il
MÉMOIRES
PRESENTES
PAR DIVERS SAVANS
A L'ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES
DE L'INSTITUT DE FRANCE.
£, Qù li-Vj^
MÉMOIRES
PRÉSENTÉS
PAR DIVERS SAVANS
A L'ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES
DE L'INSTITUT DE FRANCE,
ET
IMPRIMES PAR SON ORDRE.
SCIENCES MATHEMATIQUES ET PHYSIQUES.
TOME DEUXIÈME.
IMPRIME PAR AUTORISATION DU ROI
A l'imprimerie royale.
1830.
j .
»A\
ESSAI
SUR
LES MYODAIRES.
Z . Savans étrangers,
J
ESSAI
SUR
LES MYODAIRES,
Par le Docteur J. B. ROBINEAU - DESVOIDY ,
de Saint-Sauveur (Yonne).
CHAPITRE PREMIER.
Lj Académie royale des Sciences, dans la séance
du 2 octobre 1826, vota l'impression de mon Essai sur les
Myodaires du canton de Saint-Sauveur , département de l'Yonne.
Pour repondre dignement à cet honneur, j'ai dû revoir mon
travail en totalité , l'assurer sur de plus larges bases , et pro-
fiter des critiques de la Commission du Rapport. J'avais prévu,
ce qui est arrivé , que je travaillais sur un sujet sans fin. Les
naturalistes n'exigeront donc pas de moi une perfection dont
l'idée s'éloigne à mesure qu'on étudie davantage. Pour s'ex-
pliquer la quantité d'individus que je décris, on saura que
j'ai eu à ma disposition les principales collections de Paris. Je
dois à MM. Am. Le Peletier de Saint - Fargeau , Audinet-
Serville et Blondel , la connaissance d'un grand nombre d'es-
pèces de Paris avec des détails sur les habitudes de quelques-
unes. M. Carcel m'a communiqué le résultat de ses chasses
A*
4 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
dans les anciennes provinces du Dauphiné et de l'Anjou. J'ai
obtenu de M. G. Cuvier l'obligeante permission de décrire
les espèces exotiques envoyées au muséum du Jardin du Roi
par les voyageurs de cet établissement. Enfin la plus riche
et la plus intéressante collection de Myodaires que je con-
naisse, celle que M. Latreille aimait à augmenter depuis tant
d'années , la collection de M. le comte Dejean , m'a été ouverte
avec cette complaisance et ces attentions particulières qui font
tant d'honneur à ce célèbre entomologiste. De toutes parts on
s'est donc empressé d'être utile à la science. Mais , avant d'en-
trer en matière, je prie MM. Latreille et de Blainville de
recevoir le témoignage public de mes remercîmens pour le
zèle, les conseils et les sages critiques dont leur habileté re-
connue n'a cessé d'encourager mon travail.
Les insectes que je nomme Myodaires, et qui forment
l'objet de ce travail, appartiennent à l'ordre des Diptères
[ Aivne^t. , Diptem ] , établi par Aristote et conservé par
Linné, et à l'ordre des Antliates [Anthata ] de Fabricius.
Ils sont compris dans une portion des Diptères Sarcostomes
[ Sarcostoma ] , ou plutôt Chétoloxes [ Chetoloxœ] du profes-
seur Duméril, dans une portion des Diptères Athéricères
[ Atherïcem ] de M. Latreille. Ils correspondent à la presque
totalité de la tribu des Muscides [ Muscida ] de ce dernier
naturaliste et du professeur Lamarck, tribu adoptée et con-
servée par Fallen en Suède et par Meigen en Allemagne.
Sans entrer dans un détail plus étendu, je les définis ainsi :
Larve molle, apode, à stigmates respiratoires situés le
long du corps ; à bouche munie de deux petits crochets ver-
ticaux : ne paraissant subir aucune mue par déchirure ou
changement apparent de peau.
Nymphe immobile, en coque sphéroïdo-allongée, ou en
barillet ; s'ouvrant en devant pour l'issue de l'insecte parfait.
L'insecte parfait offre une trompe tantôt nulle , ou presque
CHAPITRE PREMIER. $
nulle; tantôt membraneuse, re'tractile, coudée en son milieu,
bilabiée en son sommet, et ne contenant que deux filets;
tantôt solide dans toute son étendue , et quelquefois bicoudée.
Elle a toujours deux palpes supérieurs ; rarement deux ou
quatre palpes inférieurs membraneux ou solides.
Larva mollis , apoda ; cum stigmatis aëriis per corporis lon-
gitudinem ; ore biuncinato , unciculis perpendicularibus ; qua nul-
lam videtur suture mutationem per dchisccutiam aut per segnteriti
exterioris renovationem.
Puppa immota; sp/iaro'ido-elongata , ceu dolioiiformis ; sese
anticè aperiens pro imaginis exitu.
Imago cum proboscide nunc titilla, aut ferè nul/a; nunc mem-
branacea , retractili , in medio geuiculata , ad apiccm hilahiatn ,
et binas tanthm setas mandibulares continente ; nunc tôt à solidà ,
et interdum bi-geniculata. Semper cum duobus pa/pis superioribus ,
rariùs cum duobus quatuorve inferïoribus palpis manifestis , mcm-
hranaceis aut solidis.
Cette définition distingue nettement ces insectes dans la
section des Diptères Chétoloxes, où l'on ne pourrait les con-
fondre qu'avec la famille des Syrphies , qui , outre plusieurs
autres caractères , ont quatre suçoirs contenus dans la trompe,
et dont les larves offrent des organisations bien différentes.
Resserrée dans ces rapports de larve, de nymphe et d'in-
secte parfait, cette série d'animaux n'en est pas moins la plus
nombreuse du règne zoologique. Je ne puis prévoir l'étendue
qu'elle ne manquera point d'acquérir. Son étude philoso-
phique présente les plus grandes difficultés, puisqu'elle exige
une connaissance exacte de la botanique et de la zoologie.
Je ne fais donc que jeter les premières bases de cette histoire.
Je donne à l'ensemble de ces insectes le nom de Myodaires
[Myodariœ, nom qui dérive depuTa, musca , et deïSbç,, forma],
6 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
parce qu'ils ont tous des rapports plus ou moins directs avec
le Musca domestica et le Musca vomitorïa de Linné. Cepen-
dant il ne faudrait pas en conclure qu'ils sont tous formés
sur un même type. La nature n'a jamais autant varié les
formes , les organisations et les habitudes que dans ces petits
animaux , qui jouent dans le système de la création un rôle
d'une bien plus haute importance que celle qu'on a coutume
de leur attribuer.
Dans un Traité particulier , je m'étendrai sur les diverses
manières dont l'homme a étudié ces insectes ; je rapporterai
les divers essais tentés pour les classer entre eux, et je don-
nerai de plus grands détails sur leurs mœurs, ainsi que sur
les différentes parties de leur organisation. Néanmoins je ne
m'interdis pas ici les généralités nécessaires à l'exposition des
sections et des tribus. Afin d'entrer promptement en matière,
je me hâte de présenter quelques aperçus sur les caractères
employés dans ma méthode.
La tête offre six régions principales: le front; la face; la
région inférieure ; la région postérieure. Les yeux forment les
deux régions latérales.
i . Le front [frons ] , ou la région frontale, s'étend de la
partie postérieure de la tête à la base des antennes , et d'un
œil à l'autre œil. Il se divise en trois parties :
La partie la plus postérieure et celle qui ordinairement a
le moins d'étendue , est située derrière les stemmates, et porte
le nom de vertex [ verte.x ].
La partie stemmatique , ou les stemmates [ stem mata ],
placée entre le vertex et ie vrai front, consiste en une petite
pièce ordinairement demi-circulaire , où les yeux lisses sont
implantés.
Le front, le vrai Jront [ frons ] , s'étend d'un œil à l'autre , et
de la région stemmatique à la base des antennes.
CHAPITRE PREMIER.
Il offre sur son milieu deux pièces ordinairement adossées
et colorées, assez régulières: ce sont [es, frontaux [ fronta/ia].
A la partie antérieure du front, dans un triangle plus ou
moins prononcé vers l'origine des frontaux, on remarque deux
pièces plus ou moins développées , et qui parviennent même
à séparer les frontaux et à s'intercaler entre eux dans toute
leur longueur. Ce sont les inter-frontaux [interfronta/ia ].
Les parties latérales du front sont formées, ainsi que je le
dirai , par le prolongement des optiques.
La région frontale est ordinairement plus développée sur
les femelles que sur les mâles.
2. La face [faciès ] est la région qui s'étend plus ou
moins verticalement de la base des antennes à l'épistome ,
et transversalement d'un œil à l'autre œil; c'est à tort que les
entomologistes allemands la nomment hypostomc [ liypostoma].
Cette région se compose de diverses parties distinctes
qui méritent d'être spécialement caractérisées.
La portion médiane offre deux fossettes [fovea] verticales
ou obliques qui servent de support aux antennes dans le
repos. Ces fossettes, faites de deux pièces souvent très-dis-
tinctes , forment quelquefois une cloison par l'adossement de
leurs côtés internes ; alors elles imitent une petite crête plus
ou moins aiguë à leur point de jonction.
Le long du côté externe de chaque fossette s'étend une
pièce plus ou moins développée, plus ou moins ciligère, qui
part de la base des antennes, longe le bord de la face,
prend un peu plus de volume vers son angle antérieur , et
porte un gros cil avec une sorte de moustache, due à
d autres cils moins forts. Ces deux pièces, qui portent le
nom de faciaux [facia/ia ] , sont souvent ciligères le long des
bords du péristome.
Les médians [ mediana ] sont des pièces ordinairement
ESSAI SUR LES MYODAIRES.
triangulaires, souvent un peu colorées, et susceptibles d'ac-
quérir un certain développement , qu'on remarque entre les
faciaux et les pièces du pourtour de l'œil , un peu au-dessus
des pièces latérales du péristome; ils ne montent jamais jus-
qu'à la base des antennes.
Je nomme optiques [ optica ] les pièces plus ou moins bom-
bées qui entourent l'œil sur la face , montent jusqu'à la base
des antennes , s'étendent jusqu'au vertex et jusque derrière
l'œil. Souvent ils forment vers les antennes la crête aiguë,
ou l'angle qui sépare le front d'avec la face. Ils sont ordi-
nairement piligères, surtout à la région frontale; plusieurs
observations tendent à me faire croire que , vers l'angle
frontal , ces pièces optiques sont manifestement séparées.
Si ce fait vient à se confirmer, on aura les optiques fron-
taux [optica frontis] et les optiques de la face [ optica faciei].
Ces optiques correspondent à une portion des joues [ gêna ]
des auteurs.
3 . La région inférieure , située entre la face et la région
postérieure, offre une cavité où la base de la trompe et la
plupart de ses muscles prennent leur attache , et où la
trompe se retire ordinairement pendant je repos. Cette
cavité, que je nomme péristome [ peristoma ], est formée de
deux pièces latérales qui se soudent en avant et en arrière.
J'appelle épistome [epistoma] son bord antérieur , qui en haut
se soude avec les fossettes , et se développe souvent en bec.
Cet épistome affecte diverses formes qu'il importe beaucoup
de remarquer : sur quelques genres , il est manifestement
formé par deux pièces.
Les faciaux longent latéralement les pièces du péristome,
et souvent ils y sont ciliés.
Les latéraux [ lateralia ] sont les deux pièces ordinairement
assez développées et faciles à distinguer , que l'on voit sur les
CHAPITRE PREMIER.
das. Alae angustiores.
Corpus oblongum , neenon et fili-
forme; bruneo-flavescens , flavi-
l cans.
ILarvae in plantis humidis, littora-
libus, aquaticis.
S V. PHYTOMYD-rE.
' Chetum quasi inarticulatum.
i Calypta nulla.
| Nervus transversus, ut ad Mesomy-
das.
I Corpus politum , delicatulum , sae-
piùs filiforme ; nigro-nitidum , ni-
gro-flaveolum.
Larvae in plantis et fructibus , in-
terdum et in putridis.
S I. CALYPTERAT/E.
' Chetum distincte triarticulatum.
Calypta majora.
Nervus transversus cellula? yC
semper manifestus.
I Corpus brève, grossum;nigrum, ni-
gro-nitidum , nigro-ferrugineum.
Larva: in fimetis, radicibus, cadave-
ribus ; insectorumque larvis.
S II. MESOMYDyE.
Chetum obscure triarticulatum.
Calypta jam minora.
Nervus transversus cellula: y C
haud manifestus.
Corpus médium ; nigrum , nigro-
griseum, nigro-cinereum.
Larvae in foliis, radicibus, stipi-
tibus et fungis.
.S VI. NAPjEELLE/E S Vil. ACIPHORE^E.
' Chetum quasi inarticulatum; ter-
tio antennae articulo sapiùs orbi-
culari.
I Calypta nulla.
Frons et faciès saepiùs quadratas.
. Corpus parvum , atro-brunicans.
Larvse in putridis vegetalium ani-
maliumque.
.S IX. MUCIPHOREyt.
' Chetum quasi inarticulatum.
I Calypta utpote nulla.
' Nervus transversus ccllulae y C
nullus.
Corpus parvum, delicatum; fla-
vescens, pallidulum.
Larvœ in succisputridisvegetalium
animaliumque.
Chetum quasi inarticulatum.
Calypta utpote nulla.
Nervus transversus, ut ad Meso-
mydas : alae solitô variegatas.
Corpus médiocre; nigro-pallidu-
lum.
Anus feminarum solide stylarus et
exterior.
Larva; in gallis corticalibus plan-
tarum.
S VIII. MICROMYO/E.
Chetum simple*.
Calypta quasi nulla.
Nervus transversus cellula? yC
nullus.
Corpus parvum; bruneum, bru-
neo-fiavum , flavum , flavo-pal-
lidum.
Terebra feminarum interior.
Larvae in floribus, seminibus , et
in erucis.
Première Famille. LES CALYPTÉRÉES.
Prima Gens. CALYPTERAT/E.
Myigenam naluram immensam profitebor.
Antennes descendant ordinairement jusqu'à l'épistome, sou-
vent allongées. Chète manifestement triarticulé.
Trompe membraneuse ou solide. Cuillerons larges , doublés.
Ailes robustes. La cellule yC ordinairement ouverte avant le
sommet de l'aile ; quelquefois pétiolée ; quelquefois presque api-
cale , la nervure transverse étant alors droite ou convexe en dedans.
Corps plus ou moins gros.
Les mœurs des larves sont différentes. Les insectes partait;
mènent une vie errante.
Antennce solito ad epistoma porrectœ , sœpiùs elongatœ. Chetum
distincte triarticulatum.
Proboscis membranacea aut coriacea. Calypta latiora, duplici
squamâ. Alœ validœ : cellula y C sœpiùs ante alarum apicem aperta ,
interdum petiolata ; nonnunquam fer} apicalis , nervo transverso tune
recto aut interne convexe Corpus plus minusve grossum.
Larvarum mores varii. Imagines vagantes.
Le chète triarticulé, les cuiilerons larges, les ailes n'ayant
pas la cellule y C vraiment apicale : tels sont les véritables
caractères de cette famille.
Le volume et les proportions bien soutenues du corps , fa
largeur de la tête et de la face, les ailes robustes, propres à
un vol rapide, les teintes assez fortement prononcées, une
vie plus active, peuvent encore être cités comme des carac-
tères faciles à saisir. Les antennes, le chète, les formes de
l'abdomen et des organes sexuels, offrent une foule de diffé-
rences qu'on ne peut signaler qu'à l'article particulier de
chaque tribu, et même de chaque genre.
22 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Cette famille se continue naturellement avec les Méso-
mydes, qui n'en diffèrent que par des caractères moins for-
tement de'veloppe's , et surtout par la cellule y C des ailes,
qui est toujours apicale , sans nervure transverse de conjonc-
tion , et encore par des cuillerons qui finissent par s'atrophier.
Les Calyptèrèes n'ont aucun point de contact avec les sept
autres familles.
La cellule y C de leurs ailes s'ouvre presque toujours
avant le sommet de l'aile ; elle n'est jamais entièrement api-
cale : sa nervure transverse peut alors être droite, et même
un peu convexe en dedans.
Des cuillerons larges, assez épais, à double squame, re-
couvrent les balanciers , et donnent à cette famille le nom
de Calyptèrèes [ Calyptenitœ , mot qui dérive de >y(.Àw7r,a>, je
couvre]. Il serait difficile d'assigner un caractère plus étendu,
plus positif et plus en harmonie avec les habitudes des in-
sectes qui la composent. Chacune des tribus offre ensuite un
aspect particulier qu'il est facile de saisir à l'œil nu.
Je le répète, les caractères généraux doivent nécessaire-
ment être fondés sur les organes du vol , et en particulier sur
les cuillerons, qui offrent un développement qu'on cherche-
rait en vain dans les autres familles , et qui assurent aux
Calyptèrèes la puissance du vol. Cette grande propriété
nécessite les ailes les plus robustes, les mieux soutenues par
de fortes nervures et les plus capables de résister au choc de
l'air ambiant, ou de fendre ses flots si imperceptibles. II faut
encore un corselet constitué sur des formes assez larges
pour contenir des muscles puissans, rapides dans leur action ,
et pour renfermer une plus grande quantité d'air respiré qui
en allège la pesanteur. Les Calyptèrèes possèdent ces condi-
tions à un haut degré; mais, comme elles ont la tête volumi-
neuse , la nature leur donna un contre-poids dans leur abdo-
men, ordinairement épais, et susceptible, par l'air qui le
LES CALYPTEREES. 23
gonfle, de s'équilibrer avec la partie antérieure du corps. La
tête elle-même est creusée pour recevoir beaucoup du liquide
respiratoire. Ainsi lancé dans l'atmosphère, le corps d'une
Calyptérée s'y soutient avec une facilité tout-à-lait remar-
quable , puisqu'il est lui-même tout rempli de cette substance
légère, au milieu de laquelle il se balance en paix, il forme
divers jeux. En même temps, il annonce sa présence ou son
arrivée par l'énergie d'un fort bourdonnement, qui n'est que
le résultat de l'air incessamment chassé à l'extérieur par
les expirations de l'abdomen à travers des trachées membra-
neuses et sonores. Ainsi tout se tient dans l'organisation , et
la nécessité d'un fait conduit directement aux nécessités d'or-
ganes qui produisent ce même fait. Comme les Calyptérees
seules ont un vol robuste, il en résulte que les cuillerons,
leur premier caractère, jouent un grand rôle dans cette sorte
de mouvement. Par leur concavité inférieure , ils contribuent ,
dans leur extension, à diminuer le poids du corps, à le sou-
tenir d'une manière plus assurée, et à le faire nager. Comme
leurs squames sont doubles, et susceptibles entre elles d'un
certain éloignement, elles ne servent que mieux de points
de support. Les parties membraneuses situées à la base de
l'aile viennent encore ajouter à leur action. L'insecte n'a donc
plus avec ses ailes qu'à fendre l'obstacle aérien : les cuille-
rons suspendent le corps, qui peut alors aisément opérer
l'acte d'une respiration énergique, accélérée et bruyante. La
puissance du vol cesse avec celle des ailes et avec la diminu-
tion des cuillerons.
Les Calyptérées tiennent sans contredit le premier rang
parmi les Myodaires pour le volume du corps , la perfection
des organes et leplus grand développement des mouvemens
et des facultés. En elles, tout concourt à leur assurer l'empire
sur les autres races, qui tentent en vain de s'en approcher,
et qui ne font réellement qu'offrir les copies plus ou moins
X\ ESSAI SUR LES MYODAIRES.
pales d'un bel original. Qui oserait, en effet, comparer une
Télidomyde ou une Lordatie avec la Macromye et les Échi-
nomyes? Dans celles-ci, tout est force, agilité, plénitude
d'existence : les premières ne savent que nous donner l'idée
d'une matière animée, ayant peine à se mouvoir, et ne pa-
raissant qu'une ébauche de l'organisation. Les plaines de l'air
sont le domaine des Calyptérées , et le doux miel des fleurs
a coutume de pourvoir à leurs besoins. Libres comme l'élé-
ment qu'elles habitent et qui fait leur force, elles se trans-
portent d'un endroit à l'autre selon leur caprice ; elles volent ,
elles se reposent, elles planent, elles bourdonnent au gré du
doux sentiment qui les agite. En tous lieux elles rencontrent
les matières qui doivent recevoir les germes de leurs amours.
Plusieurs femelles ont le singulier privilège de fendre l'air
d'un vol rapide avec le léger fardeau d'un amant qui les
tient étroitement embrassées, et qui, sous la nue, prolonge
les plaisirs de l'hymen. D'autres portent les membres de leur
nouvelle famille dans leurs flancs, les nourrissent long-temps
des liquides de leur propre corps, et ne les confient à l'exis-
tence aérienne que lorsqu'ils peuvent eux-mêmes se soustraire
aux nombreux périls du dehors. Que dire de ces races éton-
nantes et si multipliées qui reçurent l'ordre de pénétrer dans
la profondeur souterraine des nids d'Hyménoptères puissans,
et de punir par le trépas de la nouvelle génération le bri-
gandage de ses pères? Quel homme n'a écouté avec sensation
le bruit harmonieux de ces mouches qui , sur l'heure de midi,
animent l'aride solitude, et nous invitent, sous la fraîcheur
des bois , aux douceurs du sommeil ? Je n'ai jamais pu consi-
dérer les chœurs de danse si vifs et si enjoués des Clyties et
des Hyafomyes sans porter une sorte d'envie à leur félicité,
que les inquiétudes ne semblent point avoir le droit de trou-
bler.
LES CAI, YPTEREES.
2 5
Prima Gens. CALYPTERAT^,
X. Chetum sœpiùs nudum.
/ a. zoobi/e.
Larva: parasita?.
/." Tribus. 0£STR!DE/£. La».
11." Tribus. En'TOMOBI/E.
B. BOTANOBIvt.
Larva botanophagae.
/." Trihs. Phasiane/e.
XX. Chetum saepiùs plumosum.
C. SARCOBl/E, COPROBI/L
VI VI PAR Th.
I." Trihs. MAi RopoDE/fc.
II" Tribus. THERAMYD/t
///." Trihs, Mvsc.m/E,
A. ZOOBIES, ZOOBI/E.
Les insectes de cette division vivent aux dépens des qua-
drupèdes herbivores, ou dans i'inte'rieur du corps des insectes
des divers ordres. Leur histoire offre le plus vif intérêt. Ils
forment deux tribus :
I. Les (Estridées. (Estride/e.
II. Les Entomobies. Entomobi/e,
2 . Savnns étrangers
l6 ESSAI SUR LES MYODA1RES.
l M Tribu. LES (ESTRIDÉES.
/." Tribus. (ESTRIDE/E. Latr. Lamarck.
Les Œstridées, Myodaires qui vivent aux dépens des Qua-
drupèdes herbivores, appartiennent réellement à ma famille
des Calyptérées, section des Zoobies. Comme elles n'ont pa«
été' de ma part l'objet d'un travail spécial , je me contente d'in-
diquer leur place, ainsi que les genres établis : Gasterophilus ,
ŒLstrus , Cephtilemya , Hypoderma, Ccphcnemya, Cuterebra.
II. e Tribu. LES ENTOMOBIES.
//." Tribus. ENTOMOBI/E. R. D.
Le troisième article des antennes ordinairement le plus long
et ordinairement prismatique. Le chète a premiers articles souvent
développés , et à dernier article presque toujours nu ou à peine
tomenteux à la loupe.
Les larves vivent dans les larves d'autres insectes , et souvent
dans les insectes mêmes.
fer'tîus antennarum articulus solito longior , soliloque prismaticus.
Chetum primis articulis sœpiùs elongatis, ultimo articula fere semper
nudo , ccu vix ad lentem tomentoso.
Larvœ vitam agunt in a/iis insectoruin larvis, vel et in ipsis ima-
ginibus. >
Le dernier article du chète, presque toujours nu, est peut-
être le seul caractère général et distinct de cette tribu de
Calyptérées : encore ce même article est-il manifestement
tomenteux sur quelques genres. La nature semble nous avoir
interdit à ce sujet l'espoir d'une définition rigoureusement
exacte.
Les insectes de cette tribu affectent une foule de formes
LES ENTOMOBIES. 2"
différentes, selon leurs diverses séries. Chacun de leurs or-
ganes présente également de très-grandes modifications ; mais
ils sont, en général, d'une certaine taille, et ils ont les mou-
vemens alertes. Leurs antennes et leur chète sont inarticulés
d'une manière plus prononcée que sur toute autre tribu. Leurs
habitudes ont exigé des organisations plus robustes, et sou-
vent des facultés instinctives capables d'exciter notre surprise.
Goedart s'aperçut le premier que plusieurs mouches sortent
de chenilles ou de chrysalides : mais il ne comprit point ce
phénomène. M. lk ' Mérian et Albin en ont figuré quelques
espèces qui avaient vécu dans des Lépidoptères. Réaumur
fit connaître les espèces parasites des chenilles du marronier
et de celles du pin. De Geer en distingua ensuite sept à huit
autres espèces, qui, dans la méthode de Fabricius , formèrent
le musca larvarum et le musca puparum. Mais on sentit bientôt
la nécessité de travailler sur un plan plus vaste; et Meigen,
sans aborder franchement les difficultés de cette étude, vient
de décrire, dans son genre Tachina et dans les genres voisins,
une très-grande quantité de Myodaires parasites.
On ne doutait donc point de l'existence des larves de
mouches dans les chenilles : mais ce fait, jusqu'alors suscep-
tible d'être contesté pour les autres ordres d'insectes, se con-
firme chaque jour davantage et acquiert une nouvelle latitude.
On commence aussi à connaître l'origine positive de plusieurs
genres qu'on n'avait encore rencontrés qu'à l'état parfait. Pour
m exprimer en deux mots , un nouvel ordre d'animaux réclame
notre attention : ici tout semble se réunir pour piquer notre
curiosité et stimuler l'ardeur de nos recherches.
Une mouche fécondée découvre et reconnaît la chenille
qui lui est dévolue en partage : elle s'approche , dépose sur
elle des œufs qui s'agglutinent; il en sort bientôt des vermis-
seaux, dont les crochets déchirent l'enveloppe extérieure de
la chenille, et pénètrent dans ses flancs pour y dévorer la
d"
28 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
substance graisseuse qui était destinée à la nourriture secrète
de la chrysalide. Ils y prennent tout leur accroissement ,
et ils ne quittent leur victime que pour passer à l'état de
nymphe. Nulle retraite ne peut soustraire les chenilles à ces
redoutables ennemis : celle même de la Noctuelle, qui mine
le tissu médullaire du Typha, devient la proie d'une grosse
Phryxé. H est certain que la chenille du Cucullia Vcrbasd est
dévorée par une Échinomye et une Latreillie. Réaumur et de
Geer ont écrit que chaque chenille ne contient pas plus de
trois à quatre vers destructeurs : j'ai la preuve que plus de
quatre-vingts Sturmies sont provenues, chez M. Serville, de
la chrysalide d'un Sphinx Atropos ; M. Carcel a vu des Phryxés
sortir du Sphinx Lïgustri à l'état parfait.
M. Léon Dufour a dernièrement décrit l'espèce qui vit
dans le corps du Cassida vïridïs. Il m'annonce d'une manière
positive que le Pcntatoma grisea a pour parasite la larve de
i'Ocyptera bicolor d'Olivier. Une observation très-intéressante
de M. le comte de Saint-Fargeau constate que mes Myobies
se nourrissent dans les Coléoptères emmagasinés pour les
larves des Cerceris. Mon Arabette du Philanthe dévore l'a-
beille que cet Hyménoptère fouisseur destinait à sa postérité.
Je présume que la fausse chenille du Tenthredo Ribesii re-
cèle souvent l' Arabette argyrocéphale. J'ai fréquemment pris
d'autres Arabettes , et surtout mes Mégères, dans les conduits
de Crabrons , qui n'enfouissent que des Myodaires. Alors ces
Entomobies ont reçu des formes coniques pour se glisser
sous les terrains sablonneux. Je possède en ce moment des
larves qui détruisent celles du Diplolèple du chêne dans leurs
cellules épaisses et opaques. Enfin je possède également des
nymphes d'une espèce vivant dans une Noctuelle, qui sont
remplies d'une grande quantité de larves d'autres Myodaires
plus petites.
On a donc les preuves évidentes que les Entomobies se
LES ENTOMOBIES. 2p
nourrissent de Diptères, d'Hyménoptères, d'Hémiptères et
de Coléoptères. La science n'en a encore signalé ni dans les
Névroptères, ni dans les Orthoptères, qui ne doivent pas
manquer d'en contenir. J'ai vu des Araignées mortes percées
d'un trou , et à côté d'elles j'ai vu des coques de Myodaires
dont je n'ai jamais pu me procurer l'espèce.
Ordinairement le ver de l'Entomobie pénètre dans 1 inté-
rieur de sa proie par un petit trou placé sur le premier seg-
ment du corselet. Il ne vit que du tissu adipeux, tissu que la
nutrition de l'insecte nourricier renouvelle sans cesse.
Les différentes ruses que les Entomobies mettent en œuvre
pour assurer la ponte de leurs œufs, méritent toute l'attention
du zoologiste philosophe.
Ainsi les Entomobies [ê»,o/x.ov, insectum; filoç, vira] sont
les Myodaires qui vivent dans le corps des insectes. Chaque
ordre, chaque famille, chaque tribu d'insectes paraît être la
proie d'une section particulière de ces Entomobies : on ne
s'étonnera donc point de la quantité d'individus que je dé-
cris , ni du grand nombre de séries que je suis contraint d'ex-
poser. J'ignore les résultats numériques que cette tribu pourra
présenter : mon imagination ne s'en fait même pas une idée.
Trop de documens me manquent pour me flatter d'offrir un
travail réellement digne de la science : je ne fais que poser
des jalons, recueillir quelques légers matériaux, qui, avec le
(emps et sous des mains plus habiles, formeront les diverses
parties d'un ensemble plus rationnel et mieux approfondi.
Pour traiter convenablement ce sujet, l'historien devra rem-
plir les conditions suivantes :
i .° Avoir une connaissance exacte des diverses séries ento-
mologiques ;
2. Pouvoir préciser la spécialité des individus ;
3. Avoir une grande connaissance de la larve, de la
nymphe et de l'insecte parfait ;
^o ESSAI SUR LES MYODA1RES.
4. Connaître les mœurs des insectes et leurs habitations.
5. II ne devra point se laisser effrayer par le nombre des
espèces, qui sembleront t'clore sous sa main; mais il devra
les noter d'une manière spéciale, afin de bien se convaincre
des différences qu'elles peuvent présenter entre elles.
Lorsqu'il aura ainsi collationné un grand nombre d'es-
pèces, notre historien jugera que les Entomobies jouent un
rôle immense dans la nature, et donnent lieu aux réflexions
d'une haute philosophie. Il sera peut-être appelé à prononcer
avec certitude sur ces questions, qu'il m'est permis d'entre-
voir , mais que je suis incapable aujourd'hui de résoudre
d'une manière satisfaisante.
1." Les Entomobies d'un ordre donné d'insectes n'appar-
tiennent-elles qu'à cet ordre? vivent-elles aussi sur un autre
ordre !
2. Existe-t-il des différences notables entre les caractères
des sections d'Entomobies , selon les ordres d'insectes qui les
nourrissent ?
3. Les séries d'Entomobies ne varient-elles pas sur un
ordre d'insectes, suivant les séries que ce même ordre pré-
sente?
4. Certaines séries privilégiées d'insectes échapperaient-
elles aux Entomobies ?
y" Existe-t-il, en certains cas, une espèce distincte d'En-
lomobie pour chaque espèce distincte d'insecte?
6." La même espèce d'insecte ne peut-elle nourrir plusieurs
espèces différentes d'Entomobies ?
7. Existe-t-il des espèces d'Entomobies propres à la larve ,
et d'autres espèces propres à l'insecte parfait de la même
espèce?
8.° Certains ordres d'insectes ne nourriraient-ils des Ento-
mobies que sous leur état de larve, tandis que d'autres ne
les nourriraient que sous leur état parfait?
LES£NTOMOBIES. j!
Je laisse aux naturalistes le soin de présumer les résultats
de ces questions. Je n'ai voulu que prouver la nécessité d'en-
visager ces races sous leurs véritables points de vue ; car on
ne saurait les considérer d'une manière trop large. Dans l'état
actuel de leur histoire , on ne saurait les diviser et les sub-
diviser en groupes trop nombreux. Je suis éloigné de con-
naître toutes les Entomobies de nos contrées, puisque chaque
jour j'en rencontre des espèces nouvelles. Combien ne m'en
reste-t-il pas à découvrir! Et qui oserait soupçonner ce que
les climats étrangers en recèlent? Pourtant leur quantité est
déjà devenue si accablante, que leur étude a impérieusement
exigé l'examen approfondi de chaque espèce. Comme les
recherches les plus minutieuses m'ont fourni des caractères
d un abord difficile, mais positifs, mais nécessaires à l'esprit
qui veut poursuivre la nature jusqu'en ses derniers retranche-
mens, j'ai le droit.de réclamer l'indulgence pour les divisions
et les genres que j'ai cru avoir signalés.
Chaque jour j'ai vu les bases de mes divisions se conso-
lider et mes genres s'enrichir en espèces. L'histoire des Ento-
mobies n'est que dans sa première enfance; mais, j'ose har-
diment l'assurer, elle verra encore augmenter ces mêmes di-
visions et ces mêmes genres.
Ainsi j'ai opéré sur d'autres bases que mes prédécesseurs :
me fera-t-on un crime d'avoir déjà essayé de traiter ce sujet
selon toute la latitude qu'il comportera? J'ai conservé les
genres antérieurement établis ; mais j'ai impitoyablement fait
main-basse sur une foule d'espèces déjà décrites, parce que
je ne les ai point vues , ou parce que leur description aurait
pu m'induire en erreur, puisque leurs vrais caractères se
trouvent rarement exposés.
3^ ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Première Section. LES MACROMYDES.
Prima Stirps. MACRO MYD^E. ( Mc£?s, gros. ) R. D.
Antennes descendant presque jusqu'à l'épistome ; le deuxième
article aussi long ou plus long que le troisième, qui , ordinaire-
ment comprimé sur les côtés , affecte diverses formes. Chète nu ,
à second article ordinairement allongé.
Front ordinairement carré , quelquefois rétréci sur les maies :
péristpme allongé; épistome un peu saillant; trompe presque en-
tièrement solide. Cellule -, C toujours ouverte avant le sommet de
l'aile. Corps gros , épais , velu , hérissé , a teintes noires , noir-
fauve , noir-jaunâtre , et à teintes jaunes.
Les larves connues vivent dans les chenilles.
Antamœ ferè ad epistoma porrec tœ ; secundus articulus œquali
longitudine , aut longior tertio sœpiùs lateribus compressa, et poly-
morphe. Chetum nudum , secundo articulo sœpiùs elongato.
Frons solitb quadrata, interdum ad mares angustior : perlstoma
elongatum , épis tomate /éviter prominulo; proboscis ferè tota solida.
Cellula yC semper aperta ante apican alarum. Corpus grossit/// ,
crassum , pilosum , hirtu/n : atrum , atro - fulvum , atro-flaxescens ,
fiavum.
Larvœ observatœ vivunt in erucis.
Les diverses formes du troisième article des antennes , la
longueur ordinaire du second article du chète, le corps gros,
épais , he'rissé, la cellule y C toujours ouverte avant le som-
met de l'aile, sont des caractères qui, faciles à saisir, feront
toujours distinguer nettement cette section.
Ces insectes, qui sont les plus puissans des Myodaires ,
se rencontrent sur les terrains arides , calcaires , et sur les
rieurs de nos grandes Ombellifères. Ils font entendre un fort
bourdonnement durant le vol. Les larves connues vivent
dans les chenilles.
Les proportions relatives des deux derniers articles de
LES ENTOMOBIES. 33
l'antenne partagent jusqu'à présent cette série en deux groupes
géographiques distincts. Les espèces qui ont le troisième ar-
ticle plus court que le deuxième, vivent sous les climats tem-
pérés ; mais celles qui ont ce même article de la longueur du
deuxième , n'ont encore été rapportées que des régions tor-
rides. Les teintes de ces insectes offrent de grandes différences
dans leur intensité, selon les pays qu'ils habitent.
I. Genre DEJEANIE, DEJEANIA. R. D.
Le deuxième article antennaire un peu plus long que le troi-
sième , qui est très-convexe en dessus ; le deuxième article du chète
double du premier.
Péristome plus allongé que large , à épistome légèrement sail-
lant; faciaux non ciligères; palpes labiaux raides , saillans, dirigés
en avant , presque aussi longs que la trompe; corps large, hérissé
de poils très-raides.
Secundus antennœ articulas paulà longior tertio supernè convexiore ;
secundus cheti articulas primo bilongior.
Peristoma magis elongatum quant latum , épis tomate leviter promi-
nente ; facialibus non ciligeris ; palpis labialibus longe excedentibus ,
anticè directis , solidis , ferè longitudine proboscidis ; càrpore latiore ,
pilis asperioribus hirto.
Ce genre , que je dédie à M. le comte Dejean , se distingue
essentiellement par la longueur de ses palpes labiaux , qui
sont raides et dirigés en devant. Je n'en connais encore que
deux espèces.
r. Dejeania brasiliensis. R. D.
Antennis nigris ; jrontalibus rubris ; corpore hirto; altimis abdo-
minis segmentis atris ; alis fuliginosis.
Longueur % 8 à 9 lignes; largeur, 4- à 5 lignes. Frontaux rouges;
antennes noires : une petite ligne brune de chaque côté du front;
face d'un blanc flavescent ; palpes labiaux flavescens ou un peu
bruns; corselet couvert d'un duvet blanc-jaunâtre; écusson, les
2. Savans étrangers. F
5-4 ESSAI SUR LES MVODA1RES.
trois premiers segmens de l'abdomen fauves , les deux derniers
d'un beau noir : chaque segment offre une ligne transversale de
poils raides ; cuillerons d'un flavescent qui brunit; ailes noirâtres.
Cette espèce a été rapportée de la capitainerie de Guara-
tuba, au Brésil, par M. Aug. Saint-Hilaire.
2. Dejeania capensis. R. D.
Similis. Frontalibus Jlavis ; antennis jiavo-fulvis ; tertio abdominis
segmento ad latera et ultimis segmentis fulvescenti-bruneis ; alis basi
flavescentibus.
Taille du D. brasiliensis ; frontaux jaunes ; antennes jaune-
fauve ; face blanche ; palpes un peu plus courts , flavescens ; cor-
selet, abdomen hérissés , flavescens ; les côtés du troisième segment
et les derniers segmens fauve-brun ; une tache noire plus large sur
le milieu du dos du quatrième segment , à son point d'insertion ;
le dessous du corps est plus blanc; pattes jaunes; cuillerons assez
blancs : ailes assez claires, mais flaves à la base et le long du
limbe.
Elle a été rapportée du cap de Bonne-Espérance par feu
de Lalande.
II. Genre JURINIE, JURINIA. R. D.
Caractères du genre Dejeania : les deux derniers articles an-
tennaires presque égaux en longueur; le troisième comprimé sur
les côtés, assez convexe en dessus et droit en dessous.
Palpes labiaux dépassant à peine le pérrstome; corps épais, à
teintes métalliques et à cils moins raides.
Characteres generis Dejeanix; antennœ postremi duo articuli fere
aquali longïtudine ; tertius lateribus compressus , plus minusve suprà
convexus et infrà rectus.
Palpis labialibus vix peristoma excedentibus ; corpus crassum ,
metalllcum ; cilis minus asperis hirtum.
Je dédie à la mémoire de feu Jurine, de Genève, ce genre,
que le dos convexe du troisième article antennaire fait aisé-
ment distinguer au milieu de sa tribu. Les palpes labiaux
LES ENTOMOBIES. 3 5
non prolongés le différencient nettement des Dejeanies. J'en
décris plusieurs espèces que leurs teintes métalliques indiquent
comme propres aux climats chauds. Il est certain qu'une forte
loupe montre leur chète tomenteux.
I. JURINIA METALLICA. R. D.
Antennœ articulis bruneo-julvis : fronte albescente ; corpore piceo ;
calyptis et alis nigro-fuliginosis.
Longueur, 8 lignes; largeur, 4 lignes. Articles antennaires
rougeâtres : le dernier brun en dessus; frontaux d'un rougeâtre
brun; front et face d'un blanc soyeux; corselet et pattes noir-de-
poix ; écusson et abdomen d'un beau noir métallique rougissant
un peu; ailes et cuillerons entièrement lavés d'un noir fuligineux.
Cette espèce a été rapportée de la Caroline par feu Palisot
de Beauvois et par M. Bosc.
2. JURINIA BRASILIENSIS. R. D.
Antennis et fronte nigris ; alis /éviter fuliginosis.
Taille du J, metallica. Front et antennes noirs; face d'un blanc
soyeux légèrement jaunâtre ; palpes un peu fauves ; corselet et
écusson noirs, saupoudrés de cendré obscur; abdomen hérissé,
très-noir en dessous, noir rougeâtre en dessus; cuillerons noi-
râtres; ailes lavées d'une légère teinte noirâtre.
Cette espèce a été rapportée de la capitainerie des Mis-
sions, au Brésil, par M. Aug. Saint-Hilaire.
3. JURINIA ATERRIMA. R. D.
Similis. Corpore aterrimo , non rubescenti ; calyptis a/bescentibus.
Longueur, 6 lignes 1/2. Même port; dernier article anten-
naire noir; cotés du front bruns; face d'un blanc soyeux tirant sur
le jaune; corselet, écusson, pattes noirs; abdomen très-noir, lisse
et métallique; cuillerons blanchâtres ; ailes un peu fuligineuses.
Cette espèce a été rapportée de la Caroline par feu Palisot
de Beauvois.
E*
36 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
4. Jurinia BOSCII. R. D.
Similis. Abdomen rufo-bruneum , lineâ dorsali nigra.
Longueur, 6 lignes. Frontaux brun - rougeâtre; premiers ar-
ticles antennaires fauves : le dernier brun-fauve; palpes flaves;
face , cotés du front, d'un soyeux blanc jaunâtre ; corselet atre , avec
un peu de grisâtre; écusson, abdomen fauve-brun, avec une ligne
noire sur le dos des segmens; pattes très-noires; cuillerons noi-
râtres; ailes fuligineuses , surtout à la base.
Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc.
5. Jurinia gagatea. R. D.
Antennis nigris; thorace griseo-bruneo ; abdomine nigro-gagat&o ;
calyptis et a lis fuliginosis.
Longueur, 5 lignes. Antennes noires; frontaux rougeâtres;
cotés du front d'un blanc brun ; face blanche; corselet garni d'un
gris brun assez prononcé; abdomen hérissé, d'un beau noir-jais;
cuillerons et ailes noirâtres.
Cette espèce a été rapportée du Brésil par M. Aug. Saint-
Hilaire.
6. Jurinia indica. R. D.
Antennis nigris ; abdomine testaceo-pellucido, duobus postremis
segmentis nigris ; calyptis et alis nigerrimis.
Longueur, 7 lignes; largeur, 4 lignes. Antennes, cotés du front
noirs; frontaux brun-rougeâtre; face blanche; corselet noir, avec
le commencement de plusieurs lignes d'un gris cendré ; abdomen
testacéo-diaphane, avec les deux derniers segmens noirs; pattes
noires ; cuillerons et ailes très-noirs.
Cette espèce, qui se voit dans la collection de M. Dejean,
a été rapportée des Indes orientales.
7. Jurinia scutellaris. R. D.
Priori similis. Scutello pallidulo ;femoribus bruneo-fulvis ; calyptis
paulisper minus nigris.
Cette espèce , semblable au J. indica, en diffère par des lignes
LES ENTOMOBIES. 37
grisâtres qui s'étendent sur tout le corselet; par son écusson pâle;
par les premiers segmens de l'abdomen un peu plus pâles; par
ses cuisses d'un brun fauve , et par ses cuillerons un peu moins
noirs.
Trouvée à l'ouest de Guaratuba, au Brésil, par M. Aug.
Saint-Hilaire.
8. JURINIA CHRYSJCEPS. R. D.
Similior J. aterrimse. Tota picea-gagatea ; primis antennaruw
articulis fulvis ; fronte et facie aunis nitidis ; calypta fusca; alœ
atratœ.
Longueur , 5 lignes. Tout-à-fait semblable au J, aterrima. Tout
le corps d'un noir-jais plus métallique ; premiers articles anten-
naires et palpes fauves; front et face d'un beau doré; cuillerons
noirs; ailes lavées de noir.
Cette espèce a été rapportée du Brésil.
O. JURINJA LEUCOSTOMA. R. D.
Picea; antennis subrubris ; facie leucophω ; alis subclaris : ca-
lyptis a/bis.
Longueur, 5 lignes 1/2. Frontaux jaune-fauve; antennes fauves,
avec un peu de brun au dernier article ; palpes flavescens ; face
d'un blanc soyeux; cotés du front un peu jaunâtres ; tout le corps
noir , avec un peu de gris sur le devant du corselet; pattes noires :
cuillerons très-blancs ; ailes assez claires.
Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc.
ÎO. JURINIA FULVIVENTRIS. R. D.
Subrotundata ; primi quatuor abdominis articuli lateribus julv'ts
pedibus nigris ; alis fuliginosis , basi flavescentibus.
Longueur, 5 lignes 1/2. Forme sub-arrondie ; frontaux rouge-
pâle ; premiers articles antennaires bruns et fauves , le dernier noir ;
face d'un blanc soyeux un peu jaunâtre; côtés du front d'un blanc
un peu brun; corselet et écusson gris ; les quatre premiers seg-
mens de l'abdomen fauves , avec une ligne noire sur le milieu du
dos : les derniers segmens garnis de reflets cendrés , avec leur
38 ESSAI SUR LES MVODAIRES.
milieu interrompu par la ligne dorsale, qui est d'un noir fauve;
pattes noires; cuiilerons blanchâtres; ailes fuligineuses, jaunâtres
a la base.
Cette espèce a été rapportée de la capitainerie de Rio-
Grande, au Brésil, par M. Aug. Saint -Hilaire. Elle com-
mence à avoir de grands rapports avec plusieurs Macromvdes
de nos contrées.
I I. JCRINIA TESTACEA. R. D.
Antennœ primis duobus art'iculis fulvis , ultimo nigro ; scutclL et
tribus primis segmentis abdominis flavescente-pellucidis ; pedes pal-
liai fiavescentes.
Longueur, 5 lignes 1/2. Les deux premiers articles antennaires
fauves, le dernier noir; frontaux rougeâtres; cotés du front noirs ;
face d'un blanc un peu jaunâtre; corselet saupoudré d'un duvet
gris un peu flavescent ; écusson , les trois premiers segmens de
l'abdomen jaune-pâle diaphane , avec quelques nébulosités sur les
segmens : les derniers segmens d'un beau noir; pattes d'un pâle
flavescent; cuiilerons d'un flave brunissant; ailes noircies.
Cette espèce a été rapportée de la capitainerie de Rio-
Grande, au Brésil, par M. Aug. Saint-Hilaire.
2. JURINIA AURIFACIES. R. D.
Paulo minor ; fronte etfacie auratis ; calyptis paulisper flavioribus.
Tout-à-fait semblable au J. testacea ; un peu plus petite; front
et face dorés; le duvet du corselet est jaune-doré; on ne voit point
de nébulosités sur les premiers segmens de l'abdomen ; cuiilerons
un peu plus flavescens.
Cette espèce a été rapportée du Brésil par feu de Lalande.
III. Genre DUMÉR1LLIE, DVMERILLIA. R. D.
Tous les caractères des Jurinies; le troisième article antennaire
comprimé sur les côtés, plus large vers le sommet, coupé droit
en devant.
LES ENTOMOB1ES. 39
Palpes spatules au sommet.
Omnino Juriniarum characteres ; tertius antennœ articulas late-
rlbus compressus , latior ad apicem , antic'e reçu incisas.
Palpis apice spatulatis.
Ce genre, que je dédie au professeur Duméril , est par
ses palpes aux Macromydes exotiques ce que la Fabricie est
à nos espèces indigènes. La forme du troisième article anten-
naire le distingue encore nettement des Jurinies.
I. DVMERILUA RU B IDA. R. D.
Amcnnis, palpis, flavo-fulvis ; facic fiavâ ; thorax tomentoso-jiavc-
ccns ; abdomine rubido pilis rigidis nigris ; calyptis brunicanti-fa-
vescentibus.
Longueur, 4- à 5 lignes. Antennes et palpes d'un jaune fauve;
face jaune ; corselet couvert d'un duvet jaunâtre , avec des lignes
d'un brun obscur; abdomen d'un rouge lie-de-vin, avec des poils
raides et noirs; cuisses et tibias d'un rouge pâle; cuillerons d'un
jaune brun; ailes enfumées.
Cette espèce, qui provient du Brésil , fait partie de la col-
lection du comte Dejean.
IV. Genre PELETIERIE, PELETERIA. R. D.
Le deuxième article antennaire plus long que le troisième , qui ,
arrondi en dessus et en devant, semble former une tête de mar-
teau ; le second article du chète plus long que le premier.
Les autres caractères du genre Jurinia : mais corps peu hérisse
et plus cylindrique.
Antennœ secundus articulas paulisper longior primo convexo an-
tice et supernc , instar capitis mallei ; secundus cheti articulus primo
bilongior.
Reliqui generis Jurinise characteres : at corpore parùm hirto.
magisque cylindriço.
Je consacre ce genre à M. Amédée Le Peletier de Saint-
Fargeau, connu par la publication de plusieurs travaux
4o ESSAI SUR LES MÏODAIRES.
d'entomologie. La forme de ses antennes semble d'abord le
rapprocher des Dejeanies ; mais, à l'exception d'un corps
un peu moins hérissé et un peu plus cylindrique, il offre la
plupart des caractères des Juriniés. J'en tonnais quatre es-
pèces propres aux contrées chaudes.
i. Peleteria javanica. R. D.
Cylindrifor'mïs , nigra; ulthno abdominis segmento rubricantt.
Longueur, 6 à 7 lignes. Corps cylindriforme, noir; les deux
premiers articles antennarres fauves , le dernier noir ; frontaux rou-
geâtres; cotés du front noirs; face blanche; corselet légèrement
saupoudré de cendré; quelques reflets albides sur l'abdomen,
dont les derniers segmens sont rougeâtres; cuillerons blancs; ailes
claires, un peu sales à la base.
Cette espèce se- trouve étiquetée, dans la collection de
M. Dejean, comme venant de Java.
2. Peleteria Leschenaldi. R. D.
Similis. Ultima abdominis segmenta sericeo-aurata.
Longueur, 6 lignes. Frontaux fauves; côtés du front brunis-
sans ; premiers articles antennaires d'un brun fauve , le dernier
noir; face blanche; corselet et écusson garnis d'un duvet gris
jaunâtre; abdomen très-noir; les deux derniers segmens garnis
d'un duvet à reflets dorés , ou simplement gris ; pattes noires ; cuil-
lerons d'un blanc un peu sale; ailes noirâtres, flavescentes à la
base.
Cette espèce a été rapportée de Surinam par feu Lesche-
nauld. J'en connais un individu tout-à-fait semblable, qui
provient de la Caroline.
;. Peleteria Lalandii. R. D.
Similis. Tertius antennœ articulus paulo minus malleijormis ;
ultimis abdominis segmentis nigro -fuliginosis ; calyptis albidio-
ribus.
Semblable au P. leschenaldi: elle en diffère par ses deux
LES ENTOMOBIES. 4 1
premiers articles antennaires plus fauves et par le troisième moins
en marteau , par les deux derniers segmens abdominaux d'un noir
de suie , par ses cuillerons plus blancs.
Cette espèce a été rapportée du Brésil par feu de Lalamle.
4. Peleteria abdominal/s. R. D.
Subrotunda ; facie aureâ; thorax et anus nigra ; abdomen rujuin.
Longueur, 6 lignes. Forme cylindrico- arrondie; face dorée;
côtés du front noirâtres ; antennes , palpes , d'un jaune fauve ; le
dernier article antennaire noir ; frontaux fauves ; corselet et écusson
d'un noir luisant; abdomen fauve; anus noir; pattes noires; cuil-
lerons blancs ; ailes assez claires , flavescerites à la base.
Cette espèce a été rapportée de Sicile.
V. Genre FAURELLE , FAURELLA.
Absolument tous les caractères du genre Jurinia : mais le se-
cond article antennaire plus long que le troisième , qui est aussi
un peu moins convexe sur le dos.
Péristome un peu plus allongé, un peu plus étroit; palpes un
peu saillans; corps un peu moins épais, à teintes noires et rouges.
Omnino characteres generis Juriniae ; at secundus antennœ arti-
culus longior tertio, paulô minus convexo superne.
Péris toma paulb angustius ; palpis /éviter excedentibus ; corpus
paulb minus crassum, nigro-rubricans.
La Faurelle, qui préfère nos contrées méridionales, offre
tous les caractères d'une Jurinie , dont elle diffère essentielle-
ment par sa face bombée et par son second article anten-
naire déjà plus allongé. Elle conduit aux Dumérillies, avec
lesquelles on doit se garder de la confondre.
1. Faurella meridionalis. R. D.
Primis antennœ articulis rubris ; abdomen ad trium segmentorum
latera rubrum , lineâ dorsali nigra; pedes atri.
Longueur , 6 lignes 1/2. Premiers articles des antennes rouges ,
2 . Savons étrangers. F
■[2. ESSAI SUR LES MÏODAIRES.
le dernier noir; côtés du front bruns; face d'un blanc soyeux pas-
sant au jaunâtre; corselet et pattes très-noirs; écusson rougeâtre;
le premier segment de l'abdomen noir, les trois suivans rouges,
avec une large bande dorsale noire et quelques légers reflets trans-
verses albides; anus noir; cuillerons blanc-de-lait; ailes d'un jaune
sale à la base , à disque lavé de jaunâtre.
Cette espèce se trouve, dès les premiers jours du prin-
temps, dans les champs du midi de la France.
VI. Genre FABRICIE , FABRIC1A, R. D.
Tout-à-fait les caractères du genre Echinomye : mais le dernier
article antennaire un peu plus cunéiforme , et le second article du
chète un peu plus petit.
Epistome plus saillant ; palpes saillans , dilatés vers le sommet ;
corps assez épais, à teintes noires et jaunes.
Omnino characteres Echinomyarum : sed ult'unus antmnœ articulus
paulb magis cuneiformis ; secundus cheti articulus brevior.
Epistoma sat rostriforme ; palpis ad apiccm latioribus et exceden-
tibus ; corpus crassum , coloribus cœsiis et fiavicantibus.
Malgré tous les caractères qui unissent ce genre aux Echi-
nomyes, le second article du chète un peu plus court, les
palpes un peu dilatés vers leur sommet, l'épistome plus ros-
triforme, l'en distinguent d'une manière tranchée. Je le dédie
.t la mémoire de Fabricius.
i. Fabricia ferox. Meig.
M use a perox , Panz. civ. , 20. Tac h. ferox, Meig. n.° 2. Musca
ROT UN DATA, Harris, tab. IX, fig. 2.
Nigra ; ab domine ' pèllûcido-ferriiginïo ; vittadorsali sinuatâ nigrâ;
antennis pedibusque nigris ; palpis clavatis ; abdominis margine hue-
rait pallide testaceo. Meig.
Longueur, 7 lignes. Antennes et pattes noires; cotés du front
brunissans; face jaune-soyeux; palpes jaune-de-rouille; corselet
noir, a lignes d'un grisâtre obscur; abdomen transparent, jaune-
LES ENTOMOBIES. 4j
testacé ; chaque segment ayant une large tache noire sur ta lon-
gueur du dos, ce qui forme une ligne souvent interrompue; anus
noir; cuillerons d'un blanc un peu jaunâtre; ailes flavescentes à la
base et le long de la côte.
Cette espèce paraît exister sur toute la France : elle n'est
point très-commune. Harris l'a trouvée en Angleterre.
VII. Genre ÉCHINOMYE, ECHINOMYA. Duméril.
Le deuxième article antennaire au moins deux fois aussi long
que le troisième , qui sur les mâles est en palette un peu lenticu-
laire, tandis que sur les femelles il est en carré long, un peu
élargi au sommet; le second article du chète au moins double du
premier, et souvent un peu arqué.
Front plus étroit sur les mâles; faciaux ciligères le long du pé-
ristome; épistome un peu saillant; corps subarrondi, à teintes
noires et fauve testacé.
Secundus antcnnarum articulas saltem bilongior tertio, ad marcs
ferè compresso-lenticulari , et ad feminas quadrato longiusculo pau-
lisper ad basim dilatato ; secundus cheti articulus saltem prima
bilongior, et sœp'c arcuatus.
Frons jam angustior ad mares ; facialia ciligera per péristoma ;
epistoma leviter protninulum ; corpus subrotundatum , nigrum etfulvo-
testaceum.
Le troisième article antennaire, beaucoup plus court que
le deuxième, et en palette lenticulaire, c'est-à-dire, com-
primé sur les côtés , arrondi en haut et en bas , quoique coupé
presque droit sur les mâles, tandis qu'il est en carré long sur
les femelles , distingue éminemment ce genre au milieu de
ses voisins. Ses palpes sont filiformes. M. Duméril lui donna
le nom d'Lc/ii/iomye [ g^ïvoç , hérisson ] , à cause des poils raides
du corps. Ordinairement les pattes 'des femelles sont plus
allongées que celles des mâles.
On connaît déjà un assez grand nombre d'espèces, dont
aucune ne paraît appartenir aux climats vraiment chauds.
44 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
J'ai la certitude que ia larve d'une espèce vit dans la chenille
du Cucullia l 'erbasci.
A. Corps noir, sans testacé.
I. ECHINOMYA GROSSA. Dumér.
M use A GROSSA, Linn. Ta CHINA GROSSA, Meig.
Atra ; n'itida; capite alarumque basi flavis ; squamis fuscis.
Longueur, 9 lignes; largeur, 4 à 5 lignes. Premiers articles
antennaires rouges, le dernier noir, ainsi que les pattes; tête d'un
beau soyeux doré ; corps d'un beau noir , et hérissé ; cuillerons noi-
râtres; ailes jaunes à la base et le long de la côte extérieure. Une
variété assez rare à i'abdomen, obscurément fauve sur les côtés.
Cette espèce se trouve à Paris ; le mâle est très-rare. Il
serait curieux de savoir dans quelle chenille vit sa larve.
2. ECHINOMYA PICEA. R. D.
Fronte nigricante ; corpore nigro -ni tente ; calyptis flavescentibus.
Longueur, 5 à 6 lignes. Les deux premiers articles antennaires
d'un rougeâtre pâle , le dernier noir ; front noirâtre ; face d'un pâle
brunissant; corselet noir, légèrement saupoudré de brun; l'écusson
du mâle offre un peu de rougeâtre ; abdomen et pattes d'un noir
luisant; cuillerons d'un blanc un peu jaunâtre; ailes jaunâtres à la
base et le long de la côte extérieure.
Cette espèce , qui se trouve dans la collection du comte De-
jean , provient de la Nouvelle-Ecosse.
3. ECHINOMYA LAPILLI. R. D.
Facie auratâ; corpore nigro-piceo ; abdomen macula obscure fu/va
in utroque latere secundi segmenti.
Port et taille de VE, picea ; frontaux bruns ; côtés du front noirs ;
premiers articles antennaires brun-fauve; face dorée; tout le corps
d'un beau noir-de-poix luisant ; une petite tache d'un fauve obscur
sur les côtés du second segment de l'abdomen; pattes noires; cuil-
lerons flavescens ; ailes fiaves à la base et le long du limbe.
Cette espèce , qui fait partie du Muséum royal , a e'té rap-
portée de Terre Neuve par M. Lapilaye.
LES ENTOMOBIES. 4 S
B. Corps noir, avec du fauve testacé.
4. ECHINOMYA I.EFB.BVREI. R. D.
Frontalibus , primis antennce articulis , pedibus fulvis ; jacie argen-
tea ; thorax dorso bruneo obscure aneo , scapulis fulvis , scutel loque
ferrugineo ; abdomine fulvo-nitentc , lineâ dorsali nigrû , tribusque
fasciis albide aurulantibus tessellato ; calyptis a/bis.
Longueur, 7 à 8 lignes. 2 Frontaux, les deux premiers articles
antennaires , pattes d'un beau fauve; face argentée; les médians
rosés; le dernier article antennaire noir; côtés du front dorés ; dos
du corselet brun-cuivreux obscur; épaules fauves et la poitrine
noire; écusson ferrugineux; abdomen d'un beau fauve, avec une
ligne dorsale noire et trois fascies chatoyantes d'un blanc un peu
doré; cuillerons blancs; base des ailes flave.
Cette belle espèce a été rapportée de Sicile par M. Alex.
Lefebvre.
5. ECHINOMYA ERRANS. R. D.
Scapulis bruneo- testaceis ; scutello testaceo ; abdomine testaceo-
fulvicanti ; femoribus et plantis aigris.
Longueur , 7 lignes. Face d'un blanc jaunâtre ; frontaux rouges ,
ainsi que les deux premiers articles antennaires ; corselet noir-gri-
sâtre, avec les épaules d'un brun testacé; écusson testacé; abdomen
testacé-fauve , avec une ligne longitudinale de taches noires con-
Huentes sur le dos; cuisses et tarses noirs ; tibias fauves , les deux
antérieurs un peu bruns; cuillerons blanchâtres; ailes jaunes à la
base et le long de la cote.
Cette espèce doit vivre dans le midi de la France. MM. De-
jean et Carcel en possèdent chacun un individu.
6. ECHINOMYA NIGRICORN1S. R. D.
Subrutunda ; fronte et facie Jlavis ; antennis, pedibus, nigris ; thorax
cœsius , scutello rubricanti ; abdomen testaceum, lineâ dorsali mgrâ
medio interruptâ; ano nigro.
Ce bel insecte a la forme et la taille de VEch.fera ; il est un peu
plus subarrondi. Face et front jaunes ; antennes , pattes, noires; cor-
selet noir-de-pruneau , avec i'écusson rougeâtre ; abdomen testacé,
46 ESSAI SUR LES MVODAIRES.
ayant sur le dos une ligne longitudinale noire, interrompue dans
son milieu; anus noir; cuillerons blancs; ailes flavescentes.
Je n'en connais qu'un individu, qui appartient à M. Car-
et I , et qui paraît avoir été trouvé à Paris.
7. ECHINOMYA RUBRICORNIS. R. D.
Primis antennœ articulis rubrh ; thorax , abdominis latera rufo-
rubiginosa ; femoribus nigris ; tlbiis et tarsis bruneo-rufis.
Longueur , 6 lignes. Les deux premiers articles antennaires
rouges , le dernier noir ; côtés du front noirâtres ; frontaux fau\ es ;
face d'un soyeux un peu doré ; corselet noir-de-pruneau , avec des
lignes grisâtres ; écusson fauve ; abdomen jaune-ferrugineux , avec
des reflets albides vers l'insertion des segmens et une large tache
noire sur le milieu du dos de chaque segment; anus noir; cuisses
noires; tibias et tarses d'un brun fauve; cuillerons blancs; aile-,
flavescentes à la base et un peu le long de la cote.
Cette espèce, assez rare à Paris, se rencontre plus parti-
culièrement 'sur les collines arides; dans les contrées méridio-
nales, elle acquiert de plus fortes proportions.
8. ECHINOMYA RUBESCENS. R. D.
Antennis et pedibus nigris ; abdomen fulvescens, albide tessella-
tum , lineâ dorsali nigrâ ; facie argenteâ.
Longueur, 6 lignes. Antennes et pattes noires; frontaux d'un
jaune d'ocre; cotés du front brunissans; face d'un blanc soyeux
argenté ; corselet noir , faiblement rayé de gris-cendré ; écusson
rougeâtre ; le premier segment de l'abdomen noir, les trois suivans
rougeâtres et à. reflets albides , avec une large ligne longitudinale
noire sur le dos; cuillerons blancs; ailes claires, d'un jaune sale h
la base.
Cette espèce, qui n'est pas très-commune , se trouve, vers la
fin de l'été , sur nos collines calcaires ; rarement dans les bois.
9. Echikomya fera. Linn. Fabr. Dumér. Mtig.
Nigricans ; abdominis lateribus testaceo-pellucidis , vittâ dorsali
nigrâ ; antennis pedibusaue ( femina ) ferrugineis ; ultimo anten-
LES ENTOMOBIES. j-
narum articula fanoribusque ( mas ) nigricantibus ; calyptis sub-
flavis.
Longueur , 5 a 6 lignes. Frontaux fauves; face et côtés du iront
dorés; corselet noirâtre, rayé de gris-jaunâtre sur le dos; ses cotés,
sur les femelles , sont d'un testacé fauve qu'on ne remarque pas
sur les mâles; écusson ferrugineux-pâle; abdomen testacé-pâie sur
les mâles , plus pâle sur les femelles , avec une ligne dorso-longi-
tudinale noire et des reflets flavescens; cuiilerons jaunâtres ou
jaune-fauve; ailes flaves à la base et le long de la côte; antennes,
pattes, d'un testacé fauve : mais le dernier article antennaire est
ordinairement noir; les cuisses des mâles sont noirâtres.
Cette espèce est commune sur les fleurs des Ombeiliferes.
10. ECHINOMYA INTERMEDIA. R. D.
Similis Ech. fene. Calyptis albis ; abdominis lateribus testaceis.
Cette espèce ressemble beaucoup h Y Ech. fera : mais elle en
diffère par ses teintes d'un testacé plus fauve , et surtout par se-
cuillerons , qui sont toujours blancs.
On ia trouve ordinairement sur les terrains arides et so-
laires. Elle varie beaucoup pour la taille.
I I. ECHINOMYA TESSELLATA. Fabr. Meig.
Paulà m inor Ech. fera. Antcnnis subnigris : abdomen testaceo-tes-
sellatum ; iemoribus niaris.
Longueur, 5 lignes. Les deux premiers articles antennaires
fauves avec un peu de brun , le dernier noir; frontaux rouges;
cotés du front noirs; face un peu flavescente; corselet noir, avec
un peu de cendré; à peine un peu de testacé vers l'angle humerai;
écusson brun - testacé ; abdomen jaune- testacé, avec des reflets
albides transvers.es et une ligne dorso-longitudinale noire qui
s'étend sous l'abdomen; cuisses noires; tibias fauves; tarses d'un
fauve noir; cuiilerons très-blancs; ailes jaunes à la base et le long
de la côte.
Cette espèce ofrre plusieurs variétés. On la trouve, surtout
en automne, sur les terrains arides.
4$ ESSAI SUR LES MYODAIRES.
12. ECHINOMYA VERNALIS. R. D.
Facie argenteâ ; abdomen testaceo-pallidum , albidi tessellans ,
lineâ dorsali nigrâ ; calyptis a/bis.
Longueur, 4 lignes. Face argentée; côtés du front bruns; fron-
taux rougeâtres; premiers articles antennaires fauves; corselet
noir, avec des lignes d'un cendré obscur : ses côtés sont quelque-
fois testacé-pâle; écusson ferrugineux; abdomen d'un testacé
pâle ou fulvescent , avec des reflets transverses albides et une
ligne dorsale noire; cuisses noires; tibias fauves; cuillerons blancs;
ailes flaves à la base et le long de la côte.
Cette espèce se trouve plus particulièrement au printemps .
sur les fleurs du Mcspihs oxyacantha.
13. ECHINOMYA PUNCTATA. R. D.
Similis Ech. vernali , pautb major ; abdomine fulvescente , lineâ
tongitudinàli punctorum nigrorum.
Semblable à \'E. vernalis , un peu plus grosse; frontaux et pre-
miers articles antennaires d'un fauve obscur; face argentée; côtés
du front d'un brun argenté; dos du corselet noir, avec un peu de
cendré ; épaules rougeâtres , ainsi que l'écusson ; abdomen fauve-
testacé, avec une ligne de quatre points noirs sur le dos, et trois
fascies transverses d'un albide chatoyant; cuillerons blancs; ailes
rlavescentes ; cuisses quelquefois noires, mais ordinairement d'un
brun fauve, ainsi que le reste des pattes.
Cette espèce a été rapportée de Sicile par M. Al. Lefebvre.
14. ECHINOMYA TESTACEA. R. D.
Minor Ech. vernali ; facie auratâ ; abdomine flavo-testaceo, lineâ
dorsali nigrâ ; pedibus testaceis ; calyptis ftavis.
Longueur, 3 lignes. Frontaux rougeâtres ; côtés du front, face
dorés; abdomen d'un jaune testacé h reflets , avec une ligne dorso-
longitudinale noire; pattes testacées : quelquefois le sommet des
cuisses est noir; cuillerons jaunes; ailes jaunes à la base.
On trouve cette espèce à Paris : elle y est très-rare.
LES ENTOMOBIES. 4?
I 5. ECMNOMYA LATERAL/S. R. D.
Nigra ; pi/osa : abdomine lateribus secundi tertiicjue segmenti tes-
taceo-diaphanis.
Longueur, 6 lignes. Corps noir, garni de poils villeux d'un
brun gris ; antennes noires ; face d'un gris brunissant , médians
rougeâtres; écusson testacé-pâle; le second et le troisième seg-
mens de l'abdomen d'un testacé diaphane sur les côtés ; cuisses
noires; tibias et tarses jaune-fauve; cuillerons blanchâtres; ailes
jaunes à la base.
Cette espèce se trouve à Paris.
16. ECHINOMYA CUCVLU^E. R. D.
MUSCA LURIDA, Fabr. TACHINA LURIDA. Meig.
Similis Ech. laterali : piloso-fulvescens.
Cette espèce , qui est le Musca lurida de Fabricius , ressemble
beaucoup à YEc/i. lateralis : mais elle est plus velue , avec des
villosités plus rousses; le testacé de l'abdomen est également plus
fauve.
Elle est éclose , en mars , de la chrysalide du Cucullïa
( Noctua Linn. ) Verbasci. Albin l'avait déjà figurée; il l'avait
également obtenue de la même chrysalide.
VIII. Genre SERVILLIE , SERVILLIA. R. D.
Antennes de moyenne longueur : le deuxième article un peu
plus long que le troisième, qui est un peu arrondi au sommet;
le second article du chète triple du premier.
Front resserré; face un peu oblique; péristome allongé, avec
l'épistome saillant; corps subarrondi, couvert de poils, à teintes
brunes et fauves; la cellule j-Couverte avant le sommet de l'aile,
avec sa nervure transversale cintrée.
Antennœ mediœ longitudinis ; secundus articulas paulo longior
tertio paulisper lateribus compressa , paulisper apice subrotundo :
secundus cheti articulus primo trilongior.
2 . Sapant étrangers. G
5° ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Frons angusrior ; peristoma elongatum , epistomate prominulo . / n
/éviter obliqua; corpus subrotundum, pilosum , bruneo -fulvesccns :
ce llula y C ante alœ apicem aperta, nervo transverso arcuato.
Ce genre offre la plupart des caractères de mes Échino-
myes ; mais le deuxième article antennaire est moins long, et
le troisième n'est jamais en palette sur les femelles.
i. Servillia ursina. R. D.
Mouche brune, à bandes blanches. GeoffV.
Tac h in A ursina. Meig.
Subrotunda , brunicans ; fulvescenti- pilosa ; abdomine cingulis
tribus albcscaitibus ; alis basi jlavescentibus , puncto medio.
Longueur, ; à 7 lignes. Front noirâtre; face brune; premiers
articles antennaires d'un brun fauve ; corps noirâtre , couvert de
poils flavescens; trois légères lignes transverses blanchâtres sur
l'abdomen; cuillerons blanchâtres ; ailes jaunâtre-saie â la base ,
avec un petit point discoïdal ; écusson et tibias d'un fauve pâle-
clair.
Cette espèce varie singulièrement pour la taille des indi-
vidus. Elle ouvre la scène entomologique; car je l'ai fré-
quemment trouvée dès le milieu du mois de mars. Elle fait
entendre un fort bourdonnement durant son vol. Elle habite
de préférence les bois sablonneux et humides.
2. Servillia pilosa. R. D.
Similis S. ursinae ; primis antennœ articulis fulvis ; minus tomen-
tosa ; abdomine nigriore.
Semblable au S. ursina : mais le corps est garni d'un duvet
beaucoup moins dense, et blanchâtre; premiers articles antennaires
fauves; dos de l'abdomen plus noir.
On trouve cette espèce dans les bois des collines.
j. Servillia subpjlosa. R. D.
Similis S. ursinie : minus pilosa ; nigrior ; lateribus abdominis
diaphano-fulvis ; alis basi squalide jlavescentibus ; calyptis albis.
LES ENTOMOBIES. ^1
Longueur, 6 h y lignes. Taille du S. ursina , mais moins large;
tout le corps est d'un brun noirâtre , avec des poils plus petits ,
beaucoup moins nombreux et peu colorés ; premiers articles de
l'antenne fauves , ainsi que le corselet ; face d'un brun albicant ;
l'abdomen offre également deux ou trois lignes transverses blan-
châtres, mais les côtés des premiers segmens sont d'un fauve
diaphane; tibias et partie des tarses fauves; cuillerons très-blancs;
ailes jaunâtres à la base, à disque lavé de flavescent, avec un petit
point noir.
Cette espèce vit à Paris.
II. e Section. LES ANTHOPHILES.
//." Stirps. ANTHOPHILsZ. R. D.
Caractères des Macromydes ; mais le deuxième article anten-
naire plus court que le troisième , qui est prismatique et coupé
droit au sommet.
Corps plus allongé , ou cylindriforme ; teintes d'un brun gris ,
avec du fauve.
Larves inconnues.
Characteres Afacromydarum ; at secundus antennœ articulas bre-
vior tertio prismatico , et ad apicem recte gnciso.
Corpus magis elongatum aut cylindriforme ; bruneo-griseuui et
pa u lisper fu Ivescens.
Larvœ ignotœ.
Ces insectes diffèrent essentiellement des Macromydes
par la proportion des derniers articles antennaires et par la
forme toujours prismatique du dernier. Un corps cylindri-
forme, plus allongé, plus gris et moins noir, les fait dis-
tinguer de suite.
On ignore les habitudes de leurs larves ; mais les insectes
parfaits se trouvent plus particulièrement en automne sur
les fleurs des Ombeilifères. Ils ne font pas entendre de bour-
donnement durant le vol.
52 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Il peut se faire que la mouche représentée par de Geer (i)
soit une Linnémye , qui vivrait ainsi dans les chenilles de
noctuélites.
I. Genre LINNÉMYE, LINN^EMYA. R. D.
Antennes descendant jusqu'à l'épistome; le deuxième article à
peine plus court que le troisième, qui est comprimé sur les cotés,
coupé droit en devant, et un peu plus large vers le sommet; le
second article du chète au moins double du premier.
Front large sur les deux sexes; face presque verticale; faciaux
ciligères le long du péristome, et nullement le long des fossettes:
péristome étroit , allongé , à épistome un peu prononcé; palpes
courts et ténus; partie inférieure de la trompe presque entière-
ment solide ; la nervure transversale des cellules y et v-7r%, frange.) R. D.
Antennes descendant jusqu'à l'épistome , ordinairement épais-
sies; le second article du chète long, et souvent comme brisé dans
son articulation avec le troisième.
Face non gonflée ; trompe molle ou solide, bicoudée sur un
genre; corps ordinairement rapetissé, noir-grisâtre, friable; la
cellule y C le plus souvent ouverte vers le sommet de l'aile, avec
sa nervure transverse droite, qui manque sur les Acties.
Antennœ ad epistoma porrectœ , sœpihs incrassatœ ; seçundus cheti
articulus solitù longitudine tcrtii , et in arthritide quasi fractui.
racic non huccatâ, ; proboscis manbranucca aut coriacca, ad Sy-
phonas bigeniculata ; corpus scepiùs parvum , nigro-griseum .fragile :
ccllula y C s api ïts ad a/arum apicem aperta , nervo transverso recto :
hic nervus deestad Actias.
Les Thryptocérées , ou Entomobics à ehètc brisé, forment
un groupe bien distinct à côté des Gonides , qui orirent déjà
le développement du second article chétal. Ici ce même article
LES ENTOMOB1ES. 83
peur devenir aussi long que le troisième. Il paraît ordinaire-
ment coudé au point d'articulation.
Ces insectes, par leur petite taille, par leurs teintes et par
l'ensemble de leurs corps, ont tous un aspect analogue : mais
l'observation reconnaît bientôt qu'ils diffèrent essentiellement
entre eux. Leur trompe peut être membraneuse ou solide ;
elle peut même être bicoudée. Un genre n'offre sur les ailes
aucune trace de la nervure transverse de la cellule y C.
De Geer a suivi le développement des larves du Syphona
geniculata, qui vivent dans des chenilles de Noctuellite. La
plupart de ces insectes sont difficiles à se procurer.
I. Genre GERMARIE, GERMARIA. R. D.
Antennes longues, cylindriques; le troisième article triple du
second; le second article du chète presque aussi long que le troi-
sième, et comme brisé à son point d'articulation.
Front et face larges; face non bombée; corps cylindrico-ar-
rondi, noirâtre, avec des lignes et des reflets cendrés. La cellule yC
ouverte avant le sommet de l'aile, et à nervure transverse concave
en dehors.
Antennis elongatis , cylindrids ; tertius articulas secundo trilongior ;
secundus articulus cheti œquâ longitudine tcrtii , arthritide pnfractâ.
Fronte facicque latis ; facie non buccatâ ; corpus cylindrico-rotun-
datum , nigricans ; vittis tessellisque cinereis ; cellula y C tinte ala
apicem aperta, nervo transverso externe concavo.
Si l'on négligeait un caractère aussi important que celui
du chète, les Germaries feraient le passage naturel des Réau-
muries aux Latreillies.
1. Germaria latifrons. R. D.
Cylindriformis ; frontalibus , primis antennes articulis , julvis aut
fulvescentïbus ; facie argenteâ ; corpus ccesio-nigricans , cinereo vitta-
tum , et tessellans ; alœ basi subflavescente.
Longueur, 3 lignes 1/2 à 5 lignes. Cylindriforme; frontaux.
$4 ESSAI SUR LtS M YOD AIRES.
premiers articles antennaires , fauves , ou jaune-fauve ; un peu di
brun sur les cotes du front; face et front argentés; corps noir-
luisant, avec des lignes cendrées sur le corselet et de larges fascies
cendrées chatoyantes sur l'abdomen ; cuillerons blancs; ailes claires .
un peu flavescentes à la base.
Cet insecte est assez rare.
II. Genre OSMÉE, OSM/EA. R. D.
Caractères des Germaries : mais le troisième article antennaire
un peu concave en dessus.
Face plus oblique; péristome presque écrasé, un peu trans-
versal. La cellule yC va s'ouvrir droit au sommet de l'aile
G. Germarice characteres ; tertius antennœ articulus don lévite)
concavo.
Facie obliquiore; peristomate compressa, velut trànsverso ; cel-
lula y C ad apicem alœ aperta.
Ce petit genre réunit la plupart des caractères des Ger-
maries. Il s'en distingue principalement par son péristome
presque transversal , par son dernier article antennaire un peu
concave en dessus, et surtout par la cellule yC, qui s'ouvre
directement au sommet de l'aile.
I. OSMj£A grisea. R. D.
Frohtalia et faciès grisea-; antennis pëdibusque nigris ; abdomen
nigrum , tribus fasciis griseo dlbicante tessellahtibus.
Longueur, 3 lignes 1/2. Corps un peu déprimé; frontaux gris ;
face grisâtre; cotés du front bruns; antennes et pattes noires; le
second article du chète long, un peu cintré; corselet brun, lavé
d'un peu de gris; abdomen noir, avec trois fascies transverses d'un
gris albide, et à reflets; cuillerons blancs; ailes claires, quoiqu'un
peu sales.
Cette espèce, très-rare, a été trouvée le long d'une haie.
III. Genre NÉÈRE , NE.ERA. R. D.
Caractères des Germaries et de l'Osmée : le second .initie
antennaire un peu plus long; le troisième moins long, non
r
LES ENTOMOBIES. b)
cylindrique , mais un peu élargi sur les côtés : le second article du
chete long, arqué, comme brisé.
Face un peu moins oblique; péristome carré; taille plus petite:
teintes noirâtres.
Germariarum et Osmeœ characteres : atsecundus antennœ articulus
pau/b longior ; tertius paulo minor, non cylindricus , sed lateribus
paulisper latior : secundus cheti articulus longus , arcuatus , veluti
fractus.
Faciès paulo minus obliqua ; peristoma quadratum ; corpus breviu 1
niaricans.
o -
Ce genre réunit la plupart des caractères de l'Osmée : mais
le second article antennaire un peu plus long, le troisième
un peu plus court, la face moins oblique, le corps plus petit,
l'en distinguent d'une manière tranchée. Le second article du
chete est arqué et comme brisé.
I. NEs£RA 1MMACULATA. R. D.
Fronte etfacie albo-nigricantibus ; antennis pedibusque atris ;fron-
ralia rubra ; abdomen niçrro-nitidum , tribus fasciolis transversis albi-
du lis.
Longueur, 2 lignes 1/2. Frontaux rougeâtres; front et face
d'un blanc soyeux noirâtre; antennes et pattes d'un beau noir;
corselet noir, un peu semé de cendré; abdomen noir-brillant, avec
trois légères fascies transverses d'un blanc obscur; cuillerons trè>-
blancs; ailes très-claires, sans tache.
J'ai trouvé cette espèce le long d'une haie à Saint-Sau-
veur. Elle n'est pas commune.
IV. Genre ACTIE , ACTIA. R. D.
Tous les caractères du genre Néère ; mais la cellule > Cdes ailes
non complète , par l'absence totale de la nervure transverse.
Neœrarum characteres ; at cellula yC alarum non intégra , nervo
transverso déficiente.
Le caractère de la nervure transverse, qui manque à la
26 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
ceiiuie yC des ailes, est d'une trop grande importance parmi
les Entomobies pour que je doive le négliger. Du reste, ce
tjenre offre les autres caractères des Néères.
I. ACTIA CINGULATA. R. D.
Nigricans ; thorax dorso cinerascente ; abdomen lœve, incisuris
a Ibis ; frontalibus basi rufescentibus ; alœ limpidœ , nudoe.
Longueur, i ligne 1/2. Corps noirâtre ou noir; côtés de la face
d'un brun cendré ; base des frontaux rougeâtre; dos du corselet
gris cendré ; abdomen lisse , avec les incisions des segmensalbides;
cuillerons assez blancs; ailes claires et nues.
J'ai trouve un seul individu de cette espèce à Montmo-
renci , dans les premiers jours de mai.
2. ACTIA PILIPENN1S. R. D.
Similior priori : abdomen incisuris paulo minus albidis ; nervo lon-
gitudinal'! cellulœ S~B et cellulce y C piligero.
Tout-à-fait semblable à \ A, cingulata : les lignes albides de
l'abdomen un peu moins prononcées; la nervure longitudinale du
milieu de l'aile garnie de plusieurs poils sur le dehors de l'aile.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
V. Genre CÉROMYE, CEROMYA. R. D.
Caractères des Néères : mais le troisième article antennaire pris-
matique ; le second article du chète paraît également brisé.
Face verticale; péristome presque carré; teintes grises avec un
peu de fauve ; corps un peu déprimé.
G, Neœrœ characteres : at tertius antennœ articulus prismaticus ;
secundus cheti articulus pariter fractus.
Faciès verticalis, peristomate ferï quadrato ; corpus leviter depres-
sum , griseo-fulvcscens.
Sur l'Osmée, le troisième article antennaire est plus long,
cylindrique; sur la Néère, il est un peu aplati sur les côtés :
LES ENTOMOBIES. 87
ici il est cylindrique. En outre, la face est verticale; le corps
est un peu de'primé, avec des teintes grises.
Ces insectes ont la plus grande ressemblance avec les
Syphones.
1. Ceromya erythrocera. R. D.
Frontalibus antennisque fulvis ; faciès roseo-albida ; corpus griseo-
brunicans ; pedibus pallide fulvis ; tarsis bruni is; a/ce clarce.
Longueur, 3 lignes. Frontaux et antennes fauves; côtés du
front et face fauve-blanc ; corps gris-brun ; les segmens de l'ab-
domen plus bruns à leur insertion; pattes fauve-pâle; tarses bruns;
cuillerons blancs ; ailes claires.
Cette espèce, qui est rare, a été trouvée par M. de Saint-
Fargeau et par M. Blondel.
2. Ceromya abdominalis. R. D.
Faciès albid'c grisescens ; frontalia rubra; antennœ brunece ; prima
abdominis segmenta fulvescentia , postrema grisea ; pedes bruneo-fer-
ruginei ; tarsis nigris.
Longueur, 2 lignes 1/4. Frontaux rouges; antennes brunes:
côtés du front et face d'un blanc soyeux grisâtre; corselet brun-
grisâtre; les premiers segmens de l'abdomen rougeâtres, les der-
niers gris; la base de chaque segment offre une petite fascie noi-
râtre; pattes d'un brun ferrugineux; tarses noirs; cuillerons très-
blancs ; ailes assez claires.
Jai trouvé cette espèce sur les feuilles d'une haie. Elle est
très-agile.
3. Ceromya rubrjfrons. R. D.
.Vlinor ; faciès argentea ; frontalibus , primis antennœ articu/is .
rubris ; pedes nigri; abdomen nigro-nitidum , albidè tessellatum.
Longueur , 2 lignes. Côtés du front et face argentés ; frontaux ,
premiers articles des antennes , rouges , le dernier noir , ainsi que
les pattes; corselet noir-grisâtre; abdomen noir-brillant , avec trois
légères fascies transverses et albides h reflets; cuillerons blancs:
ailes claires.
Cette espèce se trouve également sur les feuilles des haies.
88 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
4. Ceromya testacea. R. D.
Tota testacea ; thorax nigricans.
Longueur, 2 lignes. Toute testacée; corselet noirâtre, avec un
peu de cendré; tarses bruns; antennes épaisses; ailes claires.
Cette espèce m'a été communiquée par M. Macquart , de
Lille.
5. Ceromya microcera. R. D.
Similis C. rubrifronti ; antennis nigris ; secundo cheti articulo
a
breviore ; thorax cinereus ; abdomen nigro-nitens , albo bifasciatum.
Longueur , 2 lignes. Antennes noires; le second article du chète
peu allongé; frontaux rougeâtres; face blanche; corselet garni
d'un court duvet gris ; abdomen noir-luisant , avec deux petites
lignes transverses blanches ; pattes noires; cuillerons et ailes clairs.
J'ai trouvé cette espèce aux environs de Paris.
VI. Genre CERANTHIE, CERANTHIA. R. D.
Caractères des Néères et des Céromyes : mais le troisième ar-
ticle antennaire un peu arrondi en dessous et aigu vers le sommet.
Corps cylindriforme.
Characteres Neœrœ et Ceromyarum ; at tertius antennœ articulus
paulisper infrà convexus et ad apicem acutus.
Corpus cylindriforme.
Les Céranthies paraissent d'abord n'être que des Céromyes
à corps cylindriforme : mais les considérations du troisième
article antennaire en font un véritable genre.
Ces insectes sont excessivement rares.
1. Ceranthia fulvipes. R. D.
Cy/indrica; faciès alba ; antennœ et corpus nigro-nitenti ; abdomen
leviterfulvum ad latera secundi segmenti ; pedesfulvi.
Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindrique; front un peu jaunâtre;
face blanche; antennes et corps d'un noir luisant , avec un peu de
LES ENTOMOBIES. 89
fauve sur les cotés du second segment abdominal ; pattes fauves ;
tarses noirs.
J'ai trouvé cette espèce , en juin , sur le Leucanthemum chry-
santhemum d'un pays calcaire.
2. Ceranthia podacina. R. D.
Priori similis ; paulo crassior : abdomine nigro-nitente.
Semblable au C. fulvipes ; un peu plus épaisse : point de fauve
au second segment abdominal.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur, au mois d'oc-
tobre.
VII. Genre APHRIE , APHRIA. R. D.
Le troisième article antennaire n'est que le tiers plus long que
Je second ; le second article du chète plus court que le troisième.
Péristome plus long que farge ; division inférieure de la trompe ,
solide; corps cylindrique, noir ou noir-fauve. La cellule >< C s'ouvre
avant le sommet de l'aile.
Tertius untennœ articulas paulo longior secundo; secundus cheti
articulas tertio brevior.
Péris toma longius quàm latum ; pars inferior proboscidis coriacea ;
corpus cylindricum , nigrum vel nigro-fulvum ; cellula yC ante alœ
apicem aperta.
La longueur du péristome, les proportions des articles
antennaires, l'ouverture de la cellule y C , le corps allongé,
cylindrique, suffiraient pour distinguer nettement ce genre
des Céromyes et des Céranthies : mais la division inférieure
de la trompe, qui est solide, vient former ici un caractère
de haute importance.
Ces insectes sont très-rares.
I. APHRIA ABDOM1NALIS. R. D.
Cylindrica ; jacies argentea ; corpus nigrum ; thorax griseo-cinereus ;
abdomen primis duobus segmentis fulvis ad latera.
X . Savans étrangers. M
yo ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Longueur, 3 lignes i/4- Cylindrique; frontaux jaunâtres; face
d'un blanc d'argent; corps noir; du gris cendré sur le corselet;
les deux premiers segmens de l'abdomen fauves sur les cotés :
chaque segment offre une ligne transverse d'un blanc chatoyant
vers son origine.
Le seul individu que je possède a été trouve, en sep-
tembre, sur un terrain sablonneux et en talus, criblé de
trous d'Hyménoptères. M. Serville en possède aussi un indi-
vidu.
2. Aphria Servillii. R. D.
Cylindrica ; frontaïibus , primïs antennœ articulis , fulvis ; abdomen
fulvum ; ultimo segmenta nigricante.
Taille de l'A. abdominalis. Frontaux , premiers articles anten-
naires, fauves, le dernier noir; côtés du front noirs; face blanche,
un peu rosée; trompe noire; corselet noir avec du cendré; abdomen
fauve, avec une très-légère fascie albide transverse ; le dernier seg-
ment noirâtre; pattes noires; cuillerons blancs; aires claires, fla-
vescentes le Ions de la côte.
Le seul individu que je connaisse fait partie de la collec-
tion de M. Serville.
VIII. Genre SYPHONE , SYPHONA. Meig.
Bucentes. Latr.
Tous les caractères du genre Céromye : mais trompe solide et
bicoudée.
Omnes Ceromyarum characteres : at proboscis corïacea et bigeni-
culata.
De Geer, sous le nom de Musc a genkulata, a décrit
une espèce dont la larve vit dans les chenilles d'une Noc-
tuelle du Chou. Cette espèce se distingue éminemment de
toutes celles qu'il a pu observer, par sa trompe allongée,
solide et bicoudée, ou deux fois repliée sur elle-même. Il
n'hésita point à la laisser parmi les mouches.
LES ENTOMOBIES. 91
Depuis de Geer, M. Lafreille, ayant égard aux seuls carac-
tères de la trompe, plaça cette espèce dans sa tribu des
Conopsaires , et en fit le genre Bucentes [ pique-bœuf] , nom
qui ne lui convient nullement : aussi Meigen le changea-t-il
avec raison contre celui de Syphona, que j'adopte; mais cet
auteur persista à ne le point ranger parmi les Myodaires, où
ses formes, son organisation et ses habitudes lui assignent
sa véritable place.
Ces insectes ne sont pas rares parmi les herbes des prés
et des champs.
1. Syphona geniculata. Meig.
Al use A GENICULATA. De Geer. B ucentes GENICULATUS.L3.1r. Lam.
Ferruginea ; vittâ frontali concolore. Meig.
Longueur , 2 lignes. Premiers articles antennaires d'un brun
fauve; frontaux fauves; trompe noire; face flavescente ; corselet
brun, rayé de grisâtre; abdomen d'un ferrugineux peu prononcé,
avec du brun, surtout vers l'anus, et trois lignes transverses un peu
jaunâtres; pattes fauve -pâle; cuillerons flavescens; ailes assez
claires.'
Cette espèce est assez commune.
2. Syphona cinerea. Meig.
Bucentes ci nereus. Latr.
Cinerea; vittâ frontali ferruginea. Meig.
Longueur, 2 lignes â 2 lignes 1/2. Un peu plus grosse que le
S. geniculata ; corps couvert d'un duvet gris un peu pulvérulent;
frontaux, premiers articles antennaires, fauves; un peu de fauve
obscur à la base de l'abdomen, sur lequel on aperçoit quatre ou
six petits points noirâtres; cuisses et tibias fauves; tarses noirs;
cuillerons un peu jaunâtres; ailes assez claires.
Cette espèce n'est pas rare.
M*
02 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
3. Syphona analis. R. D.
( An Syphona analis! Meig. )
Pana ; thorax bruneo-grisescens ; abdomine jiavescente ; ano nigro.
Longueur, 1 ligne 1/3. Petite, effilée; front jaune; antennes
noires; corselet brun, saupoudré de gris ; abdomen jaunâtre, avec
f'anus noir; cuisses et tibias d'un jaune pâle.
Cette espèce a été' trouvée par M. Carcel.
4- Syphona pusilla. R. D.
Parva ; grisescens ; antennis bas] , pa/pis pedibusque testaceis.
Longueur, 1 ligne 1/4. Cette petite espèce a beaucoup d'ana-
logie avec les espèces précédentes : mais la petitesse de sa taille et
ses teintes plus grises l'en distinguent suffisamment.
On la trouve aux environs de Paris.
VI. e Section. LES BRACHYCEREES.
Vl.° Stirps. BRACHYCERATAZ. R. D.
Antennes courtes; chète ordinairement tomenteux, à premier',
articles courts.
Tête plus ou moins conique ; péristome rétréci , avec l'épistome
ouvert dans la face; corps conique , à teintes grises et cendrées; la
cellule yC ouverte bien avant le sommet de l'aile , avec sa nervure
transverse toujours convexe en dehors.
Antennœ abbreviatœ ; chetum sœpiùs tomentosum , pr'imis articula
brevioribus.
Capite plus minusve conico ; peristomate angustato , epistomate in
ipsa facie aperto vel inciso ; corpus conicum , griseum et cinerascens ;
cellula y C an te alœ apicem aperta, nervo transverso semper convexo
externe.
Cette série comprend de petits insectes faciles à distinguer
à leurs formes coniques et à la brièveté de leurs antennes ;
LES ENTOMOBIES. 93
leur péristome est très-rétréci; ieur chète est ordinairement
sale , et ses premiers articles sont courts : on ne peut donc les
confondre ni avec les Thryptocérées ni avec les Arabettes.
Leurs ailes et leurs cuillerons sont organisés pour un vol
rapide.
Ces insectes déposent leurs œufs dans les nids des Hymé-
noptères fossoyeurs : aussi a-t-on coutume de les trouver le
long des talus sablonneux , qui sont percés par ces Hyménop-
tères. Leur histoire est très-curieuse.
I. Genre MILTOGRAMME, MILTOGRAMMA. Meig.
Caractères indiqués. Chète nu , avec le second article un peu
allongé.
Epistome échancré plus avant dans la face que sur les autres
genres.
Characteres prœcitati. Chetum nudum , secundo articula longius-
culo.
Epis tomate m agis inciso aut aperto in facie quàm ad sequentia
gênera.
I. MILTOGRAMMA F ASCI AT A. Meig.
Frons sublutea ; antennes subfuscce ; faciès albida ; corpus nigri-
cans ; thorax cinereo sparsus ; abdomen tessellis bruneis et cinereis ;
calypta alba.
Longueur, 4 lignes. Antennes d'un brun fauve; front flavescent ;
face albide; corps noirâtre ; corselet saupoudré de cendré; abdomen
garni de reflets bruns et de reflets cendrés; pattes noires; cuillerons
très-blancs; ailes assez claires, jaunâtres à la base.
Cette espèce est très-rare à Paris.
2. MILTOGRAMMA PUNCTATA, Meig.
Similis priori; an tennis ni gris ; abdomen griseo-sericeum , quatuor
lineis longitudinalibus punctonan nigrorum ; alis clarioribus.
Longueur, 3 lignes 1/2 à 4 lignes. Tout-à-fait semblable au
(}4 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Al. fasciata. Antennes noires; abdomen d'un gris soyeux cha-
toyant, avec quatre lignes longitudinales de points noirs; ailes un
peu plus claires.
J ai plusieurs fois observé cette espèce, cpi fait entendre
un fort bourdonnement durant son vol.
3. MlLTOGRAMMA PARASITA. R. D.
Crisea ; freinte antenrvsque ochraceis ; facie albicante ; abdomen
nigricanti punctatum ; calyptis subobscurls.
Longueur, 3 lignes. Corps couvert d'un duvet gris. Front et
antennes jaune-d'ocre ; face albicante; l'abdomen a des lignes cha-
toyantes de points noirâtres ; cuillerons un peu obscurs.
J'ai pris cette espèce à Saint-Sauveur.
II. Genre MÉGÈRE, MEGIRA. R. D.
Caractères du G. Afiltograrnme. Chète tomenteux à la loupe,
et à premiers articles très-courts.
Face assez oblique; tête et corps coniques; taille petite; teintes
grises, pulvérulentes; la cellule y C très-éloignée du sommet de
l'aile, ses deux nervures réunies au sommet : même elle peut offrir
un très-court pétiole.
G. Miltogrammae characteres ; chetum ad lentem subtomentosum ,
primls articulis brevioribus.
Facie obliqua ; capite corporeque griseo-pulvernlentis , conicis ; sta-
tura minor ; ce l lui a yC procul ante a /arum apicem clausa, ob
nervorum duorum conjunctionem : cellula ipsa apice tune brevirsime
petiolato.
Les Mégères forment un genre particulier d'insectes faciles
à distinguer par leur corps conique et pulvérulent , par leurs
antennes raccourcies. Leurs mœurs sont curieuses. Llles se
trouvent dans les endroits habités par les Hyménoptères fos-
soyeurs, pénètrent dans leurs souterrains, et y déposent leurs
«tuts. Elles sont d'une très-grande agilité.
LES ENTOMOBIES. 05
I. MEGsERA DIRA. R. D.
MlLTOGRAMMA CONICA. Meig.
Griseo-pulverulans ; facie albicante ; abdomen lineis punctorum
nigrorum ; calypta albide obscura ; crurïbus tibiisque fulvescentibus.
Longueur, 2 lignes 1/2. Conique; tout le corps gris - jaune
pulvérulent; premiers articles antennaires un peu fauves; quatre
lignes de points noirâtres à l'abdomen; cuillerons d'un blanc un
peu obscur ; cuisses et tibias en partie fauves.
C'est l'espèce la plus commune des environs de Paris.
2. AfEGsEPA ATROX. R. D.
Simïllima M. dire; facie fronteque albicantibus ; pedibus et an-
tennis nigris.
Tout-à-fait semblable au M. dira; antennes et pattes noires ;
face et côtés du front d'un blanc plus brillant; les points de l'ab-
domen plus obscurs; cuillerons et ailes plus clairs.
Cette espèce n'est pas commune.
3. MEGMRA CRUDELIS. R. D.
Simillima M. atroci ; fronte et facie albo-argenteis ; abdomen inci-
suris argenteis.
cT Tout-à-fait semblable au M. atrox ; front et face d'un beau
blanc d'argent; les incisions des segmens abdominaux d'un blanc
argenté.
J'ai pris cette espèce aux environs de Versailles.
4- 4l£Gs£RA FERA. R. U.
Minor M. dira ; facie albâ; an tennis pedibusque nigris ; abdomen
obscurum.
Semblable aux espèces précédentes ; plus petite : face blanche ;
antennes et pattes noires ; dos de l'abdomen brun-obscur.
Cette espèce est rare.
00 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
5. MEGs£RA INI M ICA. R. D.
Parva ; griseo-cinerea ; facie frontïsque lateribus albo-nitidis ;
antennis pedibusque nigris ; abdomen bruneo maculatum.
Longueur, 1 ligne 1/2. Petite; corps gris-cendré; antennes
et pattes noires ; face et côtés du front d'un blanc luisant. Le dos
de l'abdomen offre des lignes de taches noirâtres un peu obscures.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
III. Genre AMOBIE, AMOEIA. R. D.
Antennes courtes; premiers articles du chète courts.
Front étroit sur les deux sexes , quoiqu'un peu plus large sur la
femelle ; face triangulaire ; corps conique , noir , rayé de cendré ;
cellule y Couverte avant le sommet de l'aile , et h nervure trans-
verse convexe en dehors.
Antennœ abbreviatœ ; chetum primis artïculis brevibus.
Frons anvusta in utroque sexu , etsi paulb latior in femina ; facie
triangulari ; corpus conicum, nigrum , cinereo vittatum ; cellulayC
tinte alœ apicem aperta, nervo transverso externe convexo.
La face peu oblique, peu élevée, le front resserré sur les
deux sexes , les teintes plus noires , la cellule y C ouverte
avant le sommet de l'aile, empêchent aisément de confondre
ce genre avec les Mégères, dont il a les habitudes.
1. Amobia conica. R. D.
Muscae domesticae aspectus ; nigra ; thorax cinereo vittatus ; ab-
domen utroque segmente trifaric albidum ; facie in femina albidâ;
in mare faciei frontisque lateribus albid'c aurulcntis ; calyptis alisquc
limpidis.
Longueur, 3 lignes. Port d'une mouche ; corps noir; des lignes
cendrées sur le corselet; chaque segment de l'abdomen offre une
ligne transverse formée de taches triangulaires d'un blanc cendré ;
face des femelles blanche : ses côtés et ceux du front sont d'un
blanc doré sur les mâles; cuillerons et ailes clairs.
Cette espèce est assez rare. Elle peut varier pour la taille.
LES ENTOMOBIES. 07
VII. e Section. LES GRAOSOMES.
VII.' Stirps. GRAOSÔM&.
Antennes descendant jusqu'à Pépistome , et colorées ; chète
tomenteux, et à premiers articles indistincts.
Face un peu verticale; épistome toujours manifeste; trompe
solide ou membraneuse; palpes supérieurs grêles; pattes grêles,
fragiles; corps cylindrique , à teintes grises et flavescentes ; la cel-
lule y Couverte jusqu'au sommet de l'aile, et à nervure transverse
droite.
Antennœ ad epistoma porrectœ , coloratœque ; chetum subtomento-
sum , primis articulis indistinctis.
Faciès paulisper verticalis , epistomate semper manifesta ; proboscis
aut membranacea aut coriacea , palpis superioribus gracilibus ; pedes
graciles , fragiles ; corpus cylindricum , griseo-favicans ; cellula yC
in ipso alœ apice aperta, nervo transverso recto.
Les insectes qui forment cette section doivent, dans la mé-
thode naturelle, suivre les Thryptocérées , dont ils rappellent
les formes et les teintes, mais dont ils diffèrent essentielle-
ment par leur chète. On les distinguera toujours des Brachy-
cérées à leur épistome plus prononcé.
Mais il sera beaucoup plus difficile de ne pas les confondre
avec la première section des Macropodées , qui n'en diffèrent
que par des pattes un peu plus allongées, par des médians
un peu plus développés et par un chète un peu plus tomen-
teux. Je le répète, ces caractères sont difficiles à saisir ; et il
importe beaucoup de ne les point négliger, si l'on veut éviter
de graves erreurs.
J'ai souvent rencontré ces insectes sur des terrains habités
par des Hyménoptères fossoyeurs. M. Amédée de Saint-
Fargeau a étudié les habitudes d'une Myobie qui vit dans des
Charansonites enfouis pour une autre race. Il est à regretter
2 . Savons étrangers. N
98 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
que cet habile entomologiste ne puisse préciser cette cu-
rieuse espèce.
Le corps de ces insectes est très-facile à se briser et à se
détériorer : aussi je donne à leur section le nom de Graosômes
\_yçj-u> , rumpo ; /A,cL , corpus].
I. Genre HÉBIE, HEBIA. R. D.
Le troisième article antennaire quadruple du deuxième.
Face oblique; faciaux ciligères.
Tertius antennarum articulas secundo quadrilongior.
Faciès obliqua , facialibus ciligeris.
Il serait facile de confondre ce genre avec les Myobies :
mais les caractères que je lui assigne l'en séparent d'une ma-
nière nette et précise.
1. Hebia flavipes. R. D.
Griseo-cinerascens ; facie albâ ; antennis pedibusque favo-fulvis.
Longueur, 2 lignes 1/2. Ç Corps garni d'un duvet gris-cendré;
à peine trois petites lignes transverses brunes sur l'abdomen ; front
brun et jaune-fauve ; race blanche ; antennes et pattes jaune-fauve ;
tarses bruns; ailes assez claires.
Cette espèce est excessivement rare
II. Genre MYOBIE, MYOBIA. R. D.
Le troisième article antennaire seulement double du deuxième.
Trompe moitié solide et moitié membraneuse; teintes grises et
flavescentes.
Tertius antennce articulas secundo solùm bilonaior.
O
Proboscis simul coriacea etmembranacea ; colores grisei ,flavicantes :
I. MYOBIA FRAG1LIS. R. D.
Grisescens ; primis antennœ articulis , pedibus , primis abdominis
segmentis , rufo-lutescentibus.
LES ENTOMOBIES. 90
Longueur, 3 lignes 1/2. Cylindrique; face blanche; corselet
noirâtre, saupoudré de gris cendré obscur; premiers articles anten-
naires , cuisses et tibias, palpes, d'un fauve un peu jaunâtre; ab-
domen d'un fauve un peu jaunâtre , mais brun-obscur sur les der-
niers segmens; cuillerons blancs; ailes claires , flavescentes à la base.
Cette espèce n'est pas commune.
2. Myobia sublutea. R. D.
Facie argenteâ ; thorax dorso-sublutms , bruneo-cinereus pleuris et
pectore; abdomen Jiavescens.
Longueur, 3 lignes 2/3. Un peu plus grande que le AI. fra-
gi/is; face argentée; frontaux d'un rouge brun; premiers articles
antennaires rouges ; corselet jaune sur le dos et brun-cendré sur
les côtés et en dessous; abdomen d'un flave terne; cuisses et tibias
d'un fauve flave; tarses bruns ; cuillerons blancs; ailes légèrement
flavescentes à la base et le long de la côte.
Cette espèce a été prise à Angers.
3. AIyobia ruficrus. R. D.
De xi a ruficrus. Meig.
Cylindrica ; griseo-pulverulans ; primis antennœ articulis, femo-
ribus tibiisque fulvo-favescentibus.
Longueur, 3 lignes. Cylindrique; tout le corps d'un gris pulvé-
rulent; face et côtés du front albides; premiers articles anten-
naires, cuisses et tibias, d'un fauve jaunâtre; ailes un peu jaunâtres
à la base.
Le mâle , un peu plus petit , est un peu fauve-diaphane sur les
côtés des premiers segmens de l'abdomen.
Cette espèce est. la plus commune.
4- AIyobia cinerascens. R. D.
Priori simillima ; thorax cinereus.
Tout-à-fait semblable au Al. ruficrus ; corselet cendré.
J'ai trouvé cette espèce à Paris.
N*
I0 ESSAI SUR LES MÏODAIRES.
5. MrOBIA NANA. R. D.
Similis M. cinerascenti ; minor : abdomen lateribus nonfulvis.
Longueur, 1 ligne 2/3. $ Semblable au M. cintrascens ; beau-
coup plus petite. L'abdomen n'a point de fauve sur les côtés de
ses premiers segmens.
J'ai trouvé cette rare espèce à Paris.
6. Myobia nitens. R. D.
Nigro-grisescens ; abdomine nigro-nitente , tessellis griseo-obscuris.
Longueur, 2 lignes 1/2. $ Face et cotés du front d'un blanc
brunâtre; corselet noirâtre , rayé de gris brun; abdomen noir-lui-
sant , avec des fascies d'un gris brun; premiers articles antennaires ,
cuisses et tibias flavescens; ailes assez claires.
J'ai trouvé cette espèce à Paris. Elle est excessivement
rare.
III. Genre LESKIE, LESKIA. R. D.
Tous les caractères du genre Myobie ; le troisième article anten-
naire triple du deuxième , qui est plus court ; teintes jaunes.
Myobiarum omnes characteres ; ultimus antennarum articulus tn-
longior secundo breviore ; colores lutescentes.
L'insecte qui forme ce petit genre devra toujours être dis-
tingué d'une manière spéciale. Il ne peut réellement entrer
dans aucun des genres connus ; mais on pourra le faire passer
parmi les Macropodées.
1. Leskia flavescens. R. D.
Cylindrica ; flavescenti - aurulans ; thorax dorso brunicante ; aie
paulisper lutescentes.
Longueur, 4 lignes. Cylindrique; d'un jaune doré; un peu de
gris brunâtre sur le dos ou sur les côtés du corselet ; les segmens
du milieu de l'abdomen d'un blanc diaphane à leur base; tarses
bruns; ailes claires, un peu lavées de jaunâtre, surtout à la base.
Cette espèce est rare.
LES ENTOMOBIES. IOI
IV. Genre FISCHÉRIE, FISCHERIA. R. D.
Le troisième article antennaire triple du second.
Trompe solide : teintes rouges et cendrées.
Tertius antennce articulas secundo trilongior,
Proboscis coriacea, coloribus rubris et cinereis.
L'insecte qui forme ce genre peut facilement être confondu
avec les Aphries, dont il a le port, les formes et les teintes ;
mais son chète tomenteux n'est point brisé, et n'offre que
des premiers articles très-courts.
Je dédie ce genre à M. Fischer , célèbre entomologiste
russe.
I. FISCHERIA BICOLOR, R. D.
Cylindrica ; fronte facieque albis ; thorax cinereus ; abdomen ru-
bescens, incisuris cinereis; primis antennce articulis , frontalibus .
pedibus , fulvo-flaves centibus ; alœ limpidœ.
Longueur, 3 lignes. Face et côtés du front blancs; frontaux,
premiers articles antennaires, pattes, d'un fauve jaunissant ; trompe
et palpes jaune-pâle; corselet tout saupoudré de cendré; abdomen
d'un rougeâtre flavescent, avec les incisions et le dos du quatrième
segment cendrés ; cuillerons blancs; ailes claires.
Cet insecte très-rare a été trouvé en France.
V. Genre MÉLIE , MEL1A. R. D.
Antennes raccourcies , ne descendant pas jusqu'à l'épistome.
Péristome à bords latéraux arrondis , a épistome non développé ;
teintes d'un noir cendré; la cellule yCdes ailes sans nervure trans-
verse.
Antennce abbreviatce , non ad epistoma porrectœ.
Péris toma marginibus subrotundis , epistoma te non prominulo;
colores nigro-cinerei ; cellula yC alarum sine nervo transverso.
L'absence de la nervure transverse à la cellule yC des
ailes suffirait pour distinguer nettement ce genre dans sa
102 ESSAI SUK LES MÏODAIRES.
section , si les bords arrondis du péristome et la brièveté des
antennes ne nous fournissaient pas encore d'autres caractères.
Ces insectes se trouvent principalement sur les fleurs des
Ombellifères et parmi les plantes des lieux humides.
i. Melia albipennis, R. U.
Nigro-cinerea ; primis antennœ articulis bruneo-fulvis ; alis albo-
lacteis.
Longueur, 2 lignes 1/2. Corps noir-jais, saupoudré de cendré;
premiers articles antennaires d'un brun fauve; médians fauves;
ailes d'un blanc de lait.
Cette espèce n'est pas rare à Paris.
YIII. e Section. LES FAUNIDES.
VIII.' Stirps. FAUNIDA.
Antennes longues, descendant jusqu'à l'épistome; les deux pre-
miers articles ordinairement courts , le troisième trois et quatre fois
plus long, cylindrique ou prismatique; premiers articles du chète
ordinairement courts.
Face très-oblique, avec les faciaux ordinairement ciliés; épis-
tome non saillant; corps cylindriforme , ou cylindrico-conique , à
teintes d'un noir mélangé de gris.
Les larves vivent ordinairement dans les chenilles.
Antennœ elongata , ad epistoma porrectœ ; primi articuli sapins
brevissimi, tertio trilongiore aut quadrilongiore , prismatico autcylin-
drico ; primis cheti articulis brevioribus.
Fades obliquior; jaciatibus se/ito ciligeris ; epistoma non promi-
nulum ; corpus cylindriforme, aut cylindrico-conicum , nigrum , griseo
vittatum,
Plerœque larvée vivunt in erucis.
Les Faunides sont faciles à distinguer des sections précé-
dentes ; mais il est très-difficile de ne pas les coniondre avec
celles qui suivent. L'obliquité de leur face, leur corps moins
LES ENTOMOBIES. 103
épais, plus cylindrique ou conique, doivent marcher sur ia
première ligne de leurs caractères distinctifs. On peut encore
noter leurs antennes ordinairement plus longues et leurs fa-
ciaux le plus souvent ciligères. Nous verrons que les Tachines ,
au moins sur un sexe , ont les yeux presque contigus : ce fait
n'a pas lieu sur cette section.
Ces insectes, nombreux en genres et en espèces, souvent
très-difficiles à distinguer, nous prouvent avec quel soin il
faut tenir compte des caractères les plus légers, si l'on veut
parvenir à quelque exactitude. Notre climat en fournit une
grande quantité ; et les moeurs des larves sont connues pour
la plupart des genres. Elles vivent presque toutes dans les
chenilles , surtout dans celles des Bombycites et des Noctuel-
lites ; celles d'une série vivent dans les souterrains des Hymé-
noptères fouisseurs.
I. Genre BELVOISIE , BELVOSIA. R. D.
Antennes assez courtes et peu épaisses; le deuxième article
presque aussi long que le dernier; premiers articles du chète courts.
Caractères des Latreillies, face plus large et plus aplatie; fa-
ciaux n'ayant que quelques cils le long des fossettes.
Antennœ brevïores , graci/iores ; secundus articulas longitudine ter-
ni ; primis cheti articulis brcvissimis.
Latreilliarum characteres ; facie latiore , magisque compressa;
facialibus vix ci/igeris.
Ce genre, que je dédie à la mémoire de feu Palisot de
Beauvois, semble offrir tous les caractères des Latreillies :
mais il en diffère par sa face tout-à-fait aplatie, par son
deuxième article antennaire plus long , et par ses faciaux ,
qui n'offrent que quelques cils.
1. Belvosja bjcincta. R. D.
Frontalibus rubricantibus ; fronte nigrâ ; facie albescente. Corpus
aterrimum ; abdomen ^onâ duplici aurulentâ ; alis atratis.
IC>4 ESSAI SUR LES MYODA1RES.
Longueur, /lignes; largeur, 3 lignes 1/2. Front noir et fron-
taux rougeâtres; face blanchâtre; antennes brunes ; corselet poilu,
noir-mat ; écusson noir-rougeâtre ; abdomen d'un beau noir lui-
sant , avec deux zones flavescentes ; cuillerons très-noirs , ainsi que
les pattes; ailes très-enfumées.
Cette belle espèce a été rapportée de la Caroline et des
Antilles.
II. Genre LATREILLIE, LATREILLIA. R. D.
Antennes descendant jusqu'à l'épistome ; les deux premiers
articles très-courts; le troisième long, cylindrique. Chète raide,
avec les deux premiers articles très-courts.
Front large , transversal ; face large , oblique , souvent comme
aplatie; faciaux ayant des cils raides le long des fossettes; péris-
tome presque carré ; corps cylindriforme ; la cellule yC s'ouvrant
avant le sommet de l'aile.
Antennœ ad epistoma porrectœ ; primi duo articuli brevissimi ;
tertius valdè longior , cylindricus, Chetum strictum , primis duobus
articulis brevissimis,
Fronte latiore , transvcrsâ ; faciès lata , obliqua , sœpe veluti
compressa ; facialia validis ciliis per foveas munita ; peristoma
quasi quadratum ; corpus cylindriforme ; alarum cellula yC ante
apicem aperta.
Les antennes plus longues, avec les premiers articles très-
courts, la face oblique, comme comprimée, le front trans-
versal , distinguent nettement ce genre de la Belvoisie et des
genres voisins. Je le dédie à mon illustre maître, M. Latreille.
Une espèce est sortie de la chrysalide du Cucullia ( Noctna )
Verbasci.
1. Latreillia bifasciata.
AIUSCA BIFASCIATA. Fabric. n.° 53.
Afagna ; faciès alba ; antennis ni gris ; thorax et abdomen atra ,
vald'e pi/osa ; versus anum fasciœ duos aureœ ; pedes nigri.
Longueur, 7 lignes. Corps épais, cylindrico-arrondi ; frontaux
noirâtres; côtés du front d'un blanc brunâtre; face blanche;
LES ENTOMOBIES. I O 5
antennes brunes ; corselet très-noir en dessus , un peu rougeâtre en
dessous; écusson noir-rougeâtre; le premier segment de l'abdomen
noir, ainsi que le deuxième ; le troisième formé par une zone
noire et par une autre zone plus large, d'un jaune doré; le qua-
trième est tout-à-fait semblable. Anus noir; pattes noires; cuillerons
fuligineux; ailes trigones , assez fortement lavées de noir. Le mâle
est un peu plus petit.
Cette belle espèce se trouve aux Antilles, dans la Virginie
et la Caroline. On l'a aussi rapportée du Brésil.
2. f.ATREILLIA UNIFASC1ATA. R. D.
Primi duo antennœ articuli Ju/vi : faciès argentea ; corpus nigrum ,
ano flavo-aurato ; pedes nigri ; calypta alba.
Longueur, 5 lignes. Corps cylindrico-arrondi; frontaux et pre-
miers articles antennaires jaune-fauve, le dernier article noir;
bouche jaunâtre; côtés du front brunâtres; face d'un blanc ar-
genté; corps noir; corselet rayé de cendré; abdomen ayant des
reflets cendrés un peu jaunâtres, et l'anus jaune-doré; pattes
noires; cuillerons blancs; ailes assez claires , à base noirâtre.
Cette espèce, qui fait partie de la collection du comte De-
jean , a été rapportée de Philadelphie.
3. Latreillia campestrjs. R. D.
Frontalia nigra; antcnnis , pedibus , nigris ; corpus nigrum , ab do-
mine albo-grisescenté-trifasciato ; a lis claris.
Longueur, 5 lignes. Frontaux d'un noir de velours; front et
face d'un blanchâtre un peu brun; face oblique; antennes, pattes,
noires; corselet noir, rayé de gris; abdomen d'un beau noir-jais,
avec trois bandes transverses d'un blanc grisâtre sur le dos; cuille-
rons blancs; ailes fortes, assez claires, veinées, et jaunâtre-saie à
la base.
Cette espèce , qui est rare , a été trouvée sur les fleurs de
1 ' Imp erato ri a silvcstris.
A- Latreillia albifrons. R. D.
Priori similis ; frons et faciès argenté œ ; scutellum ad apicem
rujescens ; abdominis Jasciœ /éviter albidiores ; alis leviterjuliginosis,
Z . Savans étrangers. O
lOfj ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Semblable au L. campestris ; front et face d'un blanc soyeux
argenté; corps d'un noir un peu moins brillant; corselet moins
rayé de gris; sommet de I'écusson rougeâtre; les fascies de l'ab-
domen un peu plus blanches et à reflets; ailes légèrement lavées
de fuligineux, avec un petit point au milieu du disque.
Cette espèce, également très-rare, a été trouvée sur les
fleurs de ['Heraçlœum spondylium , à Saint-Sauveur.
5. Latreillia Lalandii. R. D.
Corpus nigro-cinerascens ; antennis bruneis ; scutello obscure ju/vo .
pedibus nigris ; alis basi sordidis.
Taille des espèces précédentes. Frontaux d'un rougeâtre obscur;
antennes brunes; cotés du front noirs; face argentée, avec les
médians rougeâtres; corselet noir, obscurément rayé de cendré ;
écusson d'un fauve obscur; abdomen noir, garni de reflets cen-
drés; cuiilerons blancs; ailes sales à la base.
Cette espèce, qui fait partie du Muséum d'histoire natu-
relle , a été rapportée du cap de Bonne-Espérance par feu de
Lalande.
0. Latreillia testa cea. R. D.
Frontalia , primi antennœ articuli , subrubra ; faciès flavescens ;
corpus ftavo - testaceum , ab domine albidc tessellante ; tibiis palli-
dulis ; alœftavescentes.
Longueur, 5 lignes. Frontaux, premiers articles antennaires,
rouges ou rougeâtres ; cotés du front , face , jaunâtres , ainsi que le
corselet; abdomen testacé avec quelques lignes albidules; la base
des derniers segmens et une ligne le long du dos, noires; pattes
brunes; tibias pâlissans; cuiilerons blancs; ailes lavées de jaunâtre.
Cette jolie espèce ne paraît pas très-rare à Paris.
7. Latreillia hirta. R. D.
Cylindrica ; frons et faciès argentés ; primi antenna' articuli fulvi-
cantes ; scutellum ad apicem rubidum ; abdomen nigrum , tribus fasciis
griseo-aureo-tessellantibus ; pedes nigri
LES ENTOMOBIES. IO7
Longueur, 4 lignes i/4- Frontaux, premiers articles anten-
naires rougeâtres , le dernier noir, ainsi que les pattes; front et face
d'un blanc satiné argenté; corselet noir, mélangé de gris cendré;
sommet de l'écusson rougeâtre; abdomen noir, avec trois larges
fascies transverses d'un gris doré chatoyant; cuillerons très-blancs
ailes claires , un peu sales h la base.
J'ai pris cette espèce sur les feuilles d'une haie.
8. Latreillia CUCULLIsE. R. D.
Frontis latera et faciès alba ; frontalibus rubescentibus ; thorax
niger, griseo lineatus ; abdomen griseo-cinereo-trifasciatum.
Longueur, 3 lignes 1/2. Côtés du front et face blancs; frontaux
rougeâtres; antennes, pattes, noires; corselet noir, rayé de gris;
trois fascies de reflets gris-cendré sur l'abdomen; ailes flavescentes
à la base.
Je ne décris ici qu'une espèce avortée , sortie de la chrysa-
lide du Cucullid ( Noctua ) Verbasci.
9. Latreillia silvestrjs. R. D.
Antennœ griseo - bruneœ ; faciès roseo-argentea ; abdomen /éviter
minus tes se II ans. Similis priori.
Longueur, 4 lignes. Frontaux rougeâtres; front et face d'un
blanc satiné argenté. A une certaine lumière, la face paraît un
peu rosée. Antennes d'un gris brun ; corselet noir , varié de gris
cendré; sommet de l'écusson ferrugineux; abdomen un peu moins
chatoyant que sur l'espèce précédente.
J'ai trouvé cette espèce dans les bois de Saint-Sauveur.
10. Latreillia aiinor.
Similis L. silvestri ; minor. Antennœ niçrrce ; faciès rosea.
Semblable au L. silvestris ; le tiers plus petite. Frontaux rouges ;
médians rosés ; antennes noires.
J'ai trouvé cette espèce sur la commune de Rogny.
08 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
III. Genre SALIE, SALI A. R. D.
Tous les caractères du G. Latreillic : mais le deuxième article
de l'antenne est le tiers du troisième pour la longueur.
Front un peu moins transverse; face un peu moins oblique.
Omîtes characteres G. Latreillia: : at secundus antennœ articulus
tertiam partent ultimi œtjutit.
hronte paul'o minus transversa ; facie pau/ô minus obliqua.
On serait d'abord tenté de prendre ces espèces pour des
Latreillies : mais le développement du deuxième article an-
tennaire et la face presque verticale ne tardent point à les
faire différencier. On peut aussi noter qu'elles sont plus cylin-
driques.
Ces espèces sont rares. Une d'entre elles vit dans la che-
nille du Bombyx trifolii.
i. Sali a bombycivoRa. R. D.
Nigro-grisescens ; facie argenteâ ; scutello fulvo ; ano rubricanti :
a/is basi /éviter fuliginosis.
Longueur, 6 lignes. Face et côtés du front argentés; antennes
noires, presque verticales; corselet noir, rayé de grisâtre; écusson
fauve; abdomen noir avec quelques reflets cendrés; anus fauve;
cuillerons blancs; ailes un peu fuligineuses à la base.
Cette espèce est sortie de la chrysalide du Bombyx trifolii.
Fabr. [ Le petit Minime. Geoff. ]
2. Sa lia velox. R. U.
Antcnnis , pedïbus , aigris ; facie argenteâ ; frons lûtes cens ; thorax
griseo vittatus ; abdomen nigro-nitens , triplici fasc'tâ cinereo-grises-
cente-tessellatâ ; alis basi sordidiusculis.
Longueur, 5 lignes. Frontaux d'un brun rougeàtre ; antennes,
pattes, noires; face argentée; front un peu jaune; corselet noir,
fortement rayé de gris; écusson d'un rougeàtre obscur; abdomen
LES ENTOMOBIES. I OQ
noir-luisant , avec trois fascies assez larges, d'un cendré grisâtre ei
à reflets; cuillerons blancs; ailes claires, sales à la base.
J'ai trouvé cette espèce au bois de Boulogne.
3. Salia echinura. R. D.
Cylindrica , nigra ;frontalia bruneo-fulva ; antennœ nigrœ ; thorax
griseo lineatus ; scutellum fulvum ; abdomen lateribus /éviter fulvis ,
et griseo-cinereo-trifasciatum ; pedes nigri ; anus maris appendiculatus ,
pilosus.
Longueur, 6 lignes. Cylindrique; frontaux brun -fauve; an-
tennes noires; face, côtés du front, d'un argenté un peu brun;
corselet noir, fortement rayé de gris cendré; écusson fauve; ab-
domen noir, cylindrique, avec trois fascies assez larges d'un gris
cendré , et un peu de fauve sur les côtés du deuxième et du troi-
sième segmens; anus du mâle appendiculé, velu; pattes noires;
cuillerons blancs; ailes d'un jaunâtre sale h la base.
Cette rare espèce, qui fait partie de la collection du
comte Dejean , doit avoir été trouvée en France.
4- Salia c irrata. R. D.
Antennœ nigrœ ; faciès argentea ; frontalia rubescentia ; scutellum
apice fulvescente ; abdomen nigrum , griseo-albicante-trifasciatum.
Longueur , 4 lignes. Antennes noires ; frontaux rougeâtres ;
côtés du front d'un argenté un peu brun; face argentée; corselet
noir, fortement rayé de gris flavescent; sommet de l'écusson rou-
geâtre; abdomen noir, avec trois fascies d'un gris albide; pattes
noires; cuillerons blancs; ailes claires, un peu jaunâtres à la base.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean.
5. Salia erythrocera, R. U.
Cylindrica ; prirnis antennœ articulis rubris ; thorax nigro-gris es-
cens ; abdomen atro-nitidum , tribus fasciis griseo-flavescentibus.
Longueur, 3 lignes. Cylindrique; côtés du front et face blancs;
frontaux, premiers articles de l'antenne, rougeâtres, le dernier et
les pattes noirs; corselet noir, saupoudré de brun; écusson noir ;
1IO ESSAI SUR LES M YOD A INES.
abdomen noir-brillant, avec trois fascies d'un gris cendre- un peu
jaunâtre; cuillerons blancs; ailes claires.
Je n'en ai trouvé qu'un individu sur le canton de Saint-
Sauveur en Forterre.
6. Salia nigricornis. R. D.
Priori similis ; minor. Primis antennes articulis nigro-rubescen-
tibus.
Longueur, 2 lignes. Semblable au S. erythrocera; face et côtés
du front blancs; frontaux rouges; les premiers articles antennaires
d'un brun rougeàtre; corselet noir avec un peu de grisâtre; ab-
domen noir-luisant , avec trois fascies chatoyantes grisâtres : il est
un peu déprimé; cuillerons blanchâtres; ailes claires.
Le seul individu que je possède a été' trouvé, en juillet,
sur les collines calcaires de la Forterre.
7. Salia Blondeli. R. D.
Minor ; primis antennœ articulis favo-fulvis ; abdomen griseo fia-
vicante tessellans ; calyptis leviter flavescenfwus.
Longueur , 2 lignes. Premiers articles antennaires jaune-fauve ;
les fascies de l'abdomen sont d'un gris jaune sale; cuillerons un
peu flavescens.
C'est la plus petite espèce que je connaisse. Elle fait partie
de la collection de M. Blonde).
8. Salia metallica. R. D.
Thorax nigricans , griseo lineatus ; abdomen meta/lice nigricans,
meisuris subfiavescentibus , primis antennœ articulis fulvis ; calyptis
subalbis.
Longueur, 2 lignes 1/2. Ç Frontaux d'un brun obscur; face et
côtés du front d'un blanc grisâtre; premiers articles antennaires
fauves; corselet noirâtre, rayé de gris; abdomen noirâtre-métal-
lique, avec des lignes d'un blanc flavescent aux incisions des seg-
mens; cuillerons blanchâtres; ailes assez claires, un peu sales h la
base.
J'ai trouvé cette espèce aux environs de Paris.
LESENTOMOBIES. MI
IV. Genre ATHRYCIE, ATHRYCIA. ( a priv. ; s*>}£, pi/us. )
R. D.
Tous les caractères des Latreillies : mais le second article an-
tennaire plus long et nu ; chète plus court , ayant le second
article plus long.
Faciaux non ciliés le long des fossettes; corps noir, cylin
drico-allongé.
Omnes Latreilliarum characteres : at secundus antennœ articulw:
paulà longior et dorso nudus ; chetum brevius secundo articule lon-
giore.
Facialia per jbveas non ciligera ; corpus atrum , cylindrico-elon-
gatum.
Les Athrycies ont les plus grands rapports avec les La-
treillies : mais leur corps plus allongé, leur chète plus resserré,
leur second article antennaire un peu allongé et nu sur le dos,
et surtout leurs faciaux non ciliés le long des fossettes , les
en distinguent nettement , ainsi que des Salies.
Ces insectes ont encore de plus grandes analogies avec les
Lydelles, qui, outre d'autres caractères, ont le second article
antennaire légèrement velu sur le dos.
Les Athrycies sont rares.
i. Athrycia erythrocera. R. D.
Cylindrica, atra ; facie alb'idâ ; primis antennœ articulis rubr'is ;
calyptis a/bis.
Longueur, 4 lignes 1/2. Cylindrique; front et face d'un blanc
argenté; frontaux d'un brun incane; palpes, les deux premiers
articles antennaires, d'un jaune flave; le dernier article, pattes,
noirs; corselet noir, mélangé de cendré; abdomen noir, avec trois
légères fascies à reflets blancs ; cuillerons blancs; ailes claires, un
peu flavescentes à la base.
J'ai trouvé cet insecte à Saint-Sauveur. Il existe aussi a
Paris.
112 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
2. Athrycia flavescens. R. D.
Simiiior A. erythrocene. Frons lutescens ; a/a parumper clariores.
Semblable à VA. erythrocera. Front jaunâtre; ailes un peu moins
flavescentes et à disque moins diaphane.
J'ai trouve cette espèce au bois de Boulogne , au mois de
juin.
V: Genre LYDELLE, LYDELLA. R. D.
Antennes descendant jusqu'à l'epistome; Je second article un
peu long, villeux; le second article du chète double du premier.
Face n'ayant que des cils légers à la base des faciaux; cellule yC
ouverte avant le sommet de l'aile, avec sa nervure transverse
cintrée.
An tennis ad epistoma porrectis ; secundus articulas paulisper elon-
gatus , pilosus ; secundus cheti articulus primo bilongior.
Facie ,facialil/us basi /éviter cihgerls ; ccllula yC ante apicem ala
aperta , nervo transverso arcuato.
Ce genre, très-voisin des Phorocères, s'en distingue par ses
faciaux , qui n'ont que des cils légers à leur base ; par son
deuxième article antennaire plus long, sa face plus oblique,
son chète resserré comme sur l'Athrycie , et son front plus
large. Le second article du chète, double du premier, le
différencie des Platymyes. L'Athrycie a la face plus verticale,
les antennes plus grêles, et la nervure transverse de sa cel-
lule y C de l'aile est droite.
La larve d'une espèce est sortie de la chrysalide de ['Hydro-
camp'a urticalis. Je soupçonne une autre espèce, que je n'ai
jamais pu déterminer à cause de ses accidens , de vivre dans
la chenille du Zyga/ia 'Philipendulœ.
i. Lydella grisescens. R. D.
Cylindriformis ; niara ; crriseo-aurulante lineata et tessellans :
y •> go
facie argenteâ ; alis basi fuliginosis.
Longueur, 4 lignes. Cylindriforme; face argentée; côtés du
LES ENTOMOBIES. I I 3
front d'un argenté un peu brunissant ; antennes , pattes , noires ;
corselet noir rayé de gris; abdomen noir-brillant , avec trois fascies
transverses d'un noir doré, et un peu de fauve sous les côtés du
second segment ; cuillerons blancs ; ailes claires , flavescentes à
fa base.
Cette espèce vit à Paris.
2. Lydella agrestis. R. D.
Cylindrica ; nïgra ; griseo-cinerascente lineata et tessellans.
Longueur, 3 lignes 1/4. Cylindrique; face argentée; côtés
du front d'un blanc brun ; corselet noir rayé de gris cendré ; ab-
domen noir-luisant , avec trois fascies transverses d'un cendré un
peu obscur ; antennes et pattes noires ; cuillerons blancs ; ailes
claires , un peu flavescentes à la base.
On trouve cette espèce sur les fleurs.
3. Lydella njtida. R. D,
Omnino similis L. agresti : corpus nigro-nitidum.
Tout-à-fait semblable au L. agrestis : le corps est d'un noir qui
reluit.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Blondel.
4- Lydella dubia. R. D.
Similis L. agresti : facie bruniore ; abdomen cinereo-grisescente
tessellans ; secundus antennœ articulas brevior.
Taille et port du L. agrestis : face et côtés du front d'un blanc
brunissant; les fascies chatoyantes de l'abdomen sont d'un cendré
un peu grisâtre ; cuillerons très-blancs ; le second article anten-
naire moins long.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
5. Lydella hydrocampje. R. D.
Cylindrica; nigro-nitens ; vix cinerascente tessellans ; calyptis
a/bidè flavescentibus ; alis quàm levissime fuliginosis.
Longueur, 3 lignes. Assez cylindrique; face argentée; frontaux,
2. . Savans étrangers. p
i l | ESSAI SUR LES MVODAIRES.
antennes, noirs; corps noir-luisant, n'ayant des lignes cendré-
obscur que sur le corselet; l'abdomen offre trois fascies cendré-
obscur; cuillerons ordinairement d'un blanc jaunâtre; ailes très-
légèrement fuligineuses.
Cette espèce est sortie de la chrysalide de XHydrocampa
urticalis.
6. lYDELLA CAMPESTRIS. R. D.
Similis L. grisescenti; minor : cinereo lineata; abdomïnis secun-
dum segmentum non lateribus subfulvum.
Longueur, 3 lignes. Port et formes du L. grisescens ; face ar-
gentée; corselet noir, rayé de cendré; abdomen noir, avec trois
fascies de reflets d'un cendré un peu grisâtre; cuillerons blancs;
ailes claires , à peine un peu flavescentes à la base.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur ; elle vit aussi à
Paris.
7. Iydella myo/dsea. R. D.
Omnino similis L. campestri; paulo minor : jrons lateribus pau-
lisper brunior ; abdomen cinereo-flavescente fasciatum.
Longueur, 2 lignes i/i. Tout-à-fait semblable au L. cim-
pestris ; un peu plus petite : côtés du front plus bruns; abdomen
noir-luisant , avec trois fascies transverses d'un cendré un peu jau-
nâtre.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
8. Lydella pallidipalpis. R. D.
Val de affînisL. nigricorni; minus cylindrica : cœsia , cinereo vit hit, 1
et tessellans ; palpis pallidis.
Longueur, 2 lignes 1/2. 5 Corps noir un peu luisant, rayé de
cendré sur le corselet; trois fascies cendrées sur l'abdomen, qui
est moins cylindrique que celui du L, nigricornis ; face argentée ;
palpes entièrement pâles; ailes un peu sales h la base.
Cette espèce a été trouvée aux environs de Lille par
M. Macquart.
LES ENTOMOBIES. Ilj
O. LYDELLA NIGRICORN1S. R. D.
Cylindrlca ; antennis paulisper crassatis ; nigra , cinereo obscuro
tessellans ; alis paulisper flavescente lavatis.
Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindrique; antennes un peu rac-
courcies, un peu plus épaisses; face argentée; côtés du front d'un
blanc brunissant; corps noir, légèrement glacé et rayé de cendré
ailes h disque très-légèrement flavescent.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
10. Lydella floricola. R. D.
Cylindrlca; nigra; cinereo lineata et tessellans ; 'facie bruneo vix
albescente ; alœ subsordidœ.
Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindrique; noire, à lignes et à re-
flets cendré blanc; antennes brunes; face d'un brun h peine blan-
châtre; cuillerons blancs; ailes un peu sales.
J'ai trouvé cette rare espèce à Paris.
1 1 . Lydella fulvipes. R. D.
Nigra; cinereo vittata et tessellans ; facie frontisque lateribus
argenteis ; femoribus et tibiis bruneo juives centibus.
Longueur, 3 lignes 1/2. Corps noir; frontaux rougeâtres; face
et cotés du front d'un blanc argenté ; corselet rayé de cendré ;
abdomen ayant trois fascies transverses cendrées; cuisses et tibias
d'un beau fauve obscur; cuillerons blancs; ailes claires, un peu
sales à la base.
J'ai trouve cette espèce aux environs de Paris.
12. Lydella scuteli aris. R. D.
Cœsia ; cinereo vittata et tessellans ; facie albâ ; scutello apict
secundique abdominis segmento lateribus fulvis.
Longueur, 3 lignes 1/4. $ Antennes, palpes et pattes noirs;
face blanche; frontaux un peu rougeâtres; corps noir-de-pruneau,
avec des lignes cendrées sur le corselet et trois fascies de reflets
d'un cendré un peu gris sur l'abdomen; écusson et cotés du second
,>*
Il6 ESSAI SUR LES M YOD AIRE S.,
segment abdominal rougeâtres.; cuillerons Lianes; ailes claires,
un peu sales à la base.
Cette espèce , originaire de Lille , m'a été communiquée
par M. Macquart.
VI. Genre OLINDE , OLINDA. R. D.
Caractères des Lydelles et port d'une Phorinie.
Antennes des Lydelles; chète très-court et tomenteux; faciaux
non ciliés ; corps non déprimé. La nervure transverse de la cel-
lule y C des ailes est concave en dedans.
Lydellarum characteres et Phoriniarum aspectus.
Lydellarum antennœ; chetum brevissimum , manifeste tomentosum ;
facialibus nudis ; corpus non depressum. Nervus transversus eel-
lulœ yC alarum interne concavus.
I. Olinua brasiliensis. R. D.
Cylindrica ; facie fronteque lateribus aureis ; antennis pedibusque
nigris ; thorax vittatus , et luteo-auridanti-tomentosus ; abdomen ni-
grum , tribus fasciis transversis luteo-auratis ; alœ fusco lavatœ , et
nervis validis.
Longueur, 6 lignes. Cylindrique; face et côtés du front dorés ;
antennes et pattes noires ; corselet rayé, et garni d'un duvet jaune
un peu doré; abdomen noir, avec trois fascies transverses jaune-
doré; cuillerons blancs; ailes lavées de noirâtre, et à fortes ner-
vures.
Cette espèce , rapportée du Brésil par M. Auguste Saint-
Hilaire, fait partie du Muséum royal.
VIL Genre PLATYMYL, PLATYMYA. R. D.
Caractères des Lydelles. Le second article du chète très-court.
Faciaux n'ayant de légers cils qu'en bas; corps un peu déprimé ;
péristdme presque carré; la cëlltde yC un peu plus près du sommet
de l'aile , avec sa nervure transversale droite , et non cintrée.
LES ENTOMOBIES. 1)7
Lydell'arum characteres. Secundus chetï articulus brevissimus.
Peristoma quadratum facia/ibus tenuibus ciliis et so/ùm adbasim
ciligeris ; corpus depressum ; cellula yÇ paulo vicinior alarum apici ,
nervo transverso recto , non arcuato.
La longueur des antennes, l'obliquité de la face, la forme
du péristome , indiquent de véritables Lydelles : mais la
brièveté du second article chétal, les faciaux à peine ciligères
à leur base", le corps assez déprimé , la nervure transverse de
la cellule yC de l'aile, qui est droite, offrent une réunion de
caractères suffisante pour établir un genre, qui présente en-
core de grandes analogies avec les Phryxés.
i. Platymya rubescens. R. D.
Satis depressa; faciès alba ; palpls , primis duobus antennes arti-
cu/is, abdomine subtus , fulvescentibus ; thorax griseo-ftavescenre
lineatus; abdomen griseo-Jlavescente trilineatum ; calyptïs fiavescen-
tibus.
Longueur, 5 à 6 lignes. Assez large, un peu déprimée; face,
côtés du front, blancs; les deux premiers articles antennaires d'un
brun fauve , ainsi que les palpes ; corselet noir , rayé de gris un
peu jaunâtre ; abdomen noir , avec trois fascies d'un gris jaunissant ;
ses côtés, et surtout le dessous, offrent du rougeâtre; cuillerons
flavescens; ailes claires , mais noires à la base et le long de la côte.
Cette espèce, qui fait partie du Muséum d'histoire natu-
relle, a été rapportée de la province de Guaratuba , au Brésil ,
par M. Auguste Saint-Hilaire.
2. Platymya mstivalis. R. D.
Depressa; nigra ; cinereo lineata ; faciès brunea , lateribus albi-
cans ; calyptis alisque claris.
Longueur, 2 lignes. Déprimée; d'un noir un peu luisant; cor-
selet obscurément rayé de cendré ; deux bandes d'un cendré albide
sur le travers de l'abdomen ; face brune , avec ses côtés albicans ;
cuillerons et ailes clairs.
J'ai trouvé cette espèce en été à Saint-Sauveur.
110 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Platymya Blondeli. R. D.
}•
Depresso-subrotunda ; nigra ; cinereo obscuro lineata; faciès late-
ribus argenteis ; alis basifavescentibus.
Longueur, 2 lignes 1/2. Un peu subarrondie; noire; corselet
obscurément lave et rayé de cendré; abdomen ayant trois légères
lignes transverses albides; face argentée sur les côtés; base des
ailes Havescente. ,
Cette espèce est très-voisine des Ophélies : mais elle n'a
que quelques cils le'gers à la base des faciaux.
Elle a été trouvée par M. Carcel.
VIII. Genre PHORINIE , PHORINIA. R. D.
Caractères des Lydelles et des Platymyes : mais le deuxième
article antennaire plus court; le second article du chète au moins
triple du premier.
Front peu large; face ciliée le long des fossettes; corps cylin-
drique.
Lydellarum et Platymyarum characteres : at secundus antenna
artïculus brevior ; secundus cheti articulus primo trilongior.
Frons angustata ; faciès ciligeris facialibus ; corpus cylindricum.
Le second article du chète, triple du premier, distingue
nettement ce genre des Lydelles , qui n'ont que de légers cils
à la base des faciaux, avec un front large : ce front plus étroit
et la face plus ciligère le différencient des Platymyes.
Ces insectes ont un port assez gracieux.
1. Phorinia aurjfrons. R. D.
Cylindrica ; nigra; griseo-flavescente lineata; fac'u alba ;fronti
lateribus favescent .
Longueur, 3 lignes. Cylindrique; d'un noir luisant; antennes .
pattes, noires; race blanche; cotes du front jaunes; corselet raye
de gris rlavescent; abdomen avant trois zones d'un gris dore;
LES ENTOMOBIES. I 19
cuillerons' blancs; ailes claires, un peu plus obscures à la base et
le long de la cote.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
2. Phorinia gracilis. R. D.
Cylindrica ; nigro-nitens ; cineras cens ; fions lateribus albicans.
Longueur, 2 lignes 2/3. Cylindrique; d'un noir luisant; face
et côtés du front blancs; corselet rayé de gris cendré; abdomen
ayant trois fascies transverses cendrées; cuillerons blancs ; ailes
assez claires, un peu obscures vers la base.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
3. Phorinia micromera. R. D.
Similis P. gracili; minor : ab domine nigro - nitente , ulbide tri-
fasciato.
Semblable au P. gracilis ; le quart plus petite : le second ar-
ticle du chète plus court; abdomen noir-luisant, avec trois fascies
blanches ; un peu de flavescent à la base.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel.
4. Phorinia Macquarti. R. D.
Simillima P. micromera:; facie albâ ; fronte vix flavescenn ,
abdomen fasciis jlavescentibus ; alœ limpidœ.
Longueur, 2 lignes. Corps noir, à peine un peu rayé de gris
cendré sur le corselet; face blanche; front un peu jaunâtre; les
fascies de l'abdomen assez dorées ; ailes claires.
Cette espèce, trouvée aux environs de Lille, m'a été com-
muniquée par M. Macquart.
5. Phorinia minor. R. D.
Simillima P. aurifronti ; pau/o minor : corpus griseo - aurulenU
lineatum.
Tout -à -fait semblable au P. aurifions; mais un peu plus
petite : les côtés du front, les lignes du corselet et celles de l'ab-
domen, sont d'un jaune doré.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
120 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
6. Phorinia borealis. R. D.
Minor ; nigra ; cinereo vittata et f as data; facle bruneo-albicante ,
frontali angulo prominulo ; alœ l'unpidœ basi subflavcsccntc.
Loagueur, ligne 1/2. D'un noir luisant; corselet un peu rayé
de cendré; trois fascies cendrées et chatoyantes sur l'abdomen;
face d'un brun albicant; base des antennes plus ou moins cachée
par l'angle frontal; ailes claires , un peu flavescentes à la base.
Cette espèce, trouvée à Lille, m'a été communiquée par
M. Macquart.
IX. Genre OPHÉLIE, OPHELIA. R. D.
Tous les caractères du G. Araba , mais front moins large ; angle
frontal moins prononcé; cils des faciaux un peu moins raides;
abdomen un peu moins conique.
Arabarum charactcrcs , at frons paulo angustior , facie minus
ungulatâ ; facialia ciliis minus rigidis ; abdomine minus conico.
Les Ophélies ne sont qu'un démembrement des Arabettes :
mais, comme il importe de signaler les véritables Arabettes
en raison de leurs habitudes, j'ai cru devoir attacher quelque
importance aux faibles mais constantes différences que les
Ophélies présentent. Leur front est moins large; l'angle qu'il
forme avec la face est moins saillant, d'où la face est un peu
moins oblique; ses cils ne sont pas si raides.
Une espèce est éclose de la nymphe du Smcrynthus Popuh.
1. Ophelia agi lis. R. D.
Cylindriformis ; nigra ; facie argcnteâ; abdomine cinereo-grises-
cente tesscllato.
Longueur, 3 lignes. Noire; face argentée; antennes et pattes
noires; corselet rayé de cendré; abdomen ayant trois fascies trans-
verses de reflets d'un cendré soyeux gris; cuillerons blanchâtres;
ailes un peu sales à la base.
J'ai trouvé cette espèce à Saint- Sauveur.
LESENTOMOBIES. 121
2. OPHELIA F EST IV A. R. D.
Similis O. agili : facie argenteâ ; abdomine minus depresso ,
cinereo vix grisescente tessellato ; calyptis a Ibis.
Semblable à l'O, agilis ; un peu plus grosse : côtés du front
argentés ; abdomen plus arrondi , avec des fascies un peu moins
larges et d'un cendré un peu moins gris ; cuillerons blancs.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
3. OPHELIA GRACILIS. R. D.
Nigricans ; abdomine nigro-nitido , griseo-favescente trifasciato ;
scutello apice subferrugineo ; alis basi sordidis.
Longueur, 3 lignes 1/4. Cylindriforme ; face verticale et
blanche , ainsi que les côtés du corps ; frontaux fauves ; antennes ,
pattes', noires; corselet saupoudré de gris; pourtour de l'écusson
ferrugineux; abdomen noir-brillant , avec trois fascies ou zones
transverses d'un gris un peu jaunâtre; cuillerons blancs; ailes assez
sales à la base.
J'ai trouvé cette jolie espèce à Saint-Sauveur.
4. Ophel/a lutescens. R. D.
Omninb similis O. gracili : calyptis leviter fiavescentibus , scu-
tello nis.ro.
Tout-a-fait semblable à YO. gracilis : écusson noir; les fascies
de l'abdomen un peu plus flavescentes; cuillerons un peu fla-
vescens.
Cette espèce fait partie cfe-la collection de M de Saint-
Fargeau.
5. OPHELIA CI N ERE A. R. D.
Similis O. festivae : abdomine cinereo-albido tessellato.
Tout-à-fait semblable à \'0. festiva : les fascies chatoyantes de
l'abdomen sont d'un cendré albide, et non d'un cendré grisâtre.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean.
2 . Savant étrangers. Q
122 ESSAI SUR LES M YOD AIRES.
X. Genre BLONDELIE , BLONDELIA. R. D.
Caractères des Ophélies; mais les faciaux n'ont que des cils
petits et qui ne montent que jusqu'au milieu de la face; la ner-
vure de la cellule yC de l'aile est droite; teintes noires.
Characteres Opheliarum ; ai faciaïui ciliis parvis et ci //géra solùm
ad faciem mediam ; nervus transversus cellulœ yC alarum reclus :
colores niari.
o
Ce sous-genre, dédié à M. Blondel , entomologiste de
Versailles , ne diffère des Ophélies que par les deux carac-
tères indiqués, et qui ne sont pas d'une grande importance.
Il serait peut-être plus voisin des Phorocères : mais il s'en dis-
tingue par la brièveté du deuxième article chétal.
I. BLONDELIA NITIDA. R. D.
Cylindrica ; nigro-nitida ; facie albide nigricante ; abdomen obscure
trif as dation.
Longueur, 3 lignes. Corps cylindrique , noir-brillant ; froni
et face d'un noir blanchâtre ; trois légères fascies transverses d'un
albide obscur sur le dos de l'abdomen ; cuillerons blancs ; ailes
relevées , assez claires , un peu sales a la base.
Cette espèce, qui n'est pas très-commune, se trouve à
Saint-Sauveur et à Paris.
2. BLONDELIA A^pOMlNAUS. R. D.
Nigro-nitida ; abdomine nigro-fulvescente.
Longueur, 3 lignes. Frontaux brun-rougeatre; antennes noires;
cotés du front et face argentés ; corselet un peu lavé de cendre;
abdomen à reflets cendrés, blancs et noirs; la majeure barde des
segmens paraît fauve à une certaine lumière; cuillenms blancs;
ailes un peu sales à la base.
Cette espèce fait partie de la collection dé M. Carcel.
LES ENTOMOBIES. 123
3. Blondelia PALLIDIPALPIS. R. D.
Cylindriformis ; atro-nitida ; thorax griseo-cinerascens ; pal pis
apice pallidis.
Longueur, 4 lignes. Cylindriforme ; d'un noir luisant; fron-
taux, antennes, pattes, noirs; palpes d'un fauve pâle au sommet;
face d'un blanc argenté un peu brun; corselet rayé et saupoudré
de gris cendré ; abdomen noir-jais brillant , avec les incisions légè-
rement cendrées; cuillerons blancs; ailes assez claires, un peu
sales à la base.
J'ai trouvé cette espèce à Paris sur les fleurs du Daucus
carotta.
4- Blondelia fasciata, R. D.
Nigm-nitens ; cinereo-lineatti et tcsscllans ; palpis aigris.
Longueur , 4 lignes. Cylindriforme ; d'un noir luisant ; palpes
hoirs ; front brun ; corselet rayé de blanc cendré ; abdomen avec
trois fascies chatoyantes albides ; cuillerons blancs ; ailes claires ,
un peu flavescentes a la base.
J'ai trouve cette espèce à Paris sur les fleurs de l'Hera-
ilœuni spondyhum.
XI. Genre RHINOMYE . RHINOMYA. R. D.
Tous les caractères du G. Blondélie; mais les cils faciaux de
la face sont plus nombreux et un peu plus rardes; le péïïstome
allongé offre un épistome demi-circulaire et un peu saillant; la
cellule ■} C est fermée avant le sommet de l'aile.
G. Blondelhe dh'afacteres ; t facialia paulo inagis ciligera
per foveas ; peristoma elongatum , epistomate semi-circulari , /éviter
prominulo ; cellula yC ante apicem clausa.
Outre les caractères des cils faciaux, du péristome et de
l'épistome, ce sous-genre se distingue encore des Biondélies
par sa cellule yC ', qui ne reste point ouverte , mais qui se
terme avant le sommet de l'aile ; ce qui le rapproche beau-
coup des races à corps noir et à cellule y C pédiculée.
12 | ESSAI SUR LES MYODAIRES.
i. Rhinomya gagatea. R. D.
Cylindrica ; nigro-nitida ; faciès alba ; abdomen albid'e tessellatum.
Longueur, 3 lignes 1/2. Forme et port du B. n'aida; épistome
un peu en bec; corps d'un beau noir luisant; face et côtés du
front blancs ; des reflets blancs à l'insertion des segmens abdomi-
naux ; cuillerons blancs; ailes un peu sales.
Cette espèce unique fait partie de la collection de M. de
Saint-Fargeau. Elle est de Paris.
XII. Genre LYDINE , LYDINA. R. D.
Antennes assez longues , descendant jusqu'à l'épistome ; le
deuxième article du chète plus long que le premier; le troisième
est évidemment tomenteux à une forte loupe.
Front carré , noir-brillant ; face presque verticale , à faciaux nus;
péristome en carré un peu allongé; épistome non saillant; cuille-
rons devenant moins larges; ailes tendant à devenir plus étroites;
la cellule yC un peu ouverte avant le sommet, avec sa nervure
transverse un peu cintrée; corps cylindriforme , noirâtre-luisant.
Antennœ sat longœ , usque ad epistoma porrectœ ; secundus cheti
articulas primo longior, tertius manifeste tomentosus ad lentem.
Frons quadrata, atro-nitens ; faciès vertical is , facial ibus nudis ;
péris toma quadrato-longiusculum ; épis tomate non prominulo ; calyptis
jam minoribus ; alœ jam angustiores ; cellutâ yC ante apicem leviter
subaperta, nervo transverso levissime arcuato ; corpus cylindriforme ,
nigricante-nitidum.
Ce genre, qui appartient évidemment à cette section, se
rapproche des Blondclies et des Rhinomyes par la longueur
de ses antennes. Il conduit aux Séricocérées.
I. LYDINA NITIt>A. R. D.
Cylindrica ; nigricante-nitida ; antennœ longiores ; a lis b Tout le corps noir-jais luisant;
optiques et front d'un noir métallique; face noirâtre; antennes
épaisses ; cuillerons et base des ailes jaunes.
Cette intéressante espèce m'a été communiquée par M. Mac-
quart, de Lille.
XIII. Genre ÉRYNNIE, ERYNNIA. R. D.
Presque tous les caractères du G. Blondélie : antennes allongées ;
chète nu , à premiers articles courts.
Face oblique; faciaux un peu ciligères ; péristome carré; corps
conique, noir-brillant; cellule yC de l'aile légèrement pétiolée.
Characteres G. Blondelis : antennis elongatis ; cheto nudo, primis
articulis brevioribus.
Faciès obliqua ; facialia /éviter ci/igera ; peristoma quadratum :
corpus conicum , nignun ; ccllula y C alœ petiolata.
La plupart des caractères de ce genre tendent à le rap-
procher du genre Blondélie; mais la cellule yCde l'aile,
qui est manifestement pétiolée, le distingue nettement, sans
que j'aie besoin d'insister sur d'autres points.
126 ESSAI SUR LES MÏODAIRES.
i. Erynnia nit/da. R. D.
Parva ; conlca ; nigra ; calyptis alisque claris.
Longueur, i ligne 2/3. Conique; corps noir-brillant , avec un
peu de cendré sur le corselet; face argentée; cuillerons et ailes
très-clairs.
Je n'en possède qu'un individu, trouve, en septembre,
sur le talus d'un terrain sablonneux et criblé de trous d'Hy-
ménoptères.
XIV. Genre WAGNÉRIE, GAGNER/A. R. D. .
Premiers articles du chète courts.
Face très-oblique; faciaux ciligères; péristome un peu trans-
versal ; corps d'un beau noir luisant ; la cellule y C de l'aile avec
un long pétiole.
Primii cheti articulis brïyiorihui.
Faciès obliqua , facialibus ciligeris ; peristomatc tevitêr transverso ;
corpus gagateo-nitidum ; ccllula yC alarum longo pétiole.
Ce genre , qui appartient à cette section , semble offrir les
plus grandes analogies avec les Erébies, dont ses antennes
et sa face le distinguent manifestement. Le long pétiole de
la cellule yC de ses ailes empêchera toujours de le confondre
avec quelque autre genre que ce soit.
1. Wagneria gagatea. R. D.
Cylindriformis ; tota gagateo-nitïda, facic vix albtsïente ; fions
lateribus nigro-metallicis.
Longueur, 3 lignes 1/4. $ Cylindriforme; tout le corps d'un
beau noir-jais luisant; côtés du front d'un noir métallique; à peine
un peu de blanchâtre à la face; cuillerons et ailes clairs.
Le seul individu que je connaisse a été trouvé sur les col-
lines calcaires du canton de Saint-Sauveur, parmi des plantes
en fleur.
LES ENTOMOBIES. I27
XV. Genre ARABETTE , ARABA. R. D.
Antennes descendant jusqu'à I'épistome ; les deux premiers
articles très-courts, le troisième long, cylindrique; chète apical,
à premiers articles très-courts.
Front assez large ; angle frontal très-prononcé ; optiques argen-
tés; face oblique; faciaux ciligères ; péristome carré, à ëpfstome
non saillant; corps conique , couvert d'un duvet gris cendré, gris
pulvérulent; la cellule yC de l'aile ouverte bien avant le sommet,
avec la nervure transverse cintrée.
Antentitv ad epistoma porrectœ : primis articulis breviss'unis , ultimo
longo , cylindrico ; chetum apicale, primis arûculis breviss'unis.
Frons satis lata , angulose prominula in facie ; opticis métal lice ar-
genteis; faciès obliquior , facialibus ciligeris ; corpus conicum , grises-
cens, griseo-tessellans ; cellula yC anie alœ apicem aperta , nervo
tramverso arcuato.
La forte saillie de l'angle frontal, l'obliquité de la face, le
corps conique, à teintes grises, la teinte argentée des optiques,
font aussitôt reconnaître les espèces de ce genre. On pourrait
les confondre avec les Ophélies; mais tous les .caractères
énoncés sont beaucoup moins prononcés sur ces dernières ,
qui d'ailleurs ne paraissent pas avoir les mêmes habitudes.
La face est peu oblique sur les Phorinies ; le deuxième article
du chète des Lydelles est plus long que le premier; enfin
les Phorocères ne sont pas ciligères sur toute l'étendue des
faciaux.
J'appelle l'attention des naturalistes sur l'existence et sur
les mœurs de ces insectes, qui vivent aux dépens des larves
des Hyménoptères fossoyeurs , et qui sont de vrais parasites.
Dans les endroits sablonneux, taillés à pic, exposés au soleil,
où les races des Scoliètes, des Pompyliens, des Sphégides,
chassent et creusent leurs conduits souterrains, l'observateur
zélé parvient à découvrir de petites Myodaires , au corps
conique, aux teintes aussi grises que le sol, d'une prodigieuse
agilité, qui ne s'abattent jamais que sur la terre déjà remuée
128 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
par d'autres insectes, qui suivent d'un vol constant et inten-
tionné ces puissans Hyménoptères, s'acharnent à leur pour-
suite, et ne les quittent point avant de savoir où déposer
les fruits de leurs amours. A peine ces Hyménoptères se
sont-ils débarrassés de leurs proies vivantes, à peine sont-ils
sortis de cette retraite chérie, que l'Arabette y pénètre et se
hâte d'y pondre avant que le trou soit fermé. C'est pour une
postérité ennemie que ces Hyménoptères ont fait des maga-
sins : car la larve des Arabettes se développe bientôt , et
empêche ainsi la véritable larve de se nourrir.
On dirait que la femelle Hyménoptère a conscience de cet
ennemi. Plusieurs fois je l'ai vue s'agiter, je l'ai entendue
bourdonner à l'aspect de cette frêle Arabette : jamais je ne
l'ai vue lui donner la mort; au contraire, il arrive souvent
que la Phifanthe, si redoutable aux Abeilles, que le Pompyle,
si fort et si agile, fuient honteusement devant ces petites
mouches, qui n'ont que leur opiniâtreté pour armes et que
leur faiblesse pour défense.
Les Crabrons et les Oxybèles, qui approvisionnent leurs
larves de Myodaires Chorellées, sont plus particulièrement
poursuivis par les Arabettes, qui ainsi vivraient aux dépens
de Myodaires, et même d'Hyménoptères, ainsi que le prouve
\'Ar. Philantlù.
M. le comte de Saint-Fargeau a observé l'espèce qui vit
dans les souterrains du Bembex rostrata ; mais il n'a point con-
servé les individus.
i. Araba fastuosa. R. D.
Tachina fastuosa. Meig.
Nigra : fronce ce facie argenceis ; ulcimis abdominis segmentes
albido-argcnCeis ; ails macula nlgrâ ad coscam.
Longueur, 2 lignes 1/2. Conique; noire ; front et face d'un
argenté métallique ; les deux avant-derniers segmens de l'abdomen
LES ENTOMOBIES. 1 2CJ
d'un blanc argenté; cuillerons blancs; ailes claires, avec une tache
noire sur le tiers supérieur de la côte inférieure.
Cette espèce appartient au midi de la France. On com-
mence à ia trouver aux environs de Lyon. Il paraît qu'elle
préfère les endroits arides, granitiques. Elle fait partie de la
collection de M. Dejean et de M. Serville.
z. Araba Philanthi. R. D.
Conica; grises cens , griseo-cinerascente cesse tlans ; facie argenteo-
mecallica ; froncis laceribus argenceo-brunicosis ; cdlypcis a/bis.
Longueur, 3 lignes. Conique; face d'un argenté métallique ,
qui brunit un peu sur les côtés du front ; frontaux , antennes ,
pattes, noirs; corselet grisâtre, rayé de brun; abdomen à reflets
bruns et gris un peu cendrés; cuillerons blancs; ailes claires , un
peu flavescentes a la base.
Je me suis souvent amusé à considérer les manœuvres de
cette espèce pour entrer dans la galerie du Philanthus apivorus .
d'où je la retirais ensuite.
3. Araba argyrocephala. R. D.
Tachina argyrocephala. Meig.
Similis Ar. Philanthi ; paulominor : angulus froncalis insuper lace
argenceus.
Cette espèce, semblable a X Ar. Philanchi, s'en distingue aisé-
ment par ses optiques , qui , au-dessus des antennes et à la partie
antérieure du front, forment deux larges plaques argentées très-
brillantes, presque contiguës. Elle est un peu plus petite, et son
abdomen est couvert, non de reflets gris-cendré, mais de reflets un
peu plus gris et brunissans.
On la trouve fréquemment, dès le mois d'avril, sur les
jeunes feuilles du groseillier, avec le Tenthredo Ribesii. Je l'ai
également prise dans des trous d'Hyménoptères fossoyeurs.
2 . Stii'tins étrangers. R
'3°
ESSAI SUR LES MVODAIBES.
4. ARABA MINUTA.
Simillima Ar. argyrocephalae ; parva; alis clarïs.
Longueur, 1 ligne 1/2. Tout-à-fait semblable à V Ar. argyroce-
phala ; ailes claires.
Cette espèce a été trouvée par M. le comte de Saint-
Fargeau.
,-. Arasa leucocephala. R. D.
Tachina leucocephala. Meig.
Simillima Ar. Philanthi ; paulo minor : abdomtne nigro-nitidiore .
griseo obscure tessellato.
Cette espèce, tout-à-fait semblable à X Ar. Philanthi, est un
peu plus petite; son abdomen est d'un noir luisant un peu cui-
vreux, avec des reflets d'un gris un peu plus obscur.
Elle est commune sur les talus sablonneux percés par les
Hyménoptères.
6. Araba obscura. R. D.
Simillima Ar. leucocephala;: abdomine m agis grisescente ; alis
paulisper obscuris.
Semblable à V Ar. leucocephala : les reflets de l'abdomen sont
plus larges, plus gris; le disque des ailes est un peu plus obscur.
Cette espèce se trouve aux mêmes lieux que la précédente.
7. Araba assimilis. R. D.
Simillima Ar. leucocephalae ; paulà minor : corpus cinereo Uneatum
et tessellatum.
Cette espèce, semblable à l'Ai, leucocephala, s'en distingue aisé-
ment par les lignes du corselet et les reflets de l'abdomen, qui
sont cendrés.
Je l'ai trouvée à Saint-Sauveur.
8. Araba squamipallens. R. D.
Similis Ar. leucocephalre : abdomine griseo tessellato ; calyptis
■ill'id'e grisescentibus.
LES ENTOMOBILS. 131
Tout-à-fait semblable h YAr. leucocepliala, un peu plus petite :
abdomen à reflets d'un gris soyeux; cuillerons d'un blanc grisâtre.
Jai trouvé cette espèce à Saint -Sauveur et à Paris. Elle
n'est pas commune.
9-
Araba grisea. R. D.
Similis Ar. obscur* : corpore magis grisea ; f/icialia ci/iis têniiîo-
ribus ; alis claris.
Semblable à YAr. obscura : corps un peu plus gris ; cils des fa-
ciaux petits et légers ; ailes claires.
Cette espèce, qui fait partie du Muséum d'histoire natu-
relle, a été envoyée de l'Amérique du nord par M. Lesueur.
10. Araba fvlva. R. D.
Frontalibus , an tennis, fi /vis ; facie argenteâ ; thorax griseo-cine-
reus ; abdomine, pedibus , filvo-aurantiacis ; alis claris.
Longueur, 3 lignes 1/2. Frontaux, antennes , fauves ; face,
côtés du front , blancs ; corselet gris-cendré ; abdomen fauve-
orangé, ainsi que les pattes; cuillerons blancs; ailes claires.
Cette espèce, qui fait partie de la coilection de M. Bosc,
vient de Java.
XVI. Genre PHOROCÈRE, PHOROCERA. R. D.
Antennes descendant jusqu'à l'épistome; les deux premiers
articles courts, le troisième long et prismatique; chète assez long,
à premiers articles courts.
Front moyen; face oblique; faciaux ciligères dans les deux tiers
de leur hauteur; corps cylindriforme , à teintes noires et grises;
cellule yC s'ouvrant avant ou presque au sommet de l'aile , avec sa
nervure transverse un peu arquée ou droite.
Antennis ad epistoma porrectis ; primis duobus articulis brevibus ,
ultimo longiore, prismatico ; chetum longiusculum , primis articulis
brevibus.
Frons média; faciès obliqua; facialia partim ciligera, corpus
R*
132 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
cylindricum , nigricans , grisescens ; cellula yC un te apîcem aut in
apice alœ aperta , nervo transverso /éviter arcuato aut recto.
Sur les Lydelles , les faciaux sont nus ; sur les Ophélies et
les Arabettes, ils sont entièrement ciligères. Les Phorocères
ne les ont ciliés qu'aux deux tiers de leur hauteur : ces cils
sonl plus ou moins nombreux, plus ou moins raides. Les
Phorinies ont le deuxième article du chète triple du premier.
Ces insectes forment un genre dont les espèces devront
devenir nombreuses , et dont il ne parait pas très-difficile de
connaître les larves, qui vivent dans des chenilles de Lépi-
doptères nocturnes et diurnes. Certaines espèces ne sont pas
faciles à distinguer entre elles.
1. Phorocera agilis. R. D.
Af/gro-gr scscens ; furie grisescente ; scutello obscure femtgineo ;
secundo tertioque abdominis segmenta lateribus subfulvescente ; alis
basi nlgro-flavescentibus.
Longueur, 5 lignes. Cylindriforme; face, côtés du front, d'un
blanc gris ; médians un peu flavescens ; frontaux d'un brun fauve ;
antennes, pattes , noires; corselet noir, rayé de gris cendré; ma-
jeure partie de Fécusson d'un rougeâtre obscur; abdomen noir,
couvert de reflets gris-cendré , avec un peu de fauve sur les cotés
du deuxième et du troisième segment; cuillerons blancs; ailes
claires, d'un jaunâtre sale à la base. Le mâle est plus gris et n'a
pas de rougeâtre à l'abdomen.
J'ai trouvé à Saint - Sauveur le mâle de cette espèce :
M. Dejean possède la femelle.
2. Phorocera rapida. R. D.
Nigro-cinerascens ; facialibus tous ciligeris ; facie argenteâ ; scu-
tello n'igro; alis basi ftavescentibus.
Longueur, 4 lignes 1/2. £ face, côtés du front, argentés;
antennes, pattes, noires; les faciaux sont ciliés, et à cils courts
tout le long des fossettes; palpes flaves ; corselet noir, rayé de
cendré. 11 est très -difficile d'apercevoir un peu de rougeâtre vers
LES ENTOMOBIES. 133
le sommet de l'écusson ; abdomen noir-de-pruneau , avec des reflets
cendrés ; cuillerons blancs ; ailes flavescentes a la base.
Je ne connais qu'un individu de cette espèce si distincte.
3. Phorocera scutellaris. R. D.
Similis Ph. agili; paulà minor : corpus griseo-cinerascente linea-
tum ; scutello apice obscure ferrugineo.
Un peu plus petit que le Ph. agilis ; face et côtés du front
blancs; un peu de flavescent au front; cils des faciaux peu raides;
corps noir; corselet rayé de gris cendré ; sommet de l'écusson d*un
ferrugineux obscur; abdomen à reflets d'un gris cendré, sans tacht-
rougeâtre aux premiers segmens; ailes claires, un peu jaunâtres a
la base.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean.
4- Phorocera apricans. R. D.
Cylindnca ; nigra , griseo lineata ; facie argentea ; alis flavescen-
tibus.
Longueur, 4 lignes. Cylindrique; d'un noir luisant, avec des
lignes grises sur la partie antérieure du corselet, et trois fascies
transverses peu larges, grises, à reflets sur l'abdomen; face
oblique, argentée; côtés du front d'un blanc brun; palpes noirs;
ailes un peu lavées de brun flavescent; cuillerons blancs. Les
faciaux n'ont que des cils peu raides et peu nombreux.
J'ai trouvé cette curieuse espèce sur des collines calcaires.
5. Phorocera fera. R. D.
Similis Ph. agili; major : abdomin'S dorso magis griscscaite : alis
basi et costa Jiavioribus ; scutello /éviter rubricante.
Longueur, 6 lignes. Frontaux, antennes et pattes noirs; face .
côtés du front, d'un brun blanchâtre; écusson un peu rougeâtre;
abdomen noir avec des reflets gris; cuillerons blancs; ailes sales n
la base et le long de la côte.
Le mâle et la femelle de cette espèce font partie de la
collection de M. le comte de Saint-Fargeau.
134 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
6. Phorocera Noctuarum. R. D.
Nigra ; griseo-cinerascente lineata ; facie albidâ; cheto basi bru-
neo-pdllescente ; alis clarls , /éviter basi obscuris ; palpis nigris.
Longueur, 3 h 4 lignes. Port du Musca domestica ; semblable
au Ph. rapida. Face blanche, oblique; côtés du front d'un blanc-
un peu brun; palpes, antennes , pattes, noirs; corselet noir, rayé
de gris cendré , ainsi que l'écusson; abdomen noir, avec trois fascies
à reflets cendrés; cuillerons blancs; ailes claires, un peu sales à la
base ; la cellule yC s'ouvre presque dans le sommet , et sa nervure
transverse est droite. Le chète est d'un brun pâlissant a la base.
Cette espèce, assez commune à Paris, est sortie de la
chrysalide d'une Noctuellite qu'on n'a pas déterminée.
7. Phorocera nitens. R. D.
Si'tii/is Ph. Noctuarum : abdomen nigro-nitidum , cinereo-albido
tessellans.
Semblable au Ph. Noctuarum : abdomen noir-brillant, avec trois
fascies transverses cendrées.
Cette espèce a été trouvée à Paris.
8. Phorocera Prors^e. R. D.
Similis Ph. Noctuarum : palpis f avis ; alis basi leviterflavescen-
tibus.
Tout-à-fait semblable au Ph. Noctuarum : palpes jaunes; ailes
un peu plus claires et un peu flavescentes à la base.
Cette espèce est sortie de la chrysalide du Vanessa Prorsa.
Une espèce tout-à-fait semblable, mais dont je ne puis
distinguer le sexe, est éclose de la chrysalide du Bombyx pro-
1 , ssioncti Fabr. Elle doit être distincte.
9. Phorocera Antiopis. R. D.
Similis Ph. Prorsx ; paulo minor : palpis jiavis ; alis basi minus
fiavescentibus , sed magis nervosis.
Cette espèce, tout-a-fait semblable au Ph. Prorsœ , est cons-
LES ENTOMOBIES. I35
tamment un peu plus petite ; ses ailes , moins jaunâtres à la base ,
ont les nervures plus prononcées vers la côte; Je cendré de l'ab-
domen est plus blanc que sur le Ph. Noctuarwn.
Elle est éclose de ia chrysalide du Vanessa Antiope [ le
Mars ].
io. Phorocera Iovora. R. D.
Simillïma Ph. Antioph ;frons lateribus subjlavescentibus ; corpus
cinereo /éviter subarisescens.
Cette espèce, tout-h-fait semblable au Ph. Ant'wpis , endiftèrt
par le cendré un peu grisâtre de son corps, et par son front , un
peu plus jaune sur les côtés; le troisième article antennaire est
noir et non noir-pâle à sa base; les ailes non flavescentes à la
base la distinguent du Ph. Noctuarwn.
Cette espèce est éclose, chez M. Duponchel , de la nymphe
du Vanessa lo.
11. Phorocera Pygerse. R. D.
Simillima Ph. Iovorse; paulà major: pal pis œqui pallidulis ;
corpus vittis etfasciis /éviter flavioribus.
Cette espèce, tout-a-fait semblable au Ph, Iovora, est un peu
plus grosse; les lignes et les fascies de son corps sont d'un gris
un peu plus jaune. Ce sont deux espèces très-voisines.
Elle est éclose de fa chenille du Pygera [Bombyx , Linn. )
caruleo-cep/iala ( le double Oméga ) , Geoft.
1 2. Phorocera Caije. R. D.
Similis Ph. Noctuarum : cheto nigro.
Cette espèce ne me paraît différer du Ph. Noctuarum que par
son chète noir et non brun-pâle à la base : elle doit être distincte.
Eclose de la chrysalide du Chelonia [Bombyx, Linn. ) Caia.
1 3. Phorocera myoïdea. R. D.
Similis Ph. Noctuarum; paulà minus ciligera : griseo-albescens .
nervq transverso cellulœ yC alarum leyiter arcuato.
Semblable au Ph. Noctuarum ; un peu plus petite : le gris cendré
\^6 ESSAI SUR LES MYODAJRES.
du corps est plus gai et plus blanc; les cils faciaux sont un peu
moins nombreux ; la nervure transverse de la cellule yC de l'aile
est un peu arquée.
Cette espèce fait partie de la collection de M. de Saint-
Fa rgeau.
i4- Phorocera bombycivora. R. D.
Similis Ph. Noctuarum : corpus magis griseum ; alis subfu/igi-
nosis.
Semblable au Ph. Noctuarum ; corselet fortement rayé de gri-
sâtre; abdomen avec trois fascies d'un gris cendré; ailes un peu
fuligineuses.
Elle est e'ciose de la chrysalide du Bombyx Rubi.
15. Phorocera flavipennis. R. D.
Cylindrica ; nigricans ; cinereo-albo lineata et tessellans : alis
ftavescentïbus.
Longueur, 3 lignes. Cylindrique; face et côtés du front d'un
brun albide ; corselet noir rayé de cendré ; abdomen noir-luisant ,
avec trois fascies d'un beau blanc à reflets ; cuillerons d'un blanc
jaunâtre; ailes lavées de jaunâtre, avec la cellule yC ouverte dans
le sommet, et sa nervure transverse droite.
Cette espèce a été' trouvée à Saint-Sauveur.
16. Phorocera gracilis. R. D.
Cylindrica ; faciès medio aurulans ; abdomine nigro-nitente , seg-
mcntis basi albide argenteis ; alis /éviter fu/iginosis.
Longueur, 3 lignes 1/2. Cylindrique; frontaux, antennes,
noirâtres; milieu de la face un peu doré, ses côtés argentés; cor-
selet noir lavé de cendré; abdomen cylindrique , noir-luisant, avec
l'origine des segmens d'un blanc argenté; cuillerons blancs; ailes
un peu fuligineuses.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel.
LES LNTOMOBIES. 137
17. Phorocera VERNALIS. R. D.
Facie a/bidâ ; corpus nigro-nitens ; thorax cinereo-lineatus ; abdo-
men cinerco-tessellans ; palpis pallidis ; alœ basi et costâ /éviter
subfla vescen tib us.
Longueur, 4 lignes. Frontaux, antennes , pattes, noirs ; palpes
pâles; face blanche; corps noir-luisant; corselet rayé de cendré;
abdomen à reflets cendrés; cuillerons blancs; ailes un peu jau-
nâtres à la base et le long de la côte , et à. nervures prononcées.
J'ai trouvé cette espèce à Montmorency, au commence-
ment de mai.
18. Phorocera velox. R. D.
Similis Ph. gracili ; paulu niinor : alis claris , /éviter basi fia-
vescentibus.
Semblable au Ph. gracilis ; un peu plus petite : frontaux d'un
rougeâtre obscur; antennes , pattes , noires; face, côtés du front,
d'un argenté un peu brunissant; corselet noir-luisant, un peu lavé
de cendré ; abdomen noir-luisant , avec des fasçies de reflets d'un
cendré argenté; cuillerons très-blancs; ailes claires, un peu jau-
nâtres à la base.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel.
19. Phorocera limpidipennis.
Nigra ; cinereo-vittata et tessellans ; facie bruneo-albescente ; alis
limpidis.
Longueur, 3 lignes, çf et 2 Face d'un brun albescent; fron-
taux noirs; corselet noir-luisant, rayé de cendré; abdomen noir-
luisant, avec trois fascies transverses plus cendrées sur la femelle
et plus grises sur le mâle; cuillerons blancs; ailes claires : les cils
faciaux ne sont pas raides.
Cette espèce a été trouvée à la Rochelle par M. Amédée
de Saint-Fargeau fils.
20. Phorocera cylindrica. R. D.
Cy/indrica ; nigricante-grisescens ; ano maris rubescente.
Longueur, 3 lignes 1/2. tf Cylindrique; face d'un blanc gris;
2 . Savani étrangers. S
138 ESSAI SUR LES MVODA1RES.
côtés du front d'un blanc brunâtre ; corselet noir rayé de gris-
cendré obscur; abdomen noirâtre, à reflets d'un cendré obscur;
anus du mâle recourbé et rougeâtre; cuillerons blancs; ailes ayant
une très-légère teinte obscure.
Cette espèce doit avoir été prise à Paris.
ai. Phorocera botyvora. R. D.
Nigra ; griseo - lineata ; abdomen conicum , subfulvum , dorsali
vittâ nigrâ ; faciejlavescente ; calyptis obscurioribus.
Longueur, 3 lignes, d" Face d'un blanc doré; antennes, pattes,
noires ; corselet noir rayé de grfs ; abdomen rougeâtre , avec des
reflets gris, et le milieu du dos noir; cuillerons un peu bruns ;
ailes assez claires.
Cette espèce est éclose chez M. Poey , à ia Havane , des
nymphes d'une Nocturne du G. Botys.
22. Phorocera cirrata. R. D.
Frontalibus , an tennis , pedibus , nigris ; fronte facieque a/bis ;
thorax griseo-vittatus ; abdomen nigrum , tribus fasciis transversis
griseo - cinerascentibus ; facialia ciliis validis ; alœ nervis validis .
fuscanis.
Longueur, 6 lignes. Face et cotés du front blancs; frontaux,
antennes, pattes, noirs; faciaux â cils très-forts; corselet noir rayé
de gris; abdomen noir, avec trois fascies transverses d'un gris un
peu cendré; cuillerons blancs; ailes a nervures fortes et foncées.
Cette espèce a été rapportée du Brésil par M. Auguste
Saint-Hilaire.
XVII. Genre MEDINE, MEDINA. R. D.
Caractères du G. Phoroccre : mais le second article du chète
non double du premier.
Front plus étroit; cils faciaux n'ayant que les deux tiers du bord
des fossettes; corps cylindrique; cellule yC apicale, ou s'ouvrant
dans le sommet même de l'aile.
LES ENTOMOBIES. 139
Phorocerarum characteres ; secundus cheti articulus non bilongior
primo.
Frons angustior ; facialibus non ciligeris per totas foveas ; corpus
cylindricum ; cellula yC apicalis , s ; ve in a/ce apice aperta.
Les Médines paraissent d'abord être de véritables Phorinies
par la plupart de leurs caractères : mais leur face moins
oblique , leur corps moins large , cylindrique , le second
article de leur chère plus court, et surtout la cellule yC
ouverte dans le sommet de l'aile, les en distinguent d'une
manière suffisante.
Ce genre est encore très-voisin des Ophélies, qui en dif-
fèrent par des caractères faciles à saisir.
1. Médina elongata. R. D.
Cylindrica ; secundus antennœ articulus paulisper julvescens ; thorax
grisescente-lineatus ; abdomine nigro , segmentis obscure fulvo-cinereis
ad basim ; ano nigro ; alis subfuliginosis.
Longueur, 5 lignes. Frontaux, antennes, noirs; un peu de
fauve au deuxième article antennaire; côtés du front , face , blancs;
corselet rayé et saupoudré de grisâtre; abdomen cylindrique, ayant
les segmens d'un fauve cendré pâle à leur insertion , et noirs à leur
sommet; anus, pattes, noirs; cuillerons blancs; ailes un peu fuli-
gineuses.
Cette espèce , qui fait partie du Muséum d'histoire natu-
relle, a été rapportée de la province de Guaratuba , au Brésil,
par M. Aug. Saint-Hilaire.
2. Médina cylindrica. R. D.
Cylindrica, nigra , cinereo-lineata ; facie albà ; ai.s subobscuris.
Longueur, 4 lignes. Cylindrique; frontaux, antennes, pattes,
noirs; face, côtés du front, d'un blanc argenté; corselet noir,
cendré sur les côtés , et rayé de cendré seulement sur le dos du
premier segment; abdomen noir, avec trois lignes' transverses d'un
cendré blanc; cuillerons blanchâtres; ailes très-légèrement obscures.
Cette espèce , qui n'est pas commune , a été trouvée à
Saint-Sauveur et à Paris.
s*
*4° ESSAI SUR LES MÏODAIRES.
3. MED/NA C ARC ELI. R. D.
Cylindrica ; nigricans , obscure cinerascens ; calyptïs brunicantibus.
Longueur, 2 lignes 2/3. Cylindrique; noirâtre; face blanche ;
un peu de cendré au corselet; l'abdomen n'offre qu'un cendré
brun difficile à distinguer; cuillerons brunissans; ailes un peu
obscures.
Cette espèce a été trouvée par M. Carcei.
4- Médina Winthemi. R. D.
Cylindrica; nigra-nitens ; facie et calyptis a/bis ; alis subobscurif ;
ab domine albide lineato.
Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindrique; face argentée; frontaux,
antennes, pattes, noirs; corselet noirâtre; abdomen noir-luisant ,
avec trois légères lignes transverses d'un beau blanc; cuillerons
blancs ; ailes un peu obscures.
Cette espèce a été envoyée à Paris par M. von Winthem
sous le nom de Tachina pïlip'ehnis. Meig.
5. Médina tristis. R. D.
Similis ; corpore nigro.
Semblable à l'espèce précédente : corps d'un noir plus foncé ,
plus mat.
Cette espèce fait partie de la collection de M. de Saint-
Fargeau.
6. Médina luctvosa. R. D.
Tachina luctuosa. Mtig.
Cylindrica; parva ; nigra; vix tessellata ; alis subnebulosis ; fdcie
brunicante.
Longueur, 1 ligne 1/3. Cylindrique; noire; face brune; à peine
deux très-légères lignes un peu albides sur l'abdomen ; cuillerons
moyens, subnébuleux; ailes subnébuleuses.
Cette espèce a été envoyée à Paris par M. von Winthem
sous le nom de Tachina luctuosa. Meig.
LES ENTOMOBIES. I 4 r
XVIII. Genre LYPHE, LYPHA. R. D.
Caractères des Phorocères ; mais antennes plus courtes , ne
descendant pas tout-à-fait jusqu'à l'épistome.
Face un peu oblique ; péristome un peu plus allongé ; épistome
échancré en devant , non saillant ; faciaux nus le long des fos-
settes; teintes d'un gris brunissant; cellule yC s'ouvrant avant le
sommet de l'aile, et à nervure transverse très-cintrée ou arquée.
Characteres Phorocerarum ; at antennes breviores , non us que ad
epistoma porrectœ.
Facie sat obliqua; péris toma paul-o longius ; épis tomate anticè in-
ciso , non prominulo ; facialia per foveas nuda; colores grisei ; cellula
y C ante apicem alœ aperta , nervo transverso arcuato.
Ce genre, que son corps gris, ainsi que la totalité de ses
caractères , place à côté des Phorocères, en diffère nettement
par ses antennes, qui ne descendent pas jusqu'à l'épistome,
par la nervure plus cintrée de la cellule yC des ailes et par
l'absence des cils faciaux.
1. Lypha dubia.
Tachina dubia! Meig.
Frons et faciès albid'e brunicantes ; antennis , pedibus , nigris ;
abdomen nigro-nitens , paulisper viridescens , et griseo-tessellans ; alce
punctulo medio.
Longueur, 3 lignes. Front et face d'un blanc brunâtre; frontaux
noir-rougeâtre; antennes, pattes, noires; corselet noir, rayé de
gris; abdomen noir-luisant un peu verdoyant, avec des reflets d'un
gris cendré; cuillerons blancs; ailes un peu sales à la base, avec
quelques nervures un peu marquées, et un petit point noir au
milieu du disque.
Cette espèce a été envoyée par M. von Winthem sous le
nom de Tachina dubia. Meig. Je ne l'ai trouvée qu'une seule
fois. Elle paraît rare à Paris.
l4 2 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
2. Lypha silvatica. R. D.
Pana ; nigricans ; abdomine cinereo vix tessellato ; alis obscuris.
Longueur, 1 ligne 2/3. Port du L. dubia : face brune , ses côtés
albides; antennes, pattes, noires; corselet noir un peu luisant,
obscurément glacé de cendré; abdomen noirâtre-luisant, avec de
légères lignes d'un cendré obscur; cuillerons blanchâtres; ailes à
disque d'un brunâtre sale , avec un petit point au milieu.
J'ai pris plusieurs individus de cette espèce, le 1 5 avril,
dans un bois humide , sur les jeunes feuilles de la ronce.
IX." Section. LES ERYCINES. IX.' Stirps. ERYC1NJE..
Antennes descendant jusqu'à l'épistome; le dernier article
allongé ; premiers articles du chète courts.
Face oblique, faciaux nus le long des fossettes; épistome par-
fois un peu plus développé ; corps cylindrico-arrondi , à teintes d'un
gris flavescent ; la cellule >Cplus rapprochée du sommet de l'aile,
avec sa nervure transversale droite.
Les larves connues vivent dans les chenilles de Tinéites.
Antennœ ad epistoma porrectœ ; ultimo articula longiore ; primis
cheti articulis brevioribus.
Faciès obliqua ; facialibus nudis ; épis tomate plus minusve mani-
festa; corpus cylindrico-subrotundatum , griseo-jlavicans ; cellula yC
parumper an te a/arum apicem aperta, nervo transverso recto.
Larvœ observatœ vivunt in erucis Tineitarum.
Cette section n'est, à proprement parler, qu'une suite des
Faunides , dont elle ne diffère par aucun caractère essentiel ;
mais les espèces offrent un port particulier, parce qu'elles
sont un peu moins cylindriques ou un peu plus arrondies.
Un duvet gris flavescent sans lignes recouvre leur corps; les
faciaux sont nus le long des fossettes; enfin leurs ailes
semblent déjà un peu moins aptes au vol, puisque la cel-
lule y C est plus rapprochée du sommet , que sa nervure trans-
LES ENTOMOBIES. 143
versale est toujours droite, et même qu'elle n'est pas entière
sur les Roëselies.
Ces insectes ne sont pas communs ; on les trouve plus
particulièrement parmi les feuilles des haies.
Une de leurs larves vit dans la chenille du Platyptcryx Fal-
cula ; une autre vit dans celle du Tinea Cratœgella.
I. Genre PHRYNO , PHRYNO. R. D.
Tous les caractères du G. Latreillie : mais faciaux non ciligères
le long des fossettes; corps un peu plus ramassé, a teintes grises;
la cellule yC apicale ou presque apicale.
Omnes G. Latreillia; characteres : at facialia nuda , non ci/igera
perfoveas ; corpus minus cylindricum , grisescens ; cellula yC apicalis
aut fere apicalis.
Rien ne ressemble plus aux Latreillies que les Phrynos :
mais , outre plusieurs autres caractères , leur face à faciaux nus
le long des fossettes les en distingue nettement. Les espèces
ne sont pas communes ; on les trouve surtout le long des
haies.
i. Phryno rustica. R. D.
Antennis , pedibus , nigris ; corpus favescenti-lineatum et tessel-
lans ; alis flavescentibus basi , nervosis.
Longueur, 3 lignes 1/2. Front, antennes et pattes noirs; face
brune , un peu plus claire sur les côtés ; corselet rayé de gris un
peu flavescent ; abdomen ayant trois larges fascies d'un flavescent
doré; cuillerons d'un blanc flavescent; ailes un peu flaves à la base,
à disque un peu enfumé , à nervures assez prononcées.
Cette belle espèce fait partie de la collection de M. de
Saint-Fargeau.
2. Phryno agilis. R. D.
Bruneo-grisca; frontalibus , primis antennœ articulis, rubricantibus ,
scutellum subrubescens ; pedcs fulvi ; alœ basi flavescentes.
Ijl ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Longueur, 4 lignes : c'est la plus grande espèce connue. Corps
assez gros , grisâtre , avec un peu de brun ; frontaux , premiers
articles antennaires , rougeâtres; côtés du front, face, jaunes;
ecusson un peu rougeâtre; l'abdomen peut être flavescent; pattes
fauves ; cuillerons flavescens ; ailes flavescentes à la base et le
long de la côte extérieure.
Cette belle espèce a été trouvée par M. Le Peletier de
Saint-Fargeau dans les bois de Paris.
3. Phryno brune a. R. D.
Omninb similis Ph. agili; an tennis fulvioribus ; corpus bruneum ,
haud flavescens ; scutello rubescente.
Tout-à-fait .semblable au Ph. agilis ; antennes plus fauves;
corps brun , non 'flavescent ; écusson rougeâtre.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Blonde!.
4- Phryno nigripes. R. D.
Faciès argentea ; primis antennœ articulis rufis ; pedes nigri ;
corpus griseum ; calypta alba.
Longueur, 2 lignes 3/4. Côtés du front brunissans; face ar-
gentée; frontaux, premiers articles antennaires, rouges; le der-
nier article et pattes noirs ; corps gris ; abdomen court; cuillerons
très-blancs; ailes claires, un peu sales à la base.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur dans le printemps.
5. Phryno hemisph^rica. R. D.
Similis Ph. nigripedi : abdominc hcmispharico ; tibiis bruneû-
fulvis.
Tout -à- fait semblable au Ph. nigripes : abdomen hémisphé-
rique; tibias d'un brun fauve.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel.
6. Phryno bucentoïdea. R. D.
Similis Buccnti cuidam : faciès alba ;frontalibus , primis antennœ
articulis, rufis; pedes nigri; alœ clariores.
LES ENTOMOBIES. l4j
Tout-à-fait semblable à une Bucente [Rucentes, Latr. ]: côtés
du front et face blancs; frontaux, premiers articles antennaires ,
rougeâtres ; le dernier article, pattes, noirs; tout le corps grisâtre;
cuillerons blancs ; ailes blanches et claires.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur dès le mois de
mai.
II. Genre ROËSELIE, ROËSELIA. R. D.
Tous les caractères du G. Phryno ; mais la nervure transversale
des cellules yC et 8
ESSAI SUR LES MYODAIHES.
selet fortement rayé de cendré ; écusson testacé-pâle ; abdomen
noir avec un duvet gris-cendré : il n'a pas de fauve sur les cotés
des premiers segmens; palpes jaune- pâle; les quatre tibias noirs :
les deux postérieurs ont un peu de fauve; ailes flavescentes à la
base.
J'ai trouvé cette espèce à Paris.
4- Carcelia puparum. R. D.
AIusca PUPARUM. Fabr. Tacuina PUPARUM. JVleig.
Similis G. bombylanti ; paulb minor : facie grisea, paulo nigriore.
Longueur, 3 lignes. Semblable au C. bombylans ; mais plus
petite : l'ensemble du corps est plus brun; face grise; corselet
un peu lavé de grisâtre; écusson fauve-pâle; abdomen reflété de
gris soyeux avec un peu de fauve sur les côtés du deuxième et du
troisième segment; tibias fauves; cuilleruiis blancs; ailes jaunâtres
à la base.
Cette espèce n'est pas rare à Paris : c'est elle , ou une es-
pèce tout-à-fait analogue , qui sortit d'une chrysalide de Seri-
caria pudibunda. [ Bombyx pudibundus. Fabr. Lci Patte étendue.
GeofFr. ]
5. Carcelia vernalis. R. D.
Similis C. puparum : cinereo-tessellans.
Semblable au C. puparum : elle s'en distingue par ses lignes et
ses reflets cendrés , non gris; à peine un peu de fauve sur les cotés
des segmens de l'abdomen ; face un peu plus blanche.
J'ai trouvé cette espèce dès le premier printemps.
6. Carcelia macroura. R. D.
Similis C. vernali ; paulo minor : an tennis incrassatis ; alis
basi non jiavescentïbus.
Semblable au C. vernalis ; un peu plus petite : antennes plus
épaisses ; base des ailes non flavescente.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Blonde!.
LES ENTOMOBIES. I 79
7. CARCELIA AMŒ.NA, R. D.
Cœsia; cinereo vittata et tes sellons ; scutelli apice fenugineo ;facie
argenteâ ; frons lateribus bruneis ; tibiis bruneo-rufes centibus ; alis
l'un pi dis.
Longueur, 4- à 5 lignes. Tout le corps d'un beau noir-de-pru-
neau luisant; face argentée; côtés du front bruns; corselet un peu
rayé de cendré ; abdomen à reflets cendrés ; tibias d'un noir un
peu fauve; cuillerons blancs; ailes très-claires, un peu sales à la
base.
J'ai obtenu cette espèce de la nymphe d'un Bombyx com-
mun à Paris.
8. Carcelia rubrella. R. D.
Antennis rubescentibus ; scutello abdomineque rubrellis , lineâ dor-
sal i nigricante ; calyptis albis ; pedibus nigris.
Longueur , 4 lignes. Face d'un brun rougeâtre , ainsi que la
majeure portion des antennes; corselet très-noir, un peu rou-
geâtre en dessous et sur les côtés; écusson rougeâtre, ainsi que
l'abdomen , qui offre une ligne dorso-longitudinale noirâtre ; pattes
noires; cuillerons blancs; ailes claires, sales à la base.
Cette espèce doit provenir de Saint-Domingue.
9. Carcelia dist/ncta. R. D.
Similis C. scutellari : frons lateribus albicans ; scutelli pars pos-
tica subferruginea ; tibiis nigris; alis claris.
Cette espèce est tout-a-fait semblable au C. puparum et au
C. scutellaris pour le port et la taille : mais les côtés du front
sont blancs et non bruns ; la moitié postérieure de l'écusson est
seule ferrugineuse; l'abdomen a des reflets cendrés, avec un peu
de fauve sur les côtés du deuxième segment; tibias noirs; cuille-
rons blancs; ailes claires, à peine un peu flavescentes à la base.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
10. Carcelia Duponcheli, R. D.
Nigro-cœsia ; cinereo-albido lineata et fasciata , scutello ferru-
gineo ; abdomen secundi segmenti lateribus vix subjulvum.
l8o ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Longueur, 4 lignes 1/2. Cette espèce a beaucoup d'analogie
avec le C. scutellaris : mais elle en diffère par sa taille un peu
plus forte , par son corps à lignes et à reflets d'un gris cendré-
blanc, et par son abdomen, qui offre à peine un peu de rougeâtre
sur les côtés du deuxième segment.
Elle est éclose d'une chrysalide chez M. Duponchel.
I I. CaRCELIA NIGR1PES R. D.
Depressa ; nigricans , cinerascens ; frons lateribus hruneis ; scu-
tello ferrugineo ; sccundum abdominis segmentum vix lateribus ful-
vescens ; pedibus aigris ; alis basi costâque fuscis.
Longueur, 4 lignes. Corps un peu déprimé, noir; face d'un
blanc brunâtre; côtés du front bruns ; à peine un peu de cendre
au corselet ; écusson ferrugineux ; abdomen avec trois lignes de
légers reflets cendrés ; à peine un peu de fauve sur les côtés du
deuxième segment; pattes noires; cuillerons blancs; ailes noirâtres
à la base et le long de la côte : une nervure transverse y forme
une sorte de petit point.
Cette espèce se trouve à Paris.
i2. Carcelia Plusise. R. D.
Similis C. nigripedi : faciès bruneo-ftavescens ; corpus nigricans ,
scutello pallidè testaceo; alis basi leviter fiavescentibus.
Cette espèce offre tous les caractères du C. nigripes : corps
noir ou noirâtre; face d'un brun flavescent; la totalité de Pécusson
est d'un testacé pâle; cuillerons blancs; ailes un peu jaunâtres à
la base.
Elle est sortie de la chrysalide du Plusià Asclepiadis.
[ No c tua Asclepiadis. Linn. ]
13. Carcelia rapida. R. D.
Simillima C. nigripedi : inagis nitens ; abdomen secundo seg-
mento solo lateribus fulvo ; alœ Hmpidce , basi fuscanâ , non ftaves-
cente.
Semblable au C. nigripes ; teintes un peu plus luisantes; face
LES ENTOMOBIES. I 8 I
albide; l'abdomen n'a du fauve que sur les côtés du deuxième
segment; pattes noires; ailes claires, noirâtres et fiavescentes à la
base.
Cette espèce a été trouvée à la Rochelle par M. Amédée
de Saint-Fargeau fils.
i4- Carcelia divers a. R. D.
SïmiUima C. nigripedi; major : fronts nigricante ; scutelli apict
solo ferrugineo.
d" Tout-à-fait semblable au C. nigripes ; un peu plus grosse :
front brun ou noirâtre; face du mâle très-oblique; l'écusson, qui
est noir , n'offre du ferrugineux qu'au sommet.
Cette espèce a été trouvée par M. Carcel.
15. Carcelia bombycivora. R. D.
Subrotundata , nigra ; facie albescente ; scutello pallidè ferrugineo ;
tibiis obscure bruneo-fulvis ; alis paulisper fuliginosis.
Longueur, 4 lignes. Subarrondie, noire; face d'un blanchâtre
sale; médians rougeâtres; écusson pâle-ferrugineux; un peu de
fauve-obscur sur les côtés du deuxième segment abdominal; tibias
d'un fauve brun-obscur ; cuillerons blancs ; ailes un peu fuligi-
neuses.
Cette espèce, qui fait partie de la collection de M. Carcel ,
est sortie de la chrysalide du Bombyx verskolor. Fabr.
16. Carcelia scutellaris, R. D.
Leviter depressa ; nigro - grisescens ; frontis bâtera fiava ; jatic
argentea ; thorax tomentoso-Jtavescens ; scutello pallidi Jerrugineo ;
abdomen tomentoso-Jiavescens ; tibils apice /éviter fu/vis ; calyptis
Jiavescentibus.
Longueur, 4 lignes. Assez déprimée, avec un duvet gris-
flavescent ; frontaux , antennes , noirs ; côtés du front dorés ;
face argentée; corselet couvert d'un duvet flavescent; écusson
d'un flavescent un peu ferrugineux ; abdomen couvert d'un duvet
102 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
flavescent ; pattes noires, un peu plus claires vers le sommet des
tibias; cuillerons flavescens; base des ailes jaunâtre.
Cette espèce fait partie Je la collection de M. Carcei.
17. Carcelia grisea. R. D.
Depressa, grisescens ; tertius antennœ articulus secundo vix lon-
gior ; pedibus nigris ; alis basi sordidiuscu/is.
Longueur, 3 lignes. Cette espèce se distingue surtout par son
deuxième article antennaire presque aussi long que le troisième.
Déprimée , garnie d'un duvet gris; frontaux noirs; côtés du front
brun- jaune; face argentée; corselet noir avec des lignes grises;
abdomen déprimé, noir, avec trois fascies transverses de reflets
gris; pattes noires; cuillerons blancs; ailes un peu sales à la base.
Cette espèce fait partie de la collection de M. le comte
Dejean.
18. Carcelia fuscipennis. R. D.
Similis C. grisex; paulb minor : corpus griseo-flavescente lineatum
et tessellatum ; alis leviter nebulosis.
Taille du Musca domestica; semblable au C. grisea : les lignes
du corselet et les fascies chatoyantes de l'abdomen sont d'un gris
plus jaune et plus dense ; ailes un peu enfumées.
Cette espèce fait partie de la collection de M. de Saint-
Fargeau.
19. Carcelia aurifrons, R. D.
Corpus griseo-flavescens ; facie argenteâ ; frons aurulans ; scutellum
subpallidum ; tibiis bruneo-pallidulis.
Longueur, 3 lignes. Corps couvert d'un duvet gris-jaunâtre;
face argentée; front doré; sommet de l'écusson testacé-pâle; tibias
d'un brun pâte; ailes claires, un peu flavescentes à la base.
J'ai trouvé cette espèce au bois de Boulogne dans le mois
de juin.
20. Carcelia velox. R. D.
Parva ; facie argenteâ; antennis , pedibus , nigris; thorax niger ,
leviter grisescente lineatus ; abdomen griseo-jlavescente trifasciatum ;
alis claris, basi paulisper nigricantibus.
LES ENTOMOBIES. 183
Longueur, 2 lignes 1/2. C'est la plus petite espèce connue.
Face argentée; antennes, pattes, noires; corselet noir, un peu
rayé de grisâtre; trois fascies d'un gris un peu jaunâtre sur l'ab-
domen ; ailes claires , d'un noir un peu sale à la base.
Cette espèce fait partie de la collection de M de Saint-
Far geau.
21. Carcelia flavescens. R. D.
Similis C. veloci; paulà major: duobus antennœ articulis quasi
œqualibus ; calyptis flavis.
Un peu plus grosse que le C. vclox , mais tout-a-fait semblable :
les deux derniers articles antennaires presque égaux en longueur;
face argentée; cuillerons jaunes.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel.
IV. Genre SMIDTIE, SMIDTIA. R. D.
Caractères des Winthémies et des Carcélies : le deuxième ar-
ticle antennaire un peu plus long.
Angle frontal prononcé; face oblique; faciaux ciligères et à
petits cils ; péristome allongé; la nervure de la cellule yC de l'aile
est droite.
W'inthemiarum et Carceliarum characteres : secundus antennœ ar-
ticulas primo bilongior.
Angulus frontalis prominulus ; faciès obliqua ; facialia ciligera
parvis ciliis ; pcristoma elongatum ; nervus transversus cellulœ yC
alarum reclus.
L'angle frontal plus prononcé, le péristome plus allongé,
la nervure transverse de la cellule yC de l'aile qui est droite,
distinguent nettement ce genre des Winthémies : l'obliquité
de la face, les cils faciaux, empêchent de le confondre avec
les Carcélies.
1. Smidtia vernalis, R. D.
Cylindrico -depressa ; nigricans , griseo- ciner'ascente tessellans ;
primis antennœ articulis , scutello, db domine lateribus secundi seg-
menti, rubescentibus ; calyptis a/bis.
I 84 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Longueur, 4 lignes. Cvlindriforme; noire; assez velue. Face
d'un blanc grisâtre; côtés du front bruns; premiers articles anten-
naires d'un brun fauve; écusson, côtés du deuxième segment
abdominal, fauves; corselet noir, obscurément rayé de gris; le
dos de l'abdomen couvert de reflets d'un gris un peu cendré;
pattes noires; cuillerons blancs; ailes claires, un peu flavescentes
à la base : elles sont plus claires sur le mâle , qui a le corps plus
luisant.
J'ai trouvé cette espèce au printemps sur les bords dessé-
chés d'une mare.
2. Smidtja myoïdea. R. D.
Similis S. vernali; minor : abdominis secundo segmento non ful-
vescente lateribus.
Longueur, 3 lignes. Taille du Musca dômes tica; semblable au
Sm. verna/is : premiers articles antennaires fauves; écusson un
peu moins fauve : le deuxième segment de l'abdomen n'offre point
de fauve.
M. Serviile possède l'accouplement de cette espèce, dont
la femelle a le front presque carré.
V. Genre APLOMYE , APLOMYA R. D.
Antennes descendant jusqu'à l'épistome; les deux premiers
articles très-courts , le dernier long ; premiers articles du chète
courts.
Faciaux nus ; face un peu oblique ; corps lisse.
Antennœ ad cpistoma porrectœ ; primis articulis brevibus , ultimo
longiore ; primis cheti articulis brevibus.
Facialibus nudis ; facie paulisper obliqua ; corpus lœvigatum.
Ce genre, intermédiaire entre les Winthémies et les Car-
célies, diffère des Winthcmies par ses faciaux nus , par son
corps un peu moins déprimé, nu , lisse, par ses antennes plus
longues et un peu obliques. La brièveté des premiers articles
LES ENTOMOBIES. I 8 5
antennaires et la longueur du dernier servent surtout à le
distinguer des Carcélies, dont il est très-voisin.
1. Aplomya nitens. R. D.
Cylindrico-subrotunda ; facie argenteâ ; scutelloferrugineo ; corpus
cœsio-nitens ; secundum abdominis segmentum lateribus subfulvum
dorsoque cinereum ; ails basi sordidiusculis.
Longueur, 3 lignes, d" Cylindrico - subarrondie i corps d'un
noirâtre luisant, avec l'écusson et les côtés du deuxième segment
abdominal fauves; ce deuxième segment est un peu cendré sur le
dos : face argentée; cuillerons blancs; ailes un peu sales à la base.
J'ai trouvé cet insecte à Saint-Sauveur.
2. Aplomya zonata. R. D.
Simillima Ap. nitenti : abdomen nigro-nitens ; secundo segmenta
dorso cinereo-argenteo , tertio lineolâ argenteâ transversâ.
Longueur, 3 lignes. $ Tout-à-fait semblable à \'Ap. nitens :
l'abdomen n'a point de fauve sur les côtés; le dos du deuxième
segment est cendré - argenté ; une petite ligne cendré - argenté
transverse sur le dos du troisième segment; ailes très-claires.
J'ai trouvé cette espèce aux environs de Paris.
XII. e Section. LES TACHINAIRES.
XII.' Stirps. TACHINARIJE. R. D.
Antennes descendant jusqu'à l'épistome ; le deuxième article
tendant à devenir aussi long que le troisième ; les deux premiers
articles courts.
Front rétréci sur les mâles ; face oblique ; péristome carré ;
corps cylindriforme , à teintes noires rayées et nuancées de cendré
grisâtre ; la nervure transverse de la cellule yC des ailes ordinaire-
ment convexe en dehors.
Les larves observées vivent dans les Chenilles.-
2 . Soyons étrangers. A a
[86 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Anicnnœ ad epistoma porrectœ ; secundus articulus /ongitudine aul
/. /ongitudine tertii ; primis cheti articulis brevibus.
Frons marium angustata ; facie obliqua ; peristomate quadrato ;
corpus cylindriforme , nigrum , cinereo-grisescente lineatum et tessel-
latum ,- nervus transversus cellulœ yC alarum sœpiùs externe con-
vexus.
Larvœ cognitœ vivunt in Erucis.
Les insectes qui composent cette section sont beaucoup
plus faciles à distinguer que ceux des sections voisines , par
une réunion de caractères qui frappent au premier coup
d'œil. Leur corps toujours cylindriforme avec des lignes et
des reflets gris-cendré, le front rétréci sur les mâles, em-
pêchent de les confondre avec d'autres races : mais le vrai
naturaliste les reconnaît au deuxième article antennaire, qui
tend sans cesse à s'allonger, et qui peut même devenir aussi
long que le troisième. Les premiers articles du chète sont
courts, et le péristome est carré; ordinairement la nervure
transverse de la cellule yC des ailes est convexe en dehors.
Ces insectes, qui peuvent acquérir une taille assez consi-
dérable, ont le vol très-rapide. Ils ne sont pas rares. Plu-
sieurs espèces ne se rencontrent que parmi les plantes litto-
rales. La plupart d'entre eux aiment à sucer le miel des
fleurs du Daucus Carotta. Ils sont plus communs sur la fin de
l'été qu'à toute autre époque.
J'en connais plusieurs espèces dont les larves vivent dans
les chenilles de Lépidoptères nocturnes.
I. Genre TACHINE, TACHINA. Meig.
Antennes descendant jusqu'à I'épistome , plus ou moins obliques :
le deuxième article souvent de la longueur du troisième; quel-
quefois il est un peu moins long : le troisième article prismatique;
premiers articles du chète courts.
Front assez rétréci sur les mâles; face un peu oblique; péris
LES ENTOMOBIES. I 87
tome carré; épistome plus ou moins échancré; corps cylindrique
ou cylindriforme, à teintes noires avec du gris ou du gris fla-
vescent ; la cellule yC toujours ouverte avant le sommet de l'aile,
avec la nervure transverse convexe en dehors.
Antennœ ad epistoma porrectœ , plus m'inusve obliqua; sècundus
articulus sœp'e longitudine tertii , sœpcque minori longitudine ; ter tins
articulus prismaticus ; chetum primis articulis abbreviatis.
Frons ad mares jam angustata , facie plus minusve obliqua ; peri-
stoma quadratum , epistomatc sœpiùs inciso ; corpus cylindricum aut
cylindriforme, nigrum , grisescens aut griseo-jlavescens ; cellula yC
semper aperta ante alannn apicem , nervo transverso externe convexo.
Les Tachines forment un genre naturel et assez nombreux
en espèces , dont les larves vivent dans les Chenilles. Leur
corps cylindrique, à teintes noires ou grises, le front des
mâles plus rétréci , et surtout le deuxième article antennaire
ordinairement aussi long que le troisième, les font recon-
naître avec facilité au milieu des Entomobies cylindriformes,
à face oblique et à antennes assez longues.
1. Tac H in a bapida. R. D.
Cylindriformis ; nigricans , grisescente vittata et tessellans ; fronte
aurea ; scutellum apice ferrugineum.
Longueur, 6 lignes 1/2. cf Cylindriforme; corps noir-luisant;
front et face dorés; palpes fauves; antennes et pattes noires; le
troisième article antennaire double du deuxième; corselet forte-
ment rayé de gris un peu jaunâtre ; moitié postérieure de l'écusson
rougeâtre ; abdomen avec trois larges fascies de reflets gris-cendré ;
cuillerons blancs; ailes claires, un peu sales à la base.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
2. Tachina vagans. R. D.
Ajfînis T. rapidae : scutellum ferrugineum ; abdomen secundi seg-
menti lateribus subfulvis.
Longueur, 6 lignes 1/2.
chatoyant sur l'abdomen ; cuillerons blanc-de-lait ; ailes d'un jau-
nâtre sale à la base et le long de la côte.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
6. Tachina macrocera. R. D.
Nigra, vix cinerascens ; scutelloferrugineo ; jrontc facieque albis.
Longueur , 5 lignes. $ Corps noir assez luisant ; corselet légè-
rement rayé de cendré ; front et face blancs ; antennes noires , un
peu épaisses ; abdomen noir-luisant , n'offrant que trois légères
fascies transverses cendrées; écusson subferrugineux; pattes noires;
cuillerons blancs; ailes un peu jaunâtres à la base.
J'ai également trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
7. Tachina rustica. R. D.
Simillhna T. villicae ; paulo minor : scutello nigro.
Cette espèce, tout-a-fait semblable au T. villka, est un peu
plus petite , et son écusson est noir.
Elle a été trouvée aux environs d'Angers.
8. Tachina littoralis. R. D.
Subrotunda ; griseo-subflavescens; facie albescente; abdomen inci-
suris nigris ; alœ sublimpidœ , diaphanes.
Longueur , 6 lignes. Ç Cylindrico-arrondie ; front doré ; face
blanche; le troisième article antennaire double du deuxième;
écusson obscurément pâle ; tout le corps couvert d'un duvet gris
jaunâtre; quelques lignes noirâtres sur le corselet; incisions des
segmens abdominaux noires; pattes noires; cuillerons blancs; ailes
d'un clair diaphane , un peu sales à la base.
J'ai trouvé cette rare espèce parmi des plantes littorales
à Saint-Sauveur.
9. Tachina hispida. R. D.
Simillima T. Iittorali : abdomen tesscllis magis cinereis ; alis
non diaphanis.
Cette espèce est tout-à-fait semblable au T. littoralis : mais le
I0O ESSAI SUR LES MVODAIRES.
fond de ses ailes n'est point diaphane; les reflets de LV&dom il
sont un peu plus cendrés , un peu moins jaunes.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
io. Tachina aurifrons. R. D.
Cylindrica ; nigricans , cincreo-grisescente vittata et tessellans ;
fronte aureâ ; abdomen secundo segmento subths fulvescente ; alœ [im-
piété.
Longueur, 4 lignes 1/2 à 5 lignes. Cylindrique; corps noir;
face blanche; front doré; antennes et pattes noires; palpes fauves;
corselet rayé de cendré un peu gris; écusson noir; abdomen avec
trois fascies cendrées ou d'un cendré grisâtre et chatoyant , et avec
du fauve sur le deuxième segment; cuillerons blancs; ailes claires ,
un peu flaves à la base.
J'ai pris cette espèce sur les Ombellifères.
11. Tachina campestris. R. D.
Simillima T. aurifronti; paulo obscurior : alis subsqualidis.
Tout-à-fait semblable au T. aurifrons : le cendré du corps est
un peu plus brun ; les ailes sont plus sales.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
12. Tachina abdominalis. R. D.
Cylindrica ; nigricans ; cincreo vittata et tessellans ; fronte aura ta .
abdomen subths pallide subfulvum.
Longueur , 5 lignes, o* Cylindrique ; front doré et face blanche ;
corselet noir , rayé de cendré : abdomen noir en dessus avec trois
fascies transverses cendrées et chatoyantes ; il est d'un fauve pâle
en dessous : pattes noires; cuillerons blancs; ailes jaunâtres à la
base.
J'ai trouve' cette rare espèce à Saint-Sauveur.
1 3. Tachina diaphanipennis. R. D.
Simillima T. aurifronti : a/is diaphane cyanescentibus.
Cette espèce est presque entièrement semblable au T. aurifrons :
LES ENTOMOBIES. I 9 I
mais à une certaine lumière les ailes sont d'un diaphane cyanes-
cent.
Elle est assez commune à Saint-Sauveur, sur les fleurs
de KHeradœum spondylium et du Daucus Carotta.
l4- TA CHINA GERMA N A. R. D.
Priori simillima ; minor : alis non diaphanis.
Longueur, 3 lignes 1/2. Cette espèce, assez semblable aux
précédentes, est plus petite. Front d'un blanc doré; du fauve
sous le deuxième segment de l'abdomen ; ailes non diaphanes.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
1 5. Tachina distincta. R. D.
Simillima T. aurifronti ; paulo minor; paulo magis aurulans .
abdomen secundo segmento non subfulvo.
Cette espèce, tout-à-fait semblable au T. aurifrons , s'en dis-
tingue par une taille un peu plus petite, par un front encore plus
doré , par un duvet plus jaunâtre et par l'absence de reflets rou-
geâtres sous le deuxième segment abdominal.
Elle est assez commune sur les fleurs de i'Heraclœum spon-
dylium.
\6. Tachina aurea. R. D.
Similis T. distincte; minor : abdomen tessellis inagis cinereis.
Tout-à-fait semblable au T. distincta, mais de moitié plus
petite ; les fascies de l'abdomen sont plus cendrées.
J'ai pris plusieurs individus de cette espèce sur les fleurs
de VHeraclxum spondylium dans la prairie de Gentilly.
17. Tachina soror. R. D.
Simillima T. aurifronti; minor : facie magis aurea.
Cette espèce, trouvée par M. Carcel, est tout-à-fait semblable
au T. aurifrons, dont elle diffère par une taille plus petite et par
sa face un peu dorée; le deuxième segment de l'abdomen est aussi
un peu fauve en dessous.
1Q2 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
18. Tachina florum. R. D.
Valide affinis T. diaphanipenni : frontc aurulanti ; corpus cinereo
vix favescente vittatum et tessellans.
Cette espèce a la plus grande analogie avec le T. diaphani-
pennis : mais ses lignes et ses reflets sont cendrés , à peine fla-
vescens; front un peu doré; face blanche; point de rougeâtre
sous l'abdomen ; ailes claires, non diaphanes.
J'ai trouvé cette espèce sur des Ombellifères de Saint-
Sauveur.
19. Tachina albida. R. D.
Simillima T. florum : fronte et facie albis ; corpus cinereo vitta-
tum et tessellans.
Tout-à-fait semblable au T. forum : corps noir avec des lignes
et des reflets d'un blanc cendré; front et face blancs; ailes claires ,
un peu flaves à la base.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
20. Tachina claripennis. R. D.
Simillima T. albidae; paulb minor : fronte subaureâ ; calyptis
subfavescentibus.
Semblable au T, albida; un peu plus petite : front un peu
doré ; ailes un peu plus claires : mais les cuillerons ont une très-
légère teinte flavescente.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
ai. Tachina festiva. R. D.
Affinis T. florum : nigro-ctesia ; vix cinerascens ; fronte auru-
lentâ; alis lirnpidis.
Longueur, 3 lignes 1/2. 2 Corps noir-luisant de pruneau , avec
des lignes sur le corselet et des reflets sur l'abdomen d'un cendré
peu prononcé; front un peu doré; face assez blanche; antennes
noires , à dernier article un peu plus épais; cuillerons blancs; ailes
très-claires , peu flavescentes h la base.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
LESENTOMOBIES. 193
3.2.. Tachina l/eta. R. D.
Simïllïma T. festivae ; minor : fronte aureâ.
Tout-à-fait semblable au T.festiva ; du quart plus petite : front
doré.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel.
23. Tachina affinis. R. D.
Nigro-cœsia; cinereo vittata et tessellans ; fronte v'ix favescentc ;
alis cyaneo-diaphanis.
Cette espèce a le port et la taille du T. festiva : corps noir-
luisant avec des lignes cendrées sur le corselet et des reflets cen-
drés sur l'abdomen ; à peine un peu de jaune sur le front ; face
blanche ; ailes d'un bleu diaphane.
J'ai trouvé cette rare espèce parmi les plantes de l'étang
de Ville-d'Avray.
^4- Tachina vicina, R. D.
Simillima T. distincts : facie argentcâ , non albo-aurea ; alis
magis diaphanis.
Cette espèce, tout-à-fait semblable au T. d'isùncta, a la face
argentée et non d'un blanc doré ; les lignes et les reflets du corps
sont un peu plus cendrés , et les ailes sont plus diaphanes.
Je l'ai trouvée sur les Ombeilifères des prairies.
25. Tachina divers a. R. D.
Simillima T. albidx; minor : tessel/is magis cinereis ; fronte
paulisper aurulenta.
Cette espèce, très-voisine du T. albida, s'en distingue par sa
taille plus petite, par son front un peu doré et par ses reflets
abdominaux plus cendrés.
Je l'ai trouvée à Saint-Sauveur.
2 . Savans étrangers. B 1)
Ijj4 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
2.6. TACHINA PRATENSIS. R. D.
Simillima T. claripenni ; paulo minor : fronte albescente ; calyptis
a Ibis.
Tout-à-fait semblable au T. claripennis ; un peu plus petite :
front blanchâtre ; cuillerons blancs.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
27. Tachina arvensis. R. D.
Cœsio-nigricans ; cincrascente vittata et tcssellans ; facie albes-
cente ; fronte brunea.
Longueur , 4 lignes. Corps noir assez luisant , rayé de cendre
sur le dos et les côtés du corselet; trois fascies de reflets cendre-
luisant sur l'abdomen ; face blanche; front brun; le troisième
article antennaire un peu plus épais que les deux autres ; ailes
claires, un peu sales à la base.
Cette espèce a été trouvée par M. Carcel.
28. Tachina silvestris. R. D.
Cylindrica ; fronte aurulentâ ; abdomen atrutn ; fasciis cinerascen
ùbus.
Longueur, 5 lignes. Cette espèce a la plus grande analogie
avec le T. diaphanipennis ; mais le fond de son abdomen tire déjà
sur le noirâtre , avec des fascies d'un cendré un peu moins marqué :
face d'un blanc jaunâtre; front doré; corselet noir, rayé de gris
cendré ; ailes sales à la base.
J'ai trouvé cette espèce à Gentilly.
29. Tachina atra. R. D.
Cylindrica; nigro-atrata ; fronte albescente; abdomen secundi
segment! lateribus fulvis ; alis basi squalidis.
Longueur, 4 lignes 1/2. Corselet noir, rayé de gris cendré;
abdomen très-noir, avec trois fascies transverses cendrées et avec
un peu de fauve sur les côtés du deuxième segment ; face blanche ;
front d'un blanc h peine jaunâtre; antennes et pattes noires; ailes
sales à la base.
Cette espèce est assez rare.
LES ENTOMOBIES. 195
30. Tachina nigra. R. D.
Simillima T. atne : fronte aureâ ; abdomine cinereo obscuriore.
Tout-à-fait semblable au T. atra : le cendré de l'abdomen est
moins clair; le front est jaune-doré.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
31. Tachina grisea. R. D.
Simillima T. atrae; minor : abdomen tessellis griseis ; alis sub-
limpidis.
Assez semblable au T. atra ; du tiers plus petite : front un peu
doré; les fascies de l'abdomen sont grises; ailes claires, un peu
Hâves à la base.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
32. Tachina atkata. R. D.
Simillima T. atrae; paulb minor : palpis palliais > abdomen
secundi segmenti lateribus non subfulvum.
Cette espèce, tout-à-fait semblable au T. atra , est du quart
plus petite : face blanche; front d'un blanc un peu jaunâtre; palpes
pâles; corselet noir-luisant, rayé de cendré; les reflets cendrés
assez peu marqués sur l'abdomen, dont le deuxième segment
n'est pas rougeâtre sur les côtés ; ailes sales à la base.
J ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
II. Genre VORIE, VORIA. R. D.
Le deuxième article antennaire de la longueur du troisième,
qui est comprimé sur les côtés et élargi vers Te sommet.
Front large sur les deux sexes.
Secundus antennes articulas longitudine tertii , lateribus compressis
et apice latiori,
Frons in utroque sexu latior.
Ces deux caractères, faciles à saisir, empêcheront tou-
jours de confondre ce genre avec les Tachines.
'Q^ ESSAI SUR LES MYODAIRES.
I. VORIA LATIFRONS. R. D.
Nigricans; griseo-cinerascente vittatn et tessellans ; fronte /ara,
subflavescente.
Longueur, 3 lignes 1/2. et 2- Corps noir un peu luisant ;
face blanche; front flavescent, large; des lignes cendrées sur le
corselet; trois fascies transverses de reflets cendrés sur l'abdomen;
antennes et pattes noires; cuillerons blancs ; ailes claires, un peu
sales à la base.
J'ai pris plusieurs individus de cette espèce sur les fleurs
de \' Hcruclthim spondylium dans la prairie de Gentilly.
III. Genre GUÉRINIE, GUERINIA. R. D.
Caractères du G. Tachine : le deuxième article antennaire n'est
que le tiers du troisième.
Taille plus petite; forme moins cylindrique ; front plus large;
épistome droit, non échancré; la cellule yC s'ouvre plus près du
sommet de l'aile, et sa nervure transverse est plus droite.
Characteres Tachinarum : secundus antennœ articulas ultim'i solum
tertiam parrcm œauat.
Staturn minor; forma subrotunda ; fions latior ; epistomate recto,
non inciso ; cellula yC magis aperta ad alœ apicem , nervo transverso
minus arcuato.
Les espèces de ce genre , que je dédie à M. Guérin , ento-
mologiste distingué , sont toujours de plus petite taille que
les Tachines ; leur épistome non incisé , leur forme moins
cylindrique, la nervure transversale plus droite de leur cel-
lule yC, suffisent pour les bien distinguer. Elles sont rares,
et se trouvent plus particulièrement sur les fleurs du Daucm
Carotta.
I. GUERINIA FESTIVA. R. D.
Bruneo-griscscens ; fronte fiavescente ; calyptis subfavescentilus ,
alis limpidis.
Longueur, 2 lignes. Corps noirâtre; front un peu doré; face
LES ENTOMOBIES. IQ7
blanche; antennes et pattes noires; palpes pâles; corselet forte-
ment rayé de gris-cendré épais ; abdomen couvert de reflets d'un
gris un peu jaunâtre; cuillerons d'un blanc un peu jaunâtre; ailes
très-claires.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
2. GUERlNlX MU SC A. R. D.
Statura Aluscœ : grisco-cinerascens ; fronte a lia; catyptis albis :
élis basi squalidiusculis.
Longueur, 3 lignes. Port et taille du Afusca domestica : cotés
du front et face blanchâtres; corps couvert d'un duvet gris cendré:
antennes, frontaux, pattes , noirs; cuillerons blancs; ailes claires,
un peu sales à la base.
Cette espèce a été trouvée aux environs d'Angers.
3. GUERINIA VIVAX. R. D.
Si mil lima G. festivae : fronte aureâ ; calyptis albis.
Tout-â-fait semblable au G.festiva : un peu pius brune; front
plus doré ; cuillerons blancs.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
4- GUERINIA WlNTHEMI. R. D.
Grisescens ; fronte subgriseâ.
Longueur , 2 lignes. Corps brun-gris ; incisions des segmens
de l'abdomen noires ; front gris ; face blanchâtre; cuillerons blan-
châtres; ailes claires.
Cette espèce a été envoyée de Hambourg à M. Guérin par
JV1. von Winthem.
5. GUERINIA NA\A, R. D.
Similliina G. Winthemi; paulo minor : thorax cinerascens ; frorn
albescens.
Tout-a-fait semblable au G. Winthemi ; un peu plus petite : le
duvet du corselet est cendré et non gris ; le front est plus blanc.
On trouve cette espèce aux environs de Paris sur les fleurs
du Diluais Carotta.
JQC ESSAI SUR LES MYODAIRES.
6. GUERINIA GAGATEA. R. D.
Mïnor : facie bruneo - all/escente ; corpus nigruin , nitidum , vix
grisescens; calyptis flavescentibus.
Longueur, i ligne 1/3. Corps noir-brillant , paraissant n'avoir
que très-peu de grisâtre; face d'un brun blanchâtre; cuillerons
flavescens ; ailes peu claires.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel.
IV. Genre MEIGÉNIE , MEIGENIA. R. D.
Antennes descendant presque jusqu'à l'épistome ; le dernier
article triple du deuxième; chète subtomenteux à la loupe, et à
premiers articles très-courts.
Front étroit sur les mâles , avec l'angle frontal saillant et la face
oblique ; faciaux un peu ciiigères ; péristome un peu plus long
que large; épistome non saillant; palpes labiaux un peu saillans;
corps cylindrique, à teintes brunes et grises; la cellule yC ouverte
un peu avant le sommet de l'aile , avec sa nervure transverse
droite.
Antennce ad epistoma porrectœ; ultimus artculus trilongior se-
cundo ; chetum ad lentem subtomentosum , primis articu/is indistinctis,
Frons màrium angustata, angulo frontali prominulo , facieque
obliqua et facialibus paulisper ciligeris ; peristoma paulà longius ,
cpistomate haud prominulo palpisque labialibus gracilibus ; corpus
cylindricum , bruneo-griseum ; cellula yC paulo ante alœ apicem
aperta, nervo transverso semper aperto.
Les Meigenies, qui doivent rappeler le nom du plus célèbre
diptcrographe de notre e'poque, semblent être à la fois la
suite naturelle des Médines et des Tachines, en même temps
qu'elles conduisent aux Macquarties et aux Erébies. Leur
diète subtomenteux, à premiers articles presque indistincts,
les différencie des Médines et des Tachines , qui ont encore le
péristome un peu plus carré. Les ailes des Tachines sont plus
aptes an vol.
LES ENTOMOBIES. I99
Un corps cylindrique , à teintes d'un brun gris , avec le
iront des mâles peu développé et leur face oblique, des
cuillerons larges et plus ou moins obscurs, font reconnaître
les espèces au premier coup d'œil : mais elles sont très-diffi-
ciles à distinguer entre elles.
1. Meigenia cylindrica. R. D.
Nigro-grisescens ; abdomen griseo-cinerascens , quatuor punctis
aut maculis obscure nigris ; alis atratis.
Longueur, 3 lignes. Cylindrique; front, antennes et patte.s
noirs; face d'un brun albide; corselet noir; abdomen noir avec
des reflets d'un gris brun et quatre points d'un noir obscur ; quel-
quefois un peu de fauve sur ies côtés du deuxième segment ; cuil-
lerons jaunâtres; ailes noirâtres.
J'ai trouvé cette espèce sur des fleurs. Peut-être est-ce sa
larve qui vit dans ÏHydrocampa stratiotalis.
2. Meigenia grisescens, R. D.
AJfînis M. cylindricas : griseo-cinerea ; abdomen quadrimacu'a-
tum ; calyptis alisque fumosis.
Longueur, 3 lignes. Cette espèce, voisine du M. cylindrica,
est moins cylindrique, et garnie d'un duvet gris plus cendré; les
quatre taches de l'abdomen sont plus prononcées; cuillerons
blancs ; ailes enfumées.
Cette espèce n'est pas rare sur certaines Ombellifères.
3. Meigenia borealis. R. D.
Omnino similis M. grisescenti : facie griseâ ; abdomen jlavescens.
Longueur, 3 lignes. Tout-à-fait semblable au M. grisescens :
face grise; abdomen garni d'un duvet gris-jaune avec quatre taches
noires.
Cette espèce m'a été communiquée par M. Macquart de
Lille.
2DO ESSAI SUR LES MYODAIRES.
4- MEIGENIA BISIGNATA. R. D.
Tachina BISIGNATA, Meig.
Simillima M. grisescenti : abdomen bisignatum ; calyptis minus
bruneis.
Longueur , 3 lignes. Tout-à-fait semblable au AI. grisescens :
l'abdomen n'offre que deux points ( ou taches ) noirs; cuiilerons
plus clairs.
J'ai trouvé plusieurs fois cette espèce à Paris.
5. Meigenia immaculata. R. D.
Simillima M. bisignatae : magis grisea ; abdomen immaculatum.
Longueur, 2 lignes 1/2. Tout-à-fait semblable au AI. bisignata ;
un peu plus petite; un peu plus grise : l'abdomen est sans tache
sur le dos.
J'ai trouvé cette espèce plusieurs fois.
6. Meigenia flavescens. R. D.
Simillima Al. immaculatae : abdomen immaculatum ; calyptis
minus bruneis.
o" Semblable au AI. immaculata : abdomen jaunâtre; cuiilerons
et ailes un peu plus clairs.
J'ai trouvé cette espèce à Paris.
7. /Meigenia vernalis. R. D.
Nigricans : abdomen lateribus fulvescens ; calyptis subfuscis.
Longueur, 3 lignes. Front, antennes, pattes, noirs; face d'un
blanc albicant; corselet noir-luisant, très-peu lavé de cendré;
abdomen d'un noir un peu gris , avec une tache tauve sur les
côtés du deuxième et du troisième segment; cuiilerons larges,
flavescens; ailes lavées d'un sale noirâtre.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
LES ENTOMOBIES. 20 I
8. Meigenia floralis. R. D.
Tachina floraus. JVleig.
Parva ; nigro-grisescens ; abdomen quadrimaculatum ; calyptis
brune is ; a lis basi fuscan'u.
Longueur, i ligne i/4-à i ligne 1/2. Corps noir -luisant; face
d'un brun blanchâtre; corselet rayé de gris obscur; abdomen avec
trois fascies grises et quatre points ou taches noires et à reflets;
souvent un peu de fauve sur les côtés du deuxième segment ;
cuillerons bruns; ailes claires, noirâtres à la base.
Cette espèce est commune en été sur les fleurs de plu-
sieurs Ombellifères.
9. A'Ieigenia parva. R. D.
Similllma M. florali : pedibus obscure bruneo fulvescentibus.
Semblable au M. foralis : pattes d'un brun-fauve obscur.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean.
10. Meigenia nitida. R. D.
Parva : g gateo-nitida.
Longueur, 1 ligne 1/2. Tout le corps d'un beau noir-jais lui-
sant ; à peine y distingue-t-on un peu de cendré albide : face
albicante; ailes assez claires.
Cette espèce a été trouvée à Lille par M. Macquart.
11. Meigenia nana. R. D.
Parva; atro-nitida ; abdomen incisuris grisescentibus.
Longueur, 1 ligne 1/4. rf Petite; tout le corps d'un beau
noir-jais luisant; les segmens de l'abdomen offrent un léger duvet
gris à leur insertion.
Cette espèce a été trouvée à Lille par M. Macquart.
2 . Savant étrangers. C c
202 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
V. Genre ACEMYE , ACEMYA. R. D.
Antennes de moyenne longueur : le troisième article double
du second, et ayant l'angle antérieur de son sommet un peu pro-
longé en pointe; premiers articles du chète courts.
Front très-étroit; face peu élevée, verticale; péristome carre;
corps noirâtre , cylindriforme ; la cellule yC ouverte presque au
sommet de l'aile, avec sa nervure transverse droite.
Antennœ tnedïœ longitudinis ; tertius articulus secundo bilongior ,
et apice /éviter acuto anticè ; primis cheti articulis brev'wribus.
Frons angustissima ; faciès brevis , ferè verticalis ; peristoma qua-
dratum ; corpus nigricans , cylindriforme; cellula yC aperta ferè in
alœ apice, nervo transverso recto.
La réunion des divers caractères de ces insectes les range
à côté des Meigénies, dont elles diffèrent essentiellement par
un péristome carré, par des antennes un peu plus courtes et
dont l'angle antérieur du sommet se moule en une petite
pointe. Leur front est très-étroit ; les faciaux sont entière-
ment nus.
Ces insectes paraissent être très-rares.
I. ACEMYA OBLONGA. R. D.
Cylindriformis ; nigro-grisescens ; facie albâ ; alis basiftavescen-
tibus.
Longueur, 3 lignes. Cylindriforme; face albide; antennes et
pattes noires; corselet noir, rayé de gris; abdomen noir, couvert
d'un duvet gris-de-poussière; cuillerons blancs; ailes flavescentes
à la base.
Je n'en possède qu'un individu trouvé à Saint-Sauveur.
2. ACEMYA SUBROTUNDA. R. D.
Subrotunda ; nim-o-orisea ; alis sordidis.
Longueur, 2 lignes 1/2. Port d'une Mouche; face albicante;
LES ENTOMOBIES. 203
corselet noir, rayé de grisâtre ; abdomen couvert d'un duvet gris;
cuillerons blancs ; ailes obscures.
Je n'en possède qu'un individu trouvé à Paris.
3. ACEMYA MYOÏDEA. R. D.
Subrutunda ; facie argenteâ ; thorax niger, criseo lineatus ; abdomen
grisescens ; calyptis a/bis ; alis basiflavescentibus.
Longueur, 2. lignes 2/3. Port d'une Mouche; face argentée;
thorax d'un noir un peu luisant , rayé de gris ; abdomen couvert
d'un duvet gris; cuillerons blancs; ailes claires, flavescentes à la
base.
Je n'en possède qu'un individu trouvé à Saint-Sauveur.
XIII. C Section. LES MACQU ARTIDES.
XIII.' Sti bps. MACQUARTIDyE. R. D.
Antennes ne descendant pas toujours jusqu'à l'épistome; le
troisième article le plus long; premiers articles du chète courts;
le dernier article toujours tomenteux a la loupe.
Péristome plus long que large; épistome coupé obliquement
sur la face ; corps cyiindriforme , un peu arqué , à teintes assez
luisantes. La nervure transverse de la cellule yC toujours droite
et ouverte dans le sommet de l'aile.
Larves inconnues.
Antennœ non usque ad epistoma porrectœ ; tertio articulo longiore ;
primis chet'i articulis brevioribus , ultimo ad lentem semper subtomen-
toso.
Peristoma magis elongatum quàm latum , epistomate in facie
oblique inciso ; corpus cyiindriforme , subarcuatum , scepiùs nitens ;
nervus transversus cellulce yC semper rectus et in alœ apice aperçus.
Larvœ ianotœ.
o
Cette section, que je dédie à un entomologiste français,
comprend des insectes faciles à distinguer de tous ceux déjà
étudiés, si l'on veut faire attention à leurs caractères. Ils ont
Ce*
20.J ESSAI SUR LES MYODAIRES.
le corps cyiindriforme, nuancé de teintes assez luisantes.
Rarement leurs antennes descendent jusqu'à l'épistome, qui
est toujours coupé en biseau aux dépens de la face. La cel-
lule yC est toujours ouverte dans le sommet de l'aile , avec
sa nervure transverse droite. La loupe montre que le chète
est toujours tomenteux.
Ces caractères, qui sont constans, méritent d'autant plus
de fixer notre attention, que nous ne possédons aucune
donnée sur les larves de ces insectes , et qu'il est presque
certain que nous sommes sur des races dont les larves ne me
paraissent plus devoir vivre dans les chenilles.
Les Macquartides font la suite naturelle des Meigénies.
I. Genre MACQUARTIE, MACQUARTIA. R. D.
Tous les caractères des Meigénies : mais antennes un peu plus
courtes ; chète tomenteux.
Face un peu moins oblique ; corps d'un noir grisâtre.
Omnes Meigeniarum cluiracteres : at an tennis paul'o brevioril/us ;
cheto subtomentoso.
Faciès pau/à minus obliqua ; corpus nigro-grisescens.
Ce genre a les plus grands rapports avec les Meigénies
pour les formes, le front et les ailes : mais déjà ses antennes
sont un peu plus courtes ; le chète est évidemment tomen-
teux. Les espèces paraissent être rares chez nous.
Je le dédie à M. Macquart , entomologiste de Lille, et
auteur d'un traité sur les Diptères du nord de la France.
i. Macquartia flavescens. R. D.
Cylindrijormis ; nigro-grisescens ; pedes elongati ; calyptis et a/is
flavescentibus.
Longueur, 3 lignes 1/2. Cyiindriforme; front, antennes, pattes,
noirs; corselet noir, rayé de gris; abdomen couvert d'un duvet
LES ENTOMOBIES. 20J
grisâtre; face d'un brun gris; pattes un peu allongées; ailes assez
longues, flavescentes , ainsi que les cuillerons.
Je ne connais qu'un individu de cette espèce : il est de
Paris.
2. Macquart/a egens. R. D.
Tac m n a ecens. Meig.
Priori similis ; paulo minor : minus grisea ; calyptis fiavis ; alis
clarioribus.
Longueur, 3 lignes. Port du Al. fiavcscens ; un peu plus petite :
corselet un peu plus grisâtre; le gris de l'abdomen est un peu
moins intense : balanciers et cuillerons d'un flave intense; ailes
légèrement lavées de flavescent.
Cette espèce a été envoyée par M. von Winthetn sous le
nom de Tachina egens, Meig. Je ne sache pas qu'on l'ait
trouvée à Paris.
3. Macquartia iwbripes. R. D.
.\ igra ; griseo- tomcntosa ; primis antennœ articulis pedibusque
rubris ; calyptis alarumque basi fiavis.
Longueur, 4 lignes 1/2. Ç Corps noir, saupoudré de gris;
frontaux noirs ; face d'un brun-gris soyeux; premiers articles an-
tennaires, pattes, rouges; tarses bruns; palpes fauves; cuillerons
et base des ailes jaunes.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur parmi des plantes
littorales.
4- Macquartia germanica. R. D.
Nigra ; vix cinerascens ; calyptis fiavis ; alœ sat clarœ.
Longueur, 4 lignes 1/2. Face d'un brun blanchâtre; antennes,
front, pattes , noirs; corselet noir un peu luisant , très-légèrement
glacé de cendré ; abdomen noir-luisant , comme un peu verdoyant ,
avec quelques reflets cendrés; cuillerons jaunes; ailes claires,
quoique légèrement lavées de noirâtre.
Cette espèce a été envoyée d'Allemagne par M. von
206 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Winthem sous le nom de Tachïna tcmula de Meigen : il y
avait e'videmment erreur.
5. Macquartia viridescens. R. D.
An tennis medianeis bruneo-fulvescentibus ; abdomen cash -viri-
descens, cinereoque tessellans ; alis , calyptis, fiavescentibus.
Port du A4, aermanica : antennes médianes d'un brun fauve;
face d'un brun blanchâtre; corselet noir un peu luisant, très-légè-
rement nuancé de cendré; abdomen verdoyant, un peu glacé de
cendré; corselet et ailes flavescens; pattes noires , un peu allongées.
Cette espèce se trouve à Paris.
6. Macquartia microcera. R. D.
Antennœ breviores, cheto vix ad lentem subtomentoso ; corpus
ccesium , abdomine /éviter cinerascente : calyptis a Ibis.
Cette espèce, par ses antennes plus courtes et son chète à peine
tomenteux à ia loupe, mérite une attention particulière. Antennes
noirâtres; palpes d'un fauve pâle; face d'un brun albide; corselet
noir-luisant de pruneau , avec de légères lignes d'un cendré obscur;
abdomen noir- bleuissant, avec un léger duvet cendré; pattes
noires; cuillerons blancs; ailes un peu flavescentes.
Cette espèce fait partie de la collection de M. le comte
Dejean.
7. Macquartia brachycera. R. D.
Nigra, cinereo aspersa ; facie albicante ; an tennis brevibus , basi
pedibusque rufescentibus ; calyptis alarumque basi Jlavis.
Longueur , 3 lignes. 2 Ne pas confondre cette espèce avec le
AI. rubripes. Face et côtés du front albides; corps noirâtre, un
peu saupoudré de cendré; base des antennes et pattes d'un fauve
jaunâtre; cuillerons et base des ailes jaunes.
J'ai trouvé cette rare espèce aux environs de Paris.
8. Macquartia grisescens. R. D.
Thorax bruneo-grisescens ; abdomen subgriseum ; primis antcnna
articulis subrubris ; f route bruned.
LES ENTOMOBIES. 207
Longueur, 4 lignes. $ Face d'un brun argenté ; front brun ;
premiers articles antennaires rougeâtres; corselet d'un brun un
peu gris ; abdomen en majeure partie gris ; pattes noires ; cuilie-
rons blancs ; ailes jaunes à la base.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
II. Genre AMÉDÉE, AMEDEA. R. D.
Le deuxième article antennaire presque de la longueur du troi-
sième; chète tomenteux a la loupe.
Tous les caractères du G. Macquartie ; mais épistome saillant.
Secundus antennœ articulas fere tongitudine tertii ; chetum ad
lentem tomentosum.
Omnes Alacquartïarum characteres ; at epistomate prominulo.
II est impossible d'éloigner ce genre des Macquarties, dont
il diffère essentiellement par son épistome saillant.
Je le dédie à M. Amédée de Saint- Fargeau fils, qui l'a
trouvé.
I . AMEDEA SCUTELLAR1S. R. D.
Nigro-grisescens ; facie albâ ; scutellum subferrugineum ; abdomen
quatuor maculas nigricantes mentitur.
Longueur , 5 lignes, q* Antennes noires ; face et cotés du front
blancs; palpes, trompe et pattes noirs; corselet noir, rayé de
gris ; écusson ferrugineux ; abdomen garni de reflets gris , et ,
à une certaine lumière, offrant l'apparence de quatre taches noi-
râtres sur le deuxième et le troisième segment ; cuillerons blan-
châtres; ailes un peu sales à la base.
Cet insecte a été trouvé à la Rochelle.
III. Genre ÉRÉBIF , EREBIA. R. D.
Antennes descendant presque jusqu'à l'épistome ; le dernier
article prismatique, double du deuxième; chète tomenteux à la
loupe.
Front large sur les deux sexes ; péristome plus long que large ,
2o8 ESSAI SUR LES MYODA1RES.
sans épistome saillant; anus des mâles recourbé en dessous; corps
cylindrique, un peu arqué, très-noir; la nervure transverse de la
cellule yC droite et s'ouvrant dans le sommet de l'aile.
Anttnnœ fere ad cpistoma porrectœ ; ultimus articulas prismaticus ,
secundoque bilongior ; chetum ad lentem tomentosum.
Frons lata in utroque sexu ; peristoma magis elongatum quàm
fatum, épis tomate haud prominulo ; anus marium subtus incurvus ;
corpus subcylindricum , subarcuatum, gagateum ; nervus transversus
cellulœ yC rectus et in alœ apice apertus.
Les Macquarties ont les antennes un peu plus courtes et
le front très-rétréci sur les mâles : ce dernier signe est tout-
a-iait caractéristique.
Les Erébies se trouvent surtout en mai et en juin parmi
les herbes des prés un peu secs.
I. EliEBlA TEMULA. Scop.
MUSCA TEMULA. Linn. Fabr. Vill. Scop. cScc. — Aldiov. pi. III, n.°"20.
ECHIAOMY A TEMULA. Duméril.
Oblonga ; pi/osa ; atro-nitens ; a /arum basi , squamâ halteribusque
ferrugineis. Fabr.
Longueur, 5 lignes 1/2. Face et front noirs : tout le reste du
corps velu, d'un beau noir brillant; cuillerons blanchâtres ; balan-
ciers d'un roux pâle; ailes jaunes à la base et à disque flavescent.
Assez commune à Paris.
Certainement cette espèce n'est pas celle que Meigen dé-
signe sous le nom de Tachina temula, et à laquelle il donne
une face d'un blanc argenté.
2. En ESI A FLAVIPENN1S. R. D.
Nigro-picea nitcns ; facie bruneo-albicante ; calyptis et alis flavio-
ribus.
Longueur, 4 lignes. Cylindrique; antennes, front, pattes,
noirs; face d'un brun blanchâtre; tout le corps noir-de-poix lui-
sant; cuillerons et ailes d'un jaune un peu rouillé.
Cet individu a été (rouvé à Paris.
LES ENTOMOBIES. 2O0
IV. Genre MINELLE, MINELLA. R. D.
Caractères des Érébies; le deuxième article de l'antenne double
du premier, le troisième double du deuxième et prismatique; pre-
miers articles du chète courts , le troisième subtomenteux.
Palpes maxillaires un peu allongés ; nervure transverse de la
cellule yC de l'aile droite.
Characteres Erebiarum; secundus antennœ articulus primo bilon-
g'wr, tertius prismathus et secundo bilongior ; primis cheti tomentosi
articulis brevibus,
Palpis maxillaribus longioribus ; nervo transverso cellulœ yC
alarum recto.
Les caractères antennaires et alaires de ce genre le rap-
prochent des Érébies : mais il a les palpes maxillaires un peu
plus allongea, saillans au dehors , le chète un peu plus tomen-
teux et la nervure transverse de la cellule yC droite. J'en ai
pris un individu sur le talus d'un terrain criblé de trous
d'Hyménoptères.
I. MINELLA NITIDA, R. D.
Cylindrica; nigricans ; abdomine nigro-viridescente ; alis basifia-
vescentibus.
Longueur, 3 lignes 1/2. Face blanchâtre; front noirâtre ; an-
tennes et pattes noires; corselet noir-bronzé, avec un léger duvet
brun ; abdomen noir-métallique verdoyant ; cuillerons d'un blanc
un peu jaunâtre; ailes claires, flavescentes à la base.
Trouvée en septembre sur le talus d'un terrain sablonneux
et criblé de trous d'Hyménoptères.
V. Genre ALBINIE , ALBINIA, R. D.
Antennes ne descendant pas tout-à-fait jusqu'à l'épistome; le
deuxième article un peu plus épais que le troisième, qui est
double en longueur et prismatique.
Front carré; péristome développé; épistome saillant, en carré
2 . Savons étrangers. J) J
2IO ESSAI SUR LES MYODAIRES.
transverse; optiques ciligères; corps cylindriforme , noir avec des
nuances cendrées; cellule yC ouverte avant le sommet de l'aile.
Antcnnœ non omnino ad epistoma porrectœ ; secundus articulas
paulb crassior tertio bilongiore et prismatico.
Irons quadrata ; peristoma clongatum ; epistomate prominulo , qua-
drato - transverso ; opticis ci/igcris ; corpus cylindriforme, nigrum ,
cinerascens ; cellula yC ante alœ apicem aperta.
Par ses antennes , ce genre se rapproche beaucoup des
Erébies et des Minelles , dont il diffère d'une manière tran-
che'e par son épistome saillant.
Je dédie ce genre à la mémoire de l'entomologiste anglais
Albin.
i. Albin i a buccalis. R. D.
Cylindriformis ; nigra, cinereo lineata; facie brunicante ; calyptis
al bis ; alis basi leviter fuscanis.
Longueur, 4 lignes. Cylindriforme; antennes, pattes, noires;
front noirâtre; face d'un brun un peu albicant; corselet noir, raye
d'un cendré obscur; abdomen noir, avec trois fascies d'un cendre
albide; cuillerons blancs; ailes claires, d'un noirâtre un peu sale
à la base.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Serville.
VI. Genre NOVIE, NOVIA. R. D.
Antennes assez courtes; le dernier article comprimé, élargi; le
second article du chète triple du premier.
Péristome carré; front moyen; la cellule yC de l'aile très-légè-
rement pétiolée.
Antennœ breviores ; ultimus articulus compressus , latior ; secundus
cheti articulus primo trilongior.
Peristoma quadratum ; frons média; cellula yC alœ levissimè
petio/ata.
Ce petit genre semble réunir tous les caractères des Mac-
cjuarties , à côté desquelles je l'échelonne ; mais ses antennes ,
déjà très-raccourcies, et la cellule yC de l'aile, déjà très-
LES ENTOMOBIES. 2 I I
légèrement pétiolée, le rapprochent des Phytes, dont tou-
tefois son péristome tend à leioigner.
I. NOVIA CYLINDRICA. R. D.
Faciès bruneo-albiçans ; corpus nigro-griscscens ; abdomen nigro-
griseo-nitens ; calyptis fiavis.
Longueur , 3 lignes. Front et face d'un brun blanc ; frontaux ,
antennes , pattes , noirs ; corselet brun , légèrement rayé de gris ;
abdomen noir-gris luisant; cuillerons jaunes; ailes jaunâtres à la
base et à disque très-légèrement fuligineux.
Le seul individu que je possède a été pris au printemps
à Saint-Sauveur.
XIV. e Section. LES SERICOCEREES.
XIV.' Stirps. SERICOCERATsE. R. D.
Antennes assez longues, descendant jusqu'à l'épistome; le
deuxième article ordinairement un peu plus épais que le troisième,
qui est cylindrique ; premiers articles du chète courts , le dernier
villeux et plumosule.
Face ordinairement verticale; péristome carré; palpes maxil-
laires rudimentaires ou développés; pattes allongées; la cellule yC
ouverte sur le sommet de l'aile : sa nervure transverse un peu
convexe en dehors; elle est pétiolée sur les Minthos.
Antennœ elongatœ, ad epistoma porrectœ ; secundus articulas sa piùs
crassior tertio cylindrico ; primi c/ieti articu/i brèves, ultimo villoso
aut pluma to.
Faciès solitb verticalis , peristomate quadrato, palpisque mnxilla-
ribus rudjan entants aut manifcstis ; pedes elongati ; cellula yC aperta
in apice a lie, nervo transverso externe convexiusculo , ad Minthos
petiolata.
La face ordinairement verticale, le péristome carré, les
palpes maxillaires rudimentaires ou développés, le deuxième
article antennaire souvent plus épais que le troisième , le
Dd*
212 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
chète villeux, ies pattes allongées, donnent une réunion si
imposante de caractères, que ces insectes doivent être re-
connus sur-le-champ.
Dans l'ordre naturel , ils doivent suivre les Macquartides
et précéder les Ocyptérées. Considérés sous le rapport des
mœurs, ils ne sont peut-être pas des Entomobies , quoique
tout me porte à le penser. Si mon pressentiment se réalisait ,
ils formeraient une nouvelle tribu avant les Macropodées :
mais, jusqu'à des renseignemens précis, ils doivent occuper
la place que je leur assigne.
Leur rareté , la rapidité de leur vol et leur séjour dans les
bois, en rendent la prise très-difficile.
I. Genre MICROPTÈRE , MICROPTERA. R. D.
Antennes longues, descendant jusqu'à l'épistome; les deux
premiers articles courts , le troisième très-long et prismatique ;
chète très-légèrement tomenteux, a premiers articles très-courts.
Front carré; péristome carré; ailes un peu courtes; la cel-
lule yC ouverte au sommet de l'aile, avec la nervure transverse
un peu arquée; corps cylindrique , effilé, noir.
Antennœ longœ, usque ad epistoma porrectœ ; primis duobus arti-
cu/is brevissimis , tertio longissimo, prismatico ; alœ paulb breviores ;
chetum quam levissimi ad lentem subtomentosum , primis articulis
brevissimis.
Frons quadrata ; peristoma quadratum ; cellula yC ad alœ apicem
subaperta, nervo transverso arcuato ; corpus cylindricum , nigrum.
Ce genre a les plus grands rapports avec les Minthos :
mais le chète à peine tomenteux à une forte loupe, et surtout
la cellule yC ouverte et non pétiolée, l'en distinguent d'une
manière suffisante.
I. MICROPTERA NITIDA. R. D.
Faciès argenteo-nitida ; corpus cylindricum , nigro-nitidum , /éviter
albido tesselldtum.
LES ENTOMOBIES. 213
Longueur, 3 lignes 1/2. Cylindrique; front noir-luisant; an-
tennes, pattes, noires; face argentée; corselet noir avec un peu
de cendré obscur; abdomen noir avec quelques légers reflets
albides et obscurs; ailes et cuillerons d'un clair un peu obscur.
Le seul individu que je possède a été pris sur une fleur
de la commune de Rogny.
II. Genre PHYLLOMYE, PHYLLOMYA. R. D.
Tous les caractères du G. Micropiire : mais chète villeux et face
plus oblique.
Omnes G. Micropterae characteres : sed chetum subvillosum ,fack
obliquiore.
J'ai dû noter le chète villosule et non presque nu.
1. Phyllomya volvulus. R. D.
AIuscâ volvulus. Fabric.
OCYPTERA VOLVULUS. Oliv. Encycl. méthod.
Cyl'indrica ; fade argenteâ ; corpus nigrum ; abdomen albo trans-
versè lineatum.
Longueur, 4 lignes. Cylindrique; front, antennes, pattes,
noirs; face argentée; corselet noir, un peu lavé de cendré; ab-
domen noir-luisant, avec deux petites lignes transverses d'un blanc
chatoyant; cuillerons flavescens; ailes claires, flavescentes à la
base.
Cet insecte est rare : je ne l'ai encore trouvé qu'une seule
fois sur les feuilles d'un arbre, et au printemps.
III. Genre PHOROPHYLLE, PHOROPHYLLA. R. D.
La plupart des caractères des Phyllomyes : antennes un peu
plus courtes; le deuxième article plus épais que le troisième, qui
est un peu aplati sur les côtés ; chète villeux.
Front et face assez étroits; quatre palpes maxillaires articulés au
Zl4 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
sommet de la trompe; corps cylindrique , d'un noir luisant; la cel-
lule yC ouverte sur le sommet de l'aile , avec sa nervure transverse
droite.
Plerique characteres Phylhmyarum : antennœ paulo breviores ;
secundus articulus grossior tertio lateribus compresse/; chetum vil-
losum.
Frons et faciès angustatœ ; quatuor palpi maxillares articulati
versus apicem proboscidis ; corpus cylindricum , nigro-nitens ; cel-
lula yC in ipso alœ apice aperta , nervo transverso recto.
Ce genre est formé d'après des caractères si importans ,
qu'il est inutile d'y insister.
I. PHOROPHYLLA PALPAT A. R. D.
Cylindrica ; nigro-nitens ; abdomen albido trifasciatum.
Longueur, 3 lignes 1/2. Cylindrique; toute d'un noir brillant ;
un peu d'albide à fa face; trois légères fascies transverses albides
sur l'abdomen; cuillerons d'un blanc un peu jaunâtre; ailes très-
légèrement fuligineuses à la base.
Cet insecte, extrêmement rare, a été' trouvé par moi dans
un bois taillis, vers la fin du printemps, sur la commune de
Rogny.
IV. Genre THÉLAÏRE, THELAÏRA. R. D.
Caractères des Phyllomyes : chète plumosule.
Face presque verticale; palpes labiaux un peu saillans; cuille-
rons très-larges.
Phyllomyarum characteres : chetum plumosulum.
Faciès quasi vertical is ; palpi labiales paulisper excedentes ; ca-
lypta ampliora.
Le chète plumosule, la face presque verticale, les palpes
labiaux un peu saillans, empêchent aisément de confondre
ce genre avec les Phyllomyes.
LES ENTOMOBIES. 215
1. Thelaïra abdominalis. R. D.
Nigro-nitens ; thorax subcinerascens ; abdomen tribus fasciis
al bis , secundo tertioque segmenta lateribus fulvis.
Longueur, 5 lignes. Cylindrifbrme ; corps noir-luisant; face
argentée; palpes fauves au sommet; corselet un peu glacé de
cendré; abdomen avec trois fascies albides chatoyantes, et avec du
fauve sur les côtés du deuxième et du troisième segment ; cuille-
rons blancs ; ailes jaunes à la base.
Cette espèce, qui n'est pas commune, se trouve en été
sur les fleurs des Ombellifères.
2. Thelaïra bifasciata. R. D.
An Dexia bifasciata ! Meig.
Atra,nitida, vix cinerascens ; facie argenteâ ; abdomen fasciis
duabus albidis.
Longueur , 4 lignes. Cylindriforme ; toute d'un beau noir lui-
sant; face argentée; palpes d'un fauve pâle au sommet; corselet
nuancé de cendré argenté; abdomen avec deux fascies transverses
d'un albide chatoyant; cuillerons blanchâtres; ailes un peu fla-
vescentes à la base.
Cette espèce, très-rare, ne se trouve guère qu'au prin-
temps.
V. Genre URAMYE, URAMYA. R. D.
Caractères des Thélaïres : chète tomenteux.
Front étroit sur les deux sexes ; le dernier segment abdominal
des femelles prolongé en une longue tarière; corps cylindrique.
Theldirarum characteres : clietum tomentosum.
Frons angustior in utroque sexu; anus f émince in longam terebram
productus ; corpus cylindriforme.
On ne confondra jamais ce genre avec aucun de ses voi-
sins, surtout lorsqu'on possédera les femelles.
216 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
I. U RAM Y A PRODUCTA. R. D.
Cytindrica ; nigra , subcinerasctns ; palpi proboscisque apicefiavo ;
aise nebulosce.
Longueur, 6 à 7 lignes, d" et Ç. Cylindrique; face blanche;
antennes brunes; sommet des palpes et de la trompe d'un jaune
fauve ; corselet noir, saupoudré de cendré; abdomen noir, nuancé
de cendré sur les côtés : son dernier segment se prolonge en une
tarière noire sur la femelle ; cuillerons blanchâtres; ailes lavées de
noirâtre.
Ce curieux insecte a été rapporté du Brésil.
VI. Genre MINTHO , MINTHO. R. D.
Caractères du G. Mïcroptcre : mais chète subvilleux ; péristome
un peu plus allongé; front un peu moins large; abdomen com-
primé; la cellule yC de l'aile un peu pétiolée; teintes d'un noir
fauve.
G. Micropterae characteres : at chetum subvillosum ; peristoma
longiusculum ; frons leviter angustior ; abdomen compressum ; ccl-
lula yC alarum breviter petiolata.
La cellule yC de l'aile, un peu pétiolée, distingue nette-
ment ce genre d'avec les Microptères et les Phyllomyes.
Les Minthos ne sont pas très-rares sur plusieurs Ombeili-
fères. On ne connaît rien sur leurs larves.
I. MlNTHO COMPRESSA. R. D.
Musca compressa. Fabr.
OcYPTERA COMPRESSA. Oliv. Encyclop. méthod.
Cylindrica ; nigricans ; primis antennce artïculis , abdomims late-
ribus et femoribus , fulvis.
Longueur, 4 lignes. Face argentée; milieu du front noir; cor-
selet noir, rayé et lavé de cendré; abdomen comprimé, fauve,
avec des lignes transverses de reflets albides ; anus , une ligne sur
LES ENTOMOBIES. 2I7
le dos et une autre en dessous , noirs ; premiers articles de l'antenne
et cuisses fauves; cuillerons blancs; ailes lavées de jaunâtre.
On trouve cette espèce en France, en Espagne, en Italie,
en Egypte.
Z. MlNTHO OBSCURIPENNIS. R. D.
Similis priori ; minor : alis fuliginosis.
Longueur, 2 lignes 1/4. Semblable au M. compressa ; de
moitié plus petite : cuisses fîaves; ailes fuligineuses.
Cette espèce, dont j'ignore la patrie, fait partie de la col-
lection du comte Dejean.
3. Ail NT HO CAPENSIS. R. D.
Similis M. compressa: : ab domine fuho , nigro-punctato supernè.
Longueur, 4 lignes. Semblable au M. compressa : abdomen
fauve avec des reflets blancs à l'origine des segmens; un point
noir sur le milieu du dos de chaque segment.
Cette espèce, apportée du Cap de Bonne-Espérance, fait
partie de la collection du comte Dejean.
XV.' Section. LES PTILOCÉRÉES.
XV.' Stirps. PTILOCERATM. R. D.
Antennes courtes; le deuxième article presque aussi long que
le troisième; chète tomenteux et velu, à premiers articles courts.
Front rétréci sur les mâles; face peu élevée, un peu arrondie;
pénstome un peu plus long que large; corps cylindriforme , à
teintes noires et grises. La cellule yC n'atteint jamais le sommet
de l'aile.
Larves inconnues.
Antennœ abbreviatœ ; secundus articulas fere longitudine tertii ;
chetum tomentosum , villosum , primis articulis brevissimis.
frons marium angus ta ; faciès minus alta , subrotunda, peristo-
2 . Stiv.ins étrangers. E e
2 1 8 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
mate magis longo quàm lato; corpus cylindriforme , nigro-grisescens.
Ce! lui a yC nunquam ad alœ apicem porrecta.
Laryq ignotœ.
Tout me porte à croire que cette petite section appartient
aux Entomobies ; mais , si l'on parvient à découvrir que leurs
iarves ont d autres habitudes , il faudra les placer en tête de
la tribu des Muscides. Jusqu'à ce jour, je ne connais aucune
Muscide avec un semblable système d'ailes.
Les Ptiiocérées forment une petite section que les antennes
plus courtes , le chète plus contracte et plus velu , la face
moins élevée et le système alaire, distinguent nettement des
Séricocérées, à côté desquelles il faut les placer; il est im-
possible de leur assigner un autre rang.
Ces insectes sont rares : on ne les rencontre qu'en cer-
taines localités, et comme par hasard. Leur grande ressem-
blance avec plusieurs Muscides fait qu'on les méconnaît le
plus souvent et qu'on les néglige. La plupart de leurs espèces
se trouvent dans les bois. Elles ont le vol très-agile.
I. Genre PHYTE , PHYTO. R. D.
Antennes courtes; le deuxième article presque de la longueur
du troisième, plus gros, ongulé et poilu; chète à peine tomenteux,
à premiers articles très-courts.
Front assez étroit; face peu élevée; péristome arrondi, plus
long que large; deux palpes labiaux souvent visibles ; la cel-
lule yC de l'aile un peu pétiolée avant le sommet; corps cylin-
drique, noir, rayé de gris.
Antennœ abbreviatœ ; secundus articulus longitudine tertii , cras-
sier, ungulatus , villosus ; chetum vix subtomentosum , prïmis articulis
brevissimis.
Front satis angusta ; faciès sat brevis ; peristoma rotundatum ,
longius quàm latius ; duo palpi labiales solito distincli ; cellula yC
/éviter petiolata ante alœ apicem ; corpus cylindricum , nigrum , griseo
lineatum.
Certainement les Phytes ont les plus grands rapports avec
LES ENTOMOBIES. 2IQ
les Macquarties : mais leurs antennes, leur chète, leur face,
leur péristome et leurs ailes , indiquent nécessairement une
nouvelle section.
On les trouve sur les fleurs des Ombellifères et le long
des haies : elles sont rares.
. ' ■. .
1. Phyto nigra. R. D.
Nigra, vix cincrascens ; calyptis et alis /éviter fusco lavatis.
Longueur, 2 lignes 1/233 lignes. Noire; corselet rayé de
cendré obscur ; à peine un peu de cendré obscur a la face et à
l'abdomen; cuillerons et ailes légèrement lavés de fuligineux.
Cet insecte se trouve à Paris.
2. Phyto nigro-grisescens. R. D.
Cylindrica ; nigra, griseo lineata ; calyptis flavescentibus ; alce
vix nebulosœ.
Longueur, 3 lignes 1/2. Cylindrique, noire; face d'un noir
gris; corselet fortement rayé de gris; abdomen en partie couvert
d'un duvet gris; cuillerons jaunâtres; ailes assez claires, mais
, ayant une très-légère teinte nébuleuse.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur et à Paris.
3. Phyto palpalis. R. D.
Priori similis ; jpaulb minor : nigra, griseo-cinerascente lineata;
palpis maxillaribus rufo-pallidis ; alœ minus clàrce.
Longueur, 3 lignes. Noire, mais rayée ou garnie d'un duvet
gris cendré; palpes maxillaires d'un fauve pâle. J'ai pu distinguer
deux palpes labiaux articulés. Cuillerons flavescens ; ailes un peu
I < I A
lavées de jaunâtre.
J'ai pris cette espèce sur l'ombelle d'un Heraclaum spondy-
lium à Saint-Sauveur.
4- Phyto prompta. R. D.
Nigro-nitens ; thorax cinerascente lineatus; abdomen fasciis cine-
reis lessellantibus ; alce venosce , basisordidâ.
Ee*
220 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Longueur, 3 lignes. Q Tout le corps noir-luisant; frontaux
très-noirs; face noire, un peu albescente ; palpes fauves; corselet
rayé d'un cendré glacé; l'abdomen offre trois fascies transverses
cendrées et chatoyantes ; pattes noires; ailes un peu sales à la base
et à nervures assez prononcées.
J'ai trouvé cette espèce au bois de Boulogne.
II. Genre STÉVENIE, STEVENIA. R. D.
i
Caractères des Phytes : mais chète manifestement tomenteux;
épistome un peu plus détaché; cellule yC de l'aile à pétiole plus
long; corps plus cylindrique.
G. Phyto characteres : at chctum manifeste tomentosum ; epistoma
magis distinctum ; cellules yC petiolum longius ; corpus magis cylin-
dricum.
La réunion constante de ces caractères bien prononcés
m'oblige à séparer ce genre des Phytes , où le chète paraît
nu et où la cellule yC est à peine pétiolée.
Ce genre, qui ne comprend encore que des espèces de
Paris et de l'Anjou , est dédié à M. le comte Steven , ento-
mologiste russe.
1. Stevenia tomentosa. R. D.
Cylindrica; ni erra, cinereo lava ta; a lis subfiavescentibus.
Longueur, 3 lignes 1/2. $ Cylindrique; d'un noir assez lui-
sant; corselet un peu rayé de cendré; deux petites lignes trans-
verses albides sur l'abdomen; face d'un brun blanchâtre; cuille-
rons assez blancs; ailes d'un jaunâtre un peu sale.
Cet individu a été trouvé en septembre dans la prairie de
Gentilly. M. Carcel en a rapporté plusieurs échantillons de
l'Anjou. Le mâle offre en dessous un appendice qui se dirige
vers l'orifice anal.
LES ENTOMOBIES. 221
2. STEVENIA NITENS. R. D.
Nigro-nitida , vix cinerascens ; alis nebulosis.
Longueur, 3 lignes. Face albicante; corps d'un beau noir bril-
lant , à peine rayé ou glacé de cendré ; cuillerons blancs ; ailes
fuligineuses.
Cette jolie espèce a été trouvée par M. de Saint-Fargeau.
On doit ia rencontrer dans les prairies.
3. Stevenia nigripennis. R. D.
Cylindrica ; nigro-nitida , vix cinerascens ; alis fus co lavatis.
Cylindrique, d'un noir iuisant a peine glacé de cendré; ailes
lavées de noirâtre.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean.
4. Stevenia velox. R. D.
Cylindrica, atro-nitida ; al domine cinereo lineato.
Longueur, 3 lignes. Semblable au St. tomcntosa ; plus petite,
plus effilée, d'un noir plus brillant : deux légères lignes albides et
chatoyantes sur l'abdomen; ailes subflavescentes.
Cette espèce , assez commune en Anjou , a été trouvée par
M. Carcel.
III. Genre PTILOCÈRE, PTILOCERA. R. D.
Antennes rapprochées , ne descendant pas jusqu'à l'épistome ;
le second article plus épais , ongulé; chète plumeux.
Epistome non saillant ; palpes maxillaires dilatés sur la femelle;
corps cylindrico-conique, noir, couvert d'un duvet gris cendré: la
cellule yC n'atteignant pas le sommet de l'aile.
Antennœ approximatœ , non ad epistoma porrectœ ; secundo articula
crassiori, ungulato ; chetum plumosum,
Epistoma non prominulum ; palpis maxillaribus ad feminas dila-
tatis ; corpus cylindrico-conicum , nigro-cinerascens ; cellula yC non
usque ad alœ apicem porrecta.
Ce genre doit suivre immédiatement les Stévenies , avec
222 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
lesquelles il a les plus grands rapports, mais dont il est a
jamais séparé par le corps un peu plus épais , par les palpes
maxillaires dilatés sur la femelle , et surtout par les ailes, qui
n'ont pas la cellule yC prolongée jusqu'à leur sommet. On
doit aussi noter le chète, qui est plumosule.
i. Ptilocera palpalis. R. D.
Cylindrica; nigricans , cinereo-grisescente sparsa ; palpis ad femi-
nas dilatatis , luteis ; calyptis albis ; alœ basi sordidiusculâ.
Longueur, .| lignes. Cylindrique; corps noir, couvert d'un
duvet gris cendré ; hice d'un blanc un peu brun ; souvent le second
article antennaire est un peu clair; palpes de la femelle dilatés et
jaunes ; cuillerons très-blancs ; ailes assez claires , jaunâtres à la
base.
J'ai trouvé cette espèce au bois de Boulogne le 20 mai. La
femelle paraît très-rare.
2. Ptilocera conica. R. D.
Similior priori ; paulo minor : secundus cheti articulas subruber ;
abdomen conicum , cinerascens.
Semblable à l'espèce précédente ; un peu plus petite : le second
article antennaire rougeâtre ; abdomen conique , cendré.
J'ai trouvé cette espèce au bois de Boulogne le 20 mai.
Je ne possède que des mâles.
XVI. e Section. LES OCYPTEREES.
XVI.' Stirps. OCYPTERATsE. R. D.
Antennes moyennes ; le deuxième article tendant a devenir aussi
long que le troisième.
Face un peu oblique; péristome assez allongé, à épistome un
peu saillant; abdomen cylindrique; anus des mâles recourbé en
LESENTOMOBIES. 223
dessous et plus ou moins allongé; teintes noires et fauves; ailes
presque parallèles ; la cellule yC rarement ouverte dans le sommet.
Les larves d'une espèce observée vivent dans certains Hémi-
ptères.
Antennes medice longitudinis ; sccundus articulus quasi longitudine
tertii.
Faciès obliqua ; peristoma satis elongatum , cpistomate paulispcr
prominulo ; abdomen cylindricum ; ano marium subtùs recurvo , plus
minusve elongato ; colores nigri et fulvi; alœ quasi parallelœ ; cel-
lula yC rarb in apice aperta.
Larvce cujusdam speciei observâtes vivunt in quibusdam Hemipteris.
Cette section est très-naturelle et facile à distinguer au
milieu de toutes les Myodaires. Un corps tout-à-fait cylin-
drique, des teintes noires et fauves, des ailes à bords presque
parallèles, lui donnent une figure qu'on reconnaît aussitôt.
La plupart des mâles ont l'abdomen recourbé en dessous ,
comme les Occémydes. Les ailes ont ordinairement la cel-
lule yC fermée avant leur sommet.
Ces insectes avaient été désignés par M. Latreiile sous le
nom à'Ocyptères : mais cet entomologiste et surtout Olivier
y ont compris des espèces qui n'appartiennent pas même à
cette famille ; d'ailleurs l'observation de plusieurs nouveaux
caractères sur des individus non encore décrits m'oblige
d'établir des genres que je crois indispensables si l'on veut
suivre la marche de la nature.
On regardait ces animaux comme étant botanophages à
l'état de larves : leur organisation m'avait toujours laissé des
doutes à cet égard. M. Léon Du four , dans un travail du plus
haut intérêt, vient de démontrer que là larve de ÏOcyptera
bicolor ( Olivier , Encyclop. méthod. ) vit dans le corps du
Penmtôma grisea.
En général , ces insectes sont rares sous le double rapport
des genres et des espèces.
224 ESSAI SUR LES MVODA1RES.
1. Genre ICELIE, ICELJA. R. D.
Antennes de moyenne longueur; les deux premiers articles
égaux; chète àpeinesubtomenteux, à premiers articles très-courts.
Face et péristome d'une Ocyptérée; cellule yC de l'aile ou-
verte.
Antennœ longitudinis mediœ ; primis duobus art'iculis œqualibus ;
chetum vix subtomentosum , primis art'iculis brevibus.
Faciès et peristama Ocypteratœ ; ccllula yC ante alœ apicem
aperta.
Le péristome et l'épistome placent incontestablement ce
genre parmi les Ocyptéïe'es : il appartient à la section qui
n'offre pas la cellule yC de l'aile pétiolée. Les premiers ar-
ticles du chète, très-courts, peuvent encore empêcher de le
confondre avec le G. Hémyde.
I. IC £ LIA FLAVESCENS. R. D.
Cylindrica ; facie albide auratâ ; primis antennœ art'iculis , femo-
ribus tibiisque fulvis ; thorax cinereo-aurulans ; abdomen flavo-ful-
vum , ano nigro.
Longueur, 5 à 6 lignes. Cylindrique; face et côtés du front d'un
blanc doré; premiers articles des antennes , cuisses et tibias fauves;
tarses noirs; corselet couvert d'un duvet cendré doré; abdomen
jaune-fauve, avec le dernier segment noir; cuillerons flavescens ;
ailes flavescentes à la base.
Cette espèce, qu'on voit au Muse'um d'histoire naturelle,
a été rapportée de la Capitainerie des mines au Brésil par
M. Auguste Saint-Hilaire.
2. Icelia Brasiliensis. R. D.
Antennœ fulvescentes ; facie albescente; thorax cinereo-flavescens ;
abdomen fiavo-fulvum , incisuris lineaque dorsali nigris ; a lis nigri-
cantibus , prœsertim ad costam.
Longueur, 4 lignes. Antennes d'un fauve un peu brun; face
blanchâtre; corselet saupoudré de cendré flavescent; abdomen
LES ENTOMOBIES. 225
jaune-fauve avec une ligne longitudinale ; l'insertion de chaque
segment et le dernier segment noirs; pattes noires; tibias un peu
fauves; cuillerons un peu jaunâtres; ailes noirâtres, surtout vers
le bord extérieur.
Cette espèce a été rapporte'e du Brésil.
II. Genre ERVIE, ERVIA. R. D.
Antennes moyennes; le deuxième article antennaire un peu
plus long que le troisième; chète nu.
Face un peu oblique; faciaux nus; épistome non saillant; corps
cylindrique, noir et fauve; cuillerons larges; cellule yC un peu
ouverte avant le sommet de l'aile.
Antennœ medïce longitudinis ; secundus articulus tertio paulà
longior ; chetum nudum.
Faciès satis obliqua , facialibus nudis ; épis tomate non prominulo ;
corpus cylindricum , nudum et fulvum ; calypta lata; cellula yC
aperta ante a/arum apicem.
Si ce genre, par ses ailes, doit être placé à côté des
Hémydes et des Hermyes, il en diffère beaucoup par le
caractère de ses articles antennaires, assez saillant pour qu'il
soit inutile d'y insister.
I. ERVJA TRIQUETRA.
OCYPTERA TRIQUETRA. Oliv. Elicyclop. méthod.
Cylindrica; facie fiavescente ; antennis fulvescentibus ; thorax
niger ; abdomen subfulvum , ano lineaque dorsali nigris ; calyptis
subfiavescentibus; a lis claris.
Longueur, 5 lignes. Cylindrique; face et côtés du front jau-
nâtres; antennes d'un jaune fauve; corselet noir, obscurément lavé
de cendré; abdomen fauve , avec une ligne dorso-longitudinale et
l'anus noirs ; cuisses et tibias d'un fauve brunâtre ; tarses noirs ;
cuillerons un peu flavescens ; ailes claires.
Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc.
2 . Savons étrangers. F f
226 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
III. Genre HÉMYDE, HEMYDâ. R. D.
Caractères du G. Ocyptère : mais antennes un peu plus longues
que la face ; le troisième article très-long ; le second article du chète
triple du premier.
La cellule yC de l'aile ouverte sur le sommet.
Ocypterarum char ac ter es : at antennœ paulà longiores , tertio arti-
cula longiore ; secundus cheti articulas primo trilongior.
Cellula yC in alarum apice aperta.
Ce genre nous offre la plupart des caractères des Ocy-
ptères : mais la cellule yC ouverte et le second article du
chète plus long l'en distinguent nettement.
i. Hemyda aurata. R. D.
Cylindrica; faciès aurata; corpus nigrum ; secundum abdominis
segmentum postici testaceo-pallidulum ; pedes flavescentes , femoribus
nigro annulatis ; alœ fiavescenti-fuliginosœ.
Longueur, 6 lignes. Cylindrique; frontaux d'un noir brillant;
antennes noires; côtés du front et face d'un beau doré; corselet
noir , avec un petit point doré sur chaque angle antérieur et deux
autres sur les côtés; abdomen noir, recourbé sur le mâle; la moitié
postérieure du deuxième segment d'un pâle testacé, ainsi qu'une
fascie du troisième segment; pattes d'un jaune pâle ; cuisses anne-
lées de noir; tarses noirs; cuillerons et ailes d'un flavescent un
peu fuligineux.
Ce bel insecte, originaire de Philadelphie, fait partie de
la collection du comte Dejean.
IV. Genre HERMYE , HERMYA. R. D.
Tous les caractères du G. Hémyde : mais le second article du
chète à peine plus long que le premier.
Omnes Hemydœ characteres : at secundus cheti articulus primo
vix longior.
Tous les caractères de ce petit genre, et principalement
LES ENTOMOBIES. 227
celui des ailes, nous rappellent le genre Hémyde : mais les
deux premiers articles du chète sont courts.
1. Hérmya Afra. R. D.
Faciès nitidè aurata ; corpus totum , etiam alœ, nigro-gagateum.
Longueur, 7 lignes. Tout le corps, même les ailes, d'un noir-
jais très-prononcé; face d'un beau doré brillant; cuillerons blan-
châtres.
Cet insecte, rapporté du Bre'sil, fait partie de la collection
du comte Dejean.
2. Hermya Hottentota. R. D.
Atra, cinereo lavata ; facie argenteâ.
Longueur, 5 à 6 lignes. Tout le corps, même les ailes, noir;
ici le noir est glacé de cendré un peu chatoyant : face d'un beau
blanc d'argent; cuillerons blanc-de-lait.
Cette espèce a été rapportée du Cap de Bonne-Espérance.
V. Genre DUVAUCÉLIE, DUVAUCELIA, R. D.
Le troisième article antennaire en palette très-comprimée sur
les côtés , convexe sur le dos et coupé droit au sommet ; chète
tomenteux , à premiers articles très-courts.
Corps cylindrique; anus des mâles replié en dessous; cellule yC
de l'aile ouverte.
Tertius antennœ articulas lawibus compressas , antice convexius-
culus, ad apicem recte incisus ; chetum tomentosum , primis articulis
brenssimis.
Corpus cylindricum ; anus maris subtus refiexus ; cellula yC ante
apicem alœ aperta.
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'insister sur les carac-
tères de ce genre, qui suit les Hémydes et les Hermyes, et
que je dédie à la mémoire de Duvaucel, mort à Calcutta.
Ff *
220 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
I. DUVAUCELIA BICINCTA. R. D.
Cylindrica ; antennis fulvo-bruneis ; facle argenteâ; froncis late-
ribus auratis ; thorax ad numéros aurato-punctatus ; abdomen nigrum,
aureo-bicinctum ;femoribus et tibiis flavo-pallidis.
Longueur, 5 à 6 lignes, çf Cylindrique; antennes fauves et
brunes; face argentée; côtés du front dorés; frontaux noirs; cor-
selet noir, un peu saupoudré de cendré , avec un point doré ?i
chaque angle humerai; abdomen noir, avec deux cercles dorés;
cuisses et tibias d'un jaune pâle; tarses noirs; ailes un peu lavées
de flavescent.
Cette espèce, qui fait partie du Muséum d'histoire natu-
relle, a été envoyée du Bengale par MM. Diard et Duvaucei.
VI. Genre OLIVIÉRIE, OL1VIERIA. R. D.
Le troisième article antennaire un peu plus épais et un peu plus
long que le deuxième.
Abdomen cylindrico-ovalaire, un peu moins allongé; la cel-
lule yCh peine un peu pétiolée vers le sommet de l'aile.
Tertius antennœ articulas crassior vixaue longior secundo.
Abdomen cylindrico- ovatum , minus elongatum ; ccllula yC vix
petiolata versus alœ apicem.
La cellule yC à peine pétiolée vers le sommet de l'aile ,
et surtout l'abdomen non allongé et cylindrique, mais cylin-
drico-ovalaire, distinguent facilement ce genre des véritables
Ocyptères.
Je le dédie à la mémoire de notre entomologiste Olivier.
1. Olivieria lateralis. R. D.
OCYPTERA LATERALIS. Oliv. Fabr.
Nigra, cinereo lineata et tessellans ; abdomen primis segmentis
lateribus fulvis ; alœ fuliginosœ.
Longueur, 3 lignes, 3 lignes 1/2 et 4 lignes. Face d'un brun
albide; antennes, palpes et pattes noirs; corselet noir, rayé et glacé
LES ENTOMOB1ES. 22(p
de cendré albide; abdomen noir, avec trois fascies transverses
albides et les cotés des premiers segmens fauves ; cuillerons
blancs; ailes plus ou moins lavées de fuligineux.
Cette espèce n'est point rare en été sur les fenêtres de nos
appartemens et sur les fleurs des Ombeilifères. Le mâle est
pius petit que la femelle.
VII. Genre OCYPTÈRE , OCYPTERA. R. D.
Antennes assez longues; le troisième article cylindrique, double
du deuxième ; le deuxième article du chète double du premier.
Corps cylindrique, noir-fauve; la cellule yC n'atteignant pas le
sommet de l'aile , sa nervure transverse se terminant sur la ner-
vure longitudinale de la cellule supérieure.
Antennœ sa fis longœ; secundus articulus cylïndricus , secundo
bilongior; secundus cheti articulus primo bilongior.
Corpus cylindriforme ; cellula yC non ad alœ apicem porrecta,
nervo transverso defixo in nervo longitudinali cellula superioris.
Les caractères alaires empêchent toujours de confondre ce
genre avec les précédens.
C'est une Ocyptère que M. Léon Dufour obtint de larves
parasites du Pentatoma grisea.
I. OCYPTERA PENTATOMs£. R. D.
OCYPTERA BICOLOR. Oliv. Encyclop. mélhod.
OCYPTERA COCCINEA. Meig.
Nigra, subcintrascens ; abdomen coccineum , basi brevique vittâ
dorsali nigris , duabusquefasciis transversis albidis.
Longueur, 6 h y lignes. Frontaux noirs; face et côtés du front
d'un blanc un peu flavescent; antennes brunes; corselet noir,
rayé et glacé de cendré albide; abdomen d'un beau rouge, avec
son premier segment et une courte ligne dorsale noirs; une
fascie transverse albide à l'insertion du troisième et du quatrième
230 ESSAI SUR LES MYODA1RES.
segment ; pattes noires ; un peu de cendré derrière les cuisses ;
cuillerons blancs ; ailes un peu fuligineuses le long de la côte.
Cette espèce, dont la larve vit dans le Pentatomà grïsea,
est assez rare à Paris.
2. OCYPTERA.FVLVA. R. D.
Simillima O. Pentatomae : abdomen utriusque segmenti basi
albide tessellatum ; alœ clariores.
Tout-à-fait semblable à Ï'O. Pentatomœ : chaque segment de
l'abdomen offre à sa base une légère fascie transverse albide ; ailes
assez claires , un peu sales à la base.
Cette espèce , qui fait partie du Muséum royal , doit être
exotique.
3. OCYPTERA SIMILIS, R. D.
Simillima O. Pentatomae; minor : alœ subatratœ.
Cette espèce, semblable à VO. Pentatomœ, est du tiers plus
petite : ses ailes sont noircies.
Elle fait partie du Muséum royal, et a été apportée du
Brésil par M. Auguste Saint-Hilaire.
i. Ocyptera brassicaria. Fabric. Meig.
Affinis O. Pentatomae ; paulo minor : abdomine rufo, basi apiceque
nigris ; alœ basi Jlavescente.
Longueur, 5 lignes. Semblable à l' O. Pentatomœ ; un peu plus
petite ; face un peu plus blanche : abdomen fauve , noir au sommet
et à la base; ailes jaunes a la base et le long de la "côte.
Cette espèce se trouve dans toute l'Europe : tous les ento-
mographes l'ont mentionnée. Fabricius la nomma Musca bras-
sicaria , parce que ses nymphes avaient été trouvées dans des
racines du Chou : mais ces nymphes, qui doivent être un peu
enfoncées en terre, provenaient de larves parasites. J'en dois
dire autant du Parthenia radicum.
LESENTOMOBIES. 2 3 I
5. OCYPTERA INTERMEDIA. Meig.
Simitlima O. brassicariae ; m'inor : thorax mugis albidus ; abdo-
men nigrum , secundo tcrtioaue segmenta fulvis , vitta dorsali nigrà.
Longueur, 4 lignes 1/2. d" L'individu que je décris, et que je
rapporte a l'O. intermedia de Meigen, est tout-à-fait semblable à
ÏO. brassicaria : mais il est plus petit; son corselet est un peu
plus cendré, et une ligne noire s'étend sur le deuxième et le troi-
sième segment de l'abdomen : anus recourbé en dessous.
Cette espèce est très-rare à Paris : je l'ai prise sur une
fleur du Douais Carotta.
VIII. Genre PARTHÉNIE , PARTHENIA. R. D.
Tous les caractères des Ocyptères : antennes un peu plus
courtes; le troisième article un peu plus aplati vers le sommet; le
deuxième article du chète court.
Ailes moins longues que i'abdomen.
Omnes Ocypterarum characteres : antennœ paulu breviores , tertio
articula apice /éviter compressa ; secundus cheti articulus brevior.
Alis abdomine brevioribus.
On voit que ce genre est très- voisin des Ocyptères, avec
lesquelles on l'a toujours confondu.
1. Parthenia cylindrica.
OCYPTERA CYLINDRICA. Fabr. Meig.
Nigra; thorax albidulans ; abdomen secundi tertiique segmenti
lateribus luteo-fulvis.
Longueur, 4 lignes 1/2. Antennes, pattes, noires; face argen-
tée; corselet noir, saupoudré et rayé de blanc luisant; abdomen
noir , avec des fascies transverses albides et avec du jaune fauve
sur les côtés du deuxième et du troisième segment ; anus des maies
recourbé en dessous; cuillerons blancsj ailes jaunes à la base.
Cette espèce n'est pas rare sur les fleurs de plusieurs Om-
bellifèreS.
232 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
2. Parthenia Caroline. R. D.
Faciès argentea ; thorax nigro-brunicans ; abdomen basi nigra,
apicefulvo , vittâ dorsali nigrâ ; calypta subfuliginosa.
Longueur, 4 lignes. Face argentée; corselet noir-mat, obscu-
rément saupoudré de brun; premiers segmens de l'abdomen
fauves, avec une ligne dorsale noire; les derniers segmens noirs;
pattes noires; cuillerons un peu fuligineux; ailes un peu lavées
de brun.
Cette espèce, qui fait partie de la collection de M. Bosc,
a été rapportée de la Caroline.
3. Parthenia Bosch, R. D.
OCYPTERA RADICVM. Fabr.
Affinis P. cylindricae; minor : pedibus brunicosis.
Semblable au P. cylindrica; plus petite : les derniers segmens
de l'abdomen noirs; pattes d'un noir brunâtre; cuillerons d'un
beau blanc; ailes un peu plus claires.
M. Bosc a obtenu cette très-rare espèce de nymphes trou-
vées dans des racines de Chou : Fabricius, d'après cette
donnée, l'avait étiquetée Musca ou Ocyptera radicum.
IX. Genre BESSÉRIE, EESSERIA. R. D.
Caractères des Parthénies : deux mamelons spinigères sous
le deuxième segment abdominal ; abdomen des mâles replié en
dessous dès le quatrième segment, et terminé par deux crochets
latéraux et une écaille inférieure aiguë; la cellule yC des ailes
pétiolée.
Characteres Partheniarum : clavi duo spinifices sub secundo abdo-
minis segmento ; abdomen à quarto segmento subtùs recurvum, elon-
gatum, duabus forcipibus analibus , squamâque infcriore elongatâ ad
apicem acutâ ; cellula yC a/arum petiolata.
Ce genre, facile à reconnaître, est dédié à M. Besser, ento-
mologiste russe.
LES ENTOMOBIES. 233
1. Besseria reflexa. R. D.
Nigra ; abdomen primis segmentis fulvis , v'ittâ dorsali nigra.
Longueur, 2 lignes à 2 lignes 1/2. Corps noir-luisant, avec un
peu de cendré sur le corselet ; face un peu albide ; premiers seg-
mens de l'abdomen fauves , avec une ligne dorsale noire ; cuille-
rons blancs; ailes ayant une très-légère teinte flavescente.
Je ne connais qu'un individu de cette espèce et de ce
genre, trouvé parmi les plantes d'une colline calcaire du
canton de Saint-Sauveur.
X. Genre WÉBÉRIE, WEBERIA. R. D.
Tous les caractères du G. Phanie : deux petits appendices sous
le deuxième segment abdominal; anus beaucoup plus court.
Phanlœ omnes charactera .- at secundum abdominis segmentum
subtiis duabus appendiculis brevibus ; anus recurvus , sed multb minus
elongatus.
Les ailes, dont la cellule yC s'ouvre vers le sommet, dis-
tinguent ce genre des Besséries. Il diffère des Phanies par son
anus beaucoup plus court et par deux petits appendices situés
sous le deuxième segment abdominal.
Je dédie ce genre au naturaliste Weber.
1. Weberia appendiculata. R. D.
Atra , nitida; facie albicante.
Longueur, 2 lignes 1/2. Tout le corps noir-luisant; face albi-
cante; un peu de cendré sur les côtés du corselet; cuiilerons
blancs; ailes un peu flavescentes.
Cette espèce très-rare se trouve sur les Ombellifères.
XI. Genre PHANIE, PHANIA. Meig.
Tous les caractères du G. Bessérie : mais point de petits appen-
dices ni de mamelons sous le deuxième segment abdominal , et
la cellule yC ouverte vers le sommet de l'aile.
2 . Savons e'/rangers. G g
234 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Omncs Besseriœ characures : at secundum abdominis segmentum
subtùs sine binis appendiculis brevibus, aut duobus clavis ; cellula yC
versus alœ apicem aperta.
Le genre Phanie, établi par Meigen , comprend dans cet
auteur plusieurs espèces que je ne connais point. Tel que je
le de'fînis maintenant, il est très-facile de le distinguer du
G. Bessérie.
i. Phanja curvicauda. Meig.
Tachina curvicauda. Fall.
Nigro-nitens ; thorax vix cinerascens ; alœ subfuliginosœ.
Longueur , 3 lignes. Tout le corps noir-luisant ; côtés de la race
albides; à peine un peu de cendré sur les côtés du corselet ; balan-
ciers noirs; cuillerons blancs; ailes un peu fuligineuses.
J'ai trouvé cette très-rare espèce au bois de Boulogne, près
de Paris.
XII. Genre CLAIRVILLIE , CLAIRVILLIA. R. D.
Tous les caractères des Parthénies : mais la cellule yC ouverte
au sommet de l'aile; un crochet anal sur le mâle.
Omnes Parthcniarum charactcres : at cellula yC in alœ apice
aperta ; anus marium biforcipatus , non recurvus.
L'inspection des ailes fera toujours distinguer ce genre ,
qui a les plus grands rapports avec les Parthénies.
Je le dédie à M. Clairviile , entomologiste suisse.
1. Clairvillia fusilla. R. D.
Ocyptera cylindrica. Fall. Ocyptera pusilla. Meig.
Nigra; facie albicante , primis abdominis segmentis rufis , vittâ
dorsali nigra ; alis nigricantibus.
Longueur, 3 lignes. D'un noir luisant, avec un peu de cendré
au corselet ; face albicante ; premiers segmens de l'abdomen fauve s ,
LES ENTOMOBIES. 235
avec une ligne dorsale noire; cuillerons blancs; ailes à base fla-
vescente et à disque noirâtre.
Cette espèce est très-rare : je l'ai trouvée une seule fois
sur les collines calcaires du canton de Saint-Sauveur.
XVII. e Section. LES GASTRODEES.
XVII.' Stirps. GASTRODEA. R. D.
Antennes descendant jusqu'à l'épistome, quelquefois plus
courtes; les deux premiers articles presque d'égale longueur, le
troisième prismatique , plus long.
Face presque verticale; péristome plus long que large, à épis-
tome très-légèrement saillant; abdomen aplati, hémisphérique,
ne paraissant formé que de quatre segmens; l'anus des mâles ne
se prolongeant point en dessous; cuillerons larges; la cellule yC
n'atteignant pas tout-à-fait le sommet de l'aile; teintes noires et
jaunes.
Larves ignorées.
Antennes ad epistoma porrectœ , interdum abbreviatœ ; primi duo
articuli fere œquâ longitudine , tertio prismatico , longiore.
Faciès quasi verticalis ; peristoma longiusculum , epistomate per-
quam paulisper prominulo ; abdomen depressum , hemisphcericum ,
utpote quatuor segtnentis unicis compositum ; ano marium non subtùs
producto et elongato ; calypta ampla ; cellula yC non penitùs ad alœ
apicem porrecta; colores nigri et fiavi,
Larvœ isnotœ.
Les insectes de cette section sont tout-à-fait voisins des
Ocyptérées et des Occémydes par la plupart de leurs carac-
tères. La largeur de leurs cuillerons les distingue aise'ment
des Occémydes. Ils diffèrent des Ocyptérées par un abdomen
plus aplati , hémisphérique , et qui jamais sur les mâles ne
se prolonge en dessous en un tube cylindrico-conique. Les
Ocyptérées et les Gastrodées doivent marcher sur la même
ligne.
Gg*
236 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Les Gastrodées se trouvent plus particulièrement sur les
rieurs du Daucus Carotta et du Sium vcrticillatum.
Les Pallasies rapprochent beaucoup cette section de la tribu
des Phasiennes.
I. Genre GYMNOSOME , GYMNOSOMA. Meig. Fall.
Antennes allongées, descendant jusqu'à l'épistome; le dernier
article prismatique, plus long; le second article du chète double
du premier.
Antennœ elongatce , ad epistoma porrectœ ; tertio articuto prisma-
tico , longiore ; secundus cheti articulas primo bilongior.
Ce genre, établi par Meigen et Fallen , comprend des
espèces faciles à distinguer de celles des genres précédens.
Un corps à teintes noires et fîaves, resserre sur lui-même,
presque semi-globuleux, la cellule yC n'atteignant pas le
sommet de l'aile, forment ses principaux caractères.
Ces insectes ne se rencontrent guère que sur les fleurs de
certaines Ombellifères.
1. Gymnosoma rotundata. Falf.
Musca rotundata. Linn. Fabr. Geoff. n.° 32.
Thorax niger, sublineatus ; abdomen subrotundum , ferrugineum ,
linea longitudinali punctorum nigrorum.
Longueur, 3 lignes 1/2. Front soyeux-doré; face un peu moins
dorée; antennes brunes; corselet noir, avec un duvet doré;
écusson noir; abdomen hémisphérique, d'un jaune fauve; la base
du premier segment noire; un point noir sur le dos de chaque
segment; deux petits points noirs aux côtés de l'anus; pattes
noires; cuillerons flavescens; ailes jaunes à la base et très-légère-
ment fuligineuses le long du bord externe.
VaR. Ç. Quatre points noirs aux côtés de l'anus.
Var. y. Un peu plus petite; face plus blanche : une ligne dor-
sale noire sur l'abdomen.
Var. s
noir, couvert d'un duvet gris-brun, avec quatre lignes noires sur
le corselet, dont le duvet est un peu soyeux; pattes noires ou
brunes, avec les cuisses intermédiaires et postérieures fauves; ailes
claires.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean.
1 5 . Myopa fulvipes. R. D.
Tota nigro-subgrisescens ; fronte nigra ; pedes fulvi , annulo femo-
rali nigro ; alœ limpide, basi flavescente.
Longueur, 4 lignes 1/2. Antennes noirâtres , avec un peu de
rauve; front noir : ses cotés d'un jaune fauve; face jaune-albide ;
corps noir , saupoudré de gris brun ; pattes fauves , avec un anneau
LES ENTOMOBIES. 247
noir au sommet des cuisses; tarses noirs; ailes claires, un peu
flaves à la base.
Cette rare espèce a été trouvée à Paris par M. Serville.
1 6. Myopa bicolor. Megerl. Meig.
Nigro-nitens ; abdomen segmentis intermediis fulvis.
Longueur, 3 lignes î/is Semblable au M. nigra : corps noir-
luisant; segmens intermédiaires de l'abdomen en partie ferru-
gineux; les deux hanches antérieures d'un fauve pâle; genoux
fauves.
Cette espèce se trouve à Paris.
17. Myopa rubrifrons. R. D.
Similiur M. fulvipedi; m'inor : frons fulva ; entra ap'ue nigro
annulato ; tibiis antici argenteis.
Longueur, 3 lignes. Ç Front et antennes fauves; face d'un
jaune fauve; corselet noir, nuancé de cendré argenté; abdomen
noir, J^ec un duvet grisâtre; pattes fauves ; une tache noire vers
le sommet des cuisses; tibias argentés en devant; tarses bruns;
ailes flaves à la base.
Cette espèce a été envoyée de Philadelphie.
18. Myopa atra. Fabr. Meig.
Antennce nigra, intùs macula rufâ ; abdomen nigrum , macula
laterali cinerea ( mas ) , aut cinereum , v'utâ dorsali abbreviatâ nigra
[femina ) ; ffmora postica basi rufâ.
Longueur, 1 ligne 1/2 à 3 lignes. Antennes noires, un peu
fauves en dessous ; front et milieu de la face d'un jaune fauve ;
côtés de la face albides; corselet noir, nuancé d'albide : abdomen
du mâle cylindrique , nuancé de cendré ou de gris cendré ; celui
de la femelle presque hémisphérique, avec les incisions blanchâtres :
pattes noires ; cuisses postérieures fauves à la base ; tibias d'un
fauve brun sur les mâles , et presque entièrement fauves sur les
femelles; ailes assez claires.
Cette espèce, la plus commune des environs de Paris,
offre beaucoup de variétés pour la taille et les teintes.
Iq8 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
19. Myopa pallipes. Megerl. Meig.
Nigra , subcinerascens ; abdomen basi ferrugineâ ; pedes testacei ,
nigro maculati. £
Longueur, 2 lignes 1/2 à 3 lignes. Face argentée sur les côtés ;
front fauve en devant et noir en arrière ; antennes fauves , avec du
noir; corselet noir, rayé de cendré; abdomen d'un testacé brun à
la base : le reste des segmens noir , avec un peu de cendré ; pattes
d'un testacé pâle, avec des taches noires; ailes assez claires.
J'ai trouvé cette espèce à Paris.
20. Myopa nana. R. D.
Parva, nigra; abdomen incisuris a/bis; pleraque femora Jui-
ves centia; tibiis antieè al bis.
Longueur, 2 lignes. Corps d'un noir luisant; front jaune-fauve ;
antennes fauves et brunes; un peu de cendré sur les côtés du
corselet; les incisions de l'abdomen albides ; les cuisses sont ordi-
nairement d'un brun fauve; les tibias sont blancs en /levant; ailes
assez claires.
J'ai trouvé cette espèce à Paris.
11. Genre DALMANNIE , DALMANN1A. R. D.
Antennes raccourcies: le troisième article en palette ovalaire , un
peu plus long et un peu plus épais que le deuxième.
Abdomen hémisphérique sur les deux sexes : anus des mâles
recourbé en un crochet solide et aigu : deux rilets flexibles et
velus a l'anus des femelles.
Antennœ abbreviatœ : ultimus articulus compresso-ovatus , paul'o
longior pau/'oque crassior secundo.
Abdomen hemisphœricum in utroque sexu : anus marium subths
recurvus , productus terebrâ solidâ apicc acutâ ; anus feminarum
duobus filis elongatis, fiexibi/ibus , villosis.
Ce genre, que je dédie au professeur Dalmann , comprend
des espèces placées jusqu'ici parmi les Myopes, mais qui
LES ENTOMOBIES. 249
doivent réellement en être séparées. Ces espèces sont fort
rares à Paris.
I. DALMANNIA GEMI N A. R. D.
Myopa Gemina. Wied. Meig.
Antennœ nigrœ ; thorax niger , scapulis scutelloquefiavis ; abdomen
fiavum , primo segmento suprà nigro ; gemina puncta nigra in utroque
reliquorum segmentorum ; tarsi nigri.
Longueur , 4 lignes. Antennes noires ; le deuxième article plus
long que le troisième ; front et face flaves; trompe noire; corselet
d'un beau noir; les points numéraux et la majeure partie de
i'écusson flaves; abdomen jaune-fauve; le premier segment noir
sur tout le dos : les autres sont noirs sur les côtés et ont chacun
deux larges points noirs sur le dos ; hanches et tarses noirs; cuisses
et tibias flaves; balanciers d'un jaune fauve; ailes assez claires,
flaves à la base.
Cet insecte habite la France méridionale.
2. Dalmannia meridionaus. R. D.
Similior priori : abdomen supra nigrum, linea transversâ fiavâ ad
apicem segmentorum ; segmentis posticis lineâ dorsali fiavâ.
Longueur , 4 à 5 lignes. Antennes noires ; face , -quatre taches
latérales au corselet, écusson, cuisses et tibias, jaunes; vertex
noir; corselet noir-luisant; abdomen jaune en dessous , noir sur le
dos , avec une ligne transverse flave au sommet de chaque seg-
ment; le milieu du dos des segmens postérieurs est coupé par une
ligne jaune; tarses noirs; balanciers jaunes; ailes un peu obscures.
Cette espèce, trouvée dans le midi de fa France, m'a été
donnée en communication.
3. Dalmannia punctata. R. D.
Myopa punctata. Fabr. Myopa virens. Fallen.
Abdomen fiavo-virescens ; primo segmento dorso nigro, secundo
tertioque trifariè nigro punctatis , reliquis impunctatis.
Longueur, 3 lignes. Antennes noires; front jaune-fauve; face
2 . Sdvaris étrangers. I i
jO ESSAI SUR LES MYODAIRES.
d'un jaune albide; corselet noir-luisant , avec quatre points latéraux
et la moitié postérieure de l'ecusson Hâves ; abdomen flave , légè-
rement pubescent , quelquefois un peu verdoyant ; le dos du pre-
mier segment noir : le deuxième et le troisième segment ont chacun
trois points noirs transverses; pattes flaves; tarses noirs; balanciers
flaves; ailes assez claires, flav,escentes a la base.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur , jamais à Paris.
t. Dalmannia flavescens. R. D.
A'Iyopa flavescens. Meig.
Similwr D. punctatae ; paulo mlnor : abdomen utroque segment:
trifarie nigro punctato. »
Longueur, 2 lignes 1/2 à j lignes. Cette espèce est semblable
au D. punctata ; un peu plus petite : chaque segment de l'abdomen
offre trois points noirs transversaux.
J'ai plusieurs fois trouvé cette espèce dans le canton de
Saint-Sauveur , et jamais à Paris.
5. Dalmannia stigma. R. D.
/ //,■/■<.' ngcr ; abdomen flavescens , fysfiis trqnsversM aigris . a 'a
puncto medio nigro.
Longueur, 3 lignes. Front jaunâtre ; corselet noir; abdomen
jaunâtre, avec des lignes transverses noires; pattes jaunes; tarses
noirs ; un point noir sur les ailes.
Cette espèce a été envoyée d'Allemagne à M. Carcel sous
le nom de Myopa punctata Fabric. : il y avait évidemment
erreur.
6. Dalmannia flavipes. R. D. .
A igra , n'aida , subpubescens ; pedes flavi , tarsis nigris.
Longueur, 2 lignes. Tout le corps d'un beau noir luisant un
peu tomenteux ; front et face flaves , ainsi que les pattes et les
balanciers ; tarses noirs ; ailes claires.
J'ai trouvé cette espèce dans le canton de Saint-Sauveur.
LES ENTOMOBIES. 25 I
III. Genre ZODION , ZODION. Latr.
Caractères des Myopes : trompe coudée une seule fois et di-
rigée en devant.
Characteres Myoparum : proboscis unigeniculata et antice pro-
ducta.
1 . Zodion CINEREUM. Fabr. Latr.
Corpus cinereo-grisescefis ; ano nigro ; pedes bruneo-subfulvi ; ala
subflavescentes ; cellula yC alarum sœpiùs apice aperta.
Longueur, 3 lignes 1/2 à 4 lignes. Tout le corps cendré-gri-
sâtre ; front et antennes d'un fauve mêlé de brun ; face d'un
jaune albide ; deux petites lignes noirâtres sur le corselet ; anus
noir; pattes d'un brun un peu fauve; ailes un peu flavescentes ;
la cellule yC de l'aile ordinairement ouverte , rarement fermée au
sommet.
Cette espèce nest pas commune.
2. Zodion notatum. Meig.
Similius priori ; mugis grisescens : abdomen fusco punctalum ;
pedes fusci ; cellula yC alarum apice nunquam aperta.
Longueur, 3 lignes. Semblable au Z. cinereum ; un peu plus
petite : corps d'un gris un peu brun , avec deux ou trois paires
de points noirs sur le dos de l'abdomen; pattes noirâtres; la cel-
lule yC n'atteignant pas le sommet de l'aile.
Cette espèce est commune à Paris.
3. Zodion Carceli. R. D.
Simile Z. cinereo : antennis anoque fulvis ; pedibus fulvo-pal-
lidis.
cf Semblable aux espèces précédentes : abdomen imponctué ;
antennes et anus fauves ; pattes d'un fauve pâle.
Cette rare espèce fait partie de la collection de M. Carcel.
I i*
2$Z ESSAI SUR LES MYODAIRES.
4- ZODION PED1CELLATUM. R. D.
Similius Z. cinereo ; paulo minus : abdomen impunctatum ; ala
Jlavo-subfuliginosœ ; cellula yC non ad apicem porrecta.
Semblable au Z. cincreum ; un peu plus petite : abdomen non
ponctué; ailes d'un flavescent un peu fuligineux, ainsi que la
cellule yC , qui ne se poursuit pas jusqu'à leur sommet.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean.
XIX. C Section. LES DUFOURIDES.
XIX.' Stirps. DUFOURIDsE. R. D.
Antennes courtes; le troisième article double du deuxième;
chète resserré, nu , à premiers articles non distincts.
Front plus ou moins large; face peu élevée ; péristome plus
long que large, à épistome quelquefois saillant ; l'anus des femelles
offre parfois un double crochet ; cuillerons quelquefois très-larges ;
la cellule yC ouverte au sommet de l'aile, ou n'atteignant pas ce
sommet , quelquefois pétiolée.
La larve d'une espèce observée vit dans les Coléoptères.
Antennœ abbreviatœ ; tertius articulus bilongior secundo ; chetum
strictum , nudum , primis articulis indistinctis.
Frons plus minusve /ata; faciès non alta ; péris toma longius quàm
latum , epistomate interdum prominulo ; anus feminœ interdum bifor-
cipatus ; calypta interdum latissima ; cellula yC aut in alx apicc
aperta, aut non ad apicem porrecta , interdum petiolata.
Larva cu'jusdam speciei observatœ vivit in Coleopteris.
Par leurs antennes et leur chète rétrécis , peu allongés ,
les insectes de cette section sont très-voisins des Phasiennes.
La forme des ailes, la largeur des cuillerons, l'aspect de la
face , peuvent encore ajouter à cette opinion : mais ces ailes
ne sont point parfaitement trigones, et l'épistome ne per-
mettra jamais de confondre ces races.
LES ENTOMOBIES. 253
Nous ne pouvons comparer les Dufouiïdes avec aucune
des séries déjà étudiées. Les Ptilocérées ont quelque analogie
avec elles ; mais une foule de caractères importans les dis-
tinguent d'une manière tranchée : néanmoins ces deux séries
doivent se suivre dans une méthode naturelle. Nous verrons
bientôt quels rapports les Dufourides peuvent avoir avec la
section suivante.
Ces insectes , au corps cylindrico-conique, aux teintes d'un
noir brillant, sont en général d'assez petite taille. Ils ont le
vol très-agile. On ne les rencontre guère qu'en été, et sur les
fleurs des Ombellifères ; mais plusieurs espèces errent parmi
les végétaux, occupées sans doute à guetter leur proie. C'est
un insecte de cette section qui vit dans le corps du Cassida
viridis, et qui vient d'être si bien décrit par le docteur Léon
Dufour ( Annales des sciences naturelles , 1827 ).
I. Genre DIONÉE, DIONsEA. R. D.
Antennes assez courtes; le troisième article double du second;
chète nu.
Epistome non saillant; anus des femelles avec un double cro-
chet; cuillerons larges; la cellule yC ouverte avant le sommet de
l'aile. •»
Antcnnœ abbrcviaw, ultimus articulas secundo bilongior ; chetum
nudum.
Epistoma non prominulum ; anus feminœ forcipatus ; calypta la-
tiora ; cellula y C aperta ante alœ apicem.
Des cuillerons très-larges, ainsi qu'un double crochet à
l'anus des femelles, sont communs à ce genre et aux Clyties;
mais les ailes les distinguent nettement.
1. Dion ma forcipata. R. D.
Cylindriformis , nigro - nitens ; jrons marium aurulans ; corpus
cinerco nttatum et tesscllatum ; calypta albidiora ; alœ limpida.
2J4 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Longueur, 3 lignes 1/4. d et $>. Cylindriforme ; corps d'un noir
luisant; face et côtés du front blancs sur la femelle; front du maie
doré; corselet fortement rayé de blanc; abdomen avec trois fascies
transverses blanches et à reflets ; anus de la femelle avec un double
crochet ; cuillerons très-blancs ; ailes claires , à peine un peu fla-
vescentes à la base et au sommet.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
2. DlONsEA AURULANS. R. D.
Simillima D. forcipatas; alœ basi flavâ , disco subflavesccntc.
Longueur, 3 lignes 1/2. Tout-à-fait semblable^au D.forcipata ;
base des ailes jaune , leuF disque un peu flavescent.
J'ai trouvé cette rare espèce à Saint-Sauveur.
II. Genre PHANÉMYE , PHANEMYA. R. D.
Tous les caractères des Dionées : corps un peu plus cylin-
drique ; point de crochets à l'anus de la femelle.
Omnino characteres Dianœarum : corpus magis cylindricum ; anus
feminœ non forcipatus.
Par son port, ses ailes et ses formes, ce genre a les plus
grandes analogies avec les Clyties et les Pallasies : mais
l'ensemble de ses caractères le place entre les Dionées et les
Clélies.
1. Phanemya Musca. R. D.
Subcylindrica, nigro-nitens ; abdomen secundo tertioque segmento
lateribus flavo-subfulvis ; alœ subjlavescentes.
Longueur, 3 lignes. Face d'un brun argenté; tout le corps
lisse , noir-luisant , avec une tache d'iin jaune fauve sur les côtés
du second et du troisième segment de l'abdomen ; cuillerons blancs ;
ailes flaves à la base , et à disque un peu nuage.
Cette rare espèce se trouve sur les fleurs des Ombellifcres.
LES ENTOMOBIES. 255
III. Genre CLÉLIE, CLELIA. R. D.
Caractères des Dionées ; mais la cellule yC n'atteignant jamais
le sommet de l'aile : cuillerons très -larges; corps cylindrico-
conique , a teintes d'un noir luisant ; un double crochet a l'anus
des femelles.
Dionœarwn characteres ; at cellula yC nunquam ad alœ apicem
porrecta : calypta ampliora ; corpus cylindrico - conicum , gagateo-
nitens ; anus feminœ forcipatus.
II serait facile de confondre ce genre avec les Dionèes :
mais l'inspection des ailes l'en distingue sur-le-champ. Ces
insectes ont le vol très-agile. On les trouve plus particuliè-
rement sur les fleurs du Daucus Carotta et de ÏApium petro-
seiinum.
1. Clelia agilis. R. D.
Gagateo-nitida ; palpis pallidis ; abdomen maris subeinerascens.
Longueur, 3 lignes, tf et $. Tout le corps d'un beau noir-
jais luisant ; face blanche ; palpes d'un jaune pâle ; le corselet
offre un peu de cendré sur les deux sexes ; l'abdomen du mâle a
des reflets d'un blanc cendré sur ses derniers segmens ; cuillerons
larges , d'un blanc de lait ; ailes claires , ayant sur la femelle une
très-légère teinte flavescente.
Cette espèce n'est pas très-rare à Paris.
2. Clelia rapida. R. D.
Simillima C. agili ; faciès minus albicans ; thorax feminœ magis
cinereus ; abdomen maris sine pub e cinerea.
Cette espèce, tout-à-fait semblable au C. agilis, s'en distingue
par la face un peu plus brune , par le corselet de la femelle un
peu plus cendré , et par l'abdomen du mâle , qui n'offre aucun
reflet cendré.
Elle est rare.
256 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
3. Clelia MINOR. R. D.
Parva , gagateo-nitins ; palpis subflavis ; thorax sabcinerascens.
Longueur , 2 lignes. Ç> Cette petite espèce, dont je ne connais
que des femelles , ressemble beaucoup au C. agilis : corps d'un
beau noir-jais luisant; palpes d'un jaune pâle; face blanche : un
peu de cendré au front. J'ignore si l'abdomen du mâle offre des
reflets cendrés. Ailes assez claires.
J'ai trouvé cette espèce à Paris et à Saint-Sauveur.
4. Clelia erythrocera. R. D.
Simillima C. agiii : gagateo-nitens ; antennœ basl fulvâ ; abdomen
maris postià subcincrascens.
Longueur, 3 lignes, c? Taille du C. agilis ; corps d'un beau
noir-luisant , avec un peu de cendré vers l'anus ; le premier article
antennaire rougeâtre ; cuillerons très-blancs ; ailes un peu fla-
vescentes à la base.
Cette espèce , qui fait partie du Muséum royal , a été
rapportée de l'île de Scio par feu Olivier.
IV. Genre FEBURIE , FEBURIA. R. D.
Tous les caractères du G. Dufourie : mais le chète un peu
tomenteux à sa base; épistome non saillant; cellule yC de l'aile
pétiolée au sommet.
G. Dufourias omnes characteres ; chetum basi tomentosulum ; epi-
stoma nullomodo prominulum ; cellula yC a/arum ad apiccm pe-
tiolata.
Corps noir, lisse, luisant; antennes moins longues que
la face, avec le dernier article un peu aplati sur les côtés :
ce genre offre presque tous les caractères des Dufouries ,
dont il diffère par son épistome non saillant, non élargi, et
par ses ailes, qui ont la cellule yC pétiolée au sommet.
La brièveté des antennes et la forme du dernier article
LES ENTOMOBIES. 2J7
distinguent nettement ces genres des Erynnies , des Blon-
délies, &c, avec lesquelles on pourrait être tenté de les con-
fondre , et qui appartiennent à d'autres sections. •
i. Feburia rapida. R. D.
Cylindruo- subrotunda; atro-gagatea, nitida ; calyptis bruneo-
flavis ; alœ venosœ , fumosœ.
Longueur, 3 lignes 1/3. cf Cylindrico - arrondie ; toute d'un
noir luisant, ayant à peine un très-léger duvet brun; cuillerons
d'un jaune rouillé; ailes jaunâtres à la base, à disque un peu
enfumé et à nervures assez prononcées.
J'ai trouvé cette espèce en mai au bois de Boulogne.
V. Genre DUFOURIE, DUFOURIA R. D.
Antennes moyennes, ne descendant pas tout-à-fait jusqu'à
l'épistome; le troisième article double du deuxième, un peu com-
primé sur les côtés; chète à premiers articles très-courts, et pa-
raissant nu.
Front assez large, ne formant pas d'angle avec la face; péris-
tome assez allongé; épistome assez saillant; cellule yC de l'aile
ouverte ou fermée; corps subarrondi, d'un beau noir luisant.
Antennœ mediœ , non usque ad epistoma porrectœ ; tertius arti-
culas secundo bilongior , /éviter compressus lateribus ; chetuin quasi
nudum , primis articulis brevioribus.
Frons satis lata , non angulata cum facie ; peristoma elongatum :
épis tomate jam proéminente ; a/arum cellula yC aperta aut clausa ;
corpus subrotundum , atro-nitidum.
Ce genre, que je dédie à M. Léon Dufour, se distingue
d'abord à ses belles teintes noires , à ses formes et à son
port, qui semblent le rapprocher des Mouches. Les antennes
déjà raccourcies l'avoisinent des Phasies. Le prolongement
du péristome en avant fait un peu saillir l'épistome , détruit
la verticalité de la face, et lui donne quelque ressemblance
avec celui des Idies.
Ces insectes doivent être* assez nombreux en espèces.
2 . Savans étrangers. K k
258 ESSAI SLR LES MYODAIRES.
1. DUFOURIA APERTA. R. D.
Nigro-nitida ; calyptis alarumque basiflavescentibus ; cellula 7 C '
alœ aperta ; corpus hirtellum.
Longueur, 2 lignes 1/2. Toute d'un beau noir- jais brillant, et
velue; cuillerons, base des ailes, flavescens; cellule yC ouverte
au sommet.
J'ai pris cette espèce sur des collines calcaires.
2. DUFOURIA NUDA. R. D.
Simi/ior priori ; paulo minor : nigro-nitida , non hirta.
Tout-à-fàit semblable au D. aperta; légèrement plus petite,
presque glabre ; les ailes sont un peu plus flavescentes.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean
et de celle de M. Carcel.
3. DUFOURIA CLAVSA. R. D.
Simi/ior D. apertae ; hirtclla : cdlula yC alarum aperta.
Cette espèce, tout-à-fait semblable au D. aperta, est un peu
plus petite , et a la cellule yC de l'aile fermée au sommet.
Je l'ai trouvée sur une Ombeiliicre de pays siliceux.
4- DUFOURIA PETIOLATA. R. D.
Similis D. apertae : at cellula yC alœ clausa et leviter petiolata.
Tout-à-fait semblable au D. aperta : mais la cellule yC de
l'aile est fermée avec un petit pétiole manifeste.
Cette espèce fait partie de ma collection.
VI. Genre RHINOPHORE, RHINOPHORA. R. D.
Voisin du G. Dufourie : mêmes caractères antennaires.
Front un peu moins large; péristome allongé, avec un épis-
tome triangulaire; squame inférieure des cuillerons allongée; cel-
lule yC de l'aile pétiolée.
LES ENTOMOLSIES. 259
Dufouriarum characteres : antennœ similes.
Frons minus lata ; peristoma elongatum , épis tomate triangulari ;
calyptorum squama inferior elongata ; cellula yC a/arum petiolata.
Pour fe port, les teintes et les antennes, les Rhinophores
sont de véritables Dufouries , dont elles font la suite natu-
relle ; mais elles en diffèrent par des caractères trop tranchés
pour qu'on puisse les confondre ensemble.
1. Rhinophora nigripennis. R. D.
Major : thorax niger , grisescente lineatus ; abdomen nigro-niti-
dum , a/bidè tessellatum ; alisfuscanis.
Longueur , 3 lignes. Face , côtés du front , d'un brun albide ;
corselet noir, rayé de gris brun; abdomen noir-brillant , avec des
lignes chatoyantes albides ; antennes , pattes , noires ; ailes lavées
de noirâtre.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Blondel.
2. Rhinophora gagatea. R. D.
Cylindriformis ; nigro-nitens , vix cinerascens ; facie albidà ; alis
subfuscis.
Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindriforme , d'un noirâtre luisant,
à peine nuancé d'un cendré obscur; face blanche; cuillerons très-
blancs ; ailes un peu obscures.
J'ai trouvé cette espèce sur des collines calcaires.
3. Rhinophora metaluca. R. D.
Similis Rh. gagatese ; minor ; nitidior.
Semblable au Rh. gagatea ; au moins du tiers plus petite; corps
un peu plus brillant.
Cette espèce se trouve à Paris et à Saint-Sauveur.
4- Rhinophora tessellata. R. D.
Similis Rh. metallioe : abdomine albido-tessellante ; alis claris.
Longueur, 1 ligne 2/3. Cette espèce a beaucoup d'analogie
Kk *
260 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
avec le Rh. metallica : la face est plus brune ; l'abdomen offre
deux légères fascies transverses d'un beau blanc à reflets ; ailes
claires.
J'ai trouve cette espèce à Saint- Sauveur et à Paris.
5. Rhinophora Hottentota. R. D.
Similis Rh. tessellatae : ab domine non albido tessellato.
Semblable au Rh. tessellata : point de reflets albides sur l'ab-
domen , qui est d'un noir très-brillant.
Ces deux dernières espèces se trouvent dans le voisinage
de l'eau , et ne sont pas communes.
6. Rhinophora pusilla. R. D.
Omninb similis Rh. tessellatre ; sed minima : abdomine albo-
tessellato.
Longueur, 1 ligne 1/3. Tout-à-fait semblable au 7?/;. tessel-
lata : elle a aussi deux légères fascies d'un blanc chatoyant sur
l'abdomen ; mais elle est beaucoup plus petite.
J'ai trouvé cette espèce dans le canton de Saint-Sauveur.
XX/ Section. LES GAGATEES.
XX.' Stirps. G AGATES. R. D.
Antennes à articles de longueur différente; chète nu ou vil-
leux , à premiers articles très-courts.
Face plus ou moins élevée ; épistome jamais saillant ; taille
petite, ou moyenne; corps cylindrique, à teintes d'un noir-jais
luisant; cuillerons larges, ou plus longs que larges; ailes noires
ou noirâtres ; la cellule yC ouverte ou fermée , le plus souvent
pétiolée.
Antennarum articuli diversâ lonçritudine ; chetum nudum aut vil-
losum , primis articulis brevissimis.
Faciès plus minusve a/ta , epistomate nunquam prominulo : statura
LES ENTOMOBIES. 26 1
média vel parva ; calypta ampla , aut mag'is elongata quant /ara;
alœ fuscœ aut nigricantes , ce/lulâ yC apertâ vel clausà , sapiiis
petiolata.
Je ne crois pas qu'il soit possible d'établir un caractère
organique qui comprenne les divers genres de cette section ,
très-naturelle cependant , et très-facile à reconnaître au pre-
mier coup d'ceil. Elle se divise elle-même en plusieurs séries
bien tranchées quant aux signes extérieurs convenus pour
baser leur classification et quant aux habitudes , mais très-
rapprochées entre elles et comme confondues ensemble , si
l'on veut ne faire attention qu'aux formes du corps , aux
proportions de la taille, à la similitude des couleurs et au
port que ces différentes espèces affectent. Face, épistome ,
antennes, chète, régions des ailes, tout varie à tel point,
que l'on est presque toujours tenté de créer des subdivisions
nouvelles. Cette section nous prouve jusqu'à la dernière évi-
dence avec quels soins et quelle minutie nous devons étudier
ces animaux , si nous voulons parvenir à comprendre le plan
et les ressources de la nature.
Des teintes brillantes d'un beau noir-jais plus ou moins
pur et plus ou moins chatoyant distinguent de suite ces
insectes au milieu d,es Myodaires. Leurs ailes peuvent même
être nuancées et lavées de cette couleur. Ils ont le corps
cylindrique, la taille petite, la démarche vive et alerte. Ils
courent plus souvent sur leurs pattes qu'ils ne se servent de
leurs ailes. Loin d'avoir un vol prolongé, ils ne se plaisent
guère qu'à voltiger d'un lieu à un autre lieu voisin pour
revenir bientôt à l'endroit quitté. Les uns se trouvent dans
les champs arides et pierreux ; les autres préfèrent le voisi-
nage de l'eau : ceux-ci jouent sur l'écorce des arbres ; ceux-là
sucent le miel des Ombellifères.
Je me trouve donc obligé de prendre pour caractère prin-
cipal l'ensemble de leurs teintes , de leur taille et de leur
262 ESSAI SUR LES MTODAIRES.
port ; car les Nycties , la Médorie , ont le dernier article
antennaire allongé comme celui des Linnémyes , tandis que,
sous ce point de vue, les Mélanophores et lès Scopolies
ressemblent à la Cramérie. Les Nycties , les Morinies , n'ont
pas la cellule yC de l'aile pétiolée : ce pétiole est très-pro-
noncé sur les Scopolies, les Kirbyes. Si des genres ont le
chète nu, d'autres l'ont villeux. La face élevée des Morinies
ei des Nycties est resserrée sur les Mélanophores et les
Illigéries, qui , par leurs cuillerons plus longs que larges,
semblent marcher sur une tribu de Myodaires aquatiques.
L'épistome présente les mêmes irrégularités.
Mais aucun de ces insectes n'offre un épistome saillant :
le chète n'est pas non plus resserré comme sur les Dufou-
rides , qui ont aussi le corps plus contracté. L'anus des
femelles ne paraît jamais muni de crochets. Leurs seules
teintes suffisent d'abord pour les distinguer des Ptilocérées
et des Séricocérées.
Ces Myodaires sont parasites d'autres insectes : mais
j'ignore absolument quelles sont leurs victimes. Plusieurs
espèces pénètrent dans les trous des Hyménoptères fossoyeurs.
I. Genre NYCTIE, NYCTI'A. R. D.
Antennes descendant jusqu'à l'épistome; le second article plus
épais ; chète villeux.
Front étroit ; corps cylindriforme , noir-brillant; la cellule yC
jamais pétiolée , toujours ouverte au-dessus du sommet de l'aile.
Antennœ ad épis ton a porrectœ , secundo art'iculo paulo crassiore ;
chetum villosum.
Frons angusta ; corpus cylindriforme , nigro-nitidum ; ccllula yC
nusquam petiolatu , semper aperta aut clausa supra alœ apicem.
Ce genre se distingue aisément des Morinies par la cel-
lule yC toujours ouverte ou fermée au-dessus du sommet
LES ENTOMOBJES. 263
de l'aile, et par son chète ordinairement plus velu. Les
espèces sont très-rares. Elles ont le vol très-agile.
i. Nyctia Carceli. R. D.
Cylindrico-subrotunda ; gagateo-nitida ; facie albicante ; calyptis
ulbis ; alis a tris costâ etbasi, cellulâ •yCapèrta.
Longueur, 3 lignes. Port et taille du Alusca domestica : toute
d'un beau noir-jais luisant ; face albicante ; cuillerons blancs ; ailes
noires à la base et le long de la côte , enfumées sur le disque ,
avec la cellule yC distinctement ouverte.
Cette jolie espèce a été trouvée en Anjou par M. Cartel.
2. Nyctia Servi llei. R. D.
Omnino similis N. Carceli : calyptis a/bidr subfavesce^tibus ;
cellulâ yC alarum clausâ.
Tout-a-fait .semblable au N. Carceli; souvent un peu plus
petite : cuillerons d'un blanc un peu jaunâtre; la cellule yC de
l'aile est fermée.
Cette espèce a été trouvée par M. Serville aux environs
de Paris.
3. Nyctia claripennis. R. D.
Nigro-nitens ; thorax grisescente lineatus ; calyptis albis ; alis
l éviter fus cis.
Longueur, 2 lignes 1/2. Corps noir-luisant; face argentée:
corselet un peu rayé de gris cendré; abdomen un peu déprimé;
cuillerons blancs : les ailes ne sont qu'un peu noircies.
Cette espèce a été trouvée par M. Carcei.
4- Nyctia t ri f aria. R. D.
Similis N. claripenni : abdomen tribus li/ieis transversis trifirie
albidis.
Tout-à-fait semblable au N. claripennis ; sur l'abdomen trois
lignes transverses albides ayant chacune trois petites dilatations
ou petits élargissemens.
Cette curieuse espèce a été trouvée par M. Carcei.
2-6q ESSAI SUR LES MYODAIRES.
5. Nyctia nitida. R. D.
Omnino similis N. claripenni : thorax nigro-nitens ; abdominc
gagateo-nitido.
Tout-à-fait semblable au N. claripennis : mais point de lignes
d'un gris cendré sur le corselet; abdomen d'un beau noir brillant :
cuillerons paraissant jaunir un peu.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
6. Nyctia rubescens. R. D.
Pau/à minorN. nitidâ; abdomine /éviter bruneo-fulvescente ; alis
fuliginoso lavatis.
Un peu plus petite que le N, nitida : on voit un peu de fauve
brun sur l'abdomen; ailes lavées de fuligineux.
Cette espèce fait partie de la coiiection du comte Dejean.
7. Nyctia pusilla. R. D.
Parva : tota atra ; alis fuscanis.
Longueur, 1 ligne 1/4. Toute noire; cuillerons blancs; ailes
noirâtres.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean.
II. Genre MORINIE, MORINIA. R. D.
Antennes assez courtes; le deuxième article un peu plus épais
que le troisième et ongulé; chète tomenteux , ou villosule.
Front étroit; corps cylindriforme , noir; cellule yC toujours
ouverte dans le sommet de l'aile.
Antennis sat brevibus ; secundus articulus tertio crassior , ungu-
latus , pi/osus ; chetum tomentosum , aut villosulum.
Frons ancrusta ; corpus cylindriforme , atrum ; cellula yC in ala-
rum a pi ce aperta.
Ce genre, voisin des Nycties, en diffère par la cellule yC
toujours ouverte dans le sommet de l'aile. Chez les Nycties,
LES ENTOMOBIES. 265
elle est ordinairement fermée , et toujours elle se termine
avant le sommet de l'aile.
Je dédie ce genre à mon ami et confrère Auguste Morin.
Les espèces se trouvent surtout le long de l'eau.
I. MORINIA VELOX. R. D.
Cy ïmdriformis , atra , vix tomentoso-grisescens ; calyptis fiaves-
centibus ; alis fusco-ncbulosis.
Longueur, 3 lignes 1/2. Cylindriforme ; corps noir, n'offrant
qu'un léger duvet gris-brun obscur ; face brune ; cuillerons fla-
vescens ; ailes lavées de noirâtre.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
2. MORINIA FUSCIPENNIS. R. D.
Pau ta minor : atra; alis fuscanis.
Longueur, 3 lignes. Cylindrique ; toute d'un noir un peu
luisant; cuillerons d'un blanc un peu jaunâtre; ailes lavées de
noir.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur parmi des plantes
littorales.
3. MORINIA PARVA. R. D.
Adinor : nigro-nitida ; alis fumosis.
Longueur, \ ligne i/4- Toute d'un noir luisant; ailes enfumées.
J'ai plusieurs fois trouvé cette espèce sur les fleurs du
Daucus Carotta et de \'Heraclœum spondyïium.
4- MORINIA RUBESCENS. R. D.
Simillima M. parvse : abdomen primis segmentis subtùs fulves-
centibus.
Tout-à-fait semblable au M. parva : les premiers segmens de
l'abdomen sont rougeâtres en dessous.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
2 . Savant étrangers. L l
l66 ESSAI SUR LES MYODA1RES.
5. MoRINIA CLARIPENNIS. R. D.
Tota gagateo-nitida : calypta alba , a/is claris.
Longueur, 2. lignes 1/2. Cylindrique ; tout le corps d'un beau
noir-luisant ; face un peu argentée ; pattes d'un noir un peu clair:
cuillerons larges , très-blancs ; ailes claires , non enfumées.
Cette espèce , trouve'e à Paris , fait partie de la collection
du comte Amédée de Saint-Fardeau. Si son chète est nu, elle
appartient au genre Medoria.
III. Genre MÉDORIE, MEDORIA. R. D.
Tous les caractères des Morinies : mais le deuxième article
antennaire non plus épais et beaucoup plus court que le troi-
sième ; chète nu.
Omncs Moriniarum characteres : at secundus antennœ articulas
non cr as sior tertio longiore ; chetum nudum.
1. Medoria agi lis. R. D.
Nigro-gagateo-nitens ; calyptis fuscis ; alis subfumosis.
Longueur, 1 ligne 1/2. Cylindrique : tout le corps d'un beau
noir-jais luisant; face albicante; cuillerons noirâtres; ailes un peu
enfumées.
Je ne connais qu'un individu de cette espèce , qui paraît
très-rare ; il a été trouvé à Saint-Sauveur.
IV. Genre MÉGERLÉE , MEGERLEA. R. D.
Caractères des Nycties : mais la cellule yC de l'aile pétiolée ;
péristome un peu plus allongé.
Nyctiarum characteres : at cellula yC alœ petiolata ; ■perïstoma
paulà minus quadratum.
Je dédie à M. Megerlé de Vienne ce genre, qui diffère
éminemment des Nycties par la cellule yC pétiolée de ses
ailes. Il offre la plupart de leurs autres caractères.
LES ENTOMOBIES. 267
1. Megerlea nitida. R. D.
Atro-nitida ; facie albicante ; calyptis subalbis.
Longueur, 2 lignes 1/2. D'un noir brillant : du blanchâtre à
la face ; cuillerons blancs ; ailes fortement lavées de noir à la cote
extérieure.
Cette espèce a été rapportée d'Anjou , où elfe paraît assez
commune.
2. Megerlea picea. R. D.
Aîinor : cylindrica; atro-nitida ; calyptis fuscanis.
Longueur, 1 ligne 1/2. Cylindrique : d'un noir-jais luisant;
cuillerons noirâtres.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
3. Megerlea claripennjs. R. D.
Similis M. picea; : a lis fere claris.
Semblable au M. picea : mais les ailes sont presque claires.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Carcel.
M. Blondel en possède une femelle , qui est assez grosse.
V. Genre KIRBYE , KIRBYA. R. D.
Caractères des Mégerlées : mais îe deuxième article anten-
naire de la longueur du troisième , qui est un peu comprimé sur
les côtés ; chète nu.
Epistome non saillant ; corps moins cylindrique , tout noir : la
cellule yC de l'aile pétiolée.
Characteres Megerlearum : secundus antennœ articulus longitudinc
tertii lateribus paulisper comprcssi ; chetum nudum.
Epistoma haud prominulum ; corpus minus cylindricimi ; utro-
nitens ; cellula yC a/arum petiolata.
Ce genre offre une réunion de caractères assez nombreux
pour qu'on ne le confonde point avec les Mégerlées. Les
espèces, assez rares, ont le vol très-léger, et se trouvent dès
la fin de l'hiver le long des haies exposées au soleil.
LI*
2< ^8 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
1. KlRBYA VERNALIS. R. D.
Atro-nitida : proboscide semi-rubrd ; ails subfuscis.
Port et taille du Musai domestica : tout ie corps d'un beau
noir-jais brillant ; le corselet un peu cuivreux; trompe un peu
rougeâtre; ailes lavées de noirâtre; cuilierons blancs.
J'ai trouvé cette espèce à Paris et à Saint-Sauveur dans
le mois d'avril.
2. KlRBYA HIEMALIS. R. D.
Simillima priori : abdomen incisuris incanescentibus.
Tout-à-fait semblable au K. vernalis : mais les incisions des
segmerïs de l'abdomen sont blanchâtres.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur au mois de février.
VI. Genre SCOPOLIE , SCOPOLIA. R. D.
Antennes obliques, descendant jusqu'à l'épistome; le troisième
article prismatique , double ou triple du second ; chète paraissant
nu , et à premiers articles très-courts.
Front assez large ; face oblique ; faciaux ciligères le long des
fossettes ; péristome carré ; corps cylindrique , noir-brillant ; ailes
noires , à cellule yC pétioiée.
Antennœ obliquœ , ad epistoma porrectœ ; tertius articulus prisma-
licus , secundo bilongior aut trilongior ; chetum utpote nudum , primis
articulis brevioribus.
Frons sans lata ; faciès obliqua ; facialia per foveas ciligera ;
peristoma quadratum ; corpus cylindricum , atro-nitidum ; alœ nigri-
cantes , cellulà yC p étiola ta.
Ce genre, dédié à la mémoire de Scopoli, se distingue
aisément des Kirbyes par la longueur du troisième article
antennaire, des Mégerlées par son chète nu, des Morinies
et des Nycties par la cellule yC de ses ailes, qui est pé-
tioiée.
Les espèces qui le composent se trouvent plus particuliè-
rement le long des terrains sablonneux, en talus, et où les
LES ENTOMOBIES. 260
Hyménoptères fossoyeurs viennent déposer les proies de
leurs larves. Elles ont le vol très-rapide.
1. SCOPOLIA RUPESTRIS. R. D.
Cylindrica ; atro-nitida ; alis nigricantibus.
Longueur, 3 lignes 1/2. Cylindrique; toute d'un beau noir-
jais ; ailes fortement lavées du même noir.
Cette espèce voltige dès le mois de mars parmi les rochers
calcaires de Montpellier.
2. SCOPOLIA CARBONARJA,
MUSCA CARDONARIA. Panz. TACHINA CARliONARlA. Meig.
Atro-nitida ; facie albicanti ; primis antennœ articulis fuhis.
Longueur, 3 lignes. Cylindrique; d'un noir luisant, avec des
lignes brunes sur le corselet ; face albicante ; premiers articles
antennaires fauves ; ailes plus noires dans leur moitié externe
que dans l'interne ; cuillerons blancs.
Jai souvent observé cette espèce en septembre sur un
terrain en talus , sablonneux , et percé de trous d'Hymé-
noptères.
3. SCOPOLIA VIATICA. R. D.
Similis Se. carbonariae; paulù minor : primis antennœ articulis
nigris.
Longueur, 2 lignes. Cette espèce est tout-à-fait semblable au
Se. carbonaria : constamment plus petite , elle a les premier?
articles antennaires noirs.
Je l'ai observée en abondance au mois de septembre sur
d'anciens excrémens d'Oie : est-ce que sa larve vivrait dans
des larves de Scarabéides!
4- S CO PO LIA RUFIPES. R. D.
Similis Se. viaticx : thorax leviter cinereus ; Jemoribus rubesien-
tibus.
Semblable au Se. viatica : qn peu de cendré sur le corselet :
cuisses rougeâtres.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean,
2~o ESSAI SUR LES MYODA1RES.
5. SCOPOLIA PARASITA. R. D.
Priori similis ; etiam minor : primis antennœ articulis bruneo-
fulvescentibus.
Cette espèce, semblable au Se. viatica, est encore un peu
plus petite : elle a les deux premiers articles antennaires d'un
brun fauve.
Elle fait partie de ma collection.
VII. Genre PAYKULLIE , PAYKULLIA. R. D.
Antennes courtes ; le deuxième article plus épais que le troi-
sième, aussi long et ongulé; chète à peine tomenteux.
Face peu élevée; péristome plus long que large; corps cylin-
drique ; la nervure transverse de la cellule yC arrondie et non
arquée.
Antennœ brèves ; sceundus articulus longitudine tertii , paulo cras-
sior et ungulatus ; ehetum vix tomentosum.
Faciès non alta , nuda ; peristoma longius quhm Litius ; corpus
cylindricum , atro-nitidum ; nervus transversus ccllulce yC alaruni
subrotundus , non arcuatus.
Je dédie à M. Paykuli ce genre , qui diffère des Kirbyes
et des Scopolies par des caractères trop importans pour qu'il
soit besoin de s'y arrêter. Les espèces connues se trouvent
en général parmi les plantes humides. Les Mégerlées ont le
chète villosule.
1. Paykullia rubricornjs. R. D.
Cylindrica , atro-nitida : antennis rubris.
Longueur, 2. lignes 1/2. Cylindrique; d'un noir luisant, avec
un peu de gris sur le corselet ; antennes fauves ; face albicante ;
cuillerons blanchâtres ; ailes nébuleuses , et flavescentes h la base ;
origine des cuisses d'un brun rougeâtre.
Cette espèce ne paraît pas rare à Paris.
LES ENTOMOBIES. 2~t
2. PAYKULLIA RI PARI A. R. D.
Nigro-nitida : primis antennœ articulis rubris : abdomine depresso :
calyptis fiavis ; alis nebulosïs.
Longueur, alignes 1/2. Ç Corps d'un noir brillant; les pre-
miers articles antennaires seuls fauves ; abdomen assez large ;
cuillerons jaunes ; ailes noirâtres.
Je l'ai trouvée parmi des plantes littorales. Elfe est peut-
être la femelle de l'espèce précédente.
3. Paykvllia fuliginosa. R. D.
Similis P. ripariae : alis non fuscanis , sed favo-fuliginosis ;
pedibus bruneo-fuli ginosis .
Semblable au P. riparia : d'un beau noir brillant ; ailes non
noires, mais d'un jaunâtre fuligineux; pattes d'un brun fuligineux.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean.
VIII. Genre MÉLANOPHORE, MELANOPHORA.
Meig. Latr.
Caractères du G. PaykuIIie : le deuxième article antennaire de
la longueur du troisième , plus épais ; chète nu.
Squame inférieure des cuillerons allongée ; la cellule yC de
l'aile avec un pétiole plus long ; sommet de l'aile clair : teintes
noires.
Paykulliarum characteres : secundus antennœ articulus longitudme
tcrtii, crassior, ungulatus ; chetum nudum.
Calyptorum squama inferior elongata ; cellula yC alœ longiori
petiolo ; alœ ad apicem clariorcs ; colores atro-nitentes.
Les Mélanophores sont de véritables Paykullies pour les
antennes , la face et les teintes : mais le chète nu , la cel-
lule yC de l'aile plus longuement pétiolée , et surtout la
squame inférieure des cuillerons qui s'allonge, doivent les
en séparer.
Ces insectes , revêtus de teintes d'un noir-jais un peu
2-2 ESSAI SUR LES MYODA1RES.
fauve, se trouvent dans nos maisons, sur l'écorce des arbres
et parfois sur les fleurs.
i . Melanophora roralis. Latr.
MUSCA RORALIS. Fabr. TACH1NA RORALIS. Meig.
MELANOPHORA. Latr.
Atro-nhida : calyptis , alis , fuscis ; alis apice clarioribus.
Longueur, 2 lignes 1/2. Cylindrique; d'un beau noir-luisant ,
avec un peu de fauve obscur sur les côtés du corselet ; cuillerons
et ailes lavés de noirâtre ; sommet des ailes blanc.
Cette espèce n'est point rare en été dans nos apparte-
nons. Je la présume parasite d'Arachnides.
2. MELANOPHORA VIOLACEA. R. D.
M. rorali similis : abdomine gagateo-violaceo.
Tout-à-fait semblable au M. roralis : abdomen d'un beau
noir-violacé brillant.
Cette espèce se trouve à Paris.
esp
3. MELANOPHORA ATRA. R. D.
Similis M. rorali; paulb major : tota gagateo-nitida ; nervt
transverso cellulœ yC subrotundo.
Tout-à-fait semblable au M. roralis ; un peu plus grosse :
point de rougeâtre sur les côtés du corselet ; la nervure transverse
de la cellule yC de l'aile est arrondie.
J'ai trouvé cette espèce à Paris.
4. MELANOPHORA FEST1VA. R. D.
Subrotunda : nigro-gagatea ; alis nebulosis.
Longueur, 1 ligne 1/2. Subarrondie : port d'une Mouche;
toute d'un beau noir luisant ; ailes lavées d'une nébulosité noire,
et claires au sommet.
Cette espèce a été trouvée à Angers.
LES ENTOMOBIES. 273
5. Melanophora djstincta. R. D.
Similis M. rorali : abdomen basi nigro-subtulvescens.
Tout-à-fait semblable au M. roralis : cotés du corselet, pens-
tome , base de l'abdomen , d'un brun un peu rougeâtre.
Cette espèce conduit au M. rubescens. Elle n'est pas très-
rare à Paris. M. Dejean en possède un individu tout-à-fait
semblable, qui vient de Philadelphie.
6. Melanophora rubescens. R. D.
Cylindrico-subrotunda ; peristomate , primis abdominis segmentis ,
femoribus , fulvis ; femoribus anticis elongatis , dilatatisque ad
mares.
Un peu plus petite que le AI. roralis : péristome , cotés du
corselet, premiers segmens de l'abdomen, cuisses, fauves; le
reste du corps noir brillant ; ailes lavées de noirâtre , et claires au
sommet. Les cuisses antérieures du mâle sont allongées et un peu
dilatées.
Cette espèce provient du midi de la France.
IX. Genre ILLIGÉRIE, ILLIGERIA. R. D.
Caractères du G. Mélanophore : chète villosule ; ailes non
claires au sommet.
Atelanophorarum characteres : chetum villosulum : alis apice non
clarïon.
La forme des cuiilerons , de la tête , des antennes et des
ailes , ferait aisément confondre ce genre avec les Mélano-
phores ; mais , persuadé que de nouvelles espèces viendront
s'y ajouter , j'ai dû noter les villosités du chète et le sommet
de l'aile non marqué d'une tache claire.
Je dédie ce genre au célèbre Iiliger.
2 . Savons étrangers. M m
274 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
i. Illigeria atra. R. D.
Cylindrica, gagatea.
Longueur , 2 lignes 1/2. Toute d'un noir-jais : cuillerons et
ailes noirs.
Cette espèce n'est pas rare à Paris.
2. Illigeria minor. R. D.
/Minor : cylindrica, gagateo-nitida.
Longueur, 1 ligne 1/2. Cylindrique : toute d'un beau noir-jais
brillant ; ailes un peu moins noires que sur l'espèce précédente.
Je ne connais qu'un individu de cette espèce. Je liai
trouvé à Saint-Sauveur.
:.
LES ENTOMOBIES. 275
SUPPLÉMENT.
Reaumvrja Desvoidyi. R. D.
Prlmis antcnnœ articulis fulvis ; facie fronteque ad latera incan'c
subauratis ; thorax niger , griseo lineatus ; scutellum obscure subru-
fescens ; abdomen atrum , suprà tribus cingulis argenteis.
Longueur, 7 lignes. Les premiers articles antennaires fauves,
le dernier noir ; front un peu brun ; côtés du front et face d'un
blanc argenté obscurément doré ; corselet noir , avec cinq à six
lignes d'un gris très-prononcé le long du dos ; écusson d'un gris-
fauve obscur; abdomen d'un beau noir- jais avec trois demi-cercles
argentés sur le dos ; pattes très-noires ; cuillerons blancs ; ailes
assez claires.
J'ai trouvé, le 10 mars 1828, cette belle espèce parmi
des broussailles de Saint-Sauveur. Elle fait entendre un fort
bourdonnement.
L'Erigone myophoroïdea est éclose d'une nymphe du Bombyx
dispar (Fabr. ). Ces deux insectes sont très-communs à Paris.
Myobia testacea. R. D.
Simillima M. cinerascenti : scutelli pars postica abdomenque
testacea , vittâ dorsali nigrâ.
Tout-à-fait semblable au AI. cinerasccns : la moitié postérieure
de i'écusson et l'abdomen testacés ; une ligne noire le long du dos
de l'abdomen.
Cette espèce a été trouvée à la Rochelle par M. Amédée
de Saint-Fargeau fils.
M m
2. "7 6 ESSAI SUR LES MÏODAIRES.
NOTICE SUPPLÉMENTAIRE.
J'ai atteint la limite assignée à ma grande tribu des
Myodaires Entomobies. J'ai réparti les races selon ies carac-
tères de leurs diverses organisations : il en est résulté une
exposition longue , difficile à saisir , mais nécessaire pour le
naturaliste qui voudra se reconnaître au milieu de tableaux
si mobiles , et que la nature prend plaisir à varier sans cesse.
Tous les caractères indiqués ont subi les plus grandes modi-
fications : aucun n'est demeuré permanent.
J'ai divisé les Entomobies en sections : le fait est que les
Entomobies doivent former une famille spéciale , et que la
plupart de mes sections doivent constituer autant de véri-
tables tribus; car il est impossible qu'une Ëchinomye, qu'une
Latreillie, qu'une Ocyptère, qu'une Nyctie , restent com-
prises dans une tribu unique. Mais le temps n'est pas encore
arrivé où les insectes seront distribués seulement selon leurs
mœurs, et non selon les règles si arbitraires, si capricieuses
et si bornées des caractères que nous leur assignons. Cette
révolution est imminente ; mais aujourd'hui elle serait prématurée :
d'autres innovations d'une plus haute importance doivent la pré-
céder.
Pendant que cette tribu était sous presse, j'ai reçu des
renseignemens positifs qui m'ont permis de répandre plus
de clarté dans l'exposition des séries. Je me fais surtout un
devoir de citer M. le comte Amédée de Saint-Fargeau, qui
prend un intérêt tout particulier à ces insectes , qui en a
NOTICE SUPPLEMENTAIRE. 277
observé un assez grand nombre d'espèces , et qui enfin m'a
constamment aidé de ses conseils , de son zèle et de son
expérience.
Quoi qu'il en soit de ce travail , le zoologiste, en admirant
l'inépuisable fécondité de la nature dans la création des Ento-
mobies , reconnaîtra que ces races , qui toujours s'écartent des
autres Myodaires , et qui toujours ont des points de contact
entre elles-mêmes, diffèrent essentiellement selon les habi-
tudes de leurs larves. On ne confondra jamais une Latreillie,
dont la larve est érucivore, avec une Myope, dont la larve
vit dans les Hyménoptères. Les espèces qui rongent les
Coléoptères sont étrangères , par le port , la taille et les
teintes , à ces Ocyptères qui sont pcloses des Pentatomes.
Mais nous sommes loin de soupçonner jusqu'où s'étendent
ici la richesse et les ressources de la puissance créatrice. J'ai
la certitude que d'autres races de Myodaires, c'est-à-dire,
que des Myodaires non calyptérées vivent dans les insectes.
Je possède des individus qui prouvent la nécessité d'aug-
menter la largeur de nos coupes. Une tribu entière de ces
individus est composée de véritables Myodaires Entomobies :
mais, dans l'état divisionnaire de la science actuelle, il est
impossible de la placer parmi les Calyptérées.
Je dois annoncer que j'ai reconnu des larves d'Entomobies
dans plus de quarante espèces de larves de Coléoptères bota-
nophages. Quand l'entomologie aura-t-elle la connaissance
exacte de tous ces faits ?
Je n'ai pas établi un trop grand nombre de divisions et de
genres : une expérience quotidienne me prouve leur néces-
sité ; d'ailleurs , on doit toujours se rappeler que je ne fais
que disposer des cadres qui se garnissent chaque jour , et
qui se rempliront complètement avec le temps. Ne nous
plaignons pas du petit nombre des espèces : nous sommes
loin de connaître toutes les espèces propres au climat de
278 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Paris. Les espèces de mon canton de Saint-Sauveur ne sont
déjà plus les mêmes que celles de Paris , et surtout que celles
de LHIe. L'univers entier reste à étudier : ainsi la latitude
est grande. Je crains qu'au lieu de suppressions on ne pro-
pose bientôt de nouvelles subdivisions.
Des personnes étrangères à la marche de la nature dans la
formation des insectes , et qui tranchent solennellement sur
les sujets qu'elles ne connaissent pas même en idée , pourront
se récrier contre le nombre de mes espèces : que diront-elles
donc contre M. Meigen , qui décrit plus de trois cent quatre-
vingts espèces dans son seul genre Tachine, tandis que toute
ma tribu des Entomobies ne comprend pas plus de quatre
cent quarante espèces ? Encore je décris un assez bon nombre
d espèces exotiques , et M. Meigen ne traite que d'espèces
européennes. J'aurais pu rappeler toutes les espèces publiées
par cet habile entomologiste , et augmenter ainsi le cadre de
mes individus ; mais je me suis imposé la loi sévère de ne
décrire que des espèces vues et revues de mes yeux , com-
parées plusieurs fois entre elles , et analysées en divers sens.
On peut donc compter sur l'exactitude de mes espèces : mais
je rappellerai que , malgré tous nos soins et toute notre
attention , l'erreur est comme une propriété inhérente à
l'homme qui étudie et qui observe.
Cette tribu des Entomobies m'intéresse au dernier degré ;
je voudrais lui voir acquérir la perfection qu'elle mérite :
mais les observations d'un seul naturaliste ne sont point
suffisantes. J'appelle donc à mon aide la science et les obser-
vations particulières de tous les entomologistes qui voudront
m'honorer de leurs avis et me faire parvenir les renseigne-
mens qui sont à leur connaissance. Je leur ferai remarquer
que leurs observations isolées sont perdues pour la science,
et qu'il importe de les rassembler en un faisceau pour les
rendre utiles et profitables. Les espèces qu'ils voudront bien
NOTICE SUPPLÉMENTAIRE. 270.
me faire pafser leur seront renvoyées étiquetées , afin d'établir
l'unité de la synonymie. Selon leur désir, leurs renseignemens
seront publiés par eux-mêmes , ou par moi, mais en leur
nom. Je me ferai toujours un honneur de leur correspon-
dance , et un de mes plus grands plaisirs sera de pouvoir
leur être utile et agréable en faisant connaître les richesses de
leur collection ou de leur pays natal.
Pour conserver le genre le plus nombreux de l'entomo-
logie, et par respect pour celui qui l'a établi, j'avais adopté
le genre Tachine [ Tachina ] de Meigen ; mais , le genre
Tachine [ Tachinus ] ayant été employé antérieurement par
Gravenhorst pour les Coléoptères microptères ou staphyli-
niens , et étant reconnu par la totalité des entomologistes ,
je propose de substituer pour les Myodaires le nom de Fautiie
[ Faunia ] , que j'avais d'abord donné à ces mêmes insectes.
Je dois encore faire observer que ma section des Ento-
mobies microcérées correspond en partie au genre Trixe
[ Trixa ] de Meigen.
l8o ESSAI SUR LES MYODAIRES.
B. BOTANOPHAGES , BOTANOPHAGsE.
Les insectes de cette division ne se trouvent que sur les
rieurs. Tout me porte à croire que leurs larves vivent , soit
aux dépens des tissus végétaux , soit dans l'intérieur des végé-
taux pendant leur vie , soit dans leurs débris après leur
mort. Leur histoire est donc fort obscure et fort incertaine.
Ils forment une seule tribu.
Les Phasiennes , Phasiane^.
Tribu unique. LES PHASIENNES.
Unica Tribus. PHASIANE/E. R. D.
Antennes courtes , distantes : les deux premiers articles ordi-
nairement égaux , le dernier plus ou moins comprimé sur les
côtés et arrondi au sommet; chète nu, contracté, à premiers
articles très-courts.
Tête grosse , transversale -, yeux gros , transversaux ; front
étroit; face large; péristome allongé, elliptique, à épistome ordi-
nairement un peu saillant ; abdomen large , hémisphérique ; cuille-
rons larges ; ailes trigones , plus ou moins tachées et zonées ; la
cellule yC ouverte vers le sommet, et le plus souvent pétiolée ;
corps subarrondi , à teintes assez brillantes.
Larves botanophages !
Antcnnœ brèves , distantes ; duobus primis articulis sœpiùs œqua-
libus, ultimo articulo plus minusve lateribus compresso , et versus
apicem subrotundato : chetum nudum , strictum , primis articulis bre-
vissimis,
Caput grossum , transversum ; ocu/is grossis , transversis ; fronte
angustâ : facie latâ : péris toma elongatum , ellipticum , épis tomate
LES PHASIENNES.
28l
sœpiùs prominulo ; abdomen latum , hemisphecr'icum ; calypta ampla ;
alœ trigonœ , plus minusve fornicatce et ipnatœ ; cellulâ yC aperta ad
ap'icem aut sœplhs petiolatâ ; corpus subrotundum , nitens,
Larvœ botanophagœ !
La brièveté des antennes , les proportions de leurs articles,
le chète nu et resserré , la tête grosse et transversale avec
de gros yeux pourprés, le front presque nul, la face étendue,
le péristome elliptique , la largeur des cuillerons , les ailes
trigones , plus ou moins maculées, avec la nervure yC ordi-
nairement pétiolée , le corps déprimé , l'abdomen hémisphé-
rique , constituent une réunion de caractères si décisifs, qui!
semble d'abord impossible de ne pas distinguer une Phasienne
au milieu des Myodaires. Linné avait déjà pressenti que ces
insectes forment une coupe spéciale , et il en avait réuni une
partie à son genre Conops , qu'on a depuis affecté à une autre
famille. Fabricius en fit ses Thércves [ Therevœ ] , dénomi-
nation fort inexacte sous le rapport des mœurs. Ils forment
aujourd'hui le genre Phasie [ Pluisia ] de Latreille et Meigen ,
et, dans ma méthode, ce genre donne son nom à l'ensemble
de la famille.
Néanmoins le naturaliste qui voudra les comparer avec
les Gymnosomes et les Ocyptères ne manquera point de
trouver que les Phasiennes en sont extrêmement voisines
par les Xystes et les Trichopodes : dans l'ordre naturel , elles
doivent nécessairement se placer à côté ou à la suite de ces
mêmes insectes.
Ces Myodaires sont très-difficiles à caractériser entre elles,
lorsqu'on veut spécifier soit un genre, soit une espèce : les
différences occasionnées par les sexes ajoutent encore à l'em-
barras. Leurs antennes presque toujours analogues , ainsi que
la face et le front, ne peuvent être d'aucune utilité. 11 faut
avoir recours à des caractères secondaires. J'ai d'abord tiré
un parti fort avantageux de la nervure yC des ailes : ensuite
2 . Sm/am étrangers. N n
282 ESSAI SUR LES M YOD AIRES.
j'ai pensé que les différentes nuances de coloration de ces
mêmes ailes pouvaient jusqu'à un certain point suppléer au
manque de signes plus organiques.
Les Phasiennes ne paraissent que vers la fin de l'été et au
commencement de l'automne. On ne les trouve guère que
sur les fleurs des Ombellifères , et principalement sur celles
de la Carotte. Quelques-unes peuvent s'échapper- dans la
plaine ou sur les collines : mais elles ont leur véritable séjour
dans les lieux humides et voisins de^'eau ; et c'est ce qui me
porte à croire que leurs larves sonT radicivores de plantes
aquatiques ou amies de la fraîcheur. Voilà tout ce que la
science connaît à l'égard de ces insectes , que la nature semble
avoir pris plaisir de modeler sur un type spécial , et d'orner
de couleurs capables d'attirer notre attention. La grâce de
leur port, les formes de leurs ailes, la légèreté de leur vol,
leurs teintes dorées et d'un noir brillant, leur valurent de la
part de Linné le titre de Mouches nobles [ Aluscœ nobiles\
Les grandes espèces aiment, sous un pur rayon du soleil, a
étaler leur belle parure sur le disque bombé d'une Ombelle,
et à s'y promener avec une sorte d'affectation : mais les races
plus petites ont d'autres mœurs ; elles ont des habitudes
aériennes. Semblables au Musca chorea de Fabricius , elles
exécutent diverses danses. Sous les rameaux d'un vieux chêne,
au-dessus de l'allée ombragée d'un bois , et vers l'heure de
midi, elles se réunissent souvent en assez grand nombre, et
forment des colonnes ascendantes et descendantes d'une danse
qui, sous le rapport de la vivacité, de la prestesse des mou-
vemens , et de l'exactitude des manœuvres , n'est pas sans
intérêt pour l'œil de l'observateur.
Je le répète, les Phasiennes à l'état parfait ne se nourrissent
jamais que du miel de certaines Ombellifères. Je présume
que leurs larves sont botanophages ; mais aucun caractère
essentiel d'organisation ne les différencie des Entomobies.
LES PHASIENNES. 283
Il peut même se faire que leurs larves soient réellement
parasites d'autres animaux : ce fait ne me surprendrait point.
Dès-lors elles ne formeraient plus qu'une tribu d'Entomobies ,
dont la place serait très-facile à assigner. Ainsi leur étude
peut donc encore présenter beaucoup d'intérêt.
Jusqu'à ce jour, aucune Phasienne de l'ancien continent
n'a été rapportée du nouveau continent, qui à son tour n'offre
encore aucune espèce ni même aucun genre qui se rap-
prochent des genres et des espèces de nos climats.
Meigen a décrit plusieurs Xystes et trente-une espèces de
Phasies, dont plusieurs me sont inconnues, et dont les der-
nières appartiennent évidemment à d'autres sections.
I. Genre TRICHOPODE, TRICHOPODA. Latr.
Antennes courtes : le troisième article lenticulaire , ou com-
primé sur les côtés.
Corps cylindrico-oblong; péristome ovale-allongé ; tibias pos-
térieurs dilatés, ciliés et plumeux; la cellule yC de l'aile très-
légèrement pétiolée.
Antennœ brèves : tertio articulo lenticulari , aut lateribus com-
pressa.
Corpus cylindrico-oblongum ; peristomate ovato-elonoato ; fbiis
posticis dilatatis , ciliato-plumatis ; cellula yC alarum perquàm
/éviter petiolata.
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'insister sur une
réunion de caractères aussi décisifs. Ces insectes appar-
tiennent à l'autre hémisphère.
1 . Trichopoda pennipes. Bosc. Fabr.
Cylindrico-elongata ; facie lateribus auratis ; thorax nicrer , dorso
antic'e aureo - tomentoso vittato ; abdomine , calyptis , croceis ; alis
fuscanis.
Longueur, 6 lignes. Cylindrico-allongé ; face d'un brun jau-
nâtre, avec ses côtés dorés; frontaux , antennes , noirs; corselet
204 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
noir , rayé d'un duvet doré sur le dos du premier segment ;
abdomen et cuilierons d'un jaune de safran; origine des cuisses
jaune-fauve ; le reste des pattes noir; cuisses postérieures dilatées,
ciliées au coté externe ; ailes un peu flavescentes , mais fortement
lavées de noirâtre.
Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc.
2. Trichopoda flavicornis. R. D.
Similis Tr. pennipedi; paulb minor : antennis favescentibus :
abdomen apice nigricante; alis per costam exteriorem flavis.
Longueur, 5 lignes. Semblable au Tr. pennipes ; un peu plus
petite, un peu plus effilée : antennes flavescentes; l'abdomen
devient noirâtre vers le sommet; cuilierons d'un jaune plus foncé ;
la côte extérieure des ailes est d'un jaune prononcé.
Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc.
3. Trichopoda hirtipes. Bosc. Fabr.
Similis Tr. flavicorni : antennis , ano alisque nigris.
Semblable, pour la taille, le port et les formes, au Tr. favi-
cornis : mais les antennes et les deux derniers segmens de l'abdomen
noirs ; ailes entièrement noires à la côte extérieure.
Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc.
4. Trichopoda melanopus. R. D.
Similior Tr. hirtipedi : antennis claro-bruneis ; ano non nigro ;
femora basi vix fulvescenti.
Tout-à-fait semblable au Tr. hirtipes : mais antennes d'un brun
clair ; anus non noir ; à peine un peu de fauve à la base des
cuisses.
Cette espèce, originaire du Brésil, fait partie de la collec-
tion du comte Dejean.
5. Trichopoda lanipes. Bosc. Fabr.
Cylindrica , atra ; facie lateribus argenteis ; thorax primo seg-
mento argenteo-vittato ; pulvillis palliais.
LES PHASIENNES. 285
Longueur, 7 lignes. Cylindrique : toute d'un noir mat , même
les cuillerons et les ailes ; face d'un brun blanchâtre , avec ses
côtés argentés; prothorax rayé de blanc argenté; pelotes tar-
siennes d'un jaunâtre pâle.
Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc.
6. Trichopoda plumipes. Bosc. Fabr.
Cylindrica , nigra ; faciès bruneo - argentea , lateribus auratis ;
antennis bruneo-favescentibus ; femoribus ferrugineis ; calyptis fiavis ;
alce nigrœ , margine interno limpido.
Longueur , 6 lignes. Cylindrique , noire ; face d'un blanc
argenté , avec ses côtés dorés ; frontaux noirs ; antennes d'un brun
un peu fauve; corselet noir, avec une ligne numérale dorée;
écusson ferrugineux-pâle ; abdomen noir, avec une ou deux bandes
transverses d'un duvet jaunâtre ; anus brun-fauve ; cuillerons et
origine des tibias d'un jaune ferrugineux ; le reste des pattes noir;
ailes noires , mais claires le long de la côte interne.
Cette espèce a été rapportée de la Caroline par M. Bosc.
7. Trichopoda Haïtensis. R. D.
Faciès argentea , fronte nigrâ ; thorax ater, antice flavo-lineatus ;
abdomen Jiavo-fulvum , ano nigro ; alœ majori parte atrce , parte infe-
riore talcoso-clarce.
Longueur, 3 lignes. Taille du Mus en dômes tica' : front noir;
face d'un blanc d'argent ; les antennes et les pattes manquent ;
palpes flaves; corselet noir-de-suie, avec des lignes dorées sur le
prothorax et le mésothorax ; abdomen jaune-fauve , avec l'anus
noir ; ailes d'un noir mat dans les deux tiers supérieurs , et d'un
clair talqueux dans le tiers inférieur.
Cette espèce a été rapportée de l'île d'Haïti par Hodgard.
II. Genre FRÉRÉE, FRERjEA. R. D.
Caractères des Trichopodes : pattes postérieures encore allon-
gées et à tarses un peu dilatés , mais point de cils ; la cellule y C
286 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
ouverte au sommet de l'aile , avec la nervure transverse convexe
en dedans.
Trichopodarum characteres ; pcdes postici tidhuc elongati, tarsis
paulisper dilat Jtis , sed non ciligcris ; cellula yC in alœ apice aperta,
nervo transverso interne convexo.
Ce genre européen, que je dédie à mon ami le docteur
Amand Frère, établit la communication avec les Tricho-
podes.
I. FRERsEA gagatea. R. D.
Parva : tôt a gagateo-nitida ; calyptis albis , alis limpidis.
Longueur, 2 lignes 1/2.0" Yeux pourprés ; face , antennes et
pattes noires; tout le corps d'un beau noir-jais luisant; cuillerons
blancs et ailes claires.
Cet insecte est excessivement rare : je n'en ai jamais trouvé
qu'un individu sur les fleurs de XHcrachzum Spotulylium à
Saint-Sauveur.
III. Genre XYSTE , XYSTA. Meig.
Le troisième article antennaire cylindrique , plus long que le
deuxième.
Cils raides au bas des faciaux; tibias postérieurs dilatés, épi-
neux; cellule yC ouverte un peu avant le sommet de l'aile.
Tertius antennarum articulus cylindricus , secundo longior.
Facialibus basi rigide cïligerâ ; tibiis posticis dilatatis , spinosis ;
cellula yC parumper an te ahv apicem aperta.
Les Allemands connaissent plusieurs espèces de Xystes.
J'ai établi ce genre sur le seul individu que j'ai pu observer.
1. XrsTA Latreilui. R. D.
Nigra : facie bruneo-albicante ; thorax obscure cinereo-vittatus ;
abdomen incisuris griseo-obscuris ; squamis ana/ibus solidis ; alœ
basi subflavescente.
Longueur, 4 lignes. Noire : face d'un brun albicant; corselet
LES PHAS1ENNES. 287
rayé de cendré obscur ; une ligne d'un gris obscur à l'insertion de
chaque segment abdominal ; celle de Pavant-dernier est la plus
large; pièces anales détachées et solides; tibias postérieurs dilatés,
avec de fortes épines ; cuillerons moyens ; ailes claires , un peu
flavescentes à la base.
J'ignore la patrie de cet individu , qui a été envoyé d'Alle-
magne à M. Latreille, et qui fait partie de la collection du
comte Dejean.
IV: Genre CLYTIE, CLÎfTIA. R. D.
Antennes raccourcies ; le deuxième article de la longueur du
troisième , qui ordinairement est un peu plus large vers le sommet
et un peu comprimé sur les côtés; chète nu.
Front assez large ; corps cylindrique , non aplati ni déprimé ;
cellule yC toujours ouverte au sommet de l'aile.
Ântennce abbreviâtœ ; sccundus articulus fere lonvitudine tertii,
solito apice paulo latioris latcribusque compris si; chctum nudum.
Frons in utroque sexu sat lata ; corpus cylindricum , non com-
pressiez nec depressum ; cellula yC semper aperta versus alœ apicem.
Le corps cylindrique, non aplati, le front assez large sur
les deux sexes , la tête non semi-globuleuse, distinguent nette-
ment ce genre des Phasies.
Les Clyties ne se rencontrent guère qu'en été sur les fleurs
de deux ou trois espèces d'Ombellifères.
1. Clytia Dalmatica. R. D.
Griseo-subjlavescens ; facie albâ ; fronte aurea ; alis limpidis ,
basi flavâ.
Longueur, 3 lignes 1/2. Tout le corps d'un brun-gris un peu
flavescent ; face argentée ; front doré ; antennes et pattes noires ;
cuillerons blancs ; ailes claires , flaves à la base.
Cette espèce a été trouvée en Dalmatie par le comte De-
jean.
288 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
2. Clytia ATRA. R. D.
Cylindrka, atro-nitens : facie fuscâ ; an tennis fusco-fulvis ; alis
fuliginosis.
Longueur, l\ lignes, d 1 Cylindrique : corps noirâtre luisant;
face brune ; antennes d'un brun fauve ; pattes noires ; cuilierons
et ailes rouilles.
Cette espèce a été rapportée de la Caroline.
3. Clytia cylindrica. R. D.
Cylindrica : facie argentea ; frante aureâ ; thorace bruneo-fa-
vescente ; abdomine testaceo ; calyptis alisque favescentibus.
Longueur, 4 lignes, o* et Ç>. Cylindrique : antennes noires;
face argentée ; front doré ; corselet brun , saupoudré de jaune-
doré ; abdomen jaune-testacé , avec plusieurs reflets ; pattes noires ;
cuilierons et ailes flavescens.
Cette rare espèce a été trouvée aux environs de Paris.
4- Clytia gentilis. R. D.
Similis Aluscœ : frons brunicosa ; facie argentea ; thorax bruneus ,
aurulento-sparsus ; abdomen primis segmentis lateribus fulvis , vitta
média nigrd , ultimis bruneo-subfavescentibus ; alœ limpidœ , basi
fa va.
Longueur, 3 lignes. Ç Forme et port d'une Mouche : antennes
brunes ; frontaux fauves ; cotés du front noirâtres ; face argentée ;
corselet brun , saupoudré de jaune-doré ; abdomen fauve aux pre-
miers segmens , avec une ligne dorsale noire ; les derniers segmens
d'un brun un peu flavescent ; pattes noires; cuilierons flavescens ;
ailes claires, à base flave.
J'ai trouvé ce seul individu dans les bois de la vallée de
Montmorency, au mois de mai.
5. Clytia continua.
Musca, Phasia CONTINUA. Fabr. Panz. Meig.
Facie argentea ; fronte , thorace, abdomine , auras , ultimis abdu-
minis segmentis subbruneis , basi fax â.
LES PHASIENNES. 289
Longueur, 2 lignes à 2 lignes 1/2. o* et 5. Antennes et pattes
noires; face argeni.ee; front doré; corselet doré sur le dos, brun-
doré sur les côtés et en dessous ; abdomen fauve-doré , avec les
derniers segmens un peu bruns ; cuillerons dorés ; ailes assez
claires , à base fauve.
Cette espèce paraît répandue dans toute l'Europe.
6. Clytia pratensis. R. D.
Simillima C. continus ; paulb brunior : ails subbruneis.
Longueur, 2 lignes. Semblable au C. continua; mais corps plus
brun : ailes obscures.
Cette espèce se trouve sur les fleurs de plusieurs Ombeili-
feres.
7. Clytia vaga. R. D.
Subcyllndrlca : nigra , vlx aurulans ; fronte aureâvel argenteâ.
Longueur, 2 lignes i/4- Corps noir, offrant à peine un peu de
flavescent; front doré ou argenté sur les côtés; ailes a peine un
peu flavescentes.
Cette espèce est assez rare et bien distincte.
V. Genre PHASIE, PHASIA. Latr.
Antennes courtes ; le dernier article un peu comprimé sur les
côtés, et arrondi au sommet ; chète court et nu.
Tête grosse, transverse, semi-globuleuse ; front rétréci; corps
déprimé , a teintes noires et d'un jaune fauve ; la cellule yC tou-
jours ouverte vers le sommet de l'aile.
Antennœ brèves , ultimo articulo lateribus compresso et versus
apicem rotundato ; chetum strictum , nudum.
Caput grossum , transversum , s emi-gl obosutn , fronte ancust'wre ;
corpus depressum , nigrum simul etftavo-fulvescens; cellulayCsemper
aperta versus alœ apicem.
Les Phasies comprennent de beaux insectes qui se dis-
tinguent nettement des Alophores et genres suivans par la
2 . Savam étrangers. O O
2pO ESSAI SUR LES MYODAIRES.
cellule yC toujours ouverte vers le sommet de l'aile. Le
corps plus déprime', moins cylindrique-, la tête plus trans-
versale, le front plus rétréci, les différencient des Clyties.
Ces insectes ne se rencontrent guère qu'en été sur les fleurs
du Diiucus Carotta. Leur vol est extrêmement agile.
i . Phasia crassjpennis. Latr.
SYRPHUS et THEREVA CRASSIPENN1S. Fabr.
CoNOPS CRASSJPENNIS. Linn.
Thereva. Panz. Phasia crassipen nis. Latr. Meig.
2 Thorax fuscus , flavcsccnte lineatus ; abdomen citrinum , vittâ
dorsali nigrâ ; alisfuscis , disco albido, macula fuscâ.
Thereva analis. Pan?. Fabric. Phasia analis. Meig.
cf Abdomen nlgrum , lateribus bas} fulvis ; ano albido; alis
vitreis , basi ftavis , fascia d'uni dia ta fuscâ.
On voit' que les auteurs ont fait deux espèces distinctes
des deux sexes. J'ai trouvé les deux individus en accouple-
ment.
La femelle. Longueur, 7 lignes. Front doré; face incane; le
premier article des antennes, et cuisses , rougeâtres : le dernier
article , jambes et tarses , noirs ; corselet gris en dessous , noir en
dessus, avec un duvet doré; abdomen fauve-citron, avec une
assez large ligne dorso-longitudinale noire; cuillerons fauves;
ailes d'un jaunâtre fauve à la base, à disque clair, mais fortement
lavé d'un noirâtre inégal , avec un point noir au milieu et une
petite tache allongée noire le long de la côte extérieure.
Le mâle. Longueur, 5 lignes. Forme un peu plus cylindrique;
tête grosse; front doré ; face argentée ; frontaux, premiers articles
de l'antenne , cuisses et jambes , d'un rouge fauve ; le dernier article
antennaire , tarses , noirs ; corselet gris-cendré en dessous , noir en
dessus , avec un léger duvet doré ; abdomen noir , mais fauve
sur les côtés des deux premiers segmens, et garni d'un duvet
LES PHASIENNES. 2Q I
cendré-blanc sur le dos des derniers segnîens ; cuillerons fla-
vescens ; ailes à disque clair, jaunes à la base, avec une fascie
noire transverse et non complète.
Ces beaux insectes paraissent se trouver dans toute
l'Europe.
2. Phasia nigra. R. D.
Simillima Ph. crassipenni : abdomen dorso nigro-nitens , lateribus
vix fui vis.
Longueur, 5 lignes 1/2. Tout-à-fait semblable au Ph. crassi-
penni s : la presque totalité du dos de l'abdomen est d'un beau noir-
luisant sur la femelle ; à peine un peu de fauve cendré sur les
côtés des segmens : le mâle est également plus noir sur l'abdomen,
dont les derniers segmens sont peu cendrés ; les pattes sont plus
brunes.
J'ai trouvé cette espèce à Paris et à Saint-Sauveur.
3. Phasia helvea. Latr.
Magis cylindrica : facie aureâ ; scutello, abdomine femoribusque
testaceis ; alis flavo-brunescente nebulosis.
Longueur, 6 lignes. Un peu plus cylindrique que le Ph. cias-
sipennis : face et côtés du front dorés ; frontaux d'un noir-velouté
un peu rougeâtre; antennes noires; corselet garni d'un duvet doré,
avec deux lignes transverses noires ; écusson , abdomen , pattes ,
d'un jaune testacé; tarses et tibias antérieurs bruns; cuillerons
blanchâtres ; ailes avec des nébulosités d'un jaune brun.
Cette espèce, originaire du cap de Bonne-Espérance, fait
partie de la collection du comte Dejean. M. Latreille Tavait
étiquetée PL helvea.
4- Phasia oblonga. R. D.
Simillima Ph. crassipenni; magis cylindrica ; abdomen sine vitta
dorsali niera ; alœ femlnœ maais ncbulosœ , maculis minus niaris.
Cette espèce , tout-à-fait semblable au Ph. crassipennis , a le
corps plus cylindrique , et le dos de l'abdomen n'offre point de
ligne longitudinale noire ; l'abdomen de la femelle est un peu plus
Oo*
202 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
large : ies aile? du mâle sont colorées comme celles du Ph. crassi-
pennis femelle; mais celles de la femelle sont plus nébuleuses,
et leurs taches noirâtres sont moins prononcées.
Cette espèce assez rare a été trouvée sur plusieurs points
de la France.
5. PU 4SI A CAMPESTRIS. R. D.
Simillima Ph. oblongae : faciès aurata ; thorax tomento jiavo-
fulvescente ; scutello ab domine que fulvi s ; alœ conslmiles , et lïmbo
albo.
Tout-a-fait semblable au Ph. oblonga : mais face dorée ; le duvet
du corselet est d'un jaune un peu fauve ; écusson un peu fauve ;
le dessus de l'abdomen fauve ; cuillerons presque fauves ; ailes
semblables a celles du Ph. oblonaa , mais blanches sur la côte
extérieure.
Je n'en connais qu'un individu , qui fait partie de la col-
lection de M. Carcel.
6. PHASIA AGREST1S. R. D.
Simillima Ph. campestri : scutello non fulvo ; alis fuliginosis.
Cette espèce, tout-a-fait semblable au Ph. campes tris , en diffère
par son écusson non fauve et par ses ailes très-fuligineuses.
Je n'en connais qu'un individu , qui a été trouvé aux envi-
rons d'Angers.
7. Phasia arvbnsis. R. D.
Simillima Ph. oblongx, campestri, agresti : abdomen tcnui vittâ
dorsali nigrâ ; pedes nigri ; alœ fuligincsissinur.
Tout-à-fait semblable aux -Ph. oblonga, campcstris , agrès tis :
mais l'abdomen offre une petite ligne dorso-longitudinale noire;
les pattes sont presque entièrement noires, et les ailes sont très-
fuligineuses.
Je ne connais qu'un individu de cette espèce, qui a été
trouvé aux environs d'Angers.
LES PHASIENNES. 23
8. Phasia aibifacifs. R. D.
Similiima Ph. crassipenni mari : fronte et facic a/bis ; abdomen
ultimis scgmentis nigris griseo-brunescente serieeo tessellatïs.
Longueur , <( lignes 1/2. tf Tout-à-fait semblable au Ph. crassi-
pennis mâle : les côtés du front blancs; les segmens noirs de l'ab-
domen sont garnis d'un très-court duvet soyeux gris-brun ; l'anus
n'est pas cendré.
Cette espèce a été trouvée par M. Carcel.
o. Phasia TsENIata. Panz. Meig.
Thorax flavo-niger , posticc nigro - lineatus ; abdomen fiavum ,
dorso tessellis cincreis ; ano obscuriore ; alce fasciâ dimidiata fuscâ.
Longueur, 4 lignes, tf Face blanche; front doré; frontaux
fauves; antennes noires; corselet noir, fortement rayé de jaune-
doré en dessus et en devant , et saupoudré de cendré sur les côtés ;
abdomen jaune-fauve , ayant le dos couvert de reflets cendrés :
une ligne dorsale et l'anus plus ou moins obscurs ; pattes noires ;
ailes à disque clair, flaves à la base, avec une ligne noire trans-
verse et non complète.
Cette espèce a été trouvée *à la Rochelle par M. Amédée
de Saint-Fargeau fils.
10. Phasia obscuripennis. R. D.
Similiima Ph. crassipenni mari : pedes nigri ; alce disco squali-
diusculo.
Cette espèce, assez semblable au mâle du Pli. crassipennis ,
offre plus de fauve à l'abdomen ; son anus est moins cendré; ses
pattes sont plus noires : les portions vitrées du disque des ailes
sont un peu sales.
Cette espèce a été trouvée en France.
VI. Genre ALOPHORE, ALOPHORA. R. D.
Caractères du G. Phasie : tibias postérieurs arqués; la cel-
Iule >Cpétiolée vers le sommet de l'aile, avec la nervure transverse
concave en dehors ; côte extérieure de l'aile convexe , arrondie.
2Ç4 ESSAI SUR LES MYODAIRES.
Phasiarum characteres : tibiis posticis arcuatis ; celhtla yC
petiolata ad alœ apicem , nervo transverso externe concavo ; alœ
limbus aut costa exterior subconvexa, subrotunda.
Il n'est donc pas difficile de distinguer ce genre des Phasies.
Les mâles sont plus petits que les femelles ; et je puis assurer
que tous les auteurs ont confondu entre elles les diverses
espèces.
1. ÀLO PHOR A SU B CO LEO PT R ATA.
SYRPHUS SU BCOLEOPTRATUS.'Fabr.
Thereva subcoleoptrata. Fabr. Conops subcoleoptratus. Linn.
Phasia SUBCOLEOPTRATA. Latr. Meig.
Femina facie albescente ; thorax dorso niger, pleuris pectoreque
fulvo-villosis ; abdomen luteo-fulvum , vitta latà dorsali nigrâ , cine-
reoque tessellans ; calyptis fiavescente-bruneis ; alœ fiavescente-bruni-
coso lavatœ, vittd juliginosâ versus médium limbum ; vittis duabus ad
apicem et in média disco minoribus.
Mas minor : alis subfuliginosis , sed absque maculis nigricantibus.
Longueur de la femelle, 6 à 7 lignes ; longueur du mâle, 4 à
5 lignes.
La femelle. Frontaux d'un brun fauve ; côtés du front bruns ;
face blanche ; antennes d'un brun fauve ; corselet noir sur le dos ,
ayant un épais duvet fauve sur les côtés et en dessous ; écusson d'un
jaune testacé ; abdomen largement noir sur le milieu du dos , d'un
jaune fauve sur les côtés et en dessous , avec quelques légers reflets
cendrés; pattes brunes; majeure partie des cuisses flavescente;
tibias postérieurs arqués; cuillerons d'un jaune un peu brun; ailes
lavées de jaune brunissant , surtout vers la côte extérieure : une
longue tache fuligineuse sur le milieu du bord externe; deux autres
plus petites , l'une au sommet de l'aile et l'autre sur le milieu d'une
nervure médio-loncritudinale.
Le maie est plus petit : il a l'écusson moins fauve ; ses ailes
enfumées sur la totalité du disque n'offrent pas de taches noirâtres.
Cette espèce se trouve dans toute la France ; mais elle pst
rare.
LES PHASIENNES. 295
2. ALOPHORA HEMIPTERA. Meig.
Phasia hemjptera. Meig.
Femina similior Al. subcoleoptratx; paulè nùnor : thorax obscure
dorso cinerascens ; scutellum basi brune a , apice fulvo ; calyptis obscu-
rioribus ; alœ fusco lavatœ , maculis non manifestis.
Mas minor ; abdomen dorso fere totum nigrum ; alis subfavcscen-
tibus.
La femelle. Semblable à celle de l'Ai, subcoleoptrata ; un peu
plus petite : le dos du corselet offre un peu de cendré obscur ;
l'écusson , fauve au sommet , est brun à la base; l'abdomen, offre
une large ligne noire ; cuillerons un peu plus bruns ; ailes lavées
de noirâtre , mais à taches non distinctes.
Le mâle , un peu plus petit , a presque tout le dos de l'abdomen
noir; les deux premiers segmens sont souvent fauves; #iles un peu
fiavescentes , non noirâtres ni brunes.
Cette espèce, qui offre une foule de variétés, se trouve
dans toute la France.
3. Alophora pi los a. R. D.
Simil/ima Al. hemipterae : at ultimis abdominis segmentis anoque
piloso-.flavo-fulvesccntïbus ; alœ fuliginosœ.
2 Tout-a-fait semblable à l'Ai, hemiptera : mais l'anus et les
derniers segmens de l'abdomen offrent des poils d'un jaune fauve;
ailes un peu plus enfumées.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean.
4. Alophora ferrugjnea. R. D.
Statura et forma AI. maculatae : abdomen lined dorsali nigrieante ,
lateribus subviUosis ; alœ subflavescentes , solùm ad apicem et ad
l'imbum obscuriores.
$ Tout-h-fait semblable à l'A. maculata pour la taille et les
formes : mais l'abdomen n'offre sur le dos qu'une ligne noirâtre
peu large ; ses côtés sont un peu velus; les ailes, très-légèrement
^oo" ESSAI SUR LES MYODAIRES.
flavescentes , n'offrent un peu de brun que vers le sommet , et un
peu vers Fa côte extérieure.
Cette espèce fait partie de la collection du comte Dejean.
Elle est d'origine française.
VII. Genre ÉLOMYE, ELOMYA. R. D.
Caractères des Alophores et des Hyalomyes : mais la cellule yC
n'est pas réellement pétiolée , sa nervure transverse venant se
joindre presque au sommet de la nervure longitudinale, en formant
«an petit angle rentrant.
Characteres Alophorarum et Hyalomyarum : at ccltula yC reipsd
non petwlata, sed nervo transverso juncto angu/osè nervo longitudinali
versus apicem.
Ce caractère des deux nervures jointes ensemble par un
angle rentrant, de manière que la. cellule yC n'a point de
pétiole , place naturellement ce genre à la suite ou à côté des
Phasies.
Les espèces sont très-rares.
1. Elomya nebulosa.
MUSC A NEBULOSA. Panz. Faun. Germ. LIX , 20.
Nigro-œnea : facie argenté â ; fronte argenteo-aurulante ; thorax
dorso pilis aurulantibus, pleurisque cinereo villosis ; calyptisfuscanis ;
aLe fuscœ , apice clariore.
Longueur, 4 lignes 1/2. Antennes et pattes noires; face argen-
tée ; front d'un argenté doré; corselet noir, rayé de doré sur le
dos, et garni de poils blanchâtres sur les côtés; abdomen d'un
noir-luisant un peu bronzé ; cuillerons fuligineux ; ailes jaunes ,
avec des reflets argentés à leur tiers basilaire , noirâtres à leur tiers
moyen , et assez claires â leur sommet.
J'ai trouvé cette espèce à Paris sur le Daucus Carotta.
Je me suis assuré que c'est le Aiusca nebulosa de Panzer
et de Latreille. Meigen a eu tort de la rapporter à l'espèce
LES PHASIENNES. 297
qu'il désigne sous ce nom, et qui en diffère par les teintes,
par la taille et par les ailes.
2. Elomya claripennis. R. D.
Statura El. nebulosae; niara, minus ni tens , tomcnto maoris bruneo :
alis limpidis , sine maculis neque fuligine.
Taille de Y El. ncbulosa ; corps d'un noir moins brillant , plus
mat, avec un duvet plus brun : ailes claires, sans taches ni nébu-
losités.
Cette espèce , qui n'est point le Phasia albipennis de
Meigen, fait partie de la collection du comte Dejean.
3. Elomya aurulans. R. D.
Ajjînis El. claripenni : abdomen tomento i.urulante ; alœ costâ
exteriore fasciaque transvers à fuscis.
Longueur, 4 lignes. Face argentée; corselet noir, rayé de
cendré doré ; abdomen garni sur le dos d'un duvet doré ; cuillerons
blanchâtres; ailes à côte et à ligne transverse noirâtres.
J'ai trouvé cette espèce à Paris sur le Daucus Carotta.
4. Elomya nigra. R. D.
Statura Muscas domestiœ , vel major : picea- nitens ; thorace'
parumper cinerascente ; facie albidà ; ano tomentoso ; alis limpidis,
basi costâque fiavis.
Port et taille du Aîusca domestica , ou un peu plus grosse ;
corps noir-de-poix luisant, avec un peu de duvet cendré sur le
corselet; un peu de duvet à l'anus; pattes noires; ailes claires,
mais fauves h la base et le long de la côte.
J'ai trouvé cette espèce à Paris sur le Daucus Carotta.
5. Elomya abdominalis. R. D.
Similior El. nigne : abdomen rnagis cinereum , primis segmentis
lateribus fulvis.
Semblable à l'El. nigra pour le port et la taille : mais l'abdomen
2. Sarans étrangers. Pp
2o8 ESSAI SUR LES MVODAIRES.
offre un duvet gris^-cendré , et ses premiers segmens sont fauves
sur les côtés.
J'ai trouve cette espèce à Paris sur le Daucus Carotta.
VIII. Genre HYALOMYE , HYAI OMYA. R. D.
Caractères du G. Alophore : abdomen des mâles recourbé en
dessous; la cellule yCdt l'aile a le pétiole plus allongé , et la ner-
vure transverse convexe en dehors et concave en dedans; taille
plus petite.
G. Alophorœ characteres : abdomen mariùm subtùs recurvum ; cei-
luld'yC alarilm pètiolo longîore, nervoque transverso interne concavo
et externe convexo ; statura minor.
Les espèces de ce genre, souvent riches en couleur, aiment
à former des chœurs de danse sous les arbres.
i. Hyaloaiya atro-pvrpurea.
Phasia atro-purpurea. Meig.
Vigra abdomine atro-purpureo nltido ; a/is semi-juscanis ; ca-
lyptis àlbescentibus.
Longueur, 3 lignes à 3 lignes 1/2. Antennes, front et face
noirs ; face argentée sur les côtés ; yeux pourprés ; corselet d'un
beau noir - de - velours , avec des lignes légèrement cendrées ;
abdomen d'un beau noir-violet luisant sur le dos, mais d'un pâle
rougeâtre en dessous; pattes noires; cuillerons blanchâtres; ailes
d'un noirâtre enfumé sur leur bord externe et vers le tiers supérieur
du disque.
Cette espèce n'est pas commune a Paris ni à Saint-Sauveur.
2. Hyalo.vya hamata.
Phasia hamata. Lair. Al^ig.
Ajftnis priori : Jacie albâ ; thorax albo vittatus ; abdomen dorso
cinerascens ; ahv Costa et vittà posticâ angulatà fuscis.
Longueur, 3 lignes 1/4. Antennes noires; face d'un blanc
LES PHASIENNES. 299
argenté; corselet noir-de-velours et fortement rayé de blanc;
abdomen couvert sur le dos d'un duvet cendré ou gris-cendré
chatoyant; cuillerons blancs ; ailes a disque un peu plus clair :
mais le bord extérieur et une petite ligne postérieure anguleuse
noirâtres.
Cette espèce est rare à Paris et à. Saint-Sauveur.
3. Hyalomya obesa.
Thereva obesa. Fabr. Phasia obesa. Latr.
Simillima H. atro-purpurex ; paulà m'inor ; facie albidiore :
abdomïne nitidulo-cincrascente ; ala basi et costâ obscuris.
Longueur, 3 lignes. Cette espèce, qui est le véritable Phasia
obesa de Latreille et le Thereva obesa de Fabricius , a la plus
grande analogie avec le Phasia atro-pwpurea de Meigen ; elle
est un peu plus petite. La face est blanche ; le corselet est rayé
d'un blanc plus prononcé; l'abdomen, d'un luisant violet sur le
milieu du dos , est un peu noir-cendré sur les côtés ; les cuillerons
sont blancs, et les ailes, tout-à-fait semblables à celles de
VH. atro-purpurea, sont plus claires , et leur portion noirâtre est
moins prononcée.
J'ai trouvé cette espèce à Saint-Sauveur.
'4- Hyalomya bas a lis. R. D.
Thorax albo vittatus ; abdomen nigro-subeinerascens , basi ru-
bescente ; a/is mari subatratis , feminae obscuris.
Longueur, 3 lignes,