gris; le disque des ailes est un peu plus obscur. Cette espèce se trouve aux mêmes lieux que la précédente. 7. Araba assimilis. R. D. Simillima Ar. leucocephalae ; paulà minor : corpus cinereo Uneatum et tessellatum. Cette espèce, semblable à l'Ai, leucocephala, s'en distingue aisé- ment par les lignes du corselet et les reflets de l'abdomen, qui sont cendrés. Je l'ai trouvée à Saint-Sauveur. 8. Araba squamipallens. R. D. Similis Ar. leucocephalre : abdomine griseo tessellato ; calyptis ■ill'id'e grisescentibus. LES ENTOMOBILS. 131 Tout-à-fait semblable h YAr. leucocepliala, un peu plus petite : abdomen à reflets d'un gris soyeux; cuillerons d'un blanc grisâtre. Jai trouvé cette espèce à Saint -Sauveur et à Paris. Elle n'est pas commune. 9- Araba grisea. R. D. Similis Ar. obscur* : corpore magis grisea ; f/icialia ci/iis têniiîo- ribus ; alis claris. Semblable à YAr. obscura : corps un peu plus gris ; cils des fa- ciaux petits et légers ; ailes claires. Cette espèce, qui fait partie du Muséum d'histoire natu- relle, a été envoyée de l'Amérique du nord par M. Lesueur. 10. Araba fvlva. R. D. Frontalibus , an tennis, fi /vis ; facie argenteâ ; thorax griseo-cine- reus ; abdomine, pedibus , filvo-aurantiacis ; alis claris. Longueur, 3 lignes 1/2. Frontaux, antennes , fauves ; face, côtés du front , blancs ; corselet gris-cendré ; abdomen fauve- orangé, ainsi que les pattes; cuillerons blancs; ailes claires. Cette espèce, qui fait partie de la coilection de M. Bosc, vient de Java. XVI. Genre PHOROCÈRE, PHOROCERA. R. D. Antennes descendant jusqu'à l'épistome; les deux premiers articles courts, le troisième long et prismatique; chète assez long, à premiers articles courts. Front moyen; face oblique; faciaux ciligères dans les deux tiers de leur hauteur; corps cylindriforme , à teintes noires et grises; cellule yC s'ouvrant avant ou presque au sommet de l'aile , avec sa nervure transverse un peu arquée ou droite. Antennis ad epistoma porrectis ; primis duobus articulis brevibus , ultimo longiore, prismatico ; chetum longiusculum , primis articulis brevibus. Frons média; faciès obliqua; facialia partim ciligera, corpus R* 132 ESSAI SUR LES MYODAIRES. cylindricum , nigricans , grisescens ; cellula yC un te apîcem aut in apice alœ aperta , nervo transverso /éviter arcuato aut recto. Sur les Lydelles , les faciaux sont nus ; sur les Ophélies et les Arabettes, ils sont entièrement ciligères. Les Phorocères ne les ont ciliés qu'aux deux tiers de leur hauteur : ces cils sonl plus ou moins nombreux, plus ou moins raides. Les Phorinies ont le deuxième article du chète triple du premier. Ces insectes forment un genre dont les espèces devront devenir nombreuses , et dont il ne parait pas très-difficile de connaître les larves, qui vivent dans des chenilles de Lépi- doptères nocturnes et diurnes. Certaines espèces ne sont pas faciles à distinguer entre elles. 1. Phorocera agilis. R. D. Af/gro-gr scscens ; furie grisescente ; scutello obscure femtgineo ; secundo tertioque abdominis segmenta lateribus subfulvescente ; alis basi nlgro-flavescentibus. Longueur, 5 lignes. Cylindriforme; face, côtés du front, d'un blanc gris ; médians un peu flavescens ; frontaux d'un brun fauve ; antennes, pattes , noires; corselet noir, rayé de gris cendré; ma- jeure partie de Fécusson d'un rougeâtre obscur; abdomen noir, couvert de reflets gris-cendré , avec un peu de fauve sur les cotés du deuxième et du troisième segment; cuillerons blancs; ailes claires, d'un jaunâtre sale à la base. Le mâle est plus gris et n'a pas de rougeâtre à l'abdomen. J'ai trouvé à Saint - Sauveur le mâle de cette espèce : M. Dejean possède la femelle. 2. Phorocera rapida. R. D. Nigro-cinerascens ; facialibus tous ciligeris ; facie argenteâ ; scu- tello n'igro; alis basi ftavescentibus. Longueur, 4 lignes 1/2. £ face, côtés du front, argentés; antennes, pattes, noires; les faciaux sont ciliés, et à cils courts tout le long des fossettes; palpes flaves ; corselet noir, rayé de cendré. 11 est très -difficile d'apercevoir un peu de rougeâtre vers LES ENTOMOBIES. 133 le sommet de l'écusson ; abdomen noir-de-pruneau , avec des reflets cendrés ; cuillerons blancs ; ailes flavescentes a la base. Je ne connais qu'un individu de cette espèce si distincte. 3. Phorocera scutellaris. R. D. Similis Ph. agili; paulà minor : corpus griseo-cinerascente linea- tum ; scutello apice obscure ferrugineo. Un peu plus petit que le Ph. agilis ; face et côtés du front blancs; un peu de flavescent au front; cils des faciaux peu raides; corps noir; corselet rayé de gris cendré ; sommet de l'écusson d*un ferrugineux obscur; abdomen à reflets d'un gris cendré, sans tacht- rougeâtre aux premiers segmens; ailes claires, un peu jaunâtres a la base. Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean. 4- Phorocera apricans. R. D. Cylindnca ; nigra , griseo lineata ; facie argentea ; alis flavescen- tibus. Longueur, 4 lignes. Cylindrique; d'un noir luisant, avec des lignes grises sur la partie antérieure du corselet, et trois fascies transverses peu larges, grises, à reflets sur l'abdomen; face oblique, argentée; côtés du front d'un blanc brun; palpes noirs; ailes un peu lavées de brun flavescent; cuillerons blancs. Les faciaux n'ont que des cils peu raides et peu nombreux. J'ai trouvé cette curieuse espèce sur des collines calcaires. 5. Phorocera fera. R. D. Similis Ph. agili; major : abdomin'S dorso magis griscscaite : alis basi et costa Jiavioribus ; scutello /éviter rubricante. Longueur, 6 lignes. Frontaux, antennes et pattes noirs; face . côtés du front, d'un brun blanchâtre; écusson un peu rougeâtre; abdomen noir avec des reflets gris; cuillerons blancs; ailes sales n la base et le long de la côte. Le mâle et la femelle de cette espèce font partie de la collection de M. le comte de Saint-Fargeau. 134 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 6. Phorocera Noctuarum. R. D. Nigra ; griseo-cinerascente lineata ; facie albidâ; cheto basi bru- neo-pdllescente ; alis clarls , /éviter basi obscuris ; palpis nigris. Longueur, 3 h 4 lignes. Port du Musca domestica ; semblable au Ph. rapida. Face blanche, oblique; côtés du front d'un blanc- un peu brun; palpes, antennes , pattes, noirs; corselet noir, rayé de gris cendré , ainsi que l'écusson; abdomen noir, avec trois fascies à reflets cendrés; cuillerons blancs; ailes claires, un peu sales à la base ; la cellule yC s'ouvre presque dans le sommet , et sa nervure transverse est droite. Le chète est d'un brun pâlissant a la base. Cette espèce, assez commune à Paris, est sortie de la chrysalide d'une Noctuellite qu'on n'a pas déterminée. 7. Phorocera nitens. R. D. Si'tii/is Ph. Noctuarum : abdomen nigro-nitidum , cinereo-albido tessellans. Semblable au Ph. Noctuarum : abdomen noir-brillant, avec trois fascies transverses cendrées. Cette espèce a été trouvée à Paris. 8. Phorocera Prors^e. R. D. Similis Ph. Noctuarum : palpis f avis ; alis basi leviterflavescen- tibus. Tout-à-fait semblable au Ph. Noctuarum : palpes jaunes; ailes un peu plus claires et un peu flavescentes à la base. Cette espèce est sortie de la chrysalide du Vanessa Prorsa. Une espèce tout-à-fait semblable, mais dont je ne puis distinguer le sexe, est éclose de la chrysalide du Bombyx pro- 1 , ssioncti Fabr. Elle doit être distincte. 9. Phorocera Antiopis. R. D. Similis Ph. Prorsx ; paulo minor : palpis jiavis ; alis basi minus fiavescentibus , sed magis nervosis. Cette espèce, tout-a-fait semblable au Ph. Prorsœ , est cons- LES ENTOMOBIES. I35 tamment un peu plus petite ; ses ailes , moins jaunâtres à la base , ont les nervures plus prononcées vers la côte; Je cendré de l'ab- domen est plus blanc que sur le Ph. Noctuarwn. Elle est éclose de ia chrysalide du Vanessa Antiope [ le Mars ]. io. Phorocera Iovora. R. D. Simillïma Ph. Antioph ;frons lateribus subjlavescentibus ; corpus cinereo /éviter subarisescens. Cette espèce, tout-h-fait semblable au Ph. Ant'wpis , endiftèrt par le cendré un peu grisâtre de son corps, et par son front , un peu plus jaune sur les côtés; le troisième article antennaire est noir et non noir-pâle à sa base; les ailes non flavescentes à la base la distinguent du Ph. Noctuarwn. Cette espèce est éclose, chez M. Duponchel , de la nymphe du Vanessa lo. 11. Phorocera Pygerse. R. D. Simillima Ph. Iovorse; paulà major: pal pis œqui pallidulis ; corpus vittis etfasciis /éviter flavioribus. Cette espèce, tout-a-fait semblable au Ph, Iovora, est un peu plus grosse; les lignes et les fascies de son corps sont d'un gris un peu plus jaune. Ce sont deux espèces très-voisines. Elle est éclose de fa chenille du Pygera [Bombyx , Linn. ) caruleo-cep/iala ( le double Oméga ) , Geoft. 1 2. Phorocera Caije. R. D. Similis Ph. Noctuarum : cheto nigro. Cette espèce ne me paraît différer du Ph. Noctuarum que par son chète noir et non brun-pâle à la base : elle doit être distincte. Eclose de la chrysalide du Chelonia [Bombyx, Linn. ) Caia. 1 3. Phorocera myoïdea. R. D. Similis Ph. Noctuarum; paulà minus ciligera : griseo-albescens . nervq transverso cellulœ yC alarum leyiter arcuato. Semblable au Ph. Noctuarum ; un peu plus petite : le gris cendré \^6 ESSAI SUR LES MYODAJRES. du corps est plus gai et plus blanc; les cils faciaux sont un peu moins nombreux ; la nervure transverse de la cellule yC de l'aile est un peu arquée. Cette espèce fait partie de la collection de M. de Saint- Fa rgeau. i4- Phorocera bombycivora. R. D. Similis Ph. Noctuarum : corpus magis griseum ; alis subfu/igi- nosis. Semblable au Ph. Noctuarum ; corselet fortement rayé de gri- sâtre; abdomen avec trois fascies d'un gris cendré; ailes un peu fuligineuses. Elle est e'ciose de la chrysalide du Bombyx Rubi. 15. Phorocera flavipennis. R. D. Cylindrica ; nigricans ; cinereo-albo lineata et tessellans : alis ftavescentïbus. Longueur, 3 lignes. Cylindrique; face et côtés du front d'un brun albide ; corselet noir rayé de cendré ; abdomen noir-luisant , avec trois fascies d'un beau blanc à reflets ; cuillerons d'un blanc jaunâtre; ailes lavées de jaunâtre, avec la cellule yC ouverte dans le sommet, et sa nervure transverse droite. Cette espèce a été' trouvée à Saint-Sauveur. 16. Phorocera gracilis. R. D. Cylindrica ; faciès medio aurulans ; abdomine nigro-nitente , seg- mcntis basi albide argenteis ; alis /éviter fu/iginosis. Longueur, 3 lignes 1/2. Cylindrique; frontaux, antennes, noirâtres; milieu de la face un peu doré, ses côtés argentés; cor- selet noir lavé de cendré; abdomen cylindrique , noir-luisant, avec l'origine des segmens d'un blanc argenté; cuillerons blancs; ailes un peu fuligineuses. Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel. LES LNTOMOBIES. 137 17. Phorocera VERNALIS. R. D. Facie a/bidâ ; corpus nigro-nitens ; thorax cinereo-lineatus ; abdo- men cinerco-tessellans ; palpis pallidis ; alœ basi et costâ /éviter subfla vescen tib us. Longueur, 4 lignes. Frontaux, antennes , pattes, noirs ; palpes pâles; face blanche; corps noir-luisant; corselet rayé de cendré; abdomen à reflets cendrés; cuillerons blancs; ailes un peu jau- nâtres à la base et le long de la côte , et à. nervures prononcées. J'ai trouvé cette espèce à Montmorency, au commence- ment de mai. 18. Phorocera velox. R. D. Similis Ph. gracili ; paulu niinor : alis claris , /éviter basi fia- vescentibus. Semblable au Ph. gracilis ; un peu plus petite : frontaux d'un rougeâtre obscur; antennes , pattes , noires; face, côtés du front, d'un argenté un peu brunissant; corselet noir-luisant, un peu lavé de cendré ; abdomen noir-luisant , avec des fasçies de reflets d'un cendré argenté; cuillerons très-blancs; ailes claires, un peu jau- nâtres à la base. Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel. 19. Phorocera limpidipennis. Nigra ; cinereo-vittata et tessellans ; facie bruneo-albescente ; alis limpidis. Longueur, 3 lignes, çf et 2 Face d'un brun albescent; fron- taux noirs; corselet noir-luisant, rayé de cendré; abdomen noir- luisant, avec trois fascies transverses plus cendrées sur la femelle et plus grises sur le mâle; cuillerons blancs; ailes claires : les cils faciaux ne sont pas raides. Cette espèce a été trouvée à la Rochelle par M. Amédée de Saint-Fargeau fils. 20. Phorocera cylindrica. R. D. Cy/indrica ; nigricante-grisescens ; ano maris rubescente. Longueur, 3 lignes 1/2. tf Cylindrique; face d'un blanc gris; 2 . Savani étrangers. S 138 ESSAI SUR LES MVODA1RES. côtés du front d'un blanc brunâtre ; corselet noir rayé de gris- cendré obscur; abdomen noirâtre, à reflets d'un cendré obscur; anus du mâle recourbé et rougeâtre; cuillerons blancs; ailes ayant une très-légère teinte obscure. Cette espèce doit avoir été prise à Paris. ai. Phorocera botyvora. R. D. Nigra ; griseo - lineata ; abdomen conicum , subfulvum , dorsali vittâ nigrâ ; faciejlavescente ; calyptis obscurioribus. Longueur, 3 lignes, d" Face d'un blanc doré; antennes, pattes, noires ; corselet noir rayé de grfs ; abdomen rougeâtre , avec des reflets gris, et le milieu du dos noir; cuillerons un peu bruns ; ailes assez claires. Cette espèce est éclose chez M. Poey , à ia Havane , des nymphes d'une Nocturne du G. Botys. 22. Phorocera cirrata. R. D. Frontalibus , an tennis , pedibus , nigris ; fronte facieque a/bis ; thorax griseo-vittatus ; abdomen nigrum , tribus fasciis transversis griseo - cinerascentibus ; facialia ciliis validis ; alœ nervis validis . fuscanis. Longueur, 6 lignes. Face et cotés du front blancs; frontaux, antennes, pattes, noirs; faciaux â cils très-forts; corselet noir rayé de gris; abdomen noir, avec trois fascies transverses d'un gris un peu cendré; cuillerons blancs; ailes a nervures fortes et foncées. Cette espèce a été rapportée du Brésil par M. Auguste Saint-Hilaire. XVII. Genre MEDINE, MEDINA. R. D. Caractères du G. Phoroccre : mais le second article du chète non double du premier. Front plus étroit; cils faciaux n'ayant que les deux tiers du bord des fossettes; corps cylindrique; cellule yC apicale, ou s'ouvrant dans le sommet même de l'aile. LES ENTOMOBIES. 139 Phorocerarum characteres ; secundus cheti articulus non bilongior primo. Frons angustior ; facialibus non ciligeris per totas foveas ; corpus cylindricum ; cellula yC apicalis , s ; ve in a/ce apice aperta. Les Médines paraissent d'abord être de véritables Phorinies par la plupart de leurs caractères : mais leur face moins oblique , leur corps moins large , cylindrique , le second article de leur chère plus court, et surtout la cellule yC ouverte dans le sommet de l'aile, les en distinguent d'une manière suffisante. Ce genre est encore très-voisin des Ophélies, qui en dif- fèrent par des caractères faciles à saisir. 1. Médina elongata. R. D. Cylindrica ; secundus antennœ articulus paulisper julvescens ; thorax grisescente-lineatus ; abdomine nigro , segmentis obscure fulvo-cinereis ad basim ; ano nigro ; alis subfuliginosis. Longueur, 5 lignes. Frontaux, antennes, noirs; un peu de fauve au deuxième article antennaire; côtés du front , face , blancs; corselet rayé et saupoudré de grisâtre; abdomen cylindrique, ayant les segmens d'un fauve cendré pâle à leur insertion , et noirs à leur sommet; anus, pattes, noirs; cuillerons blancs; ailes un peu fuli- gineuses. Cette espèce , qui fait partie du Muséum d'histoire natu- relle, a été rapportée de la province de Guaratuba , au Brésil, par M. Aug. Saint-Hilaire. 2. Médina cylindrica. R. D. Cylindrica, nigra , cinereo-lineata ; facie albà ; ai.s subobscuris. Longueur, 4 lignes. Cylindrique; frontaux, antennes, pattes, noirs; face, côtés du front, d'un blanc argenté; corselet noir, cendré sur les côtés , et rayé de cendré seulement sur le dos du premier segment; abdomen noir, avec trois lignes' transverses d'un cendré blanc; cuillerons blanchâtres; ailes très-légèrement obscures. Cette espèce , qui n'est pas commune , a été trouvée à Saint-Sauveur et à Paris. s* *4° ESSAI SUR LES MÏODAIRES. 3. MED/NA C ARC ELI. R. D. Cylindrica ; nigricans , obscure cinerascens ; calyptïs brunicantibus. Longueur, 2 lignes 2/3. Cylindrique; noirâtre; face blanche ; un peu de cendré au corselet; l'abdomen n'offre qu'un cendré brun difficile à distinguer; cuillerons brunissans; ailes un peu obscures. Cette espèce a été trouvée par M. Carcei. 4- Médina Winthemi. R. D. Cylindrica; nigra-nitens ; facie et calyptis a/bis ; alis subobscurif ; ab domine albide lineato. Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindrique; face argentée; frontaux, antennes, pattes, noirs; corselet noirâtre; abdomen noir-luisant , avec trois légères lignes transverses d'un beau blanc; cuillerons blancs ; ailes un peu obscures. Cette espèce a été envoyée à Paris par M. von Winthem sous le nom de Tachina pïlip'ehnis. Meig. 5. Médina tristis. R. D. Similis ; corpore nigro. Semblable à l'espèce précédente : corps d'un noir plus foncé , plus mat. Cette espèce fait partie de la collection de M. de Saint- Fargeau. 6. Médina luctvosa. R. D. Tachina luctuosa. Mtig. Cylindrica; parva ; nigra; vix tessellata ; alis subnebulosis ; fdcie brunicante. Longueur, 1 ligne 1/3. Cylindrique; noire; face brune; à peine deux très-légères lignes un peu albides sur l'abdomen ; cuillerons moyens, subnébuleux; ailes subnébuleuses. Cette espèce a été envoyée à Paris par M. von Winthem sous le nom de Tachina luctuosa. Meig. LES ENTOMOBIES. I 4 r XVIII. Genre LYPHE, LYPHA. R. D. Caractères des Phorocères ; mais antennes plus courtes , ne descendant pas tout-à-fait jusqu'à l'épistome. Face un peu oblique ; péristome un peu plus allongé ; épistome échancré en devant , non saillant ; faciaux nus le long des fos- settes; teintes d'un gris brunissant; cellule yC s'ouvrant avant le sommet de l'aile, et à nervure transverse très-cintrée ou arquée. Characteres Phorocerarum ; at antennes breviores , non us que ad epistoma porrectœ. Facie sat obliqua; péris toma paul-o longius ; épis tomate anticè in- ciso , non prominulo ; facialia per foveas nuda; colores grisei ; cellula y C ante apicem alœ aperta , nervo transverso arcuato. Ce genre, que son corps gris, ainsi que la totalité de ses caractères , place à côté des Phorocères, en diffère nettement par ses antennes, qui ne descendent pas jusqu'à l'épistome, par la nervure plus cintrée de la cellule yC des ailes et par l'absence des cils faciaux. 1. Lypha dubia. Tachina dubia! Meig. Frons et faciès albid'e brunicantes ; antennis , pedibus , nigris ; abdomen nigro-nitens , paulisper viridescens , et griseo-tessellans ; alce punctulo medio. Longueur, 3 lignes. Front et face d'un blanc brunâtre; frontaux noir-rougeâtre; antennes, pattes, noires; corselet noir, rayé de gris; abdomen noir-luisant un peu verdoyant, avec des reflets d'un gris cendré; cuillerons blancs; ailes un peu sales à la base, avec quelques nervures un peu marquées, et un petit point noir au milieu du disque. Cette espèce a été envoyée par M. von Winthem sous le nom de Tachina dubia. Meig. Je ne l'ai trouvée qu'une seule fois. Elle paraît rare à Paris. l4 2 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 2. Lypha silvatica. R. D. Pana ; nigricans ; abdomine cinereo vix tessellato ; alis obscuris. Longueur, 1 ligne 2/3. Port du L. dubia : face brune , ses côtés albides; antennes, pattes, noires; corselet noir un peu luisant, obscurément glacé de cendré; abdomen noirâtre-luisant, avec de légères lignes d'un cendré obscur; cuillerons blanchâtres; ailes à disque d'un brunâtre sale , avec un petit point au milieu. J'ai pris plusieurs individus de cette espèce, le 1 5 avril, dans un bois humide , sur les jeunes feuilles de la ronce. IX." Section. LES ERYCINES. IX.' Stirps. ERYC1NJE.. Antennes descendant jusqu'à l'épistome; le dernier article allongé ; premiers articles du chète courts. Face oblique, faciaux nus le long des fossettes; épistome par- fois un peu plus développé ; corps cylindrico-arrondi , à teintes d'un gris flavescent ; la cellule >Cplus rapprochée du sommet de l'aile, avec sa nervure transversale droite. Les larves connues vivent dans les chenilles de Tinéites. Antennœ ad epistoma porrectœ ; ultimo articula longiore ; primis cheti articulis brevioribus. Faciès obliqua ; facialibus nudis ; épis tomate plus minusve mani- festa; corpus cylindrico-subrotundatum , griseo-jlavicans ; cellula yC parumper an te a/arum apicem aperta, nervo transverso recto. Larvœ observatœ vivunt in erucis Tineitarum. Cette section n'est, à proprement parler, qu'une suite des Faunides , dont elle ne diffère par aucun caractère essentiel ; mais les espèces offrent un port particulier, parce qu'elles sont un peu moins cylindriques ou un peu plus arrondies. Un duvet gris flavescent sans lignes recouvre leur corps; les faciaux sont nus le long des fossettes; enfin leurs ailes semblent déjà un peu moins aptes au vol, puisque la cel- lule y C est plus rapprochée du sommet , que sa nervure trans- LES ENTOMOBIES. 143 versale est toujours droite, et même qu'elle n'est pas entière sur les Roëselies. Ces insectes ne sont pas communs ; on les trouve plus particulièrement parmi les feuilles des haies. Une de leurs larves vit dans la chenille du Platyptcryx Fal- cula ; une autre vit dans celle du Tinea Cratœgella. I. Genre PHRYNO , PHRYNO. R. D. Tous les caractères du G. Latreillie : mais faciaux non ciligères le long des fossettes; corps un peu plus ramassé, a teintes grises; la cellule yC apicale ou presque apicale. Omnes G. Latreillia; characteres : at facialia nuda , non ci/igera perfoveas ; corpus minus cylindricum , grisescens ; cellula yC apicalis aut fere apicalis. Rien ne ressemble plus aux Latreillies que les Phrynos : mais , outre plusieurs autres caractères , leur face à faciaux nus le long des fossettes les en distingue nettement. Les espèces ne sont pas communes ; on les trouve surtout le long des haies. i. Phryno rustica. R. D. Antennis , pedibus , nigris ; corpus favescenti-lineatum et tessel- lans ; alis flavescentibus basi , nervosis. Longueur, 3 lignes 1/2. Front, antennes et pattes noirs; face brune , un peu plus claire sur les côtés ; corselet rayé de gris un peu flavescent ; abdomen ayant trois larges fascies d'un flavescent doré; cuillerons d'un blanc flavescent; ailes un peu flaves à la base, à disque un peu enfumé , à nervures assez prononcées. Cette belle espèce fait partie de la collection de M. de Saint-Fargeau. 2. Phryno agilis. R. D. Bruneo-grisca; frontalibus , primis antennœ articulis, rubricantibus , scutellum subrubescens ; pedcs fulvi ; alœ basi flavescentes. Ijl ESSAI SUR LES MYODAIRES. Longueur, 4 lignes : c'est la plus grande espèce connue. Corps assez gros , grisâtre , avec un peu de brun ; frontaux , premiers articles antennaires , rougeâtres; côtés du front, face, jaunes; ecusson un peu rougeâtre; l'abdomen peut être flavescent; pattes fauves ; cuillerons flavescens ; ailes flavescentes à la base et le long de la côte extérieure. Cette belle espèce a été trouvée par M. Le Peletier de Saint-Fargeau dans les bois de Paris. 3. Phryno brune a. R. D. Omninb similis Ph. agili; an tennis fulvioribus ; corpus bruneum , haud flavescens ; scutello rubescente. Tout-à-fait .semblable au Ph. agilis ; antennes plus fauves; corps brun , non 'flavescent ; écusson rougeâtre. Cette espèce fait partie de la collection de M. Blonde!. 4- Phryno nigripes. R. D. Faciès argentea ; primis antennœ articulis rufis ; pedes nigri ; corpus griseum ; calypta alba. Longueur, 2 lignes 3/4. Côtés du front brunissans; face ar- gentée; frontaux, premiers articles antennaires, rouges; le der- nier article et pattes noirs ; corps gris ; abdomen court; cuillerons très-blancs; ailes claires, un peu sales à la base. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur dans le printemps. 5. Phryno hemisph^rica. R. D. Similis Ph. nigripedi : abdominc hcmispharico ; tibiis bruneû- fulvis. Tout -à- fait semblable au Ph. nigripes : abdomen hémisphé- rique; tibias d'un brun fauve. Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel. 6. Phryno bucentoïdea. R. D. Similis Buccnti cuidam : faciès alba ;frontalibus , primis antennœ articulis, rufis; pedes nigri; alœ clariores. LES ENTOMOBIES. l4j Tout-à-fait semblable à une Bucente [Rucentes, Latr. ]: côtés du front et face blancs; frontaux, premiers articles antennaires , rougeâtres ; le dernier article, pattes, noirs; tout le corps grisâtre; cuillerons blancs ; ailes blanches et claires. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur dès le mois de mai. II. Genre ROËSELIE, ROËSELIA. R. D. Tous les caractères du G. Phryno ; mais la nervure transversale des cellules yC et 8 ESSAI SUR LES MYODAIHES. selet fortement rayé de cendré ; écusson testacé-pâle ; abdomen noir avec un duvet gris-cendré : il n'a pas de fauve sur les cotés des premiers segmens; palpes jaune- pâle; les quatre tibias noirs : les deux postérieurs ont un peu de fauve; ailes flavescentes à la base. J'ai trouvé cette espèce à Paris. 4- Carcelia puparum. R. D. AIusca PUPARUM. Fabr. Tacuina PUPARUM. JVleig. Similis G. bombylanti ; paulb minor : facie grisea, paulo nigriore. Longueur, 3 lignes. Semblable au C. bombylans ; mais plus petite : l'ensemble du corps est plus brun; face grise; corselet un peu lavé de grisâtre; écusson fauve-pâle; abdomen reflété de gris soyeux avec un peu de fauve sur les côtés du deuxième et du troisième segment; tibias fauves; cuilleruiis blancs; ailes jaunâtres à la base. Cette espèce n'est pas rare à Paris : c'est elle , ou une es- pèce tout-à-fait analogue , qui sortit d'une chrysalide de Seri- caria pudibunda. [ Bombyx pudibundus. Fabr. Lci Patte étendue. GeofFr. ] 5. Carcelia vernalis. R. D. Similis C. puparum : cinereo-tessellans. Semblable au C. puparum : elle s'en distingue par ses lignes et ses reflets cendrés , non gris; à peine un peu de fauve sur les cotés des segmens de l'abdomen ; face un peu plus blanche. J'ai trouvé cette espèce dès le premier printemps. 6. Carcelia macroura. R. D. Similis C. vernali ; paulo minor : an tennis incrassatis ; alis basi non jiavescentïbus. Semblable au C. vernalis ; un peu plus petite : antennes plus épaisses ; base des ailes non flavescente. Cette espèce fait partie de la collection de M. Blonde!. LES ENTOMOBIES. I 79 7. CARCELIA AMŒ.NA, R. D. Cœsia; cinereo vittata et tes sellons ; scutelli apice fenugineo ;facie argenteâ ; frons lateribus bruneis ; tibiis bruneo-rufes centibus ; alis l'un pi dis. Longueur, 4- à 5 lignes. Tout le corps d'un beau noir-de-pru- neau luisant; face argentée; côtés du front bruns; corselet un peu rayé de cendré ; abdomen à reflets cendrés ; tibias d'un noir un peu fauve; cuillerons blancs; ailes très-claires, un peu sales à la base. J'ai obtenu cette espèce de la nymphe d'un Bombyx com- mun à Paris. 8. Carcelia rubrella. R. D. Antennis rubescentibus ; scutello abdomineque rubrellis , lineâ dor- sal i nigricante ; calyptis albis ; pedibus nigris. Longueur , 4 lignes. Face d'un brun rougeâtre , ainsi que la majeure portion des antennes; corselet très-noir, un peu rou- geâtre en dessous et sur les côtés; écusson rougeâtre, ainsi que l'abdomen , qui offre une ligne dorso-longitudinale noirâtre ; pattes noires; cuillerons blancs; ailes claires, sales à la base. Cette espèce doit provenir de Saint-Domingue. 9. Carcelia dist/ncta. R. D. Similis C. scutellari : frons lateribus albicans ; scutelli pars pos- tica subferruginea ; tibiis nigris; alis claris. Cette espèce est tout-a-fait semblable au C. puparum et au C. scutellaris pour le port et la taille : mais les côtés du front sont blancs et non bruns ; la moitié postérieure de l'écusson est seule ferrugineuse; l'abdomen a des reflets cendrés, avec un peu de fauve sur les côtés du deuxième segment; tibias noirs; cuille- rons blancs; ailes claires, à peine un peu flavescentes à la base. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 10. Carcelia Duponcheli, R. D. Nigro-cœsia ; cinereo-albido lineata et fasciata , scutello ferru- gineo ; abdomen secundi segmenti lateribus vix subjulvum. l8o ESSAI SUR LES MYODAIRES. Longueur, 4 lignes 1/2. Cette espèce a beaucoup d'analogie avec le C. scutellaris : mais elle en diffère par sa taille un peu plus forte , par son corps à lignes et à reflets d'un gris cendré- blanc, et par son abdomen, qui offre à peine un peu de rougeâtre sur les côtés du deuxième segment. Elle est éclose d'une chrysalide chez M. Duponchel. I I. CaRCELIA NIGR1PES R. D. Depressa ; nigricans , cinerascens ; frons lateribus hruneis ; scu- tello ferrugineo ; sccundum abdominis segmentum vix lateribus ful- vescens ; pedibus aigris ; alis basi costâque fuscis. Longueur, 4 lignes. Corps un peu déprimé, noir; face d'un blanc brunâtre; côtés du front bruns ; à peine un peu de cendre au corselet ; écusson ferrugineux ; abdomen avec trois lignes de légers reflets cendrés ; à peine un peu de fauve sur les côtés du deuxième segment; pattes noires; cuillerons blancs; ailes noirâtres à la base et le long de la côte : une nervure transverse y forme une sorte de petit point. Cette espèce se trouve à Paris. i2. Carcelia Plusise. R. D. Similis C. nigripedi : faciès bruneo-ftavescens ; corpus nigricans , scutello pallidè testaceo; alis basi leviter fiavescentibus. Cette espèce offre tous les caractères du C. nigripes : corps noir ou noirâtre; face d'un brun flavescent; la totalité de Pécusson est d'un testacé pâle; cuillerons blancs; ailes un peu jaunâtres à la base. Elle est sortie de la chrysalide du Plusià Asclepiadis. [ No c tua Asclepiadis. Linn. ] 13. Carcelia rapida. R. D. Simillima C. nigripedi : inagis nitens ; abdomen secundo seg- mento solo lateribus fulvo ; alœ Hmpidce , basi fuscanâ , non ftaves- cente. Semblable au C. nigripes ; teintes un peu plus luisantes; face LES ENTOMOBIES. I 8 I albide; l'abdomen n'a du fauve que sur les côtés du deuxième segment; pattes noires; ailes claires, noirâtres et fiavescentes à la base. Cette espèce a été trouvée à la Rochelle par M. Amédée de Saint-Fargeau fils. i4- Carcelia divers a. R. D. SïmiUima C. nigripedi; major : fronts nigricante ; scutelli apict solo ferrugineo. d" Tout-à-fait semblable au C. nigripes ; un peu plus grosse : front brun ou noirâtre; face du mâle très-oblique; l'écusson, qui est noir , n'offre du ferrugineux qu'au sommet. Cette espèce a été trouvée par M. Carcel. 15. Carcelia bombycivora. R. D. Subrotundata , nigra ; facie albescente ; scutello pallidè ferrugineo ; tibiis obscure bruneo-fulvis ; alis paulisper fuliginosis. Longueur, 4 lignes. Subarrondie, noire; face d'un blanchâtre sale; médians rougeâtres; écusson pâle-ferrugineux; un peu de fauve-obscur sur les côtés du deuxième segment abdominal; tibias d'un fauve brun-obscur ; cuillerons blancs ; ailes un peu fuligi- neuses. Cette espèce, qui fait partie de la collection de M. Carcel , est sortie de la chrysalide du Bombyx verskolor. Fabr. 16. Carcelia scutellaris, R. D. Leviter depressa ; nigro - grisescens ; frontis bâtera fiava ; jatic argentea ; thorax tomentoso-Jtavescens ; scutello pallidi Jerrugineo ; abdomen tomentoso-Jiavescens ; tibils apice /éviter fu/vis ; calyptis Jiavescentibus. Longueur, 4 lignes. Assez déprimée, avec un duvet gris- flavescent ; frontaux , antennes , noirs ; côtés du front dorés ; face argentée; corselet couvert d'un duvet flavescent; écusson d'un flavescent un peu ferrugineux ; abdomen couvert d'un duvet 102 ESSAI SUR LES MYODAIRES. flavescent ; pattes noires, un peu plus claires vers le sommet des tibias; cuillerons flavescens; base des ailes jaunâtre. Cette espèce fait partie Je la collection de M. Carcei. 17. Carcelia grisea. R. D. Depressa, grisescens ; tertius antennœ articulus secundo vix lon- gior ; pedibus nigris ; alis basi sordidiuscu/is. Longueur, 3 lignes. Cette espèce se distingue surtout par son deuxième article antennaire presque aussi long que le troisième. Déprimée , garnie d'un duvet gris; frontaux noirs; côtés du front brun- jaune; face argentée; corselet noir avec des lignes grises; abdomen déprimé, noir, avec trois fascies transverses de reflets gris; pattes noires; cuillerons blancs; ailes un peu sales à la base. Cette espèce fait partie de la collection de M. le comte Dejean. 18. Carcelia fuscipennis. R. D. Similis C. grisex; paulb minor : corpus griseo-flavescente lineatum et tessellatum ; alis leviter nebulosis. Taille du Musca domestica; semblable au C. grisea : les lignes du corselet et les fascies chatoyantes de l'abdomen sont d'un gris plus jaune et plus dense ; ailes un peu enfumées. Cette espèce fait partie de la collection de M. de Saint- Fargeau. 19. Carcelia aurifrons, R. D. Corpus griseo-flavescens ; facie argenteâ ; frons aurulans ; scutellum subpallidum ; tibiis bruneo-pallidulis. Longueur, 3 lignes. Corps couvert d'un duvet gris-jaunâtre; face argentée; front doré; sommet de l'écusson testacé-pâle; tibias d'un brun pâte; ailes claires, un peu flavescentes à la base. J'ai trouvé cette espèce au bois de Boulogne dans le mois de juin. 20. Carcelia velox. R. D. Parva ; facie argenteâ; antennis , pedibus , nigris; thorax niger , leviter grisescente lineatus ; abdomen griseo-jlavescente trifasciatum ; alis claris, basi paulisper nigricantibus. LES ENTOMOBIES. 183 Longueur, 2 lignes 1/2. C'est la plus petite espèce connue. Face argentée; antennes, pattes, noires; corselet noir, un peu rayé de grisâtre; trois fascies d'un gris un peu jaunâtre sur l'ab- domen ; ailes claires , d'un noir un peu sale à la base. Cette espèce fait partie de la collection de M de Saint- Far geau. 21. Carcelia flavescens. R. D. Similis C. veloci; paulà major: duobus antennœ articulis quasi œqualibus ; calyptis flavis. Un peu plus grosse que le C. vclox , mais tout-a-fait semblable : les deux derniers articles antennaires presque égaux en longueur; face argentée; cuillerons jaunes. Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel. IV. Genre SMIDTIE, SMIDTIA. R. D. Caractères des Winthémies et des Carcélies : le deuxième ar- ticle antennaire un peu plus long. Angle frontal prononcé; face oblique; faciaux ciligères et à petits cils ; péristome allongé; la nervure de la cellule yC de l'aile est droite. W'inthemiarum et Carceliarum characteres : secundus antennœ ar- ticulas primo bilongior. Angulus frontalis prominulus ; faciès obliqua ; facialia ciligera parvis ciliis ; pcristoma elongatum ; nervus transversus cellulœ yC alarum reclus. L'angle frontal plus prononcé, le péristome plus allongé, la nervure transverse de la cellule yC de l'aile qui est droite, distinguent nettement ce genre des Winthémies : l'obliquité de la face, les cils faciaux, empêchent de le confondre avec les Carcélies. 1. Smidtia vernalis, R. D. Cylindrico -depressa ; nigricans , griseo- ciner'ascente tessellans ; primis antennœ articulis , scutello, db domine lateribus secundi seg- menti, rubescentibus ; calyptis a/bis. I 84 ESSAI SUR LES MYODAIRES. Longueur, 4 lignes. Cvlindriforme; noire; assez velue. Face d'un blanc grisâtre; côtés du front bruns; premiers articles anten- naires d'un brun fauve; écusson, côtés du deuxième segment abdominal, fauves; corselet noir, obscurément rayé de gris; le dos de l'abdomen couvert de reflets d'un gris un peu cendré; pattes noires; cuillerons blancs; ailes claires, un peu flavescentes à la base : elles sont plus claires sur le mâle , qui a le corps plus luisant. J'ai trouvé cette espèce au printemps sur les bords dessé- chés d'une mare. 2. Smidtja myoïdea. R. D. Similis S. vernali; minor : abdominis secundo segmento non ful- vescente lateribus. Longueur, 3 lignes. Taille du Musca dômes tica; semblable au Sm. verna/is : premiers articles antennaires fauves; écusson un peu moins fauve : le deuxième segment de l'abdomen n'offre point de fauve. M. Serviile possède l'accouplement de cette espèce, dont la femelle a le front presque carré. V. Genre APLOMYE , APLOMYA R. D. Antennes descendant jusqu'à l'épistome; les deux premiers articles très-courts , le dernier long ; premiers articles du chète courts. Faciaux nus ; face un peu oblique ; corps lisse. Antennœ ad cpistoma porrectœ ; primis articulis brevibus , ultimo longiore ; primis cheti articulis brevibus. Facialibus nudis ; facie paulisper obliqua ; corpus lœvigatum. Ce genre, intermédiaire entre les Winthémies et les Car- célies, diffère des Winthcmies par ses faciaux nus , par son corps un peu moins déprimé, nu , lisse, par ses antennes plus longues et un peu obliques. La brièveté des premiers articles LES ENTOMOBIES. I 8 5 antennaires et la longueur du dernier servent surtout à le distinguer des Carcélies, dont il est très-voisin. 1. Aplomya nitens. R. D. Cylindrico-subrotunda ; facie argenteâ ; scutelloferrugineo ; corpus cœsio-nitens ; secundum abdominis segmentum lateribus subfulvum dorsoque cinereum ; ails basi sordidiusculis. Longueur, 3 lignes, d" Cylindrico - subarrondie i corps d'un noirâtre luisant, avec l'écusson et les côtés du deuxième segment abdominal fauves; ce deuxième segment est un peu cendré sur le dos : face argentée; cuillerons blancs; ailes un peu sales à la base. J'ai trouvé cet insecte à Saint-Sauveur. 2. Aplomya zonata. R. D. Simillima Ap. nitenti : abdomen nigro-nitens ; secundo segmenta dorso cinereo-argenteo , tertio lineolâ argenteâ transversâ. Longueur, 3 lignes. $ Tout-à-fait semblable à \'Ap. nitens : l'abdomen n'a point de fauve sur les côtés; le dos du deuxième segment est cendré - argenté ; une petite ligne cendré - argenté transverse sur le dos du troisième segment; ailes très-claires. J'ai trouvé cette espèce aux environs de Paris. XII. e Section. LES TACHINAIRES. XII.' Stirps. TACHINARIJE. R. D. Antennes descendant jusqu'à l'épistome ; le deuxième article tendant à devenir aussi long que le troisième ; les deux premiers articles courts. Front rétréci sur les mâles ; face oblique ; péristome carré ; corps cylindriforme , à teintes noires rayées et nuancées de cendré grisâtre ; la nervure transverse de la cellule yC des ailes ordinaire- ment convexe en dehors. Les larves observées vivent dans les Chenilles.- 2 . Soyons étrangers. A a [86 ESSAI SUR LES MYODAIRES. Anicnnœ ad epistoma porrectœ ; secundus articulus /ongitudine aul /. /ongitudine tertii ; primis cheti articulis brevibus. Frons marium angustata ; facie obliqua ; peristomate quadrato ; corpus cylindriforme , nigrum , cinereo-grisescente lineatum et tessel- latum ,- nervus transversus cellulœ yC alarum sœpiùs externe con- vexus. Larvœ cognitœ vivunt in Erucis. Les insectes qui composent cette section sont beaucoup plus faciles à distinguer que ceux des sections voisines , par une réunion de caractères qui frappent au premier coup d'œil. Leur corps toujours cylindriforme avec des lignes et des reflets gris-cendré, le front rétréci sur les mâles, em- pêchent de les confondre avec d'autres races : mais le vrai naturaliste les reconnaît au deuxième article antennaire, qui tend sans cesse à s'allonger, et qui peut même devenir aussi long que le troisième. Les premiers articles du chète sont courts, et le péristome est carré; ordinairement la nervure transverse de la cellule yC des ailes est convexe en dehors. Ces insectes, qui peuvent acquérir une taille assez consi- dérable, ont le vol très-rapide. Ils ne sont pas rares. Plu- sieurs espèces ne se rencontrent que parmi les plantes litto- rales. La plupart d'entre eux aiment à sucer le miel des fleurs du Daucus Carotta. Ils sont plus communs sur la fin de l'été qu'à toute autre époque. J'en connais plusieurs espèces dont les larves vivent dans les chenilles de Lépidoptères nocturnes. I. Genre TACHINE, TACHINA. Meig. Antennes descendant jusqu'à I'épistome , plus ou moins obliques : le deuxième article souvent de la longueur du troisième; quel- quefois il est un peu moins long : le troisième article prismatique; premiers articles du chète courts. Front assez rétréci sur les mâles; face un peu oblique; péris LES ENTOMOBIES. I 87 tome carré; épistome plus ou moins échancré; corps cylindrique ou cylindriforme, à teintes noires avec du gris ou du gris fla- vescent ; la cellule yC toujours ouverte avant le sommet de l'aile, avec la nervure transverse convexe en dehors. Antennœ ad epistoma porrectœ , plus m'inusve obliqua; sècundus articulus sœp'e longitudine tertii , sœpcque minori longitudine ; ter tins articulus prismaticus ; chetum primis articulis abbreviatis. Frons ad mares jam angustata , facie plus minusve obliqua ; peri- stoma quadratum , epistomatc sœpiùs inciso ; corpus cylindricum aut cylindriforme, nigrum , grisescens aut griseo-jlavescens ; cellula yC semper aperta ante alannn apicem , nervo transverso externe convexo. Les Tachines forment un genre naturel et assez nombreux en espèces , dont les larves vivent dans les Chenilles. Leur corps cylindrique, à teintes noires ou grises, le front des mâles plus rétréci , et surtout le deuxième article antennaire ordinairement aussi long que le troisième, les font recon- naître avec facilité au milieu des Entomobies cylindriformes, à face oblique et à antennes assez longues. 1. Tac H in a bapida. R. D. Cylindriformis ; nigricans , grisescente vittata et tessellans ; fronte aurea ; scutellum apice ferrugineum. Longueur, 6 lignes 1/2. cf Cylindriforme; corps noir-luisant; front et face dorés; palpes fauves; antennes et pattes noires; le troisième article antennaire double du deuxième; corselet forte- ment rayé de gris un peu jaunâtre ; moitié postérieure de l'écusson rougeâtre ; abdomen avec trois larges fascies de reflets gris-cendré ; cuillerons blancs; ailes claires, un peu sales à la base. J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. 2. Tachina vagans. R. D. Ajfînis T. rapidae : scutellum ferrugineum ; abdomen secundi seg- menti lateribus subfulvis. Longueur, 6 lignes 1/2. chatoyant sur l'abdomen ; cuillerons blanc-de-lait ; ailes d'un jau- nâtre sale à la base et le long de la côte. J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. 6. Tachina macrocera. R. D. Nigra, vix cinerascens ; scutelloferrugineo ; jrontc facieque albis. Longueur , 5 lignes. $ Corps noir assez luisant ; corselet légè- rement rayé de cendré ; front et face blancs ; antennes noires , un peu épaisses ; abdomen noir-luisant , n'offrant que trois légères fascies transverses cendrées; écusson subferrugineux; pattes noires; cuillerons blancs; ailes un peu jaunâtres à la base. J'ai également trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. 7. Tachina rustica. R. D. Simillhna T. villicae ; paulo minor : scutello nigro. Cette espèce, tout-a-fait semblable au T. villka, est un peu plus petite , et son écusson est noir. Elle a été trouvée aux environs d'Angers. 8. Tachina littoralis. R. D. Subrotunda ; griseo-subflavescens; facie albescente; abdomen inci- suris nigris ; alœ sublimpidœ , diaphanes. Longueur , 6 lignes. Ç Cylindrico-arrondie ; front doré ; face blanche; le troisième article antennaire double du deuxième; écusson obscurément pâle ; tout le corps couvert d'un duvet gris jaunâtre; quelques lignes noirâtres sur le corselet; incisions des segmens abdominaux noires; pattes noires; cuillerons blancs; ailes d'un clair diaphane , un peu sales à la base. J'ai trouvé cette rare espèce parmi des plantes littorales à Saint-Sauveur. 9. Tachina hispida. R. D. Simillima T. Iittorali : abdomen tesscllis magis cinereis ; alis non diaphanis. Cette espèce est tout-à-fait semblable au T. littoralis : mais le I0O ESSAI SUR LES MVODAIRES. fond de ses ailes n'est point diaphane; les reflets de LV&dom il sont un peu plus cendrés , un peu moins jaunes. J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. io. Tachina aurifrons. R. D. Cylindrica ; nigricans , cincreo-grisescente vittata et tessellans ; fronte aureâ ; abdomen secundo segmento subths fulvescente ; alœ [im- piété. Longueur, 4 lignes 1/2 à 5 lignes. Cylindrique; corps noir; face blanche; front doré; antennes et pattes noires; palpes fauves; corselet rayé de cendré un peu gris; écusson noir; abdomen avec trois fascies cendrées ou d'un cendré grisâtre et chatoyant , et avec du fauve sur le deuxième segment; cuillerons blancs; ailes claires , un peu flaves à la base. J'ai pris cette espèce sur les Ombellifères. 11. Tachina campestris. R. D. Simillima T. aurifronti; paulo obscurior : alis subsqualidis. Tout-à-fait semblable au T. aurifrons : le cendré du corps est un peu plus brun ; les ailes sont plus sales. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 12. Tachina abdominalis. R. D. Cylindrica ; nigricans ; cincreo vittata et tessellans ; fronte aura ta . abdomen subths pallide subfulvum. Longueur , 5 lignes, o* Cylindrique ; front doré et face blanche ; corselet noir , rayé de cendré : abdomen noir en dessus avec trois fascies transverses cendrées et chatoyantes ; il est d'un fauve pâle en dessous : pattes noires; cuillerons blancs; ailes jaunâtres à la base. J'ai trouve' cette rare espèce à Saint-Sauveur. 1 3. Tachina diaphanipennis. R. D. Simillima T. aurifronti : a/is diaphane cyanescentibus. Cette espèce est presque entièrement semblable au T. aurifrons : LES ENTOMOBIES. I 9 I mais à une certaine lumière les ailes sont d'un diaphane cyanes- cent. Elle est assez commune à Saint-Sauveur, sur les fleurs de KHeradœum spondylium et du Daucus Carotta. l4- TA CHINA GERMA N A. R. D. Priori simillima ; minor : alis non diaphanis. Longueur, 3 lignes 1/2. Cette espèce, assez semblable aux précédentes, est plus petite. Front d'un blanc doré; du fauve sous le deuxième segment de l'abdomen ; ailes non diaphanes. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 1 5. Tachina distincta. R. D. Simillima T. aurifronti ; paulo minor; paulo magis aurulans . abdomen secundo segmento non subfulvo. Cette espèce, tout-à-fait semblable au T. aurifrons , s'en dis- tingue par une taille un peu plus petite, par un front encore plus doré , par un duvet plus jaunâtre et par l'absence de reflets rou- geâtres sous le deuxième segment abdominal. Elle est assez commune sur les fleurs de i'Heraclœum spon- dylium. \6. Tachina aurea. R. D. Similis T. distincte; minor : abdomen tessellis inagis cinereis. Tout-à-fait semblable au T. distincta, mais de moitié plus petite ; les fascies de l'abdomen sont plus cendrées. J'ai pris plusieurs individus de cette espèce sur les fleurs de VHeraclxum spondylium dans la prairie de Gentilly. 17. Tachina soror. R. D. Simillima T. aurifronti; minor : facie magis aurea. Cette espèce, trouvée par M. Carcel, est tout-à-fait semblable au T. aurifrons, dont elle diffère par une taille plus petite et par sa face un peu dorée; le deuxième segment de l'abdomen est aussi un peu fauve en dessous. 1Q2 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 18. Tachina florum. R. D. Valide affinis T. diaphanipenni : frontc aurulanti ; corpus cinereo vix favescente vittatum et tessellans. Cette espèce a la plus grande analogie avec le T. diaphani- pennis : mais ses lignes et ses reflets sont cendrés , à peine fla- vescens; front un peu doré; face blanche; point de rougeâtre sous l'abdomen ; ailes claires, non diaphanes. J'ai trouvé cette espèce sur des Ombellifères de Saint- Sauveur. 19. Tachina albida. R. D. Simillima T. florum : fronte et facie albis ; corpus cinereo vitta- tum et tessellans. Tout-à-fait semblable au T. forum : corps noir avec des lignes et des reflets d'un blanc cendré; front et face blancs; ailes claires , un peu flaves à la base. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 20. Tachina claripennis. R. D. Simillima T. albidae; paulb minor : fronte subaureâ ; calyptis subfavescentibus. Semblable au T, albida; un peu plus petite : front un peu doré ; ailes un peu plus claires : mais les cuillerons ont une très- légère teinte flavescente. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. ai. Tachina festiva. R. D. Affinis T. florum : nigro-ctesia ; vix cinerascens ; fronte auru- lentâ; alis lirnpidis. Longueur, 3 lignes 1/2. 2 Corps noir-luisant de pruneau , avec des lignes sur le corselet et des reflets sur l'abdomen d'un cendré peu prononcé; front un peu doré; face assez blanche; antennes noires , à dernier article un peu plus épais; cuillerons blancs; ailes très-claires , peu flavescentes h la base. J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. LESENTOMOBIES. 193 3.2.. Tachina l/eta. R. D. Simïllïma T. festivae ; minor : fronte aureâ. Tout-à-fait semblable au T.festiva ; du quart plus petite : front doré. Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel. 23. Tachina affinis. R. D. Nigro-cœsia; cinereo vittata et tessellans ; fronte v'ix favescentc ; alis cyaneo-diaphanis. Cette espèce a le port et la taille du T. festiva : corps noir- luisant avec des lignes cendrées sur le corselet et des reflets cen- drés sur l'abdomen ; à peine un peu de jaune sur le front ; face blanche ; ailes d'un bleu diaphane. J'ai trouvé cette rare espèce parmi les plantes de l'étang de Ville-d'Avray. ^4- Tachina vicina, R. D. Simillima T. distincts : facie argentcâ , non albo-aurea ; alis magis diaphanis. Cette espèce, tout-à-fait semblable au T. d'isùncta, a la face argentée et non d'un blanc doré ; les lignes et les reflets du corps sont un peu plus cendrés , et les ailes sont plus diaphanes. Je l'ai trouvée sur les Ombeilifères des prairies. 25. Tachina divers a. R. D. Simillima T. albidx; minor : tessel/is magis cinereis ; fronte paulisper aurulenta. Cette espèce, très-voisine du T. albida, s'en distingue par sa taille plus petite, par son front un peu doré et par ses reflets abdominaux plus cendrés. Je l'ai trouvée à Saint-Sauveur. 2 . Savans étrangers. B 1) Ijj4 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 2.6. TACHINA PRATENSIS. R. D. Simillima T. claripenni ; paulo minor : fronte albescente ; calyptis a Ibis. Tout-à-fait semblable au T. claripennis ; un peu plus petite : front blanchâtre ; cuillerons blancs. J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. 27. Tachina arvensis. R. D. Cœsio-nigricans ; cincrascente vittata et tcssellans ; facie albes- cente ; fronte brunea. Longueur , 4 lignes. Corps noir assez luisant , rayé de cendre sur le dos et les côtés du corselet; trois fascies de reflets cendre- luisant sur l'abdomen ; face blanche; front brun; le troisième article antennaire un peu plus épais que les deux autres ; ailes claires, un peu sales à la base. Cette espèce a été trouvée par M. Carcel. 28. Tachina silvestris. R. D. Cylindrica ; fronte aurulentâ ; abdomen atrutn ; fasciis cinerascen ùbus. Longueur, 5 lignes. Cette espèce a la plus grande analogie avec le T. diaphanipennis ; mais le fond de son abdomen tire déjà sur le noirâtre , avec des fascies d'un cendré un peu moins marqué : face d'un blanc jaunâtre; front doré; corselet noir, rayé de gris cendré ; ailes sales à la base. J'ai trouvé cette espèce à Gentilly. 29. Tachina atra. R. D. Cylindrica; nigro-atrata ; fronte albescente; abdomen secundi segment! lateribus fulvis ; alis basi squalidis. Longueur, 4 lignes 1/2. Corselet noir, rayé de gris cendré; abdomen très-noir, avec trois fascies transverses cendrées et avec un peu de fauve sur les côtés du deuxième segment ; face blanche ; front d'un blanc h peine jaunâtre; antennes et pattes noires; ailes sales à la base. Cette espèce est assez rare. LES ENTOMOBIES. 195 30. Tachina nigra. R. D. Simillima T. atne : fronte aureâ ; abdomine cinereo obscuriore. Tout-à-fait semblable au T. atra : le cendré de l'abdomen est moins clair; le front est jaune-doré. J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. 31. Tachina grisea. R. D. Simillima T. atrae; minor : abdomen tessellis griseis ; alis sub- limpidis. Assez semblable au T. atra ; du tiers plus petite : front un peu doré; les fascies de l'abdomen sont grises; ailes claires, un peu Hâves à la base. J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. 32. Tachina atkata. R. D. Simillima T. atrae; paulb minor : palpis palliais > abdomen secundi segmenti lateribus non subfulvum. Cette espèce, tout-à-fait semblable au T. atra , est du quart plus petite : face blanche; front d'un blanc un peu jaunâtre; palpes pâles; corselet noir-luisant, rayé de cendré; les reflets cendrés assez peu marqués sur l'abdomen, dont le deuxième segment n'est pas rougeâtre sur les côtés ; ailes sales à la base. J ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. II. Genre VORIE, VORIA. R. D. Le deuxième article antennaire de la longueur du troisième, qui est comprimé sur les côtés et élargi vers Te sommet. Front large sur les deux sexes. Secundus antennes articulas longitudine tertii , lateribus compressis et apice latiori, Frons in utroque sexu latior. Ces deux caractères, faciles à saisir, empêcheront tou- jours de confondre ce genre avec les Tachines. 'Q^ ESSAI SUR LES MYODAIRES. I. VORIA LATIFRONS. R. D. Nigricans; griseo-cinerascente vittatn et tessellans ; fronte /ara, subflavescente. Longueur, 3 lignes 1/2. s noir, couvert d'un duvet gris-brun, avec quatre lignes noires sur le corselet, dont le duvet est un peu soyeux; pattes noires ou brunes, avec les cuisses intermédiaires et postérieures fauves; ailes claires. Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean. 1 5 . Myopa fulvipes. R. D. Tota nigro-subgrisescens ; fronte nigra ; pedes fulvi , annulo femo- rali nigro ; alœ limpide, basi flavescente. Longueur, 4 lignes 1/2. Antennes noirâtres , avec un peu de rauve; front noir : ses cotés d'un jaune fauve; face jaune-albide ; corps noir , saupoudré de gris brun ; pattes fauves , avec un anneau LES ENTOMOBIES. 247 noir au sommet des cuisses; tarses noirs; ailes claires, un peu flaves à la base. Cette rare espèce a été trouvée à Paris par M. Serville. 1 6. Myopa bicolor. Megerl. Meig. Nigro-nitens ; abdomen segmentis intermediis fulvis. Longueur, 3 lignes î/is Semblable au M. nigra : corps noir- luisant; segmens intermédiaires de l'abdomen en partie ferru- gineux; les deux hanches antérieures d'un fauve pâle; genoux fauves. Cette espèce se trouve à Paris. 17. Myopa rubrifrons. R. D. Similiur M. fulvipedi; m'inor : frons fulva ; entra ap'ue nigro annulato ; tibiis antici argenteis. Longueur, 3 lignes. Ç Front et antennes fauves; face d'un jaune fauve; corselet noir, nuancé de cendré argenté; abdomen noir, J^ec un duvet grisâtre; pattes fauves ; une tache noire vers le sommet des cuisses; tibias argentés en devant; tarses bruns; ailes flaves à la base. Cette espèce a été envoyée de Philadelphie. 18. Myopa atra. Fabr. Meig. Antennce nigra, intùs macula rufâ ; abdomen nigrum , macula laterali cinerea ( mas ) , aut cinereum , v'utâ dorsali abbreviatâ nigra [femina ) ; ffmora postica basi rufâ. Longueur, 1 ligne 1/2 à 3 lignes. Antennes noires, un peu fauves en dessous ; front et milieu de la face d'un jaune fauve ; côtés de la face albides; corselet noir, nuancé d'albide : abdomen du mâle cylindrique , nuancé de cendré ou de gris cendré ; celui de la femelle presque hémisphérique, avec les incisions blanchâtres : pattes noires ; cuisses postérieures fauves à la base ; tibias d'un fauve brun sur les mâles , et presque entièrement fauves sur les femelles; ailes assez claires. Cette espèce, la plus commune des environs de Paris, offre beaucoup de variétés pour la taille et les teintes. Iq8 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 19. Myopa pallipes. Megerl. Meig. Nigra , subcinerascens ; abdomen basi ferrugineâ ; pedes testacei , nigro maculati. £ Longueur, 2 lignes 1/2 à 3 lignes. Face argentée sur les côtés ; front fauve en devant et noir en arrière ; antennes fauves , avec du noir; corselet noir, rayé de cendré; abdomen d'un testacé brun à la base : le reste des segmens noir , avec un peu de cendré ; pattes d'un testacé pâle, avec des taches noires; ailes assez claires. J'ai trouvé cette espèce à Paris. 20. Myopa nana. R. D. Parva, nigra; abdomen incisuris a/bis; pleraque femora Jui- ves centia; tibiis antieè al bis. Longueur, 2 lignes. Corps d'un noir luisant; front jaune-fauve ; antennes fauves et brunes; un peu de cendré sur les côtés du corselet; les incisions de l'abdomen albides ; les cuisses sont ordi- nairement d'un brun fauve; les tibias sont blancs en /levant; ailes assez claires. J'ai trouvé cette espèce à Paris. 11. Genre DALMANNIE , DALMANN1A. R. D. Antennes raccourcies: le troisième article en palette ovalaire , un peu plus long et un peu plus épais que le deuxième. Abdomen hémisphérique sur les deux sexes : anus des mâles recourbé en un crochet solide et aigu : deux rilets flexibles et velus a l'anus des femelles. Antennœ abbreviatœ : ultimus articulus compresso-ovatus , paul'o longior pau/'oque crassior secundo. Abdomen hemisphœricum in utroque sexu : anus marium subths recurvus , productus terebrâ solidâ apicc acutâ ; anus feminarum duobus filis elongatis, fiexibi/ibus , villosis. Ce genre, que je dédie au professeur Dalmann , comprend des espèces placées jusqu'ici parmi les Myopes, mais qui LES ENTOMOBIES. 249 doivent réellement en être séparées. Ces espèces sont fort rares à Paris. I. DALMANNIA GEMI N A. R. D. Myopa Gemina. Wied. Meig. Antennœ nigrœ ; thorax niger , scapulis scutelloquefiavis ; abdomen fiavum , primo segmento suprà nigro ; gemina puncta nigra in utroque reliquorum segmentorum ; tarsi nigri. Longueur , 4 lignes. Antennes noires ; le deuxième article plus long que le troisième ; front et face flaves; trompe noire; corselet d'un beau noir; les points numéraux et la majeure partie de i'écusson flaves; abdomen jaune-fauve; le premier segment noir sur tout le dos : les autres sont noirs sur les côtés et ont chacun deux larges points noirs sur le dos ; hanches et tarses noirs; cuisses et tibias flaves; balanciers d'un jaune fauve; ailes assez claires, flaves à la base. Cet insecte habite la France méridionale. 2. Dalmannia meridionaus. R. D. Similior priori : abdomen supra nigrum, linea transversâ fiavâ ad apicem segmentorum ; segmentis posticis lineâ dorsali fiavâ. Longueur , 4 à 5 lignes. Antennes noires ; face , -quatre taches latérales au corselet, écusson, cuisses et tibias, jaunes; vertex noir; corselet noir-luisant; abdomen jaune en dessous , noir sur le dos , avec une ligne transverse flave au sommet de chaque seg- ment; le milieu du dos des segmens postérieurs est coupé par une ligne jaune; tarses noirs; balanciers jaunes; ailes un peu obscures. Cette espèce, trouvée dans le midi de fa France, m'a été donnée en communication. 3. Dalmannia punctata. R. D. Myopa punctata. Fabr. Myopa virens. Fallen. Abdomen fiavo-virescens ; primo segmento dorso nigro, secundo tertioque trifariè nigro punctatis , reliquis impunctatis. Longueur, 3 lignes. Antennes noires; front jaune-fauve; face 2 . Sdvaris étrangers. I i jO ESSAI SUR LES MYODAIRES. d'un jaune albide; corselet noir-luisant , avec quatre points latéraux et la moitié postérieure de l'ecusson Hâves ; abdomen flave , légè- rement pubescent , quelquefois un peu verdoyant ; le dos du pre- mier segment noir : le deuxième et le troisième segment ont chacun trois points noirs transverses; pattes flaves; tarses noirs; balanciers flaves; ailes assez claires, flav,escentes a la base. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur , jamais à Paris. t. Dalmannia flavescens. R. D. A'Iyopa flavescens. Meig. Similwr D. punctatae ; paulo mlnor : abdomen utroque segment: trifarie nigro punctato. » Longueur, 2 lignes 1/2 à j lignes. Cette espèce est semblable au D. punctata ; un peu plus petite : chaque segment de l'abdomen offre trois points noirs transversaux. J'ai plusieurs fois trouvé cette espèce dans le canton de Saint-Sauveur , et jamais à Paris. 5. Dalmannia stigma. R. D. / //,■/■<.' ngcr ; abdomen flavescens , fysfiis trqnsversM aigris . a 'a puncto medio nigro. Longueur, 3 lignes. Front jaunâtre ; corselet noir; abdomen jaunâtre, avec des lignes transverses noires; pattes jaunes; tarses noirs ; un point noir sur les ailes. Cette espèce a été envoyée d'Allemagne à M. Carcel sous le nom de Myopa punctata Fabric. : il y avait évidemment erreur. 6. Dalmannia flavipes. R. D. . A igra , n'aida , subpubescens ; pedes flavi , tarsis nigris. Longueur, 2 lignes. Tout le corps d'un beau noir luisant un peu tomenteux ; front et face flaves , ainsi que les pattes et les balanciers ; tarses noirs ; ailes claires. J'ai trouvé cette espèce dans le canton de Saint-Sauveur. LES ENTOMOBIES. 25 I III. Genre ZODION , ZODION. Latr. Caractères des Myopes : trompe coudée une seule fois et di- rigée en devant. Characteres Myoparum : proboscis unigeniculata et antice pro- ducta. 1 . Zodion CINEREUM. Fabr. Latr. Corpus cinereo-grisescefis ; ano nigro ; pedes bruneo-subfulvi ; ala subflavescentes ; cellula yC alarum sœpiùs apice aperta. Longueur, 3 lignes 1/2 à 4 lignes. Tout le corps cendré-gri- sâtre ; front et antennes d'un fauve mêlé de brun ; face d'un jaune albide ; deux petites lignes noirâtres sur le corselet ; anus noir; pattes d'un brun un peu fauve; ailes un peu flavescentes ; la cellule yC de l'aile ordinairement ouverte , rarement fermée au sommet. Cette espèce nest pas commune. 2. Zodion notatum. Meig. Similius priori ; mugis grisescens : abdomen fusco punctalum ; pedes fusci ; cellula yC alarum apice nunquam aperta. Longueur, 3 lignes. Semblable au Z. cinereum ; un peu plus petite : corps d'un gris un peu brun , avec deux ou trois paires de points noirs sur le dos de l'abdomen; pattes noirâtres; la cel- lule yC n'atteignant pas le sommet de l'aile. Cette espèce est commune à Paris. 3. Zodion Carceli. R. D. Simile Z. cinereo : antennis anoque fulvis ; pedibus fulvo-pal- lidis. cf Semblable aux espèces précédentes : abdomen imponctué ; antennes et anus fauves ; pattes d'un fauve pâle. Cette rare espèce fait partie de la collection de M. Carcel. I i* 2$Z ESSAI SUR LES MYODAIRES. 4- ZODION PED1CELLATUM. R. D. Similius Z. cinereo ; paulo minus : abdomen impunctatum ; ala Jlavo-subfuliginosœ ; cellula yC non ad apicem porrecta. Semblable au Z. cincreum ; un peu plus petite : abdomen non ponctué; ailes d'un flavescent un peu fuligineux, ainsi que la cellule yC , qui ne se poursuit pas jusqu'à leur sommet. Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean. XIX. C Section. LES DUFOURIDES. XIX.' Stirps. DUFOURIDsE. R. D. Antennes courtes; le troisième article double du deuxième; chète resserré, nu , à premiers articles non distincts. Front plus ou moins large; face peu élevée ; péristome plus long que large, à épistome quelquefois saillant ; l'anus des femelles offre parfois un double crochet ; cuillerons quelquefois très-larges ; la cellule yC ouverte au sommet de l'aile, ou n'atteignant pas ce sommet , quelquefois pétiolée. La larve d'une espèce observée vit dans les Coléoptères. Antennœ abbreviatœ ; tertius articulus bilongior secundo ; chetum strictum , nudum , primis articulis indistinctis. Frons plus minusve /ata; faciès non alta ; péris toma longius quàm latum , epistomate interdum prominulo ; anus feminœ interdum bifor- cipatus ; calypta interdum latissima ; cellula yC aut in alx apicc aperta, aut non ad apicem porrecta , interdum petiolata. Larva cu'jusdam speciei observatœ vivit in Coleopteris. Par leurs antennes et leur chète rétrécis , peu allongés , les insectes de cette section sont très-voisins des Phasiennes. La forme des ailes, la largeur des cuillerons, l'aspect de la face , peuvent encore ajouter à cette opinion : mais ces ailes ne sont point parfaitement trigones, et l'épistome ne per- mettra jamais de confondre ces races. LES ENTOMOBIES. 253 Nous ne pouvons comparer les Dufouiïdes avec aucune des séries déjà étudiées. Les Ptilocérées ont quelque analogie avec elles ; mais une foule de caractères importans les dis- tinguent d'une manière tranchée : néanmoins ces deux séries doivent se suivre dans une méthode naturelle. Nous verrons bientôt quels rapports les Dufourides peuvent avoir avec la section suivante. Ces insectes , au corps cylindrico-conique, aux teintes d'un noir brillant, sont en général d'assez petite taille. Ils ont le vol très-agile. On ne les rencontre guère qu'en été, et sur les fleurs des Ombellifères ; mais plusieurs espèces errent parmi les végétaux, occupées sans doute à guetter leur proie. C'est un insecte de cette section qui vit dans le corps du Cassida viridis, et qui vient d'être si bien décrit par le docteur Léon Dufour ( Annales des sciences naturelles , 1827 ). I. Genre DIONÉE, DIONsEA. R. D. Antennes assez courtes; le troisième article double du second; chète nu. Epistome non saillant; anus des femelles avec un double cro- chet; cuillerons larges; la cellule yC ouverte avant le sommet de l'aile. •» Antcnnœ abbrcviaw, ultimus articulas secundo bilongior ; chetum nudum. Epistoma non prominulum ; anus feminœ forcipatus ; calypta la- tiora ; cellula y C aperta ante alœ apicem. Des cuillerons très-larges, ainsi qu'un double crochet à l'anus des femelles, sont communs à ce genre et aux Clyties; mais les ailes les distinguent nettement. 1. Dion ma forcipata. R. D. Cylindriformis , nigro - nitens ; jrons marium aurulans ; corpus cinerco nttatum et tesscllatum ; calypta albidiora ; alœ limpida. 2J4 ESSAI SUR LES MYODAIRES. Longueur, 3 lignes 1/4. d et $>. Cylindriforme ; corps d'un noir luisant; face et côtés du front blancs sur la femelle; front du maie doré; corselet fortement rayé de blanc; abdomen avec trois fascies transverses blanches et à reflets ; anus de la femelle avec un double crochet ; cuillerons très-blancs ; ailes claires , à peine un peu fla- vescentes à la base et au sommet. J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. 2. DlONsEA AURULANS. R. D. Simillima D. forcipatas; alœ basi flavâ , disco subflavesccntc. Longueur, 3 lignes 1/2. Tout-à-fait semblable^au D.forcipata ; base des ailes jaune , leuF disque un peu flavescent. J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur. II. Genre PHANÉMYE , PHANEMYA. R. D. Tous les caractères des Dionées : corps un peu plus cylin- drique ; point de crochets à l'anus de la femelle. Omnino characteres Dianœarum : corpus magis cylindricum ; anus feminœ non forcipatus. Par son port, ses ailes et ses formes, ce genre a les plus grandes analogies avec les Clyties et les Pallasies : mais l'ensemble de ses caractères le place entre les Dionées et les Clélies. 1. Phanemya Musca. R. D. Subcylindrica, nigro-nitens ; abdomen secundo tertioque segmento lateribus flavo-subfulvis ; alœ subjlavescentes. Longueur, 3 lignes. Face d'un brun argenté; tout le corps lisse , noir-luisant , avec une tache d'iin jaune fauve sur les côtés du second et du troisième segment de l'abdomen ; cuillerons blancs ; ailes flaves à la base , et à disque un peu nuage. Cette rare espèce se trouve sur les fleurs des Ombellifcres. LES ENTOMOBIES. 255 III. Genre CLÉLIE, CLELIA. R. D. Caractères des Dionées ; mais la cellule yC n'atteignant jamais le sommet de l'aile : cuillerons très -larges; corps cylindrico- conique , a teintes d'un noir luisant ; un double crochet a l'anus des femelles. Dionœarwn characteres ; at cellula yC nunquam ad alœ apicem porrecta : calypta ampliora ; corpus cylindrico - conicum , gagateo- nitens ; anus feminœ forcipatus. II serait facile de confondre ce genre avec les Dionèes : mais l'inspection des ailes l'en distingue sur-le-champ. Ces insectes ont le vol très-agile. On les trouve plus particuliè- rement sur les fleurs du Daucus Carotta et de ÏApium petro- seiinum. 1. Clelia agilis. R. D. Gagateo-nitida ; palpis pallidis ; abdomen maris subeinerascens. Longueur, 3 lignes, tf et $. Tout le corps d'un beau noir- jais luisant ; face blanche ; palpes d'un jaune pâle ; le corselet offre un peu de cendré sur les deux sexes ; l'abdomen du mâle a des reflets d'un blanc cendré sur ses derniers segmens ; cuillerons larges , d'un blanc de lait ; ailes claires , ayant sur la femelle une très-légère teinte flavescente. Cette espèce n'est pas très-rare à Paris. 2. Clelia rapida. R. D. Simillima C. agili ; faciès minus albicans ; thorax feminœ magis cinereus ; abdomen maris sine pub e cinerea. Cette espèce, tout-à-fait semblable au C. agilis, s'en distingue par la face un peu plus brune , par le corselet de la femelle un peu plus cendré , et par l'abdomen du mâle , qui n'offre aucun reflet cendré. Elle est rare. 256 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 3. Clelia MINOR. R. D. Parva , gagateo-nitins ; palpis subflavis ; thorax sabcinerascens. Longueur , 2 lignes. Ç> Cette petite espèce, dont je ne connais que des femelles , ressemble beaucoup au C. agilis : corps d'un beau noir-jais luisant; palpes d'un jaune pâle; face blanche : un peu de cendré au front. J'ignore si l'abdomen du mâle offre des reflets cendrés. Ailes assez claires. J'ai trouvé cette espèce à Paris et à Saint-Sauveur. 4. Clelia erythrocera. R. D. Simillima C. agiii : gagateo-nitens ; antennœ basl fulvâ ; abdomen maris postià subcincrascens. Longueur, 3 lignes, c? Taille du C. agilis ; corps d'un beau noir-luisant , avec un peu de cendré vers l'anus ; le premier article antennaire rougeâtre ; cuillerons très-blancs ; ailes un peu fla- vescentes à la base. Cette espèce , qui fait partie du Muséum royal , a été rapportée de l'île de Scio par feu Olivier. IV. Genre FEBURIE , FEBURIA. R. D. Tous les caractères du G. Dufourie : mais le chète un peu tomenteux à sa base; épistome non saillant; cellule yC de l'aile pétiolée au sommet. G. Dufourias omnes characteres ; chetum basi tomentosulum ; epi- stoma nullomodo prominulum ; cellula yC a/arum ad apiccm pe- tiolata. Corps noir, lisse, luisant; antennes moins longues que la face, avec le dernier article un peu aplati sur les côtés : ce genre offre presque tous les caractères des Dufouries , dont il diffère par son épistome non saillant, non élargi, et par ses ailes, qui ont la cellule yC pétiolée au sommet. La brièveté des antennes et la forme du dernier article LES ENTOMOBIES. 2J7 distinguent nettement ces genres des Erynnies , des Blon- délies, &c, avec lesquelles on pourrait être tenté de les con- fondre , et qui appartiennent à d'autres sections. • i. Feburia rapida. R. D. Cylindruo- subrotunda; atro-gagatea, nitida ; calyptis bruneo- flavis ; alœ venosœ , fumosœ. Longueur, 3 lignes 1/3. cf Cylindrico - arrondie ; toute d'un noir luisant, ayant à peine un très-léger duvet brun; cuillerons d'un jaune rouillé; ailes jaunâtres à la base, à disque un peu enfumé et à nervures assez prononcées. J'ai trouvé cette espèce en mai au bois de Boulogne. V. Genre DUFOURIE, DUFOURIA R. D. Antennes moyennes, ne descendant pas tout-à-fait jusqu'à l'épistome; le troisième article double du deuxième, un peu com- primé sur les côtés; chète à premiers articles très-courts, et pa- raissant nu. Front assez large, ne formant pas d'angle avec la face; péris- tome assez allongé; épistome assez saillant; cellule yC de l'aile ouverte ou fermée; corps subarrondi, d'un beau noir luisant. Antennœ mediœ , non usque ad epistoma porrectœ ; tertius arti- culas secundo bilongior , /éviter compressus lateribus ; chetuin quasi nudum , primis articulis brevioribus. Frons satis lata , non angulata cum facie ; peristoma elongatum : épis tomate jam proéminente ; a/arum cellula yC aperta aut clausa ; corpus subrotundum , atro-nitidum. Ce genre, que je dédie à M. Léon Dufour, se distingue d'abord à ses belles teintes noires , à ses formes et à son port, qui semblent le rapprocher des Mouches. Les antennes déjà raccourcies l'avoisinent des Phasies. Le prolongement du péristome en avant fait un peu saillir l'épistome , détruit la verticalité de la face, et lui donne quelque ressemblance avec celui des Idies. Ces insectes doivent être* assez nombreux en espèces. 2 . Savans étrangers. K k 258 ESSAI SLR LES MYODAIRES. 1. DUFOURIA APERTA. R. D. Nigro-nitida ; calyptis alarumque basiflavescentibus ; cellula 7 C ' alœ aperta ; corpus hirtellum. Longueur, 2 lignes 1/2. Toute d'un beau noir- jais brillant, et velue; cuillerons, base des ailes, flavescens; cellule yC ouverte au sommet. J'ai pris cette espèce sur des collines calcaires. 2. DUFOURIA NUDA. R. D. Simi/ior priori ; paulo minor : nigro-nitida , non hirta. Tout-à-fàit semblable au D. aperta; légèrement plus petite, presque glabre ; les ailes sont un peu plus flavescentes. Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean et de celle de M. Carcel. 3. DUFOURIA CLAVSA. R. D. Simi/ior D. apertae ; hirtclla : cdlula yC alarum aperta. Cette espèce, tout-à-fait semblable au D. aperta, est un peu plus petite , et a la cellule yC de l'aile fermée au sommet. Je l'ai trouvée sur une Ombeiliicre de pays siliceux. 4- DUFOURIA PETIOLATA. R. D. Similis D. apertae : at cellula yC alœ clausa et leviter petiolata. Tout-à-fait semblable au D. aperta : mais la cellule yC de l'aile est fermée avec un petit pétiole manifeste. Cette espèce fait partie de ma collection. VI. Genre RHINOPHORE, RHINOPHORA. R. D. Voisin du G. Dufourie : mêmes caractères antennaires. Front un peu moins large; péristome allongé, avec un épis- tome triangulaire; squame inférieure des cuillerons allongée; cel- lule yC de l'aile pétiolée. LES ENTOMOLSIES. 259 Dufouriarum characteres : antennœ similes. Frons minus lata ; peristoma elongatum , épis tomate triangulari ; calyptorum squama inferior elongata ; cellula yC a/arum petiolata. Pour fe port, les teintes et les antennes, les Rhinophores sont de véritables Dufouries , dont elles font la suite natu- relle ; mais elles en diffèrent par des caractères trop tranchés pour qu'on puisse les confondre ensemble. 1. Rhinophora nigripennis. R. D. Major : thorax niger , grisescente lineatus ; abdomen nigro-niti- dum , a/bidè tessellatum ; alisfuscanis. Longueur , 3 lignes. Face , côtés du front , d'un brun albide ; corselet noir, rayé de gris brun; abdomen noir-brillant , avec des lignes chatoyantes albides ; antennes , pattes , noires ; ailes lavées de noirâtre. Cette espèce fait partie de la collection de M. Blondel. 2. Rhinophora gagatea. R. D. Cylindriformis ; nigro-nitens , vix cinerascens ; facie albidà ; alis subfuscis. Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindriforme , d'un noirâtre luisant, à peine nuancé d'un cendré obscur; face blanche; cuillerons très- blancs ; ailes un peu obscures. J'ai trouvé cette espèce sur des collines calcaires. 3. Rhinophora metaluca. R. D. Similis Rh. gagatese ; minor ; nitidior. Semblable au Rh. gagatea ; au moins du tiers plus petite; corps un peu plus brillant. Cette espèce se trouve à Paris et à Saint-Sauveur. 4- Rhinophora tessellata. R. D. Similis Rh. metallioe : abdomine albido-tessellante ; alis claris. Longueur, 1 ligne 2/3. Cette espèce a beaucoup d'analogie Kk * 260 ESSAI SUR LES MYODAIRES. avec le Rh. metallica : la face est plus brune ; l'abdomen offre deux légères fascies transverses d'un beau blanc à reflets ; ailes claires. J'ai trouve cette espèce à Saint- Sauveur et à Paris. 5. Rhinophora Hottentota. R. D. Similis Rh. tessellatae : ab domine non albido tessellato. Semblable au Rh. tessellata : point de reflets albides sur l'ab- domen , qui est d'un noir très-brillant. Ces deux dernières espèces se trouvent dans le voisinage de l'eau , et ne sont pas communes. 6. Rhinophora pusilla. R. D. Omninb similis Rh. tessellatre ; sed minima : abdomine albo- tessellato. Longueur, 1 ligne 1/3. Tout-à-fait semblable au 7?/;. tessel- lata : elle a aussi deux légères fascies d'un blanc chatoyant sur l'abdomen ; mais elle est beaucoup plus petite. J'ai trouvé cette espèce dans le canton de Saint-Sauveur. XX/ Section. LES GAGATEES. XX.' Stirps. G AGATES. R. D. Antennes à articles de longueur différente; chète nu ou vil- leux , à premiers articles très-courts. Face plus ou moins élevée ; épistome jamais saillant ; taille petite, ou moyenne; corps cylindrique, à teintes d'un noir-jais luisant; cuillerons larges, ou plus longs que larges; ailes noires ou noirâtres ; la cellule yC ouverte ou fermée , le plus souvent pétiolée. Antennarum articuli diversâ lonçritudine ; chetum nudum aut vil- losum , primis articulis brevissimis. Faciès plus minusve a/ta , epistomate nunquam prominulo : statura LES ENTOMOBIES. 26 1 média vel parva ; calypta ampla , aut mag'is elongata quant /ara; alœ fuscœ aut nigricantes , ce/lulâ yC apertâ vel clausà , sapiiis petiolata. Je ne crois pas qu'il soit possible d'établir un caractère organique qui comprenne les divers genres de cette section , très-naturelle cependant , et très-facile à reconnaître au pre- mier coup d'ceil. Elle se divise elle-même en plusieurs séries bien tranchées quant aux signes extérieurs convenus pour baser leur classification et quant aux habitudes , mais très- rapprochées entre elles et comme confondues ensemble , si l'on veut ne faire attention qu'aux formes du corps , aux proportions de la taille, à la similitude des couleurs et au port que ces différentes espèces affectent. Face, épistome , antennes, chète, régions des ailes, tout varie à tel point, que l'on est presque toujours tenté de créer des subdivisions nouvelles. Cette section nous prouve jusqu'à la dernière évi- dence avec quels soins et quelle minutie nous devons étudier ces animaux , si nous voulons parvenir à comprendre le plan et les ressources de la nature. Des teintes brillantes d'un beau noir-jais plus ou moins pur et plus ou moins chatoyant distinguent de suite ces insectes au milieu d,es Myodaires. Leurs ailes peuvent même être nuancées et lavées de cette couleur. Ils ont le corps cylindrique, la taille petite, la démarche vive et alerte. Ils courent plus souvent sur leurs pattes qu'ils ne se servent de leurs ailes. Loin d'avoir un vol prolongé, ils ne se plaisent guère qu'à voltiger d'un lieu à un autre lieu voisin pour revenir bientôt à l'endroit quitté. Les uns se trouvent dans les champs arides et pierreux ; les autres préfèrent le voisi- nage de l'eau : ceux-ci jouent sur l'écorce des arbres ; ceux-là sucent le miel des Ombellifères. Je me trouve donc obligé de prendre pour caractère prin- cipal l'ensemble de leurs teintes , de leur taille et de leur 262 ESSAI SUR LES MTODAIRES. port ; car les Nycties , la Médorie , ont le dernier article antennaire allongé comme celui des Linnémyes , tandis que, sous ce point de vue, les Mélanophores et lès Scopolies ressemblent à la Cramérie. Les Nycties , les Morinies , n'ont pas la cellule yC de l'aile pétiolée : ce pétiole est très-pro- noncé sur les Scopolies, les Kirbyes. Si des genres ont le chète nu, d'autres l'ont villeux. La face élevée des Morinies ei des Nycties est resserrée sur les Mélanophores et les Illigéries, qui , par leurs cuillerons plus longs que larges, semblent marcher sur une tribu de Myodaires aquatiques. L'épistome présente les mêmes irrégularités. Mais aucun de ces insectes n'offre un épistome saillant : le chète n'est pas non plus resserré comme sur les Dufou- rides , qui ont aussi le corps plus contracté. L'anus des femelles ne paraît jamais muni de crochets. Leurs seules teintes suffisent d'abord pour les distinguer des Ptilocérées et des Séricocérées. Ces Myodaires sont parasites d'autres insectes : mais j'ignore absolument quelles sont leurs victimes. Plusieurs espèces pénètrent dans les trous des Hyménoptères fossoyeurs. I. Genre NYCTIE, NYCTI'A. R. D. Antennes descendant jusqu'à l'épistome; le second article plus épais ; chète villeux. Front étroit ; corps cylindriforme , noir-brillant; la cellule yC jamais pétiolée , toujours ouverte au-dessus du sommet de l'aile. Antennœ ad épis ton a porrectœ , secundo art'iculo paulo crassiore ; chetum villosum. Frons angusta ; corpus cylindriforme , nigro-nitidum ; ccllula yC nusquam petiolatu , semper aperta aut clausa supra alœ apicem. Ce genre se distingue aisément des Morinies par la cel- lule yC toujours ouverte ou fermée au-dessus du sommet LES ENTOMOBJES. 263 de l'aile, et par son chète ordinairement plus velu. Les espèces sont très-rares. Elles ont le vol très-agile. i. Nyctia Carceli. R. D. Cylindrico-subrotunda ; gagateo-nitida ; facie albicante ; calyptis ulbis ; alis a tris costâ etbasi, cellulâ •yCapèrta. Longueur, 3 lignes. Port et taille du Alusca domestica : toute d'un beau noir-jais luisant ; face albicante ; cuillerons blancs ; ailes noires à la base et le long de la côte , enfumées sur le disque , avec la cellule yC distinctement ouverte. Cette jolie espèce a été trouvée en Anjou par M. Cartel. 2. Nyctia Servi llei. R. D. Omnino similis N. Carceli : calyptis a/bidr subfavesce^tibus ; cellulâ yC alarum clausâ. Tout-a-fait .semblable au N. Carceli; souvent un peu plus petite : cuillerons d'un blanc un peu jaunâtre; la cellule yC de l'aile est fermée. Cette espèce a été trouvée par M. Serville aux environs de Paris. 3. Nyctia claripennis. R. D. Nigro-nitens ; thorax grisescente lineatus ; calyptis albis ; alis l éviter fus cis. Longueur, 2 lignes 1/2. Corps noir-luisant; face argentée: corselet un peu rayé de gris cendré; abdomen un peu déprimé; cuillerons blancs : les ailes ne sont qu'un peu noircies. Cette espèce a été trouvée par M. Carcei. 4- Nyctia t ri f aria. R. D. Similis N. claripenni : abdomen tribus li/ieis transversis trifirie albidis. Tout-à-fait semblable au N. claripennis ; sur l'abdomen trois lignes transverses albides ayant chacune trois petites dilatations ou petits élargissemens. Cette curieuse espèce a été trouvée par M. Carcei. 2-6q ESSAI SUR LES MYODAIRES. 5. Nyctia nitida. R. D. Omnino similis N. claripenni : thorax nigro-nitens ; abdominc gagateo-nitido. Tout-à-fait semblable au N. claripennis : mais point de lignes d'un gris cendré sur le corselet; abdomen d'un beau noir brillant : cuillerons paraissant jaunir un peu. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 6. Nyctia rubescens. R. D. Pau/à minorN. nitidâ; abdomine /éviter bruneo-fulvescente ; alis fuliginoso lavatis. Un peu plus petite que le N, nitida : on voit un peu de fauve brun sur l'abdomen; ailes lavées de fuligineux. Cette espèce fait partie de la coiiection du comte Dejean. 7. Nyctia pusilla. R. D. Parva : tota atra ; alis fuscanis. Longueur, 1 ligne 1/4. Toute noire; cuillerons blancs; ailes noirâtres. Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean. II. Genre MORINIE, MORINIA. R. D. Antennes assez courtes; le deuxième article un peu plus épais que le troisième et ongulé; chète tomenteux , ou villosule. Front étroit; corps cylindriforme , noir; cellule yC toujours ouverte dans le sommet de l'aile. Antennis sat brevibus ; secundus articulus tertio crassior , ungu- latus , pi/osus ; chetum tomentosum , aut villosulum. Frons ancrusta ; corpus cylindriforme , atrum ; cellula yC in ala- rum a pi ce aperta. Ce genre, voisin des Nycties, en diffère par la cellule yC toujours ouverte dans le sommet de l'aile. Chez les Nycties, LES ENTOMOBIES. 265 elle est ordinairement fermée , et toujours elle se termine avant le sommet de l'aile. Je dédie ce genre à mon ami et confrère Auguste Morin. Les espèces se trouvent surtout le long de l'eau. I. MORINIA VELOX. R. D. Cy ïmdriformis , atra , vix tomentoso-grisescens ; calyptis fiaves- centibus ; alis fusco-ncbulosis. Longueur, 3 lignes 1/2. Cylindriforme ; corps noir, n'offrant qu'un léger duvet gris-brun obscur ; face brune ; cuillerons fla- vescens ; ailes lavées de noirâtre. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 2. MORINIA FUSCIPENNIS. R. D. Pau ta minor : atra; alis fuscanis. Longueur, 3 lignes. Cylindrique ; toute d'un noir un peu luisant; cuillerons d'un blanc un peu jaunâtre; ailes lavées de noir. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur parmi des plantes littorales. 3. MORINIA PARVA. R. D. Adinor : nigro-nitida ; alis fumosis. Longueur, \ ligne i/4- Toute d'un noir luisant; ailes enfumées. J'ai plusieurs fois trouvé cette espèce sur les fleurs du Daucus Carotta et de \'Heraclœum spondyïium. 4- MORINIA RUBESCENS. R. D. Simillima M. parvse : abdomen primis segmentis subtùs fulves- centibus. Tout-à-fait semblable au M. parva : les premiers segmens de l'abdomen sont rougeâtres en dessous. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 2 . Savant étrangers. L l l66 ESSAI SUR LES MYODA1RES. 5. MoRINIA CLARIPENNIS. R. D. Tota gagateo-nitida : calypta alba , a/is claris. Longueur, 2. lignes 1/2. Cylindrique ; tout le corps d'un beau noir-luisant ; face un peu argentée ; pattes d'un noir un peu clair: cuillerons larges , très-blancs ; ailes claires , non enfumées. Cette espèce , trouve'e à Paris , fait partie de la collection du comte Amédée de Saint-Fardeau. Si son chète est nu, elle appartient au genre Medoria. III. Genre MÉDORIE, MEDORIA. R. D. Tous les caractères des Morinies : mais le deuxième article antennaire non plus épais et beaucoup plus court que le troi- sième ; chète nu. Omncs Moriniarum characteres : at secundus antennœ articulas non cr as sior tertio longiore ; chetum nudum. 1. Medoria agi lis. R. D. Nigro-gagateo-nitens ; calyptis fuscis ; alis subfumosis. Longueur, 1 ligne 1/2. Cylindrique : tout le corps d'un beau noir-jais luisant; face albicante; cuillerons noirâtres; ailes un peu enfumées. Je ne connais qu'un individu de cette espèce , qui paraît très-rare ; il a été trouvé à Saint-Sauveur. IV. Genre MÉGERLÉE , MEGERLEA. R. D. Caractères des Nycties : mais la cellule yC de l'aile pétiolée ; péristome un peu plus allongé. Nyctiarum characteres : at cellula yC alœ petiolata ; ■perïstoma paulà minus quadratum. Je dédie à M. Megerlé de Vienne ce genre, qui diffère éminemment des Nycties par la cellule yC pétiolée de ses ailes. Il offre la plupart de leurs autres caractères. LES ENTOMOBIES. 267 1. Megerlea nitida. R. D. Atro-nitida ; facie albicante ; calyptis subalbis. Longueur, 2 lignes 1/2. D'un noir brillant : du blanchâtre à la face ; cuillerons blancs ; ailes fortement lavées de noir à la cote extérieure. Cette espèce a été rapportée d'Anjou , où elfe paraît assez commune. 2. Megerlea picea. R. D. Aîinor : cylindrica; atro-nitida ; calyptis fuscanis. Longueur, 1 ligne 1/2. Cylindrique : d'un noir-jais luisant; cuillerons noirâtres. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. 3. Megerlea claripennjs. R. D. Similis M. picea; : a lis fere claris. Semblable au M. picea : mais les ailes sont presque claires. Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel. M. Blondel en possède une femelle , qui est assez grosse. V. Genre KIRBYE , KIRBYA. R. D. Caractères des Mégerlées : mais îe deuxième article anten- naire de la longueur du troisième , qui est un peu comprimé sur les côtés ; chète nu. Epistome non saillant ; corps moins cylindrique , tout noir : la cellule yC de l'aile pétiolée. Characteres Megerlearum : secundus antennœ articulus longitudinc tertii lateribus paulisper comprcssi ; chetum nudum. Epistoma haud prominulum ; corpus minus cylindricimi ; utro- nitens ; cellula yC a/arum petiolata. Ce genre offre une réunion de caractères assez nombreux pour qu'on ne le confonde point avec les Mégerlées. Les espèces, assez rares, ont le vol très-léger, et se trouvent dès la fin de l'hiver le long des haies exposées au soleil. LI* 2< ^8 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 1. KlRBYA VERNALIS. R. D. Atro-nitida : proboscide semi-rubrd ; ails subfuscis. Port et taille du Musai domestica : tout ie corps d'un beau noir-jais brillant ; le corselet un peu cuivreux; trompe un peu rougeâtre; ailes lavées de noirâtre; cuilierons blancs. J'ai trouvé cette espèce à Paris et à Saint-Sauveur dans le mois d'avril. 2. KlRBYA HIEMALIS. R. D. Simillima priori : abdomen incisuris incanescentibus. Tout-à-fait semblable au K. vernalis : mais les incisions des segmerïs de l'abdomen sont blanchâtres. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur au mois de février. VI. Genre SCOPOLIE , SCOPOLIA. R. D. Antennes obliques, descendant jusqu'à l'épistome; le troisième article prismatique , double ou triple du second ; chète paraissant nu , et à premiers articles très-courts. Front assez large ; face oblique ; faciaux ciligères le long des fossettes ; péristome carré ; corps cylindrique , noir-brillant ; ailes noires , à cellule yC pétioiée. Antennœ obliquœ , ad epistoma porrectœ ; tertius articulus prisma- licus , secundo bilongior aut trilongior ; chetum utpote nudum , primis articulis brevioribus. Frons sans lata ; faciès obliqua ; facialia per foveas ciligera ; peristoma quadratum ; corpus cylindricum , atro-nitidum ; alœ nigri- cantes , cellulà yC p étiola ta. Ce genre, dédié à la mémoire de Scopoli, se distingue aisément des Kirbyes par la longueur du troisième article antennaire, des Mégerlées par son chète nu, des Morinies et des Nycties par la cellule yC de ses ailes, qui est pé- tioiée. Les espèces qui le composent se trouvent plus particuliè- rement le long des terrains sablonneux, en talus, et où les LES ENTOMOBIES. 260 Hyménoptères fossoyeurs viennent déposer les proies de leurs larves. Elles ont le vol très-rapide. 1. SCOPOLIA RUPESTRIS. R. D. Cylindrica ; atro-nitida ; alis nigricantibus. Longueur, 3 lignes 1/2. Cylindrique; toute d'un beau noir- jais ; ailes fortement lavées du même noir. Cette espèce voltige dès le mois de mars parmi les rochers calcaires de Montpellier. 2. SCOPOLIA CARBONARJA, MUSCA CARDONARIA. Panz. TACHINA CARliONARlA. Meig. Atro-nitida ; facie albicanti ; primis antennœ articulis fuhis. Longueur, 3 lignes. Cylindrique; d'un noir luisant, avec des lignes brunes sur le corselet ; face albicante ; premiers articles antennaires fauves ; ailes plus noires dans leur moitié externe que dans l'interne ; cuillerons blancs. Jai souvent observé cette espèce en septembre sur un terrain en talus , sablonneux , et percé de trous d'Hymé- noptères. 3. SCOPOLIA VIATICA. R. D. Similis Se. carbonariae; paulù minor : primis antennœ articulis nigris. Longueur, 2 lignes. Cette espèce est tout-à-fait semblable au Se. carbonaria : constamment plus petite , elle a les premier? articles antennaires noirs. Je l'ai observée en abondance au mois de septembre sur d'anciens excrémens d'Oie : est-ce que sa larve vivrait dans des larves de Scarabéides! 4- S CO PO LIA RUFIPES. R. D. Similis Se. viaticx : thorax leviter cinereus ; Jemoribus rubesien- tibus. Semblable au Se. viatica : qn peu de cendré sur le corselet : cuisses rougeâtres. Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean, 2~o ESSAI SUR LES MYODA1RES. 5. SCOPOLIA PARASITA. R. D. Priori similis ; etiam minor : primis antennœ articulis bruneo- fulvescentibus. Cette espèce, semblable au Se. viatica, est encore un peu plus petite : elle a les deux premiers articles antennaires d'un brun fauve. Elle fait partie de ma collection. VII. Genre PAYKULLIE , PAYKULLIA. R. D. Antennes courtes ; le deuxième article plus épais que le troi- sième, aussi long et ongulé; chète à peine tomenteux. Face peu élevée; péristome plus long que large; corps cylin- drique ; la nervure transverse de la cellule yC arrondie et non arquée. Antennœ brèves ; sceundus articulus longitudine tertii , paulo cras- sior et ungulatus ; ehetum vix tomentosum. Faciès non alta , nuda ; peristoma longius quhm Litius ; corpus cylindricum , atro-nitidum ; nervus transversus ccllulce yC alaruni subrotundus , non arcuatus. Je dédie à M. Paykuli ce genre , qui diffère des Kirbyes et des Scopolies par des caractères trop importans pour qu'il soit besoin de s'y arrêter. Les espèces connues se trouvent en général parmi les plantes humides. Les Mégerlées ont le chète villosule. 1. Paykullia rubricornjs. R. D. Cylindrica , atro-nitida : antennis rubris. Longueur, 2. lignes 1/2. Cylindrique; d'un noir luisant, avec un peu de gris sur le corselet ; antennes fauves ; face albicante ; cuillerons blanchâtres ; ailes nébuleuses , et flavescentes h la base ; origine des cuisses d'un brun rougeâtre. Cette espèce ne paraît pas rare à Paris. LES ENTOMOBIES. 2~t 2. PAYKULLIA RI PARI A. R. D. Nigro-nitida : primis antennœ articulis rubris : abdomine depresso : calyptis fiavis ; alis nebulosïs. Longueur, alignes 1/2. Ç Corps d'un noir brillant; les pre- miers articles antennaires seuls fauves ; abdomen assez large ; cuillerons jaunes ; ailes noirâtres. Je l'ai trouvée parmi des plantes littorales. Elfe est peut- être la femelle de l'espèce précédente. 3. Paykvllia fuliginosa. R. D. Similis P. ripariae : alis non fuscanis , sed favo-fuliginosis ; pedibus bruneo-fuli ginosis . Semblable au P. riparia : d'un beau noir brillant ; ailes non noires, mais d'un jaunâtre fuligineux; pattes d'un brun fuligineux. Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean. VIII. Genre MÉLANOPHORE, MELANOPHORA. Meig. Latr. Caractères du G. PaykuIIie : le deuxième article antennaire de la longueur du troisième , plus épais ; chète nu. Squame inférieure des cuillerons allongée ; la cellule yC de l'aile avec un pétiole plus long ; sommet de l'aile clair : teintes noires. Paykulliarum characteres : secundus antennœ articulus longitudme tcrtii, crassior, ungulatus ; chetum nudum. Calyptorum squama inferior elongata ; cellula yC alœ longiori petiolo ; alœ ad apicem clariorcs ; colores atro-nitentes. Les Mélanophores sont de véritables Paykullies pour les antennes , la face et les teintes : mais le chète nu , la cel- lule yC de l'aile plus longuement pétiolée , et surtout la squame inférieure des cuillerons qui s'allonge, doivent les en séparer. Ces insectes , revêtus de teintes d'un noir-jais un peu 2-2 ESSAI SUR LES MYODA1RES. fauve, se trouvent dans nos maisons, sur l'écorce des arbres et parfois sur les fleurs. i . Melanophora roralis. Latr. MUSCA RORALIS. Fabr. TACH1NA RORALIS. Meig. MELANOPHORA. Latr. Atro-nhida : calyptis , alis , fuscis ; alis apice clarioribus. Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindrique; d'un beau noir-luisant , avec un peu de fauve obscur sur les côtés du corselet ; cuillerons et ailes lavés de noirâtre ; sommet des ailes blanc. Cette espèce n'est point rare en été dans nos apparte- nons. Je la présume parasite d'Arachnides. 2. MELANOPHORA VIOLACEA. R. D. M. rorali similis : abdomine gagateo-violaceo. Tout-à-fait semblable au M. roralis : abdomen d'un beau noir-violacé brillant. Cette espèce se trouve à Paris. esp 3. MELANOPHORA ATRA. R. D. Similis M. rorali; paulb major : tota gagateo-nitida ; nervt transverso cellulœ yC subrotundo. Tout-à-fait semblable au M. roralis ; un peu plus grosse : point de rougeâtre sur les côtés du corselet ; la nervure transverse de la cellule yC de l'aile est arrondie. J'ai trouvé cette espèce à Paris. 4. MELANOPHORA FEST1VA. R. D. Subrotunda : nigro-gagatea ; alis nebulosis. Longueur, 1 ligne 1/2. Subarrondie : port d'une Mouche; toute d'un beau noir luisant ; ailes lavées d'une nébulosité noire, et claires au sommet. Cette espèce a été trouvée à Angers. LES ENTOMOBIES. 273 5. Melanophora djstincta. R. D. Similis M. rorali : abdomen basi nigro-subtulvescens. Tout-à-fait semblable au M. roralis : cotés du corselet, pens- tome , base de l'abdomen , d'un brun un peu rougeâtre. Cette espèce conduit au M. rubescens. Elle n'est pas très- rare à Paris. M. Dejean en possède un individu tout-à-fait semblable, qui vient de Philadelphie. 6. Melanophora rubescens. R. D. Cylindrico-subrotunda ; peristomate , primis abdominis segmentis , femoribus , fulvis ; femoribus anticis elongatis , dilatatisque ad mares. Un peu plus petite que le AI. roralis : péristome , cotés du corselet, premiers segmens de l'abdomen, cuisses, fauves; le reste du corps noir brillant ; ailes lavées de noirâtre , et claires au sommet. Les cuisses antérieures du mâle sont allongées et un peu dilatées. Cette espèce provient du midi de la France. IX. Genre ILLIGÉRIE, ILLIGERIA. R. D. Caractères du G. Mélanophore : chète villosule ; ailes non claires au sommet. Atelanophorarum characteres : chetum villosulum : alis apice non clarïon. La forme des cuiilerons , de la tête , des antennes et des ailes , ferait aisément confondre ce genre avec les Mélano- phores ; mais , persuadé que de nouvelles espèces viendront s'y ajouter , j'ai dû noter les villosités du chète et le sommet de l'aile non marqué d'une tache claire. Je dédie ce genre au célèbre Iiliger. 2 . Savons étrangers. M m 274 ESSAI SUR LES MYODAIRES. i. Illigeria atra. R. D. Cylindrica, gagatea. Longueur , 2 lignes 1/2. Toute d'un noir-jais : cuillerons et ailes noirs. Cette espèce n'est pas rare à Paris. 2. Illigeria minor. R. D. /Minor : cylindrica, gagateo-nitida. Longueur, 1 ligne 1/2. Cylindrique : toute d'un beau noir-jais brillant ; ailes un peu moins noires que sur l'espèce précédente. Je ne connais qu'un individu de cette espèce. Je liai trouvé à Saint-Sauveur. :. LES ENTOMOBIES. 275 SUPPLÉMENT. Reaumvrja Desvoidyi. R. D. Prlmis antcnnœ articulis fulvis ; facie fronteque ad latera incan'c subauratis ; thorax niger , griseo lineatus ; scutellum obscure subru- fescens ; abdomen atrum , suprà tribus cingulis argenteis. Longueur, 7 lignes. Les premiers articles antennaires fauves, le dernier noir ; front un peu brun ; côtés du front et face d'un blanc argenté obscurément doré ; corselet noir , avec cinq à six lignes d'un gris très-prononcé le long du dos ; écusson d'un gris- fauve obscur; abdomen d'un beau noir- jais avec trois demi-cercles argentés sur le dos ; pattes très-noires ; cuillerons blancs ; ailes assez claires. J'ai trouvé, le 10 mars 1828, cette belle espèce parmi des broussailles de Saint-Sauveur. Elle fait entendre un fort bourdonnement. L'Erigone myophoroïdea est éclose d'une nymphe du Bombyx dispar (Fabr. ). Ces deux insectes sont très-communs à Paris. Myobia testacea. R. D. Simillima M. cinerascenti : scutelli pars postica abdomenque testacea , vittâ dorsali nigrâ. Tout-à-fait semblable au AI. cinerasccns : la moitié postérieure de i'écusson et l'abdomen testacés ; une ligne noire le long du dos de l'abdomen. Cette espèce a été trouvée à la Rochelle par M. Amédée de Saint-Fargeau fils. M m 2. "7 6 ESSAI SUR LES MÏODAIRES. NOTICE SUPPLÉMENTAIRE. J'ai atteint la limite assignée à ma grande tribu des Myodaires Entomobies. J'ai réparti les races selon ies carac- tères de leurs diverses organisations : il en est résulté une exposition longue , difficile à saisir , mais nécessaire pour le naturaliste qui voudra se reconnaître au milieu de tableaux si mobiles , et que la nature prend plaisir à varier sans cesse. Tous les caractères indiqués ont subi les plus grandes modi- fications : aucun n'est demeuré permanent. J'ai divisé les Entomobies en sections : le fait est que les Entomobies doivent former une famille spéciale , et que la plupart de mes sections doivent constituer autant de véri- tables tribus; car il est impossible qu'une Ëchinomye, qu'une Latreillie, qu'une Ocyptère, qu'une Nyctie , restent com- prises dans une tribu unique. Mais le temps n'est pas encore arrivé où les insectes seront distribués seulement selon leurs mœurs, et non selon les règles si arbitraires, si capricieuses et si bornées des caractères que nous leur assignons. Cette révolution est imminente ; mais aujourd'hui elle serait prématurée : d'autres innovations d'une plus haute importance doivent la pré- céder. Pendant que cette tribu était sous presse, j'ai reçu des renseignemens positifs qui m'ont permis de répandre plus de clarté dans l'exposition des séries. Je me fais surtout un devoir de citer M. le comte Amédée de Saint-Fargeau, qui prend un intérêt tout particulier à ces insectes , qui en a NOTICE SUPPLEMENTAIRE. 277 observé un assez grand nombre d'espèces , et qui enfin m'a constamment aidé de ses conseils , de son zèle et de son expérience. Quoi qu'il en soit de ce travail , le zoologiste, en admirant l'inépuisable fécondité de la nature dans la création des Ento- mobies , reconnaîtra que ces races , qui toujours s'écartent des autres Myodaires , et qui toujours ont des points de contact entre elles-mêmes, diffèrent essentiellement selon les habi- tudes de leurs larves. On ne confondra jamais une Latreillie, dont la larve est érucivore, avec une Myope, dont la larve vit dans les Hyménoptères. Les espèces qui rongent les Coléoptères sont étrangères , par le port , la taille et les teintes , à ces Ocyptères qui sont pcloses des Pentatomes. Mais nous sommes loin de soupçonner jusqu'où s'étendent ici la richesse et les ressources de la puissance créatrice. J'ai la certitude que d'autres races de Myodaires, c'est-à-dire, que des Myodaires non calyptérées vivent dans les insectes. Je possède des individus qui prouvent la nécessité d'aug- menter la largeur de nos coupes. Une tribu entière de ces individus est composée de véritables Myodaires Entomobies : mais, dans l'état divisionnaire de la science actuelle, il est impossible de la placer parmi les Calyptérées. Je dois annoncer que j'ai reconnu des larves d'Entomobies dans plus de quarante espèces de larves de Coléoptères bota- nophages. Quand l'entomologie aura-t-elle la connaissance exacte de tous ces faits ? Je n'ai pas établi un trop grand nombre de divisions et de genres : une expérience quotidienne me prouve leur néces- sité ; d'ailleurs , on doit toujours se rappeler que je ne fais que disposer des cadres qui se garnissent chaque jour , et qui se rempliront complètement avec le temps. Ne nous plaignons pas du petit nombre des espèces : nous sommes loin de connaître toutes les espèces propres au climat de 278 ESSAI SUR LES MYODAIRES. Paris. Les espèces de mon canton de Saint-Sauveur ne sont déjà plus les mêmes que celles de Paris , et surtout que celles de LHIe. L'univers entier reste à étudier : ainsi la latitude est grande. Je crains qu'au lieu de suppressions on ne pro- pose bientôt de nouvelles subdivisions. Des personnes étrangères à la marche de la nature dans la formation des insectes , et qui tranchent solennellement sur les sujets qu'elles ne connaissent pas même en idée , pourront se récrier contre le nombre de mes espèces : que diront-elles donc contre M. Meigen , qui décrit plus de trois cent quatre- vingts espèces dans son seul genre Tachine, tandis que toute ma tribu des Entomobies ne comprend pas plus de quatre cent quarante espèces ? Encore je décris un assez bon nombre d espèces exotiques , et M. Meigen ne traite que d'espèces européennes. J'aurais pu rappeler toutes les espèces publiées par cet habile entomologiste , et augmenter ainsi le cadre de mes individus ; mais je me suis imposé la loi sévère de ne décrire que des espèces vues et revues de mes yeux , com- parées plusieurs fois entre elles , et analysées en divers sens. On peut donc compter sur l'exactitude de mes espèces : mais je rappellerai que , malgré tous nos soins et toute notre attention , l'erreur est comme une propriété inhérente à l'homme qui étudie et qui observe. Cette tribu des Entomobies m'intéresse au dernier degré ; je voudrais lui voir acquérir la perfection qu'elle mérite : mais les observations d'un seul naturaliste ne sont point suffisantes. J'appelle donc à mon aide la science et les obser- vations particulières de tous les entomologistes qui voudront m'honorer de leurs avis et me faire parvenir les renseigne- mens qui sont à leur connaissance. Je leur ferai remarquer que leurs observations isolées sont perdues pour la science, et qu'il importe de les rassembler en un faisceau pour les rendre utiles et profitables. Les espèces qu'ils voudront bien NOTICE SUPPLÉMENTAIRE. 270. me faire pafser leur seront renvoyées étiquetées , afin d'établir l'unité de la synonymie. Selon leur désir, leurs renseignemens seront publiés par eux-mêmes , ou par moi, mais en leur nom. Je me ferai toujours un honneur de leur correspon- dance , et un de mes plus grands plaisirs sera de pouvoir leur être utile et agréable en faisant connaître les richesses de leur collection ou de leur pays natal. Pour conserver le genre le plus nombreux de l'entomo- logie, et par respect pour celui qui l'a établi, j'avais adopté le genre Tachine [ Tachina ] de Meigen ; mais , le genre Tachine [ Tachinus ] ayant été employé antérieurement par Gravenhorst pour les Coléoptères microptères ou staphyli- niens , et étant reconnu par la totalité des entomologistes , je propose de substituer pour les Myodaires le nom de Fautiie [ Faunia ] , que j'avais d'abord donné à ces mêmes insectes. Je dois encore faire observer que ma section des Ento- mobies microcérées correspond en partie au genre Trixe [ Trixa ] de Meigen. l8o ESSAI SUR LES MYODAIRES. B. BOTANOPHAGES , BOTANOPHAGsE. Les insectes de cette division ne se trouvent que sur les rieurs. Tout me porte à croire que leurs larves vivent , soit aux dépens des tissus végétaux , soit dans l'intérieur des végé- taux pendant leur vie , soit dans leurs débris après leur mort. Leur histoire est donc fort obscure et fort incertaine. Ils forment une seule tribu. Les Phasiennes , Phasiane^. Tribu unique. LES PHASIENNES. Unica Tribus. PHASIANE/E. R. D. Antennes courtes , distantes : les deux premiers articles ordi- nairement égaux , le dernier plus ou moins comprimé sur les côtés et arrondi au sommet; chète nu, contracté, à premiers articles très-courts. Tête grosse , transversale -, yeux gros , transversaux ; front étroit; face large; péristome allongé, elliptique, à épistome ordi- nairement un peu saillant ; abdomen large , hémisphérique ; cuille- rons larges ; ailes trigones , plus ou moins tachées et zonées ; la cellule yC ouverte vers le sommet, et le plus souvent pétiolée ; corps subarrondi , à teintes assez brillantes. Larves botanophages ! Antcnnœ brèves , distantes ; duobus primis articulis sœpiùs œqua- libus, ultimo articulo plus minusve lateribus compresso , et versus apicem subrotundato : chetum nudum , strictum , primis articulis bre- vissimis, Caput grossum , transversum ; ocu/is grossis , transversis ; fronte angustâ : facie latâ : péris toma elongatum , ellipticum , épis tomate LES PHASIENNES. 28l sœpiùs prominulo ; abdomen latum , hemisphecr'icum ; calypta ampla ; alœ trigonœ , plus minusve fornicatce et ipnatœ ; cellulâ yC aperta ad ap'icem aut sœplhs petiolatâ ; corpus subrotundum , nitens, Larvœ botanophagœ ! La brièveté des antennes , les proportions de leurs articles, le chète nu et resserré , la tête grosse et transversale avec de gros yeux pourprés, le front presque nul, la face étendue, le péristome elliptique , la largeur des cuillerons , les ailes trigones , plus ou moins maculées, avec la nervure yC ordi- nairement pétiolée , le corps déprimé , l'abdomen hémisphé- rique , constituent une réunion de caractères si décisifs, qui! semble d'abord impossible de ne pas distinguer une Phasienne au milieu des Myodaires. Linné avait déjà pressenti que ces insectes forment une coupe spéciale , et il en avait réuni une partie à son genre Conops , qu'on a depuis affecté à une autre famille. Fabricius en fit ses Thércves [ Therevœ ] , dénomi- nation fort inexacte sous le rapport des mœurs. Ils forment aujourd'hui le genre Phasie [ Pluisia ] de Latreille et Meigen , et, dans ma méthode, ce genre donne son nom à l'ensemble de la famille. Néanmoins le naturaliste qui voudra les comparer avec les Gymnosomes et les Ocyptères ne manquera point de trouver que les Phasiennes en sont extrêmement voisines par les Xystes et les Trichopodes : dans l'ordre naturel , elles doivent nécessairement se placer à côté ou à la suite de ces mêmes insectes. Ces Myodaires sont très-difficiles à caractériser entre elles, lorsqu'on veut spécifier soit un genre, soit une espèce : les différences occasionnées par les sexes ajoutent encore à l'em- barras. Leurs antennes presque toujours analogues , ainsi que la face et le front, ne peuvent être d'aucune utilité. 11 faut avoir recours à des caractères secondaires. J'ai d'abord tiré un parti fort avantageux de la nervure yC des ailes : ensuite 2 . Sm/am étrangers. N n 282 ESSAI SUR LES M YOD AIRES. j'ai pensé que les différentes nuances de coloration de ces mêmes ailes pouvaient jusqu'à un certain point suppléer au manque de signes plus organiques. Les Phasiennes ne paraissent que vers la fin de l'été et au commencement de l'automne. On ne les trouve guère que sur les fleurs des Ombellifères , et principalement sur celles de la Carotte. Quelques-unes peuvent s'échapper- dans la plaine ou sur les collines : mais elles ont leur véritable séjour dans les lieux humides et voisins de^'eau ; et c'est ce qui me porte à croire que leurs larves sonT radicivores de plantes aquatiques ou amies de la fraîcheur. Voilà tout ce que la science connaît à l'égard de ces insectes , que la nature semble avoir pris plaisir de modeler sur un type spécial , et d'orner de couleurs capables d'attirer notre attention. La grâce de leur port, les formes de leurs ailes, la légèreté de leur vol, leurs teintes dorées et d'un noir brillant, leur valurent de la part de Linné le titre de Mouches nobles [ Aluscœ nobiles\ Les grandes espèces aiment, sous un pur rayon du soleil, a étaler leur belle parure sur le disque bombé d'une Ombelle, et à s'y promener avec une sorte d'affectation : mais les races plus petites ont d'autres mœurs ; elles ont des habitudes aériennes. Semblables au Musca chorea de Fabricius , elles exécutent diverses danses. Sous les rameaux d'un vieux chêne, au-dessus de l'allée ombragée d'un bois , et vers l'heure de midi, elles se réunissent souvent en assez grand nombre, et forment des colonnes ascendantes et descendantes d'une danse qui, sous le rapport de la vivacité, de la prestesse des mou- vemens , et de l'exactitude des manœuvres , n'est pas sans intérêt pour l'œil de l'observateur. Je le répète, les Phasiennes à l'état parfait ne se nourrissent jamais que du miel de certaines Ombellifères. Je présume que leurs larves sont botanophages ; mais aucun caractère essentiel d'organisation ne les différencie des Entomobies. LES PHASIENNES. 283 Il peut même se faire que leurs larves soient réellement parasites d'autres animaux : ce fait ne me surprendrait point. Dès-lors elles ne formeraient plus qu'une tribu d'Entomobies , dont la place serait très-facile à assigner. Ainsi leur étude peut donc encore présenter beaucoup d'intérêt. Jusqu'à ce jour, aucune Phasienne de l'ancien continent n'a été rapportée du nouveau continent, qui à son tour n'offre encore aucune espèce ni même aucun genre qui se rap- prochent des genres et des espèces de nos climats. Meigen a décrit plusieurs Xystes et trente-une espèces de Phasies, dont plusieurs me sont inconnues, et dont les der- nières appartiennent évidemment à d'autres sections. I. Genre TRICHOPODE, TRICHOPODA. Latr. Antennes courtes : le troisième article lenticulaire , ou com- primé sur les côtés. Corps cylindrico-oblong; péristome ovale-allongé ; tibias pos- térieurs dilatés, ciliés et plumeux; la cellule yC de l'aile très- légèrement pétiolée. Antennœ brèves : tertio articulo lenticulari , aut lateribus com- pressa. Corpus cylindrico-oblongum ; peristomate ovato-elonoato ; fbiis posticis dilatatis , ciliato-plumatis ; cellula yC alarum perquàm /éviter petiolata. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'insister sur une réunion de caractères aussi décisifs. Ces insectes appar- tiennent à l'autre hémisphère. 1 . Trichopoda pennipes. Bosc. Fabr. Cylindrico-elongata ; facie lateribus auratis ; thorax nicrer , dorso antic'e aureo - tomentoso vittato ; abdomine , calyptis , croceis ; alis fuscanis. Longueur, 6 lignes. Cylindrico-allongé ; face d'un brun jau- nâtre, avec ses côtés dorés; frontaux , antennes , noirs; corselet 204 ESSAI SUR LES MYODAIRES. noir , rayé d'un duvet doré sur le dos du premier segment ; abdomen et cuilierons d'un jaune de safran; origine des cuisses jaune-fauve ; le reste des pattes noir; cuisses postérieures dilatées, ciliées au coté externe ; ailes un peu flavescentes , mais fortement lavées de noirâtre. Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc. 2. Trichopoda flavicornis. R. D. Similis Tr. pennipedi; paulb minor : antennis favescentibus : abdomen apice nigricante; alis per costam exteriorem flavis. Longueur, 5 lignes. Semblable au Tr. pennipes ; un peu plus petite, un peu plus effilée : antennes flavescentes; l'abdomen devient noirâtre vers le sommet; cuilierons d'un jaune plus foncé ; la côte extérieure des ailes est d'un jaune prononcé. Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc. 3. Trichopoda hirtipes. Bosc. Fabr. Similis Tr. flavicorni : antennis , ano alisque nigris. Semblable, pour la taille, le port et les formes, au Tr. favi- cornis : mais les antennes et les deux derniers segmens de l'abdomen noirs ; ailes entièrement noires à la côte extérieure. Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc. 4. Trichopoda melanopus. R. D. Similior Tr. hirtipedi : antennis claro-bruneis ; ano non nigro ; femora basi vix fulvescenti. Tout-à-fait semblable au Tr. hirtipes : mais antennes d'un brun clair ; anus non noir ; à peine un peu de fauve à la base des cuisses. Cette espèce, originaire du Brésil, fait partie de la collec- tion du comte Dejean. 5. Trichopoda lanipes. Bosc. Fabr. Cylindrica , atra ; facie lateribus argenteis ; thorax primo seg- mento argenteo-vittato ; pulvillis palliais. LES PHASIENNES. 285 Longueur, 7 lignes. Cylindrique : toute d'un noir mat , même les cuillerons et les ailes ; face d'un brun blanchâtre , avec ses côtés argentés; prothorax rayé de blanc argenté; pelotes tar- siennes d'un jaunâtre pâle. Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc. 6. Trichopoda plumipes. Bosc. Fabr. Cylindrica , nigra ; faciès bruneo - argentea , lateribus auratis ; antennis bruneo-favescentibus ; femoribus ferrugineis ; calyptis fiavis ; alce nigrœ , margine interno limpido. Longueur , 6 lignes. Cylindrique , noire ; face d'un blanc argenté , avec ses côtés dorés ; frontaux noirs ; antennes d'un brun un peu fauve; corselet noir, avec une ligne numérale dorée; écusson ferrugineux-pâle ; abdomen noir, avec une ou deux bandes transverses d'un duvet jaunâtre ; anus brun-fauve ; cuillerons et origine des tibias d'un jaune ferrugineux ; le reste des pattes noir; ailes noires , mais claires le long de la côte interne. Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc. 7. Trichopoda Haïtensis. R. D. Faciès argentea , fronte nigrâ ; thorax ater, antice flavo-lineatus ; abdomen Jiavo-fulvum , ano nigro ; alœ majori parte atrce , parte infe- riore talcoso-clarce. Longueur, 3 lignes. Taille du Mus en dômes tica' : front noir; face d'un blanc d'argent ; les antennes et les pattes manquent ; palpes flaves; corselet noir-de-suie, avec des lignes dorées sur le prothorax et le mésothorax ; abdomen jaune-fauve , avec l'anus noir ; ailes d'un noir mat dans les deux tiers supérieurs , et d'un clair talqueux dans le tiers inférieur. Cette espèce a été rapportée de l'île d'Haïti par Hodgard. II. Genre FRÉRÉE, FRERjEA. R. D. Caractères des Trichopodes : pattes postérieures encore allon- gées et à tarses un peu dilatés , mais point de cils ; la cellule y C 286 ESSAI SUR LES MYODAIRES. ouverte au sommet de l'aile , avec la nervure transverse convexe en dedans. Trichopodarum characteres ; pcdes postici tidhuc elongati, tarsis paulisper dilat Jtis , sed non ciligcris ; cellula yC in alœ apice aperta, nervo transverso interne convexo. Ce genre européen, que je dédie à mon ami le docteur Amand Frère, établit la communication avec les Tricho- podes. I. FRERsEA gagatea. R. D. Parva : tôt a gagateo-nitida ; calyptis albis , alis limpidis. Longueur, 2 lignes 1/2.0" Yeux pourprés ; face , antennes et pattes noires; tout le corps d'un beau noir-jais luisant; cuillerons blancs et ailes claires. Cet insecte est excessivement rare : je n'en ai jamais trouvé qu'un individu sur les fleurs de XHcrachzum Spotulylium à Saint-Sauveur. III. Genre XYSTE , XYSTA. Meig. Le troisième article antennaire cylindrique , plus long que le deuxième. Cils raides au bas des faciaux; tibias postérieurs dilatés, épi- neux; cellule yC ouverte un peu avant le sommet de l'aile. Tertius antennarum articulus cylindricus , secundo longior. Facialibus basi rigide cïligerâ ; tibiis posticis dilatatis , spinosis ; cellula yC parumper an te ahv apicem aperta. Les Allemands connaissent plusieurs espèces de Xystes. J'ai établi ce genre sur le seul individu que j'ai pu observer. 1. XrsTA Latreilui. R. D. Nigra : facie bruneo-albicante ; thorax obscure cinereo-vittatus ; abdomen incisuris griseo-obscuris ; squamis ana/ibus solidis ; alœ basi subflavescente. Longueur, 4 lignes. Noire : face d'un brun albicant; corselet LES PHAS1ENNES. 287 rayé de cendré obscur ; une ligne d'un gris obscur à l'insertion de chaque segment abdominal ; celle de Pavant-dernier est la plus large; pièces anales détachées et solides; tibias postérieurs dilatés, avec de fortes épines ; cuillerons moyens ; ailes claires , un peu flavescentes à la base. J'ignore la patrie de cet individu , qui a été envoyé d'Alle- magne à M. Latreille, et qui fait partie de la collection du comte Dejean. IV: Genre CLYTIE, CLÎfTIA. R. D. Antennes raccourcies ; le deuxième article de la longueur du troisième , qui ordinairement est un peu plus large vers le sommet et un peu comprimé sur les côtés; chète nu. Front assez large ; corps cylindrique , non aplati ni déprimé ; cellule yC toujours ouverte au sommet de l'aile. Ântennce abbreviâtœ ; sccundus articulus fere lonvitudine tertii, solito apice paulo latioris latcribusque compris si; chctum nudum. Frons in utroque sexu sat lata ; corpus cylindricum , non com- pressiez nec depressum ; cellula yC semper aperta versus alœ apicem. Le corps cylindrique, non aplati, le front assez large sur les deux sexes , la tête non semi-globuleuse, distinguent nette- ment ce genre des Phasies. Les Clyties ne se rencontrent guère qu'en été sur les fleurs de deux ou trois espèces d'Ombellifères. 1. Clytia Dalmatica. R. D. Griseo-subjlavescens ; facie albâ ; fronte aurea ; alis limpidis , basi flavâ. Longueur, 3 lignes 1/2. Tout le corps d'un brun-gris un peu flavescent ; face argentée ; front doré ; antennes et pattes noires ; cuillerons blancs ; ailes claires , flaves à la base. Cette espèce a été trouvée en Dalmatie par le comte De- jean. 288 ESSAI SUR LES MYODAIRES. 2. Clytia ATRA. R. D. Cylindrka, atro-nitens : facie fuscâ ; an tennis fusco-fulvis ; alis fuliginosis. Longueur, l\ lignes, d 1 Cylindrique : corps noirâtre luisant; face brune ; antennes d'un brun fauve ; pattes noires ; cuilierons et ailes rouilles. Cette espèce a été rapportée de la Caroline. 3. Clytia cylindrica. R. D. Cylindrica : facie argentea ; frante aureâ ; thorace bruneo-fa- vescente ; abdomine testaceo ; calyptis alisque favescentibus. Longueur, 4 lignes, o* et Ç>. Cylindrique : antennes noires; face argentée ; front doré ; corselet brun , saupoudré de jaune- doré ; abdomen jaune-testacé , avec plusieurs reflets ; pattes noires ; cuilierons et ailes flavescens. Cette rare espèce a été trouvée aux environs de Paris. 4- Clytia gentilis. R. D. Similis Aluscœ : frons brunicosa ; facie argentea ; thorax bruneus , aurulento-sparsus ; abdomen primis segmentis lateribus fulvis , vitta média nigrd , ultimis bruneo-subfavescentibus ; alœ limpidœ , basi fa va. Longueur, 3 lignes. Ç Forme et port d'une Mouche : antennes brunes ; frontaux fauves ; cotés du front noirâtres ; face argentée ; corselet brun , saupoudré de jaune-doré ; abdomen fauve aux pre- miers segmens , avec une ligne dorsale noire ; les derniers segmens d'un brun un peu flavescent ; pattes noires; cuilierons flavescens ; ailes claires, à base flave. J'ai trouvé ce seul individu dans les bois de la vallée de Montmorency, au mois de mai. 5. Clytia continua. Musca, Phasia CONTINUA. Fabr. Panz. Meig. Facie argentea ; fronte , thorace, abdomine , auras , ultimis abdu- minis segmentis subbruneis , basi fax â. LES PHASIENNES. 289 Longueur, 2 lignes à 2 lignes 1/2. o* et 5. Antennes et pattes noires; face argeni.ee; front doré; corselet doré sur le dos, brun- doré sur les côtés et en dessous ; abdomen fauve-doré , avec les derniers segmens un peu bruns ; cuillerons dorés ; ailes assez claires , à base fauve. Cette espèce paraît répandue dans toute l'Europe. 6. Clytia pratensis. R. D. Simillima C. continus ; paulb brunior : ails subbruneis. Longueur, 2 lignes. Semblable au C. continua; mais corps plus brun : ailes obscures. Cette espèce se trouve sur les fleurs de plusieurs Ombeili- feres. 7. Clytia vaga. R. D. Subcyllndrlca : nigra , vlx aurulans ; fronte aureâvel argenteâ. Longueur, 2 lignes i/4- Corps noir, offrant à peine un peu de flavescent; front doré ou argenté sur les côtés; ailes a peine un peu flavescentes. Cette espèce est assez rare et bien distincte. V. Genre PHASIE, PHASIA. Latr. Antennes courtes ; le dernier article un peu comprimé sur les côtés, et arrondi au sommet ; chète court et nu. Tête grosse, transverse, semi-globuleuse ; front rétréci; corps déprimé , a teintes noires et d'un jaune fauve ; la cellule yC tou- jours ouverte vers le sommet de l'aile. Antennœ brèves , ultimo articulo lateribus compresso et versus apicem rotundato ; chetum strictum , nudum. Caput grossum , transversum , s emi-gl obosutn , fronte ancust'wre ; corpus depressum , nigrum simul etftavo-fulvescens; cellulayCsemper aperta versus alœ apicem. Les Phasies comprennent de beaux insectes qui se dis- tinguent nettement des Alophores et genres suivans par la 2 . Savam étrangers. O O 2pO ESSAI SUR LES MYODAIRES. cellule yC toujours ouverte vers le sommet de l'aile. Le corps plus déprime', moins cylindrique-, la tête plus trans- versale, le front plus rétréci, les différencient des Clyties. Ces insectes ne se rencontrent guère qu'en été sur les fleurs du Diiucus Carotta. Leur vol est extrêmement agile. i . Phasia crassjpennis. Latr. SYRPHUS et THEREVA CRASSIPENN1S. Fabr. CoNOPS CRASSJPENNIS. Linn. Thereva. Panz. Phasia crassipen nis. Latr. Meig. 2 Thorax fuscus , flavcsccnte lineatus ; abdomen citrinum , vittâ dorsali nigrâ ; alisfuscis , disco albido, macula fuscâ. Thereva analis. Pan?. Fabric. Phasia analis. Meig. cf Abdomen nlgrum , lateribus bas} fulvis ; ano albido; alis vitreis , basi ftavis , fascia d'uni dia ta fuscâ. On voit' que les auteurs ont fait deux espèces distinctes des deux sexes. J'ai trouvé les deux individus en accouple- ment. La femelle. Longueur, 7 lignes. Front doré; face incane; le premier article des antennes, et cuisses , rougeâtres : le dernier article , jambes et tarses , noirs ; corselet gris en dessous , noir en dessus, avec un duvet doré; abdomen fauve-citron, avec une assez large ligne dorso-longitudinale noire; cuillerons fauves; ailes d'un jaunâtre fauve à la base, à disque clair, mais fortement lavé d'un noirâtre inégal , avec un point noir au milieu et une petite tache allongée noire le long de la côte extérieure. Le mâle. Longueur, 5 lignes. Forme un peu plus cylindrique; tête grosse; front doré ; face argentée ; frontaux, premiers articles de l'antenne , cuisses et jambes , d'un rouge fauve ; le dernier article antennaire , tarses , noirs ; corselet gris-cendré en dessous , noir en dessus , avec un léger duvet doré ; abdomen noir , mais fauve sur les côtés des deux premiers segmens, et garni d'un duvet LES PHASIENNES. 2Q I cendré-blanc sur le dos des derniers segnîens ; cuillerons fla- vescens ; ailes à disque clair, jaunes à la base, avec une fascie noire transverse et non complète. Ces beaux insectes paraissent se trouver dans toute l'Europe. 2. Phasia nigra. R. D. Simillima Ph. crassipenni : abdomen dorso nigro-nitens , lateribus vix fui vis. Longueur, 5 lignes 1/2. Tout-à-fait semblable au Ph. crassi- penni s : la presque totalité du dos de l'abdomen est d'un beau noir- luisant sur la femelle ; à peine un peu de fauve cendré sur les côtés des segmens : le mâle est également plus noir sur l'abdomen, dont les derniers segmens sont peu cendrés ; les pattes sont plus brunes. J'ai trouvé cette espèce à Paris et à Saint-Sauveur. 3. Phasia helvea. Latr. Magis cylindrica : facie aureâ ; scutello, abdomine femoribusque testaceis ; alis flavo-brunescente nebulosis. Longueur, 6 lignes. Un peu plus cylindrique que le Ph. cias- sipennis : face et côtés du front dorés ; frontaux d'un noir-velouté un peu rougeâtre; antennes noires; corselet garni d'un duvet doré, avec deux lignes transverses noires ; écusson , abdomen , pattes , d'un jaune testacé; tarses et tibias antérieurs bruns; cuillerons blanchâtres ; ailes avec des nébulosités d'un jaune brun. Cette espèce, originaire du cap de Bonne-Espérance, fait partie de la collection du comte Dejean. M. Latreille Tavait étiquetée PL helvea. 4- Phasia oblonga. R. D. Simillima Ph. crassipenni; magis cylindrica ; abdomen sine vitta dorsali niera ; alœ femlnœ maais ncbulosœ , maculis minus niaris. Cette espèce , tout-à-fait semblable au Ph. crassipennis , a le corps plus cylindrique , et le dos de l'abdomen n'offre point de ligne longitudinale noire ; l'abdomen de la femelle est un peu plus Oo* 202 ESSAI SUR LES MYODAIRES. large : ies aile? du mâle sont colorées comme celles du Ph. crassi- pennis femelle; mais celles de la femelle sont plus nébuleuses, et leurs taches noirâtres sont moins prononcées. Cette espèce assez rare a été trouvée sur plusieurs points de la France. 5. PU 4SI A CAMPESTRIS. R. D. Simillima Ph. oblongae : faciès aurata ; thorax tomento jiavo- fulvescente ; scutello ab domine que fulvi s ; alœ conslmiles , et lïmbo albo. Tout-a-fait semblable au Ph. oblonga : mais face dorée ; le duvet du corselet est d'un jaune un peu fauve ; écusson un peu fauve ; le dessus de l'abdomen fauve ; cuillerons presque fauves ; ailes semblables a celles du Ph. oblonaa , mais blanches sur la côte extérieure. Je n'en connais qu'un individu , qui fait partie de la col- lection de M. Carcel. 6. PHASIA AGREST1S. R. D. Simillima Ph. campestri : scutello non fulvo ; alis fuliginosis. Cette espèce, tout-a-fait semblable au Ph. campes tris , en diffère par son écusson non fauve et par ses ailes très-fuligineuses. Je n'en connais qu'un individu , qui a été trouvé aux envi- rons d'Angers. 7. Phasia arvbnsis. R. D. Simillima Ph. oblongx, campestri, agresti : abdomen tcnui vittâ dorsali nigrâ ; pedes nigri ; alœ fuligincsissinur. Tout-à-fait semblable aux -Ph. oblonga, campcstris , agrès tis : mais l'abdomen offre une petite ligne dorso-longitudinale noire; les pattes sont presque entièrement noires, et les ailes sont très- fuligineuses. Je ne connais qu'un individu de cette espèce, qui a été trouvé aux environs d'Angers. LES PHASIENNES. 2Cpétiolée vers le sommet de l'aile, avec la nervure transverse concave en dehors ; côte extérieure de l'aile convexe , arrondie. 2Ç4 ESSAI SUR LES MYODAIRES. Phasiarum characteres : tibiis posticis arcuatis ; celhtla yC petiolata ad alœ apicem , nervo transverso externe concavo ; alœ limbus aut costa exterior subconvexa, subrotunda. Il n'est donc pas difficile de distinguer ce genre des Phasies. Les mâles sont plus petits que les femelles ; et je puis assurer que tous les auteurs ont confondu entre elles les diverses espèces. 1. ÀLO PHOR A SU B CO LEO PT R ATA. SYRPHUS SU BCOLEOPTRATUS.'Fabr. Thereva subcoleoptrata. Fabr. Conops subcoleoptratus. Linn. Phasia SUBCOLEOPTRATA. Latr. Meig. Femina facie albescente ; thorax dorso niger, pleuris pectoreque fulvo-villosis ; abdomen luteo-fulvum , vitta latà dorsali nigrâ , cine- reoque tessellans ; calyptis fiavescente-bruneis ; alœ fiavescente-bruni- coso lavatœ, vittd juliginosâ versus médium limbum ; vittis duabus ad apicem et in média disco minoribus. Mas minor : alis subfuliginosis , sed absque maculis nigricantibus. Longueur de la femelle, 6 à 7 lignes ; longueur du mâle, 4 à 5 lignes. La femelle. Frontaux d'un brun fauve ; côtés du front bruns ; face blanche ; antennes d'un brun fauve ; corselet noir sur le dos , ayant un épais duvet fauve sur les côtés et en dessous ; écusson d'un jaune testacé ; abdomen largement noir sur le milieu du dos , d'un jaune fauve sur les côtés et en dessous , avec quelques légers reflets cendrés; pattes brunes; majeure partie des cuisses flavescente; tibias postérieurs arqués; cuillerons d'un jaune un peu brun; ailes lavées de jaune brunissant , surtout vers la côte extérieure : une longue tache fuligineuse sur le milieu du bord externe; deux autres plus petites , l'une au sommet de l'aile et l'autre sur le milieu d'une nervure médio-loncritudinale. Le maie est plus petit : il a l'écusson moins fauve ; ses ailes enfumées sur la totalité du disque n'offrent pas de taches noirâtres. Cette espèce se trouve dans toute la France ; mais elle pst rare. LES PHASIENNES. 295 2. ALOPHORA HEMIPTERA. Meig. Phasia hemjptera. Meig. Femina similior Al. subcoleoptratx; paulè nùnor : thorax obscure dorso cinerascens ; scutellum basi brune a , apice fulvo ; calyptis obscu- rioribus ; alœ fusco lavatœ , maculis non manifestis. Mas minor ; abdomen dorso fere totum nigrum ; alis subfavcscen- tibus. La femelle. Semblable à celle de l'Ai, subcoleoptrata ; un peu plus petite : le dos du corselet offre un peu de cendré obscur ; l'écusson , fauve au sommet , est brun à la base; l'abdomen, offre une large ligne noire ; cuillerons un peu plus bruns ; ailes lavées de noirâtre , mais à taches non distinctes. Le mâle , un peu plus petit , a presque tout le dos de l'abdomen noir; les deux premiers segmens sont souvent fauves; #iles un peu fiavescentes , non noirâtres ni brunes. Cette espèce, qui offre une foule de variétés, se trouve dans toute la France. 3. Alophora pi los a. R. D. Simil/ima Al. hemipterae : at ultimis abdominis segmentis anoque piloso-.flavo-fulvesccntïbus ; alœ fuliginosœ. 2 Tout-a-fait semblable à l'Ai, hemiptera : mais l'anus et les derniers segmens de l'abdomen offrent des poils d'un jaune fauve; ailes un peu plus enfumées. Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean. 4. Alophora ferrugjnea. R. D. Statura et forma AI. maculatae : abdomen lined dorsali nigrieante , lateribus subviUosis ; alœ subflavescentes , solùm ad apicem et ad l'imbum obscuriores. $ Tout-h-fait semblable à l'A. maculata pour la taille et les formes : mais l'abdomen n'offre sur le dos qu'une ligne noirâtre peu large ; ses côtés sont un peu velus; les ailes, très-légèrement ^oo" ESSAI SUR LES MYODAIRES. flavescentes , n'offrent un peu de brun que vers le sommet , et un peu vers Fa côte extérieure. Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean. Elle est d'origine française. VII. Genre ÉLOMYE, ELOMYA. R. D. Caractères des Alophores et des Hyalomyes : mais la cellule yC n'est pas réellement pétiolée , sa nervure transverse venant se joindre presque au sommet de la nervure longitudinale, en formant «an petit angle rentrant. Characteres Alophorarum et Hyalomyarum : at ccltula yC reipsd non petwlata, sed nervo transverso juncto angu/osè nervo longitudinali versus apicem. Ce caractère des deux nervures jointes ensemble par un angle rentrant, de manière que la. cellule yC n'a point de pétiole , place naturellement ce genre à la suite ou à côté des Phasies. Les espèces sont très-rares. 1. Elomya nebulosa. MUSC A NEBULOSA. Panz. Faun. Germ. LIX , 20. Nigro-œnea : facie argenté â ; fronte argenteo-aurulante ; thorax dorso pilis aurulantibus, pleurisque cinereo villosis ; calyptisfuscanis ; aLe fuscœ , apice clariore. Longueur, 4 lignes 1/2. Antennes et pattes noires; face argen- tée ; front d'un argenté doré; corselet noir, rayé de doré sur le dos, et garni de poils blanchâtres sur les côtés; abdomen d'un noir-luisant un peu bronzé ; cuillerons fuligineux ; ailes jaunes , avec des reflets argentés à leur tiers basilaire , noirâtres à leur tiers moyen , et assez claires â leur sommet. J'ai trouvé cette espèce à Paris sur le Daucus Carotta. Je me suis assuré que c'est le Aiusca nebulosa de Panzer et de Latreille. Meigen a eu tort de la rapporter à l'espèce LES PHASIENNES. 297 qu'il désigne sous ce nom, et qui en diffère par les teintes, par la taille et par les ailes. 2. Elomya claripennis. R. D. Statura El. nebulosae; niara, minus ni tens , tomcnto maoris bruneo : alis limpidis , sine maculis neque fuligine. Taille de Y El. ncbulosa ; corps d'un noir moins brillant , plus mat, avec un duvet plus brun : ailes claires, sans taches ni nébu- losités. Cette espèce , qui n'est point le Phasia albipennis de Meigen, fait partie de la collection du comte Dejean. 3. Elomya aurulans. R. D. Ajjînis El. claripenni : abdomen tomento i.urulante ; alœ costâ exteriore fasciaque transvers à fuscis. Longueur, 4 lignes. Face argentée; corselet noir, rayé de cendré doré ; abdomen garni sur le dos d'un duvet doré ; cuillerons blanchâtres; ailes à côte et à ligne transverse noirâtres. J'ai trouvé cette espèce à Paris sur le Daucus Carotta. 4. Elomya nigra. R. D. Statura Muscas domestiœ , vel major : picea- nitens ; thorace' parumper cinerascente ; facie albidà ; ano tomentoso ; alis limpidis, basi costâque fiavis. Port et taille du Aîusca domestica , ou un peu plus grosse ; corps noir-de-poix luisant, avec un peu de duvet cendré sur le corselet; un peu de duvet à l'anus; pattes noires; ailes claires, mais fauves h la base et le long de la côte. J'ai trouvé cette espèce à Paris sur le Daucus Carotta. 5. Elomya abdominalis. R. D. Similior El. nigne : abdomen rnagis cinereum , primis segmentis lateribus fulvis. Semblable à l'El. nigra pour le port et la taille : mais l'abdomen 2. Sarans étrangers. Pp 2o8 ESSAI SUR LES MVODAIRES. offre un duvet gris^-cendré , et ses premiers segmens sont fauves sur les côtés. J'ai trouve cette espèce à Paris sur le Daucus Carotta. VIII. Genre HYALOMYE , HYAI OMYA. R. D. Caractères du G. Alophore : abdomen des mâles recourbé en dessous; la cellule yCdt l'aile a le pétiole plus allongé , et la ner- vure transverse convexe en dehors et concave en dedans; taille plus petite. G. Alophorœ characteres : abdomen mariùm subtùs recurvum ; cei- luld'yC alarilm pètiolo longîore, nervoque transverso interne concavo et externe convexo ; statura minor. Les espèces de ce genre, souvent riches en couleur, aiment à former des chœurs de danse sous les arbres. i. Hyaloaiya atro-pvrpurea. Phasia atro-purpurea. Meig. Vigra abdomine atro-purpureo nltido ; a/is semi-juscanis ; ca- lyptis àlbescentibus. Longueur, 3 lignes à 3 lignes 1/2. Antennes, front et face noirs ; face argentée sur les côtés ; yeux pourprés ; corselet d'un beau noir - de - velours , avec des lignes légèrement cendrées ; abdomen d'un beau noir-violet luisant sur le dos, mais d'un pâle rougeâtre en dessous; pattes noires; cuillerons blanchâtres; ailes d'un noirâtre enfumé sur leur bord externe et vers le tiers supérieur du disque. Cette espèce n'est pas commune a Paris ni à Saint-Sauveur. 2. Hyalo.vya hamata. Phasia hamata. Lair. Al^ig. Ajftnis priori : Jacie albâ ; thorax albo vittatus ; abdomen dorso cinerascens ; ahv Costa et vittà posticâ angulatà fuscis. Longueur, 3 lignes 1/4. Antennes noires; face d'un blanc LES PHASIENNES. 299 argenté; corselet noir-de-velours et fortement rayé de blanc; abdomen couvert sur le dos d'un duvet cendré ou gris-cendré chatoyant; cuillerons blancs ; ailes a disque un peu plus clair : mais le bord extérieur et une petite ligne postérieure anguleuse noirâtres. Cette espèce est rare à Paris et à. Saint-Sauveur. 3. Hyalomya obesa. Thereva obesa. Fabr. Phasia obesa. Latr. Simillima H. atro-purpurex ; paulà m'inor ; facie albidiore : abdomïne nitidulo-cincrascente ; ala basi et costâ obscuris. Longueur, 3 lignes. Cette espèce, qui est le véritable Phasia obesa de Latreille et le Thereva obesa de Fabricius , a la plus grande analogie avec le Phasia atro-pwpurea de Meigen ; elle est un peu plus petite. La face est blanche ; le corselet est rayé d'un blanc plus prononcé; l'abdomen, d'un luisant violet sur le milieu du dos , est un peu noir-cendré sur les côtés ; les cuillerons sont blancs, et les ailes, tout-à-fait semblables à celles de VH. atro-purpurea, sont plus claires , et leur portion noirâtre est moins prononcée. J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur. '4- Hyalomya bas a lis. R. D. Thorax albo vittatus ; abdomen nigro-subeinerascens , basi ru- bescente ; a/is mari subatratis , feminae obscuris. Longueur, 3 lignes,